Baba-Nyonya

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Depuis 2008, le musée Peranakan de Singapour est consacré à leur culture.

Les Baba-Nyonya (峇峇娘惹), Peranakan ou Chinois des Détroits, sont les descendants des premiers immigrants chinois installés dans les colonies britanniques des Détroits à Malacca, Penang et Singapour.

Baba (峇峇) est un mot chinois qui signifie "père" et désigne les hommes. Nyonya vient du portugais donha, "dame", et désigne les femmes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers Baba-Nyonya sont issus, dès le XVe siècle, de mariages entre des négociants chinois et des femmes malaises, birmanes ou indonésiennes.

Les Baba-Nyonya ont en partie adopté les coutumes malaises afin de s’intégrer aux communautés locales. Pendant la domination britannique, ils acquirent une forte influence dans les colonies des Détroits et furent même surnommés les Chinois du Roi.

Aujourd’hui, leur particularité identitaire a tendance à s’estomper lentement, la jeune génération adoptant une culture chinoise plus standardisée.

À Java en Indonésie, le terme Peranakan désigne les communautés de Chinois métissés de locaux des villes du Pasisir (côte nord de l'île). Dans le contexte indonésien, leur particularisme s'estompe d'autant plus que les Indonésiens catégorisés "Chinois" proprement dits étaient contraints, durant le régime de Soeharto (1966-98), d'effacer toute trace de particularisme.

Les Chinois baba et peranakan parlent un créole malais, le « baba malay », un mélange d'anglais, de malais et de hokkien (un dialecte chinois).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La culture peranakan, Guide A-Z, Singapour, Asian Civilisations Museum, 2010. (Catalogue de l'exposition du quai Branly).
  • Claudine Salmon, Gilbert Hamonic, « La vie littéraire et artistique des Chinois peranakan de Makassar (1930-1950) », Archipel, 1983, volume 26, numéro 26, p. 143-178. [lire en ligne]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Dossier presse de l'exposition du Quai Branly, « Signes intérieurs de richesse à Singapour  », consacrée à la culture de cette communauté (octobre 2010- janvier 2011). Elle retrace le mode de vie de ces immigrés et présente divers objets datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.
  • (en) Fiche langue sur le site Ethnologue.com