BOOMERanG

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Balloon Observations of Millimetric Extragalactic Radiation and Geophysics


image illustrant la cosmologie
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Le BOOMERanG à la base antarctique McMurdo.

BOOMERanG (acronyme de Balloon Observations of Millimetric Extragalactic Radiation and Geophysics) est un ballon stratosphérique d'observation américano-italien d'un million de mètres cubes, d'une masse de 1 655 kg, transportant un télescope de 1,3 m de diamètre et de deux bolomètres observant les micro-ondes. La masse totale est de 2 149,5 kg. Il s'agit d'un programme international conjoint de l'Université de Rome et du California Institute of Technology[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Fond diffus cosmologique observé par BOOMERanG.

Il observe après son lancement le , dans la stratosphère à environ 37 km d'altitude (140 000 pieds), le fond diffus cosmologique. Un second vol baptisé B2K a lieu à partir du 6 janvier 2003[2].

Après un vol de test réalisé sur le territoire américain, ses vols scientifiques ont été effectués depuis la base antarctique McMurdo, située en bordure de la Mer de Ross et à proximité du mont Erebus. Cette localisation a été motivée d'une part par la circulation très régulière des vents dans l'Antarctique, qui permettent à un ballon lancé depuis ce lieu d'être récupéré environ 10 jours plus tard après avoir effectué un tour du continent, et par le fait que lors de l'été austral, l'ensoleillement constant permettait à l'instrument d'être alimenté en énergie pendant toute la durée du vol. Le premier vol débutant fin décembre 1999 a duré environ 10,5 jours. Après avoir parcouru environ 8 000 km, le ballon est récupéré à 50 km de son point de départ[3]. Le second vol en 2003 a duré 14 jours, il s'agit des premiers vols stratosphériques en ballon sur ce continent[4]. De plus, une région particulièrement pauvre en sources d'avant plan émettrice dans le domaine de longueur d'onde étudié est situé presque à l'opposé de la direction où se trouve le Soleil pendant cette période, permettant aux instruments de l'observer sans être gênés par l'émission solaire.

Ses résultats révélés en 2000 montraient clairement que la courbure spatiale de l'Univers est très faible, sinon nulle et qu'il ne se recontractera pas[5].

Par la suite, des instruments beaucoup plus précis ont été utilisés :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Flight report of the stratospheric balloon flown on 12/29/1998 », sur StratoCat (consulté le 7 octobre 2015).
  2. (en) « B2K: Measurements of CMB Polarization with BOOMERanG », sur Experimental Cosmology Group G31 (consulté le 7 octobre 2015).
  3. Sylvestre Huet, « L'univers est plat et ca se voit. Les photos prises par le télescope Boomerang révèlent les détails de «l'enfance du cosmos». », sur Libération.fr.
  4. (en) « Flight report of the stratospheric balloon flown on 1/6/2003 », sur StratoCat,‎ (consulté le 7 octobre 2015).
  5. (en) Paolo de Bernardis et al., A flat Universe from high-resolution maps of the cosmic microwave background radiation, Nature, 404, 955-959 (2000), astro-ph/0004404 Voir en ligne.