Baby-foot

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Modèle de table de style Bonzini, fabricant français de baby-foot.
Joueur(s) 2
habileté
physique

 Oui
 réflexion
décision

 Non
générateur
de hasard

 Non
info. compl.
et parfaite

 Oui
Vue au ras du « terrain » depuis le milieu de terrain. Un avant contrôle la balle.
Modèle de table de baby-foot de café René Pierre, fabricant français de baby-foot.

Le baby-foot ou babyfoot (en France et au Québec)[1] (faux anglicisme), kicker (en Belgique) ou football de table (en Suisse), est un jeu simulant une partie de football sur une table et opposant généralement deux équipes de deux joueurs ou un joueur à un autre. La table, nommée elle aussi baby-foot/babyfoot, est constituée d'un plateau représentant le terrain, au-dessus et en travers duquel se déplacent huit barres qui supportent les onze figurines de chaque équipe appelées joueurs. Chaque côté peut ainsi actionner quatre barres :

  • une barre supportant trois avants (elle fait face aux défenseurs adverses) ;
  • une barre supportant cinq demis correspondant aux milieux de terrain (elle fait face aux demis adverses) ;
  • une barre supportant deux défenseurs (elle fait face aux avants adverses) ;
  • une barre supportant le gardien de but (aux É.-U. cette barre supporte 3 joueurs, notamment sur les tables Tornado et Warrior).

À chaque extrémité du plateau, le but est abrité par une cage, derrière laquelle est fixé le boulier servant au décompte des points. La balle peut être en liège ou en plastique. Assez fréquemment les coins de la table comportent des cendriers.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’invention du baby-foot n'est pas précisément déterminée. Il aurait été inventé simultanément en France et en Allemagne dans les années 1880-1890. De nombreux brevets ont été déposés dès le début du XXe siècle. Certains historiens disent que le baby-foot aurait été inventé par Lucien Rosengart et ou par le poète espagnol, le galicien Alejandro Finisterre (es) (Alejandro Campos) en 1937 ou 1940. Cependant, il existe de nombreux brevets ou dessins antérieurs à cette date[2],[3],[4].

Babyfoot au Sénégal.

Construit entièrement en bois, il aurait été connu en France, dans les années 1930, sous le nom de « ping foot »[5].

On joue au baby-foot pratiquement dans le monde entier. Des compétitions régionales, nationales et internationales sont organisées chaque semaine.

Dans certains pays, le nombre de joueurs participant régulièrement aux compétitions régionales et nationales est assez important, comme en Italie (20 000), en Espagne (10 000), en Belgique (7 000), en Allemagne, en Suisse ou en France (1 000). Les gains aux vainqueurs allant parfois jusqu'à plusieurs milliers de dollars ou d'euros pour les compétitions les plus importantes.

Il existe un grand nombre de tables de jeux, entre autres parce que le jeu s’est développé de manière désorganisée. Chaque région ou pays a sa table de jeux et ses règles. Depuis plusieurs années, l’ITSF (International Table Soccer Federation) tente d'harmoniser les règles officielles, et de les appliquer lors des compétitions internationales, notamment par la sélection de cinq tables officielles. En 2013, ce sont la Fireball, la Bonzini, la Leonhart, la Garlando et la Roberto Sport. Sur chacune de ces tables est disputé tous les ans un championnat du monde regroupant un grand nombre de joueurs et de nations. Les joueurs les mieux classés lors de ces compétitions sont ensuite qualifiés pour le Championnat du Monde multitable considéré comme la consécration ultime de la discipline.

Lors de chacune des compétitions ITSF sont organisées plusieurs catégories (simple homme, double homme, double mixte, simple femme, double femme, simple junior, double junior, vétérans, etc.). Chacune allouant des points pour les classements mondiaux respectifs. Des compétitions par pays y sont également organisées.

Le Belge Frédéric Collignon (né en 1975) est numéro 1 mondial entre 1999 et 2012[6]. De 1999 à 2012, il a gagné presque tous les grands championnats internationaux — en simple et en double — que ce soient les championnats du monde à Paris et aux États-Unis ou les championnats d’Europe en Suisse, en Autriche ou en Belgique. Il est le seul joueur au monde à avoir gagné sur toutes les tables reconnues par l’ITSF, aux États-Unis comme en Europe. En 2012, il totaliserait 118 titres en simple et 306 titres en double, parmi lesquels une soixantaine de titres de champion du monde. Il est champion du monde au moins 28 fois en simple et au moins 26 fois en double, sans compter les championnats du monde multi-table (6 titres en simple, 3 en double).

Considéré comme sport à part entière par grand nombre de ses pratiquants, l'ITSF tente d'être reconnu par le Comité international olympique.

Une première étape vers la reconnaissance sportive a été obtenue, le babyfoot est passé dans la catégorie restreinte des « sports observés » par le GAISF[Quoi ?][7].

Coupe du monde par nation[modifier | modifier le code]

De 2009 à 2014, avait lieu chaque année à Nantes (France), la Coupe du monde par nation organisée par l'ITSF. Cette habitude fut changée en 2015 où elle eut lieu à Turin (Italie) et est, depuis, organisée tous les deux ans.

Année Lieu Equipe gagnante
2019 Drapeau de l'Espagne Espagne (Murcie)
2017 Drapeau de l'Allemagne Allemagne (Hambourg) Drapeau des États-Unis États-Unis
2015 Drapeau de l'Italie Italie (Turin) Drapeau du Luxembourg Luxembourg
2014 Drapeau de la France France (Nantes) Drapeau des États-Unis États-Unis
2013 Drapeau de la France France (Nantes) Drapeau de la France France
2012 Drapeau de la France France (Nantes) Drapeau de la Belgique Belgique
2011 Drapeau de la France France (Nantes) Drapeau des États-Unis États-Unis
2010 Drapeau de la France France (Nantes) Drapeau des États-Unis États-Unis
2009 Drapeau de la France France (Nantes) Drapeau des États-Unis États-Unis

Champion du Monde Simple Homme[modifier | modifier le code]

Joueurs de baby-foot géant au Festival de jeux à Cannes (France) le 2 mars 2013.
Date Table Lieu Gagnant Nationalité
2018 Roberto Naples (Italie) Ladislav Krepela Drapeau de la République tchèque République tchèque
2018 Leonhart Berlin (Allemagne) Yannick Correia Drapeau du Luxembourg Luxembourg
2018 Garlando Vienne (Autriche) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2018 Bonzini Rouen (France) Miguel Dos Santos Lote Drapeau de la France France
2018 Tornado Las Vegas (États-Unis) Tony Spredeman Drapeau des États-Unis États-Unis
2017 Leonhart Berlin (Allemagne) Yannick Hansen Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2017 Garlando Vienne (Autriche) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2017 Bonzini Saint-Quentin (France) Olivier Covos Drapeau de la France France
2017 Multi-Table Hambourg (Allemagne) Thomas Haas Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2016 Leonhart Berlin (Allemagne) Felix Droese Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2016 Garlando Vienne (Autriche) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2016 Bonzini Saint-Quentin (France) Joaquim Pinheiro Drapeau du Portugal Portugal
2015 Leonhart Berlin (Allemagne) Yannick Hansen Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2015 Garlando Vienne (Autriche) Benjamin Willfort Drapeau de l'Autriche Autriche
2015 Bonzini Beauvais (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2015 Multi-Table Turin (Italie) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2014 Roberto Sport Lignano Sabbiadoro (Italie) Mateusz Fudala Drapeau de la Pologne Pologne
2014 Leonhart Luxembourg (Luxembourg) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2014 Garlando Salzbourg (Autriche) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2014 Bonzini Pontoise (France) Miguel Dos Santos Lote Drapeau de la France France
2014 Multi-Table Nantes (France) Sven Wonsyld Drapeau du Danemark Danemark
2013 Fireball Kuala Lumpur (Malaisie) Tony Spredeman Drapeau des États-Unis États-Unis
2013 Leonhart Medebach (Allemagne) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2013 Garlando Salzbourg (Autriche) Billy Pappas Drapeau des États-Unis États-Unis
2013 Bonzini Pontoise (France) Miguel Dos Santos Lote Drapeau de la France France
2013 Multi-Table Nantes (France) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2012 Roberto Sport Chorzow (Pologne) Ryan Moore Drapeau des États-Unis États-Unis
2012 Leonhart Medebach (Allemagne) Longlong Krutwig Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2012 Garlando Salzbourg (Autriche) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2012 Fireball Taoyuan (Taiwan) Tom Yore Drapeau des États-Unis États-Unis
2012 Bonzini Pontoise (France) Paul Nunes Drapeau du Portugal Portugal
2012 Multi-Table Nantes (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2011 Leonhart Hochsauerland (Allemagne) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2011 Bonzini Eaubonne (France) Sébastien Meckes Drapeau de la France France
2011 Garlando Oberwart (Autriche) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2011 Multi-Table Nantes (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2010 Roberto Sport Prague (République tchèque) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2010 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2010 Garlando Tulln (Autriche) Robert Atha Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
2010 Tecball Coblence (Allemagne) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2010 Multi-Table Nantes (France) Ryan Moore Drapeau des États-Unis États-Unis
2009 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2009 Garlando Tulln (Autriche) Billy Pappas Drapeau des États-Unis États-Unis
2009 Roberto Sport Prague (République tchèque) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2009 Tecball Valkenswaard, Pays-Bas Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2009 Tornado Dallas, États-Unis Billy Pappas Drapeau des États-Unis États-Unis
2009 Multi-Table Nantes, France Yannick Correia Drapeau du Luxembourg Luxembourg
2008 Bonzini Paris, France Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2008 Garlando Tulln, Autriche Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2008 Roberto Sport Giubiasco (Suisse) Gilles Perrin Drapeau de la Suisse Suisse
2008 Tecball Aschaffenbourg (Allemagne) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2008 Tornado Las Vegas (Nevada, États-Unis) Tony Spredeman Drapeau des États-Unis États-Unis
2008 Multi-Table Saint-Vincent (Italie) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2007 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2007 Garlando Tulln, Autriche Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2007 Roberto Sport Giubiasco, Suisse Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2007 Tecball Borgloon (Belgique) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2007 Tornado Las Vegas, Nevada, États-Unis Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2007 Multi-Table Saint-Vincent (Italie) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2006 Bonzini Paris, France François Cheuret Drapeau de la France France
2006 Garlando Tulln, Autriche Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2006 Eurosoccer Borgloon, Belgique Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2006 Tornado Las Vegas, Nevada, États-Unis Billy Pappas Drapeau des États-Unis États-Unis
2006 Multi-Table Saint-Vincent (Italie) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2005 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2005 Garlando Vienne (Autriche) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2005 Roberto Sport Lugano, Suisse Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2005 Tornado Dallas, Texas, États-Unis Billy Pappas Drapeau des États-Unis États-Unis
2005 Multi-Table Saint-Vincent (Italie) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2004 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2004 Eurosoccer Borgloon (Belgique) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2004 Roberto Sport Castellamonte (Italie) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2004 Tornado Dallas (Texas, États-Unis) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2003 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2003 Tornado (en) Dallas (États-Unis) Tony Spredeman Drapeau des États-Unis États-Unis
2002 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2002 Tornado Dallas (États-Unis) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2001 Tornado Dallas, États-Unis Johnny Horton Drapeau des États-Unis États-Unis
2000 Tornado Dallas, États-Unis Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
1999 Tornado Dallas, États-Unis Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
1998 Bonzini Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
1998 Tornado Dallas, États-Unis Terry Moore Drapeau des États-Unis États-Unis
1997 Tornado Dallas, États-Unis Tommy Adkisson Drapeau des États-Unis États-Unis
1996 Tornado Dallas, États-Unis Louis Cartwright Drapeau des États-Unis États-Unis
1995 Tornado Dallas, États-Unis Dave Gummeson Drapeau des États-Unis États-Unis
1994 Tornado Dallas, États-Unis Tom Spear Drapeau des États-Unis États-Unis
1993 Tornado Dallas, États-Unis Tommy Adkisson Drapeau des États-Unis États-Unis
1992 Tornado Dallas, États-Unis Terry Moore Drapeau des États-Unis États-Unis
1991 Tornado Dallas, États-Unis John Smith Drapeau des États-Unis États-Unis
1990 Tornado Dallas, États-Unis Johnny Horton Drapeau des États-Unis États-Unis
1989 Tornado Dallas, États-Unis Steve Murray Drapeau des États-Unis États-Unis
1988 Tornado Dallas, États-Unis Gregg Perrie Drapeau des États-Unis États-Unis
1987 Tornado, Dynamo Dallas, États-Unis Steve Murray (Tornado), Tony Bacon (Dynamo) Drapeau des États-Unis États-Unis
1986 Tornado, Dynamo Dallas, États-Unis Todd Loffredo (Tornado), Tony Bacon (Dynamo) Drapeau des États-Unis États-Unis
1985 Dynamo Dallas, États-Unis Tony Bacon Drapeau des États-Unis États-Unis
1984 Dynamo Todd Loffredo Drapeau des États-Unis États-Unis
1983 Tournament Soccer Chicago, États-Unis Ron Nevois Drapeau des États-Unis États-Unis
1982 Tournament Soccer Chicago, États-Unis Tom Spear Drapeau des États-Unis États-Unis
1981 Tournament Soccer? Johnny Horton Drapeau des États-Unis États-Unis
1980 Tournament Soccer? Johnny Rafols Drapeau des États-Unis États-Unis
1978, 1979 Tournament Soccer? Minneapolis, États-Unis Dan Kaiser Drapeau des États-Unis États-Unis
1977 Tournament Soccer? Rick Martin Drapeau des États-Unis États-Unis
1976 Tournament Soccer? Minneapolis, États-Unis Dan Kaiser Drapeau des États-Unis États-Unis
1975 Tournament Soccer? Denver, États-Unis Steve Simon Drapeau des États-Unis États-Unis

Règles[modifier | modifier le code]

Les règles usuelles varient d'un pays à l'autre et d'une région à l'autre. En compétition, depuis janvier 2007, les règles sont les mêmes dans tous les pays[8]. Ces règles internationales sont très précises, facilitent l'arbitrage et comptent beaucoup moins d'exceptions que les règles usuelles ou de café ci-dessous.

En dehors des compétitions, de manière générale, une équipe marque un point lorsque la balle pénètre dans le but adverse, mais certains buts peuvent être déclarés invalides selon les règles adoptées. Après un but, l'engagement est effectué au niveau des demis par l'équipe l'ayant encaissé (en France notamment) ou au niveau de la ligne médiane (en Allemagne par exemple).

Si aucun joueur ne peut atteindre la balle, elle est remise en jeu :

  • au niveau d'un des coins du terrain si elle est située entre la ligne de but et les avants ;
  • au niveau médian sinon.

En France[modifier | modifier le code]

Méthode de contrôle de la balle en avant de la figurine.
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Il y a presque autant de combinaisons de règles que de cafés. Plusieurs variantes possibles existent, de la plus proche des règles de compétitions qui autorise à peu près tous les coups possibles, à la plus complexe avec tout ou partie, et même modification des règles listées ci-dessous. Certaines règles dites de « cafés » ont probablement été créées pour obliger les joueurs à produire un meilleur jeu, plus technique.

Règles de cafés les plus usuelles :

  • En France, la partie se termine au bout de onze balles. L'équipe gagnante est alors celle qui a le plus grand nombre de points. Si les deux équipes ont le même score (possible avec les règles de la « gamelle »), l'équipe ayant marqué le dernier point remporte la partie. Un certain nombre de règles additionnelles limitent les coups autorisés :
  • « demi » : les buts marqués des demis ne sont pas valables mais comptent double sur le réengagement.
  • « pissette » : les buts marqués avec les avants latéraux droite ne sont pas valables. Certaines variantes précisent le gardien et les défenseurs adverses doivent être décalés au maximum du même côté pour que cette règle puisse s'appliquer.
  • « roulette » : il n'est pas autorisé d'effectuer une ou plusieurs rotations rapides avec les barres ou de lâcher les poignées.
  • « râteau », « braille » ou « ringache » : il n'est pas autorisé de dévier la balle jouée par les demis adverses avec ses propres demis, mais seulement de la récupérer (contrôle) ou de la contrer (renvoi vers l'avant). Si la balle est tout de même récupérée par les attaquants adverses, le jeu continue. Sinon, elle est remise en jeu par les demis adverses. Au troisième râteau consécutif, la balle est alors donnée aux attaquants adverses.
  • « reprise » : les buts marqués sans contrôle de la balle sont invalides lorsque celle-ci provient de l'arrière de la ligne des avants. Cette règle n'est pas universellement adoptée.
  • « coup de bourrin » : il n'est pas autorisé de jouer une balle des demis, de la faire rebondir sur la ligne du but et de la récupérer avec les avants. La balle est alors réintroduite au niveau des demis. Cette règle reste peu répandue.
  • « spéciale viagra » : lors d'une partie classique, si un même joueur parvient à marquer en réalisant les 6 bandes possibles avec les attaquants, il remporte 4 points supplémentaires. Cette règle reste peu appliquée.
  • « la pêche » : consiste à aller chercher la balle dans le but adverse après avoir marqué. La pêche a le même effet qu'une gamelle: le joueur peut prendre le point ou l'enlever à son adversaire. Si le joueur réussit une pêche en passant sa main par-dessus la barre du gardien (dite « pêche par-dessus barre ») il peut alors prendre deux points ou en enlever deux à son adversaire.
    Remarque : Il est interdit d'aller chercher la balle dans le but si une personne a déjà attrapé la balle.
  • « grouillade » : consiste à frapper la balle dans le but adverse avec l'avant-gauche après avoir lâché la poignée des demis et effectué une demi-flexion des genoux. Le point compte double. Néanmoins, cette règle est peu appliquée en compétition.
  • « Fany passe » : lorsqu'une équipe perd 10-0 (ou 11-0) ou qu'une équipe à un score négatif (possible avec la règle de la gamelle) alors l'équipe (ou le joueur) passe sous la table. Aux environs de Marseille, seuls les joueurs ayant tapoté la table ("toc-toc") participent à cette règle.
  • « tacle » : lorsque les trois joueurs d'attaque sont à l'horizontale, pieds en avant (afin de contrôler la balle arrivant des demis généralement), ils peuvent se faire tacler par les défenseurs adverses. Cela demande, de la part du participant contrôlant les défenseurs, de mettre ses joueurs à l'horizontale et d'effectuer un râteau tout en fléchissant sa canne au bon moment afin de faucher les pieds des attaquants adverses tentant de contrôler la balle. Toutefois cette technique est peu usitée puisqu'elle tord très rapidement les cannes.
  • « garde fixe » : lorsqu'un des participants tente de faire un tir (ou un dégagement) depuis ses défenseurs, il est commun d'appliquer la règle de la garde fixe. Celle-ci implique que, pendant le tir venant de la défense, les demis adverses ne doivent pas changer de garde, c'est-à-dire doivent rester statiques. Selon les régions, une bande ou la déviation de la balle en amont ou encore la lenteur du tir peuvent annuler cette règle.
  • La « tape » : une fois par match, chaque joueur peut donner une tape de la main sur l'attaquant adverse afin de lui faire perdre la balle. En double, un joueur peut transmettre sa tape à son coéquipier pour que celui l'exécute à sa place.
  • La « Radovan » : il est autorisé de remonter ses manches sur les coudes pour se frotter la barre au poignet afin de faire rentrer la balle dans les buts sous forme de semi-roulette.
  • Les « grosses », c'est-à-dire les tirs réalisés par l'avant-centre à partir d'une balle contrôlée sous les talons, sont interdites selon certaines règles.

Dans les jeux à un contre un :

  • les buts marqués avec bande ou déviés par un joueur qui n'a pas été mis en action ne sont pas valables. Cet usage est diversement accepté.
Un gardien devant ses buts.

Le comptage des points comporte quelques règles non évidentes qui permettent d'ajouter ou enlever un certain nombre de points à l'une des équipes, suivant les règles locales :

  • « demi » : le but marqué après un but (invalide) marqué des demis vaut double. Si ce but est encore un but des demis (encore invalide), le suivant vaut triple et ainsi de suite;
  • « gamelle » : lorsque la balle pénètre dans le but adverse et en ressort le joueur peut alors prendre un point ou en enlever un à son adversaire (selon la règle toulousaine, une gamelle vaut -2 lorsqu'un demi est en jeu). Si la balle ressort en passant par-dessus la barre du gardien il y a alors « gamelle par-dessus barre » a les mêmes conséquences qu'une gamelle mais deux points sont en jeu.
  • « cendar » : lorsque la balle va se loger dans un des deux cendriers situés à côté des buts

Au Canada, la règle est différente, une gamelle vaut 4 points ;

  • « sautée » ou « casquette » : lorsque la balle entre dans le but en passant par-dessus la barre du gardien ;
  • « gamelle royale » ou « tunnel » ou « chaudron magique » : lorsque l'équipe marque un but et que la balle traverse le baby-foot pour ressortir finalement par son propre but (possible uniquement si les buts sont reliés) ;
  • « congolaise » : lors d'une grosse frappe, et que la balle est dans les airs, on peut la rattraper en l'air de volée et la tirer dans les buts adverses afin de marquer deux points. En revanche, on ne peut la mettre dans les buts qu'avec la main qui a attrapé la balle.
  • « Coup de la grand-mère » : consiste à frapper la table avec le poing, quand la balle se situe devant le gardien, lui permettant de tirer de façon que la balle passe au-dessus de la barre adverse. Bien qu'il soit peu reconnu, ce coup est de plus en plus popularisé.
  • « la Panenka » : la Panenka consiste à tirer doucement afin de mettre un but aux joueurs les plus réactifs, la réussite d'un but compte alors 2 points et la pêche est interdite.
  • « la gallinette cendrée » : lorsqu'une équipe réussit par un « coup de la grand-mère » à déloger et faire tomber une cigarette restée allumée dans le cendrier adverse ;
  • « coup du buffle » : lors d'un lob, l'équipe adverse peut tenter de renvoyer la balle par un coup de tête. Elle peut tenter de gober la balle. En cas de réussite, la victoire est assurée. Cette technique est le plus souvent utilisée après un coup de la grand-mère.

En Belgique[modifier | modifier le code]

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Le kicker est, depuis son introduction en Belgique, l'un des sports de cafés les plus répandus et les plus populaires, au même titre que les darts (fléchettes) ou le billard (à trous ou à bouchons). À ce jour plusieurs milliers de licenciés se disputent des matchs par équipe (de 4 à 6 joueurs selon les championnats) chaque semaine en compétition, au sein des multiples fédérations régionales. Les vainqueurs régionaux de chaque division et des différentes coupes s'affrontent en fin de saison afin de désigner l'équipe championne de Belgique et vainqueur de la Coupe de Belgique. Parallèlement à ces championnats par équipe, sont organisés de très nombreux tournois de double (2 contre 2) ouvert à tous, et ce chaque semaine, principalement en Flandre.

Les parties sont jouées sur des tables avec des barres sortantes (au contraire des barres télescopiques françaises) avec des joueurs en bois. Les principales marques étant Jupiter, ABC et BlackDiamond. Les balles en plastique orange (plus rondes et plus résistantes) remplacent progressivement les anciennes balles blanches, et sont désormais utilisées en compétitions. Il s'agit de l'une des tables les plus légères au niveau du jeu. Le vainqueur est le premier arrivant à 11 points (avec parfois deux points d'écart hors compétition). La possession de balle à chaque barre est (comme partout ailleurs) limitée à 15 secondes, et les 'roulettes' (plus de 360°) et 'lâchés de barres' sont interdits. Les chocs faisant perdre la balle à l'adversaire sont aussi proscrits. Il est autorisé de passer la balle de la barre des 5 (milieu) à celle des 3 (avant) avec la balle à l'arrêt, même en compétition, au contraire de tous les autres pays. La balle ressortant du but (fait assez rare sur les kickers) n'est pas considéré comme but, au contraire des autres pays, et ce même en compétition. Tous les autres buts inscrits sont comptés comme valables.

Les joueurs en compétition utilisent généralement des 'peaux' afin d'accroître l'adhérence entre la main et la poignée en bois (principalement des grips de raquettes de tennis ou de queues de billard, mais aussi des peaux de chamois ou des gants de golf). Rares sont les joueurs de compétition à n'utiliser aucun de ces artifices, devenus quasi indispensables étant donné le stress, la sueur et les enjeux lors des championnats ou tournois.

Les parties dans les bistrots et cafés sont généralement de 0,50  pour 11 balles ou 1  pour 14 balles. Lorsqu'une partie se joue et qu'une autre paire veut jouer elle se doit de mettre une « rattaque », c'est-à-dire poser une pièce de monnaie sur le kicker, montrant ainsi son envie d'affronter les vainqueurs. Lors de la partie lorsqu'il n'y a plus de balles, l'équipe rentrante (affrontant donc les vainqueurs de la partie précédente) paie les balles suivantes avec la pièce de 'rattaque' déposée précédemment.

Certains termes et règles de bistrot changent par rapport à la France :

  • « Milieu » : si un des 5 joueurs du milieu marque un but, le point ne compte pas sauf si des joueurs autres que les milieux touchent la balle avant qu'elle ne rentre. Et la balle est alors remise dans un des coins proche du gardien qui a reçu le « milieu ».

Dans certaines régions et cercles étudiants, lorsqu'un milieu est marqué (qu'il soit dévié ou non), le but ne compte pas, mais le but suivant vaudra 2 points (sauf si c'est à nouveau un milieu, 4 points pour le but suivant, et ainsi de suite). Il arrive aussi que le point soit compté comme n'importe quel autre but.

  • « Casserole » ou « gamelle » : quand la balle rentre et ressort dans un but on continue et le prochain point en vaut 2. S'il y a 2 casseroles avant un but, c'est la « double casserole » qui vaut 4 points et ainsi de suite.
  • « Lapin » : quand le joueur met la balle dans son propre but (généralement le gardien ou les deux défenseurs), il y a lapin.
  • « Photo » (et aussi « lapin ») : lorsque sur un dégagement du défenseur, l'attaquant marque en contrant, cela s'appelle cela une photo. Il est alors de coutume d'éteindre et de rallumer la lampe du kicker, synonyme du flash photographique.
  • « Passer en dessous » : lorsqu'à un moment de la partie le score est de 5-0 ou 11-1, le ou les joueurs qui sont du côté perdant passe en dessous du kicker (terme belge pour baby-foot) à la fin de la partie, dans le cas d'une partie courte (jusqu'à 5), les joueurs passent directement en dessous. Dans le cas où une partie va jusqu'à 11, si le score est de 11-1 à la fin, les perdants font l'aller-retour sous le baby-foot. Par contre, s'il y a eu 5-0 pendant la partie mais que le score final est de 11-5 par exemple, les perdants font un simple « aller » sous le kicker. Même si les joueurs qui ont fait 5-0 à un moment, gagne la partie, ils passent de toute manière en dessous.
  • « Passer en dessous » (bis) : à 6-0, et plus généralement à 11-0, l'équipe perdante doit passer en dessous du kicker. La coutume se perd un peu, étant de plus en plus souvent monnayé par un verre offert par les perdants aux gagnants.
  • « Virgule » : ce tir pratiqué avec les ailiers avant, consiste à contrôler la balle puis la pousser latéralement avec le joueur du côté du but, afin de tirer dans le but avec le même joueur plutôt que de la passer au joueur central de l'avant. Le nom vient de la trajectoire que fait la balle lors de ce tir.
  • « Le drangor » : Lorsque le joueur a marqué son but, il doit faire le tour de la table à cloche-pied.

En Allemagne[modifier | modifier le code]

La partie est gagnée par la première équipe arrivant à six points car la plupart des baby-foots comportent onze balles ; il n'y a pas ou peu de limitation des coups autorisés. L'engagement après un but encaissé se fait des arrières et non à partir des demis. Dans les tournois officiels, les roulettes sont interdites, mais cette règle reste peu appliquée dans les kneipen.

D'un commun accord entre les adversaires, une partie peut ne pas comptabiliser les buts marqués des demis, ou seulement ceux marqués par les demis à l'engagement.

En Suisse[modifier | modifier le code]

Les règles appliquées y sont en principe plutôt simples :

  • Un but marqué dans le camp adverse font remporter 1 point.
  • Le vainqueur est le premier à totaliser le nombre de points maximal du compteur, qui généralement est de 10.
  • Les roulettes, plus couramment appelées "moulinets", sont généralement interdites, bien que dans la pratique cette règle ne soit pas toujours appliquée.
  • D'un commun accord entre les 2 partis, un but marqué du gardien peut valoir 2 points. Cependant un auto-goal du gardien ne donne pas 2 points à l'adversaire.
  • Il n'y a souvent pas de restrictions particulières à propos de la mise en jeu ; le joueur qui récupère la balle la lance au milieu de la table, ce qui peut parfois être source de conflit en fonction des possibles injustices résultant de ce type de mise en jeu. Cependant des règles plus précises peuvent être établies au début de la partie.
  • Le terme "gamelle" est peu usité, et celle-ci sont considérées comme des buts normaux.
  • Il n'y a pas de buts non valides, hormis ceux marqués par un coup en moulinets.
  • Il n'y a pas de points retirés ou de points négatifs.

Le Red-time[modifier | modifier le code]

La partie est gagnée par la première équipe arrivant à trois points. Cette règle a été créée par J. Cabon lors d'un match d'ouverture d'un centre commercial. Cette partie se joue à deux joueurs, un joueur par équipe.

Usages dans les cafés[modifier | modifier le code]

Le baby-foot est principalement un jeu de café, où on lui adjoint un monnayeur. Si une partie est en cours, les joueurs suivants se font connaître en déposant une pièce servant à payer la prochaine partie et rencontrent les vainqueurs de la partie en cours, on dit généralement qu'ils prennent la gagne. Aujourd'hui en France, le coût d'une partie de baby-foot est généralement de l'ordre de 50 centimes, et peut aller jusqu'à 1  en région parisienne. Il était auparavant de 20 centimes de franc à la fin des années 1960[9], puis atteindra 2 francs – parfois 5 francs les deux parties[10] – dans les années 1990 et 2000, avant le passage à l'euro.

Nombre total de pratiquants[modifier | modifier le code]

En France, on estime[Qui ?] à 500 000 personnes, dont 1 300 licenciés, en 2016, le nombre de joueurs réguliers. En Italie, la fédération italienne estime à 10 millions le nombre de personnes qui jouent au calcio ballila, soit plus de trois fois le nombre de joueurs de football. La même fédération italienne estime à 267 millions le nombre de joueurs dans le monde.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Académie française, « Orthographes recommandées par le Conseil supérieur de la langue française » (consulté le 29 juin 2009)
  2. Historique du baby-foot sur foozball.org
  3. Histoire du baby-foot sur le site de Suprême
  4. Fabrication du baby-foot sur le site de René Pierre
  5. « le ping foot », sur www.jeuxpicards.org
  6. (en) Interview with foosball legend Frédéric Collignon , sur le site tischfussball-online.com
  7. btcom, « GAISF » Observers », sur gaisf.sport (consulté le 25 novembre 2018)
  8. [PDF] Règlement officiel et liste des Règles officielles en diverses langues
  9. « Prix des parties sur Paris », sur www.francebabyfoot.com (consulté le 10 août 2017)
  10. « Baby-foot blues », Libération.fr,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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