Bérenger Saunière

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Bérenger Saunière
Image illustrative de l'article Bérenger Saunière
L'abbé Saunière.
Biographie
Naissance
Montazels (France)
Ordination sacerdotale
Décès (à 64 ans)
Rennes-le-Château (France)
curé de Rennes-le-Château (Aude)
(suspendu définitivement)
curé du Clat (Aude)
vicaire d'Alet-les-Bains (Aude)
Autres fonctions
Fonction laïque
Professeur au Grand Séminaire
Inventeur d'un hypothétique trésor
Entrepreneur et mécène

François, Bérenger Saunière, souvent simplement dénommé sous l'appellation de l'abbé Saunière dans de nombreux ouvrages historiques et de fiction ou dans des reportages de presse, est un prêtre catholique français, né le à Montazels, village situé dans le département de l'Aude et mort le à Rennes-le-Château, village situé dans ce même département.

Cet homme d'église est principalement connu pour avoir dépensé d'importantes sommes d'argent durant son ministère effectué à Rennes-le-Château, mais dont le montant, la nature et l'origine exactes restent inconnus. Cet enrichissement personnel reste étroitement associé, dans l'imaginaire collectif, à la découverte d'un hypothétique trésor par cet homme sur le site même du village. Cette affaire débute avec des rumeurs d'une supposée découverte d'objets de valeurs ou de parchemins (voire les deux) par cet abbé, alors qu'il avait entrepris des travaux de rénovation dans son église paroissiale en très mauvais état dans le courant de l'année 1891, notamment au niveau de son maître-autel.

En outre, l'abbé Saunière, par ses réalisations immobilières et ses aménagements, notamment à l'église paroissiale de l'église Sainte-Marie-Madeleine et dans son voisinage immédiat, a profondément modifié la physionomie architecturale et la vie des habitants de ce petit village, lequel était demeuré, jusqu'à sa nomination et son installation dans la paroisse, totalement inconnu hors de sa région voire hors de son canton.

En raison de cette affaire d'enrichissement due à un supposé trésor, mais enjolivée par de nombreux récits de fiction, des récits d'enquêtes de niveaux divers, et même de nombreux articles de presse et de reportages de télévision, autant d'origine française qu'étrangère, l'abbé Saunière et la commune de Rennes-le-Château ont acquis une renommée internationale, notamment en Europe et dans les pays anglo-saxons. Évènement qui a été masqué par cette supposée découverte - et peut expliquer la mystérieuse fortune dont il semble avoir joui -, l'Abbé Saunière a subi une suspense a divinis au cours de l'enquête pour trafic de messes effectuée contre lui par la hiérarchie religieuse, punition grave pour un prêtre en exercice à cette époque. L'abbé a eu, d'ailleurs, toujours beaucoup de mal à s'expliquer, refusant de donner à sa hiérarchie des justifications claires et détaillées sur l'origine de sa supposée fortune[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et enfance[modifier | modifier le code]

Château de Montazels dont Joseph Saunière, père du futur abbé, sera le régisseur au service du marquis de Cazermajou

La famille Saunière est originaire de Montazels, petit village situé dans l'Aude à proximité de Couiza, non loin de la colline de Rennes-le-Château, celle-ci étant toujours visible en 2017 depuis l'ancienne maison familiale des Saunière.

Le grand-père de Bérenger se dénommait François Saunière et il exerçait la profession de charpentier dans ce même village de Montazels. Avec son épouse, ils auront six enfants, dont le père du futur abbé, dénommé Joseph Saunière et un oncle dénommé Jean-Baptiste qui sera également prêtre à la paroisse de située dans le Pays de la haute vallée de l'Aude à 10 km au nord-ouest de Couiza [2].

Joseph Saunière, son père, né en 1823 et décédé en 1895, épousa Margueritte Hugues le 20 janvier 1850 (décédée en 1909). Cet homme fut gérant de minoterie, régisseur du château du Marquis de Cazermajou. Il fut également le maire du village de Montazels. La famille du futur abbé est donc une famille de notables locaux et leur maison, bien entretenue, est toujours visible en 2016, au cœur du petit village ; celle-ci offrant, en outre, une vue imprenable sur les collines du Razès, dont celle où émerge le village de Rennes-le-Château. Enfant, le futur abbé Bérenger Saunière connaissait donc très bien la région et le secteur immédiat de sa future et dernière paroisse.

Joseph et Margueritte auront onze enfants dont quatre décéderont en bas âge. Né le 11 avril 1852, Bérenger Saunière sera le second enfant de la famille, mais il aura le statut de fils aîné du fait de la mort de son frère né en 1850, mais décédé la même année. Bérenger Saunière aura notamment un frère dénommé Jean-Marie, Alfred mais connu sous le simple prénom d'Alfred, de 3 ans son cadet. Ce frère sera prêtre en 1878. Il sera également enseignant dans des établissements de la Compagnie de Jésus mais aussi professeur au petit séminaire de Narbonne. Il aura également le titre de précepteur chez le marquis de Chefdebien. Alfred Saunière, prêtre suspendu, puis défroqué, aura une relation avec une certaine Marie-Émilie Salière avec laquelle il aura au moins un enfant[3].

Formations et débuts professionnels (1874 - 1885)[modifier | modifier le code]

Bérenger Saunière entre en 1874 au Grand séminaire de Carcassonne où il apprend le latin, le grec ancien et, expérience plus exceptionnelle à ce niveau, des notions d'hébreu. Ses connaissances et ses aptitudes lui permettront de rester un certain temps au grand séminaire en qualité de professeur. D'autres sources citent le Grand séminaire de Narbonne comme son lieu d'exercice professoral[4].

Il devient diacre, puis fest ordonné prêtre le avant d'être nommé à Alet-les-Bains le pour une période de trois ans. Il fut ensuite nommé curé au village de Clat le ), petite bourgade isolée située sur les terres des Nègres d'Ables dont on retrouvera le nom lorsque la fameuse histoire de trésor sera évoquée quelques années plus tard[5].

Bérenger Saunière y resta trois ans avant de devenir professeur à Narbonne pour quelques mois. Selon de nombreuses sources, son attitude jugée trop indépendante lui valut d'être nommé à la paroisse de Rennes-le-Château, petite paroisse perdue dans la campagne audoise et présentant une église avec un presbytère délabré, mais bien connue de Bérenger Saunière[6].

Les vingt premières années à Rennes-le-Château (1885 - 1905)[modifier | modifier le code]

L'abbé Bérenger Saunière devant le porche de l'église de Rennes-le-château (date inconnue)

Bérenger Saunière est donc nommé le 22 mai 1885, à l'âge de trente-trois ans, à la cure de Rennes-le-Château, village pauvre et isolé de 200 habitants à l'époque, car déjà durement touché par l'exode rural qui touche, durant cette période, toute la région des Hautes Corbières. En effet, selon les statistiques de recensement, le village de Rennes-le-Château a déjà perdu, en moins de 50 ans, la moitié de sa population (474 habitants en 1851, 241 habitants en 1891).

L'église dédiée à Marie Madeleine, édifice qui date du XIIe siècle[7] est délabrée, des planches remplacent les vitraux cassés par les rafales de vent, la toiture est percée, la pluie a fait des ravages à l'intérieur et le presbytère est invivable, obligeant le jeune curé arrivé le 1er juin 1885 à habiter chez une paroissienne, Antoinette Marre[8],[9].

Quelques années avant l'installation de ce nouvel abbé, le livre des rapports et délibérations du Conseil général du département de l'Aude dans son édition d'août 1883 indique que, d'une part, le clocher de l'église de Rennes-le-Château est « lézardé sur ses 4 faces » et que la toiture de l'édifice et du presbytère nécessitent une réfection complète. Cette délibération indique également que si la commune a assuré le financement de quelques travaux d'urgence, celle-ci, associée au conseil de fabrique local demande une subvention de l'État pour l'achèvement de ces travaux ainsi que pour le remplacement du maître-autel[10]. Cette demande n'aura aucune suite.

Désolé, voire peut-être écœuré par ce qu'il découvre, mais aussi emporté par ses convictions légitimistes, l'abbé Saunière n'hésite pas à diaboliser, dès son arrivée, la jeune République maçonnique et, lors des élections législatives françaises de 1885, il conseille un vote royaliste au cours d'une de ses homélies. Le maire de Rennes-Le-Château s'en plaint au ministre des cultes, si bien que le préfet de l'Aude lui notifie une décision ministérielle prise par René Goblet, ministre des Cultes du Gouvernement Charles de Freycinet[11], qui le suspend de tout revenu pendant six mois à partir de décembre 1885. L'évêque de Carcassonne Paul-Félix Arsène Billard le nomme professeur au petit séminaire de Narbonne afin de ne pas le priver de ressources.

Grâce à l'aide d'un commerçant limonadier du village voisin de Luc-sur-Aude, compétent en travaux de maçonnerie et dénommé Elie Bot, l'abbé Saunière put entamer dès 1886 les rénovations les plus urgentes (toiture, presbytère) grâce aux dons de quelques paroissiens et de certaines de ses connaissances extérieures au village[note 1], ce qui lui permet de s'installer au presbytère. Ces travaux considérés comme déjà coûteux ne furent pourtant réalisés que sur une longue période, Élie Bot n'effectuant ses interventions qu'en fin de semaine, après ses activités professionnelles. Au fil du temps, le limonadier devient le maçon attitré du curé de Rennes-le-Château[12]

Durant cette même période, l'abbé Saunière prend immédiatement une décision qui choqua certains de ses paroissiens : celui-ci engage comme gouvernante une jeune servante de dix-huit ans, Marie Denarnaud. Celle-ci, considérée comme dépassant ce simple rôle entraîna dans le village des propos médisants, entretenus par le fait qu'elle deviendra plus tard sa légataire universelle. L'abbé la garda pourtant auprès de lui jusqu'à sa mort qui survint en 1917. Marie, plus jeune que l'abbé, décéda bien plus tard, en 1953.

Travaux de rénovations, de fouilles et de « découvertes »[modifier | modifier le code]

Selon des témoignages plus ou moins concordants, l'abbé décide, après avoir fait procéder à la réparation de la toiture et ainsi éviter les infiltrations et autres fuites, de procéder rapidement au remplacement du maître-autel en grâce à un don de 700 francs offert de la part d'une paroissienne (lointaine) dénommée Marie Cavailhé de Coursan qui paya directement la facture du nouvel autel à l'entrepreneur F.D. Monna de Toulouse, et dont on retrouvera un duplicata de facture établi à son nom en 1905[13].

L'affaire des parchemins  [modifier | modifier le code]

Lorsque les ouvriers (sans que leur nombre exact et la certitude de leur identité soit exactement connus)[14]) déplacèrent la pierre et le balustre de cet autel très ancien, ils découvrirent des « parchemins »[15] ou des documents de type similaire dans une cache d'un pilier ancien (dit « wisigothique ») qui soutenait cet autel. Cette cache, dite aussi « capsa », en latin, est une sorte petite ouverture creusée à même la pierre qui, à l'époque médiévale, contenait généralement des reliques de tailles relativement modestes. La dimension de ce type de cache invalide pourtant la présence de plusieurs parchemins, au vu de l'aspect de tels documents et de la forme même d'une cache dans un tel pilier si ancien. Toutefois, si des documents de cette nature ont été déclarés (puisque la mairie exigera leurs présentations), ils ont probablement été découverts dans un autre endroit que la modeste « capsa » de ce pilier ancien[16].

À l'occasion de ces premiers travaux et sous la foi du simple témoignage du maçon et limonadier Élie Bot[17], il semble attesté que, lors de travaux, des parchemins furent remis au curé, lequel prétexta qu'ils étaient de grande valeur pour les garder de côté. Face aux exigences du Conseil Municipal, l'abbé Saunière fournit des calques de ces parchemins, lesquels disparurent durant l'incendie de la mairie survenu dans les années 1910. Une autre version de ces parchemins fut publiée dans les années 1960, mais ils s'avérèrent des faux grossiers réalisés par des individus avides de sensationnalisme et de notoriété[18].

Selon certaines versions, ces parchemins auraient également pu être découverts dans le compartiment d'un balustre en bois situé près de l'autel. Selon d'autres hypothèses ces parchemins auraient pu être situés dans un autre endroit du pilier ou dans un autre pilier de l'autel qui devait en compter deux[19]. Hypothèse que corrobore un des plus anciens investigateurs de cette découverte, l'auteur et écrivain Gérard de Sède, passionné de pseudohistoire qui déclare dans son ouvrage consacré à L'Or de Rennes [20] qu'il y avait « deux antiques piliers, d'époque wisigothique où sont finement sculptés des croix et des hiéroglyphes ». Quoi qu'il en soit de la réalité des versions, aucun historien ne semble connaître exactement aujourd'hui le contenu de ces parchemins, leur auteur ni leur époque[21].

L'hypothèse couramment établie par la plupart des versions indique que ces documents considérés comme des parchemins anciens auraient été au nombre de quatre[22] et qu'ils se référeraient (sous toute réserve) à :

  • Un arbre généalogique, sous forme de litanies, énumérant les descendants du roi Dagobert II entre l'an 681 et mars 1244 (date du mariage de Jean VII avec Elisende de Gisors). Ce document à la date du , portait le sceau de la reine Blanche de Castille[23].
  • Un testament de François-Pierre d'Hautpoul en date du , enregistré le 23 novembre de la même année par le notaire d'Espéraza. Ce document contenait la généalogie des mérovingiens de 1200 à 1644, ainsi que 6 lignes faisant référence à saint Vincent de Paul.
  • Un testament d'Henri d'Hautpoul du , contenant des invocations aux cinq saints repris par Saunière dans le statuaire de son église.
  • Un recto-verso du Chanoine JP Nègre de Fondargent, datant de 1753, supposé être écrit de la main de l'abbé Antoine Bigou, curé de Rennes-le-Château du 1774 à 1790. Ce document semble le plus mystérieux des quatre : il comporterait des textes de l'Ancien Testament. La partie recto (appelée « Grand parchemin ») comporte des mots dispersés de façon apparemment incohérente, et la partie verso (appelée « Petit parchemin ») des lignes tronquées dans le désordre avec des lettres placées les unes au-dessus des autres[24]. Le problème de cette description du quatrième parchemin est qu'elle se base elle-même sur sa soi-disant reproduction originellement parue dans l'ouvrage de Gérard de Sède publié en 1967[25]. Or il est avéré qu'il s'agissait là de la fameuse supercherie déjà évoquée : c'est Philippe de Chérisey, un acteur en mal de notoriété, complice du mystificateur Pierre Plantard, qui avait confectionné pour la cause ces faux documents, fabriquant le « Petit parchemin » en recopiant une reproduction d'un folio de l'antique Codex Bezae.
La dalle des chevaliers[modifier | modifier le code]

Après cette première découverte supposée, l'abbé Saunière reprend ses travaux, continuant par l'aménagement de nouveaux vitraux pour l'église, puis dans la restauration des sols, s'engageant ainsi dans un réaménagement complet de l'intérieur de l'édifice religieux.

Au cours de ces travaux, l'abbé procède à de nouvelles découvertes en 1891 : lors de restauration du carrelage de la nef, suite à sa décision de procéder à l'installation d'une nouvelle chaire. Face au maître-autel, il découvre avec l'aide de ses ouvriers une dalle sculptée dite « du Chevalier ». Cette sculpture, classée à titre d'objet en 1950, servit de plaque pour une croix de mission et de bas aux monuments aux morts de la commune. Après un court passage au musée lapidaire de Carcassonne, elle fut installée dans le musée de l'abbé Saunière[26].

La face sculptée de ce panneau étant posée contre terre, celle-ci ne semblait pas être repérable jusqu'à son soulèvement. Il s'agit d'une dalle de grès sculpté : le panneau de gauche représente un cavalier ou plus probablement une femme montant en amazone avec son cheval qui boit à une auge et le panneau de droite représente un cavalier tenant un javelot et un bouclier rond, lequel pourrait éventuellement représenter la tête d'un enfant, voire un second cavalier. Cette dalle mesure environ 1,30 mètres de long sur 0,72 mètres de large, son épaisseur relativement faible étant de 8 centimètres[27].

Le bulletin de la société d'études scientifiques de l'Aude dans son tome 31, de 1927 présente la dalle des chevaliers en ces termes : « Pierre tombale carolingienne (771), trouvée en 1884/1885 (?) sous l'autel de l'église romane de Rennes-le-Château, ancienne capitale bien déchue du comté du Razès. Actuellement (1927) dans le jardin qui précède le cimetière, posée à plat où elle s'effrite, couverte de terre et de feuille et sert de plate-forme au monument du souvenir. Détail curieux, la partie sculptée était à l'intérieur et la partie unie à l'extérieur. »[28].

Un ancien registre paroissial datant des années 1694 à 1726 mentionne bien à cet endroit la présence d'un tombeau accueillant le corps des anciens seigneurs du château local, comme il était de coutume dans de nombreuses provinces françaises sous l'Ancien Régime.

Il a également été attesté que l'abbé Saunière a contribué à la découverte d'un crâne percé, lors de fouilles personnelles effectuées en 1895 sous la dalle des chevaliers de son église ; ce même crâne, resté sur place, a été redécouvert par une équipe de chercheurs carcassonnais en 1956. Selon deux expertises effectuées en 2009 et en 2014 à la demande de la mairie de la commune avec l'autorisation du ministère de la Culture, il s'agit du crâne d'une homme de 50 ans, décédé entre 1281 et 1396, sans que l'on sache de qui il s'agissait, ni s'il y a un quelconque rapport avec la supposée affaire de trésor[29].

Le déplacement de cette dalle ancienne, difficilement décelable extérieurement, fut à l'origine de nombreuses rumeurs, dont celle de l'éventuelle découverte d'une oule remplie de pièces d'or et d'objets de culte précieux, supposée avoir été déposée à cet endroit pour être dissimulée sous la dalle (la pose inversée de celle-ci pourrait, alors, avoir un rapport avec l'idée de cacher ce tombeau et son contenu précieux). Selon René Descailledas, historien local, il s'agirait peut-être d'un simple magot qui aurait été enterré à la Révolution par l’abbé Bigou, pour le soustraire aux inventaires[30]. Si ce fait est avéré, l'abbé aurait donc trouvé quelques objets de valeurs, ce qui aurait pu ensuite l'encourager à se lancer dans des recherches plus approfondies que l'on pourrait assimiler aujourd'hui à de simples pillages de tombes.

L'accusation de pillage de tombes[modifier | modifier le code]

Dès l'année 1892, année qui marque la fin des principaux travaux liés à l'aménagement de l'église, l'abbé Saunière commence à s'intéresser à l'environnement immédiat de son église, dont le presbytère, le cimetière et les chemins qui y mènent. C'est également cette année-là que Marie Dénarnaud s'installe à demeure avec sa famille dans le presbytère[31].

L'attitude de l'abbé peut donc, dès cette période, paraître de plus en plus étrange aux villageois qui se rendent compte que le curé aidé par sa servante commence à creuser dans le cimetière contigu à l'église, bouleversant ainsi l'agencement des tombes et s'acharnant à effacer certaines épitaphes dont celle de Marie de Negri d’Able, épouse de François d'Hautpoul, dernier seigneur de Rennes-le-Château.

En mars 1895, le conseil municipal de Rennes-le-Château, qui a constaté plusieurs dégradations nocturnes opérées par l'abbé Saunière dans le cimetière, adresse deux lettres de plainte au préfet de l'Aude. Le texte de cette plainte officielle se présente en ces termes :

« Nous avons l'honneur de vous prévenir qu'à l'accord du conseil municipal de Rennes-le-Château à la réunion qui a eu lieu le dimanche 10 mars (1895) à 1 heure de l'après midi dans la salle de la Mairie. Nous, électeurs, protestons qu'à leur décision le dit travail que l'on donne droit au Curé de continuer n'est d'aucune utilité et que nous joignons pour appui à la première plainte notre désir d'être libres et maîtres de soigner chacun les tombes de nos devanciers qui y reposent et que M. le Curé n'ait pas le droit qu'après que nous avons fait des embellissements ou placé des croix ou des couronnes que tout soit remué, levé ou changé dans un coin. (lettre signée par l'ensemble des membres du conseil municipal présents) »[32].

Durant cette même période, les villageois constatent que l'abbé Saunière s'absente de manière plus fréquente de sa paroisse et de son église, souvent pour plusieurs jours, ou le surprennent à réaliser des fouilles dans la campagne avoisinante. Pendant ses voyages, il est muni d'une valise qu'il transporte à dos d'âne, ou, selon d'autres témoignages des paroissiens, d'une hotte de vendangeur sur les épaules, censée contenir des pierres ramassées pour la décoration de son église ou de la grotte de son jardin[33].

Une certaine « folie des grandeurs »[modifier | modifier le code]
La Tour Magdala, la création la plus emblématique de l'abbé Saunière

L'abbé Saunière, qui semblait avoir toujours vécu, jusqu'en 1890, dans une certaine pauvreté, donne l'impression qu'après avoir procédé à de simples opérations de restauration, il se lance à compter des années 1891 et 1892 dans des dépenses somptueuses pour son église, son presbytère et l'environnement proche de ces deux bâtiments, dépenses apparemment à ses frais. Il entreprend une rénovation complète de l'église selon ses goûts, achevée en 1897.

Le style baroque saint-sulpicien de l'église est original, et put choquer quelques autres ecclésiastiques, comme l'aménagement décoratif en peintures de couleurs vives et de nombreuses statues, telles qu'un diable sculpté soutenant un bénitier (ce qui est néanmoins courant au milieu du XIXe siècle comme dans l'église Saint-Malo de Dinan ; ce diable semblant écrasé par le bénitier, il ne transgresse pas l'orthodoxie religieuse).

Après l'abandon des fouilles en 1897, les constructions et les rénovations ne s'arrêtent pas en si bon chemin. En 1899, l'abbé Saunière achète six terrains à Rennes-le-Château, au nom de sa servante, Marie Dénarnaud, qu'il désigne comme sa légataire principale[note 2]. Le domaine construit jusque-là est terminé en 1906. Il aménage un jardin d'agrément avec une ménagerie (où sont réunis des singes, des aras), une serre, deux tours (une en verre et une en pierre, la tour Magdala) reliées par un chemin de ronde mais aussi une maison, la villa Béthanie, petite mais luxueuse comparée aux autres maisons du village, destinée initialement à accueillir les prêtres à la retraite ; mais Saunière, dit-on, y accueille de hautes personnalités, leur offrant les mets et les alcools les plus raffinés[34]. Selon Gérard de Sède, auteur de L'Or de Rennes qui promut le mythe du trésor de Rennes-le-Château, Saunière aurait dépensé un milliard et demi à deux milliards de francs entre 1891 et 1917[35] ; mais, selon Jean-Jacques Bedu, auteur de Rennes-le-Château, autopsie d'un mythe, cette estimation est fausse en raison d'un calcul erroné, basé sur la valeur actuelle du franc-or de 1900 [36].

L'œuvre architecturale la plus célèbre de l'abbé (et la plus représentée en photo) est sans aucun doute la tour Magdala qu'il bâtit au bord de la colline. Cette petite tour, aujourd'hui visitable, comme l'ensemble du domaine, abrite sa bibliothèque. Dans sa villa, il accueille des invités de marque qui viennent de très loin, mais dont l'identité reste obscure. Si la villa sert à loger les invités, Saunière ne vivra jamais ailleurs que dans son presbytère[37].

Le luxe de l'abbé fait murmurer les villageois et grincer des dents, l'évêché l'accuse de trafic de messes (voir le chapitre consacré à cette affaire), les gains de cette seule activité ayant permis de financer les constructions et le mobilier alors que d'autres importants donateurs (milieux royalistes, dont le Cercle Catholique de Narbonne dont le frère de Bérenger, Jean Marie Alfred Saunière, est l'aumônier, puis le véritable porte-parole[37]) lui permettent d'acheter des terrains et faire don de fortes sommes aux familles nécessiteuses.

Les années difficiles (1905 - 1917)[modifier | modifier le code]

Durant les dix premières années de ce nouveau siècle, l'abbé Saunière continue à dépenser sans compter (collections de timbres pour lui-même, vêtements, bijoux et parures pour Marie[38]). Déjà sermonné par l'évêché dès 1901 mais sans conséquence, sous l'épiscopat de Monseigneur Félix-Arsène Billard, il connaît sous l'épiscopat de son successeur, Monseigneur Paul-Félix Beuvain de Beauséjour, de nouvelles pressions quant à l'origine de ses ressources. Bérenger Saunière les explique par l'envoi de nombreux dons de bienfaiteurs anonymes, mais le nouvel évêque constate que ses livres de compte sont truqués[39]. Accusé de simonie, déplacé sur une autre paroisse en 1909 où il refuse de se rendre, Saunière finit par être traduit devant l'officialité qui le suspend a divinis en décembre 1910. Il est alors remplacé par un autre curé. Faisant appel à Rome, il est réhabilité en 1913, puis définitivement interdit de messe en avril 1915 à la suite d'une nouvelle démarche de son évêque[40].

Demeurant toujours à Rennes-le-Château, Saunière, pourtant suspendu, continue à officier dans sa villa, grâce à une petite chapelle aménagée dans la véranda où la majorité des villageois pratiquants viennent le rejoindre, boudant les messes du nouveau curé. Durant la Première Guerre mondiale, Saunière, qui n'a, par ailleurs, pas pu récupérer son église, se voit soupçonné d'espionnage par d'autres villageois, hostiles au curé[41]. Quoi qu'il en soit, les rumeurs vont bon train sur le trésor de Saunière, beaucoup étant tout à fait rationnelles et impliquant une attitude frauduleuse : pillage de tombes, dons pour participer à un complot royaliste, trafic de messe sur une grande échelle, ce qui aurait entraîné des mises en scène et l'absence d'infirmation par l'abbé Saunière sur la découverte d'un supposé trésor, de façon à brouiller les pistes et masquer l'origine douteuse de ses ressources. La plupart des hypothèses farfelues ont été émises après la mort de l'abbé (voir chapitre suivant).

Décès d'Alfred Saunière[modifier | modifier le code]

Jean Marie Alfred, dit Alfred Saunière, frère cadet de 3 ans de Bérenger et qui s'engagea comme lui dans la prêtrise, fut vicaire dans une paroisse nettement plus importante que celle de Rennes-le-Château, la petite ville d'Alzonne, bourgade très proche du siège du diocèse située à Carcassonne. Entre 1879 et 1892, il enseigna chez les jésuites[42].

Article connexe : Compagnie de Jésus.

Cet homme, qui mourut prématurément à l'âge de 50 ans, resta toujours très proche de Bérenger (permettant à certains chercheurs d'évoquer une certaine connivence voire une curieuse complicité entre eux[43]), mais sa vie fut nettement plus mouvementée. En 1897, il fréquenta de façon plus assidue la haute société locale, par exemple la Marquise du Bourg de Bozas, puis la famille du Marquis de Chefdebien, grand dignitaire de la Franc-Maçonnerie locale dont il devint le précepteur. Alfred dut cesser toute fonction et fut frappé, comme son frère aîné de "suspens a divinis". Il se retira en 1903 dans leur village familial de Montazels, où il vécut avec une femme plus jeune que lui et dénommée Marie Émilie Salière avec qui il aura un enfant qui naîtra après la mort de son père.

Alfred Saunière connut une déchéance plus importante que celle de son frère et finira par décéder le 9 septembre 1905, suite à ce qui semble une longue maladie.

Décès des abbés Rescanières et Boudet[modifier | modifier le code]

Avant la disparition des deux abbés de la paroisse voisine de Rennes-les-bains survenue en 1915, l'abbé Saunière avait déjà connu la disparition de l'abbé Jean Antoine Gélis, curé de Coustaussa, sauvagement tué le 1er novembre 1897. Cette mort a fait naître la supposition qu'il ait été co-détenteur du secret de Saunière - car les deux hommes se connaissaient bien -, et que l'assassin ait cherché à récupérer des documents importants. Mais durant l'enquête, aucun élément ne permit d'impliquer directement ou indirectement l'abbé de Rennes-le-Château dans ce crime [44].

Le 1er février 1915, mourut un coreligionnaire voisin, l'abbé Joseph Rescanières, curé de Rennes-les-Bains et successeur de l'abbé Henri Boudet dont certaines rumeurs et hypothèses prétendent qu'il aurait hérité des secrets de l'abbé Saunière[45]. L'abbé Boudet a longtemps été considéré comme très proche de l'abbé Saunière, mais sans véritable certitude. Cet abbé est l'auteur d'un ouvrage ésotérique très controversé : La Vraie langue celtique et le Cromlech de Rennes-les-bains[46], dont le contenu est scientifiquement intenable, car ce texte donne un rôle très ancien à la langue anglaise, pourtant reconnue par la linguistique comme s'étant formée durant l'époque médiévale. L'abbé Boudet décédera de mort naturelle 60 jours après son successeur l'abbé Joseph Rescanières. Ses archives passèrent dans la famille Saurel[47], la belle-famille de son frère Edmond.

Décès de l'abbé Saunière et de sa servante[modifier | modifier le code]

Tombe de l'abbé Saunière à Rennes-le-Château.

Les sept dernières années de Bérenger Saunière semblent être, à l'évidence, plus difficile au niveau matériel. D'une part celui-ci n'est plus le curé officiel de la paroisse et si l'accusation de trafic de messe est fondée, celui-ci ne peut plus s'adonner à ce genre d'escroquerie, puisque, d'une part, il n'est plus le curé en titre pour officier, et que d'autre part, il ne peut plus recevoir le courrier destiné à la paroisse et donc de l'argent d'éventuels donateurs. De plus, en 1914, la Première Guerre Mondiale survient et ses soutiens ou donateurs éventuels ont d'autres préoccupations[48].

Pourtant, l'abbé Saunière semble avoir des projets, lorsque, victime d'une attaque cardiaque, survenue alors qu'il se promène sur sa terrasse, il meurt soudainement le 22 janvier 1917. Marie Dénarnaud hérite de sa supposée fortune, de ses terres et surtout de ses dettes dans des conditions très particulières puisque selon l'ancien maire de Rennes-le-Château, Jean-François Lhuillier, la famille de l'abbé renonça à toute prétention sur cet héritage. Illettrée, puis rapidement isolée, Marie vécut recluse jusqu'en 1942, année où elle fit la connaissance de l'homme d'affaires perpignanais Noël Corbu, en échange de ce qui s'apparenterait à une rente viagère annuelle. L'année 1946, semble être l'année où elle effectue son testament en faveur de Monsieur et Madame Corbu, les instituant comme légataires universels du domaine où ils s'installent et où ils subviennent à ses besoins, l'ancienne servante n'ayant quasiment aucun revenu. « Mademoiselle Marie » est frappée, le 24 janvier 1953, d'une attaque cérébrale, la laissant muette et paralysée. Elle meurt cinq jours plus tard, le 29 janvier 1953, à 85 ans.

La tombe de Saunière dans le cimetière de Rennes-le-Château étant régulièrement vandalisée, sa dépouille est déplacée le 14 septembre 2004 dans le mausolée cultuel du domaine voisin, ancienne propriété de l'abbé[49].

Postérité de l'abbé Saunière : légendes et mystifications[modifier | modifier le code]

Noël Corbu transforme alors la villa Béthania en hôtel-restaurant, L'hôtel de la Tour, et pour attirer un maximum de touristes, embellit la légende de l'enrichissement de Saunière, grâce à l'entremise du journaliste André Salomon. Ce dernier publie trois articles dans son quotidien La Dépêche du Midi le 12, 13 et 14 janvier 1956[50]. Titré « La fabuleuse découverte du curé aux milliards. M. Noël Corbu connaît-il la cachette du trésor de l'abbé Saunière qui s'élève à 50 milliards ? », le troisième article contient une interview de Corbu qui raconte que l'abbé est tombé par hasard sur un trésor enfoui en 1249 sous son église par Blanche de Castille pour mettre la cassette royale à l'abri de l'avidité de vassaux opprimés ou de la révolte des Pastoureaux alors que le roi est parti en croisade[51].

Cette légende d'abord locale attire le dessinateur Pierre Plantard qui effectue des fouilles à Rennes-le-Château dans les années 1960, et finit par rencontrer Noël Corbu. Plantard publie dans des conditions assez rocambolesques en 1965 le 2e document des Dossiers secrets d'Henri Lobineau (« Les descendants mérovingiens ou l’énigme du Razès Wisigoth ») qui suggère que la monarchie française descend de rois mérovingiens liés aux mystères du pays de Razès qu'il situe dans la région de Rennes-les-Bains et de Rennes-le-Château. Plantard, lui-même associé à Philippe de Chérisey, contacte Gérard de Sède, leur rencontre aboutissant à la rédaction en 1967 de L'or de Rennes, ouvrage qui crée notamment la légende des parchemins (fabriqués par Philippe de Chérisey) et popularise les mythes du trésor de Rennes-le-Château. Ce livre au succès national sera un jalon important dans la littérature pléthorique autour de "RLC" (dans le jargon ésotérique) et servira de base à d'autres ouvrages publiés en France mais aussi dans des pays étrangers, notamment anglo-saxons.

En 1982, après avoir réalisé plusieurs films sur le mystère de Rennes-le-Château, trois journalistes britanniques, Henry Lincoln, Michael Baigent et Richard Leigh, publient un essai encore plus controversé, dénommé L'Énigme sacrée, qui relie, pêle-mêle (et toujours sans sources historiques vérifiées), la prétendue ancienneté médiévale du Prieuré de Sion, l'histoire des Templiers, celles des Cathares, de la dynastie des mérovingiens, du Saint-Graal et des origines du christianisme, affirmant que Marie-Madeleine serait venue en France avec un enfant de Jésus, voire avec Jésus lui-même. Ce livre donne, cette fois-ci, un retentissement international à l'affaire de Rennes-le-Château[52].

Depuis le lancement d'une petite affaire médiatique de 1956, parue dans un quotidien régional et lancée par un restaurateur en mal de clientèle dans un village retiré, au sujet d'un « mystérieux secret » et d'un « trésor fabuleux » caché par un curé dont il ne connaissait rien, plusieurs centaines de livres, essais, romans et divers articles de fond, de valeur très inégale mais le plus souvent farfelus, ont été publiés à propos de l'abbé Bérenger Saunière, sans compter les nombreux sites internet dédiés à cette affaire[53], sans oublier de multiples reportages, des téléfilms et des films de fiction très imaginatifs qui se baseront tous sur l'histoire désormais devenue mythique d'un simple curé de campagne peut-être équivoque et un peu dépassé par ses idées de grandeur, mais qui, dans la région même des Pyrénées occitanes ne fut pas un cas unique, puisque l'histoire du Père de Coma, curé dans la paroisse du Baulou, située à moins de 50 kilomètres de Rennes-le-Château, semble présenter beaucoup de similitudes avec celle de l'abbé Saunière, sans pourtant susciter autant de curiosités[54][55].

Commémorations[modifier | modifier le code]

L'année 2017 voit la célébration du centenaire du décès de l'abbé à Rennes-le-Château. Le 12 août de cette même année, une animation culturelle dédiée aux chercheurs et écrivains liés à « l'affaire » est organisée, salle de la Capitelle, située dans l'ancien domaine de l'abbé[56].

Les diverses pistes concernant la fortune de l'abbé Saunière[modifier | modifier le code]

Durant toute la période des travaux de rénovation et d'aménagement effectués par l'abbé Saunière, certaines rumeurs, dont la plupart prirent de l'ampleur bien après sa disparition [57], avancent l'hypothèse qu'il aurait découvert un trésor.

Les pistes aux « trésors »[modifier | modifier le code]

C'est l'entrepreneur Noël Corbu qui transforma le domaine de l'abbé Saunière en auberge dans les années 1960, qui raconta à la presse locale que l'abbé était tombé par hasard sur un trésor enfoui en 1249 sous l'église par Blanche de Castille (photo), sans en apporter la moindre preuve historique

Les hypothèses les plus fréquemment évoquées, pour tenter de justifier cette découverte mythique, sont, par ordre historique[58] :

(Cette hypothèse est très fragile : les sources sont très anciennes et n'attestent pas que ledit trésor ait pu subsister, ni même qu'il ait été enfoui à Rennes-le-Château).
Articles connexes : Volques Tectosages et Or de Toulouse.
(Cette hypothèse, la plus populaire, est certainement la plus fabuleuse, car elle mêle légende, religion et Histoire. Certains spécialistes ont tenté le lien avec d'autres trésors d'origine wisgothique, découverts plus récemment en Espagne. Cette idée de trésor a d'ailleurs été utilisée pour l'intrigue du scénario du téléfilm : L'Or du diable).
(Cette hypothèse, avancée par Noël Corbu à la fin des années 1960, est très aventureuse, car rien n'indique que la reine ait pu connaître jusqu'à l'existence du village).
Article connexe : Blanche de Castille.
(Cette hypothèse a été défendue, notamment, par l'écrivain Gérard de Sède, féru de pseudohistoire. L'ordre possédait, en effet, des « templeries » dans la région).
  • Le trésor des faux monnayeurs du château du Bézu, affaire datant du XIVe siècle
(Cette hypothèse historique est subtile, mais qui reste très difficile de démontrer par manque de sources historiques)[59].
  • Le trésor des Cathares. Un récit historique attesterait que lors la prise du château de Montségur par les croisés en 1244, quatre Cathares s'en seraient échappés avec un trésor
(Cette hypothèse reste douteuse car les Cathares, hommes pieux, détachés des valeurs du monde terrestre, n'avaient pas la mentalité à posséder des biens matériels, le trésor était certainement d'ordre spirituel, en admettant que ce récit soit exact).
Article connexe : Trésor des cathares.
(Cette hypothèse est souvent reprise par des articles de presse actuels[60] qui s'appuient sur les recherches de l'historien régional René Descailledas[61], car en 1789, cet ancien curé de Rennes-le-Château, craignant que les révolutionnaires s'emparent des biens de sa paroisse, aurait pu cacher dans son église quelques pièces en or. En revanche, compte-tenu du niveau de vie de la paroisse, l'éventuel « trésor » ne pouvait que se limiter à un petit magot).

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La piste du trafic de messes[modifier | modifier le code]

Mgr Beuvain de Beauséjour, évêque de Carcassonne, successeur de Mgr Billard, a accusé ouvertement l'abbé Saunière de trafic de messe.

En fait, il n'y a, à ce jour (2016), aucune preuve matérielle de la découverte d'un réel trésor. Les seuls faits historiques avérés qui seraient liés à l'enrichissement personnel de l'abbé se réfèrent à un trafic de messes. Le pillage éventuel de quelques tombes du cimetière communal, déjà évoqué dans un précédent chapitre, n'est pas suffisant pour expliquer un tel enrichissement sur une aussi longue période et une dernière piste, toute aussi fragile, pourrait laisser supposer que l'abbé ait pu exploiter la découverte de mystérieux parchemins qu'il aurait pu monnayer, mais celle-ci n'aboutit nulle part, puisque ces parchemins dont le contenu reste incertain n'ont jamais été retrouvés.

La piste principale reposerait donc sur une banale escroquerie : un substantiel trafic de messes (messe pour la guérison de maladie, messe aux défunts), consistant à détourner à des fins personnelles l'argent expédié par les congrégations et fidèles avec qui l'abbé est en contact à travers toute l'Europe. Ce trafic est basé sur une organisation maîtrisée[62]. Il est d'ailleurs historiquement reconnu que l'abbé fut accusé par l'Église de trafic de messes et de simonie par Mgr Paul-Félix Beuvain de Beauséjour (1839-1930), nouvel évêque de Carcassonne qui lui intentera en 1910 un procès canonique. Procès qui entraînera la déchéance des fonctions sacerdotales de Bérenger Saunière en 1911. Suite à une demande de l'autorité diocésaine de Carcassonne, le quotidien parisien anticlérical, Le XIXe siècle, publie dans sa une l'annonce suivante : « l'abbé Saunière, ancien curé de Rennes-le-Château, n'est nullement autorisé à demander hors du diocèse, ou à recevoir de diocèses étrangers, des honoraires de messes ». Le journal croit bon d'ajouter en bas de cette annonce le commentaire suivant : « Sauvons la caisse ! L'abbé Saunière gâte le métier en vendant des messes au rabais, et le voila pour concurrence déloyale boycotté par le syndicat des marchands de prières (sic) de son département. Comme les temps évangéliques sont loin »[63].

Jean-Jacques Bedu estime ce trafic à 100 000 intentions de messes, rémunérées de 1 à 5 francs chacune entre 1893 et 1915

Des éventuelles aides financières extérieures (sous forme de donations et legs) ont également été évoquées, le curé voisin de Rennes-les-Bains, l'énigmatique abbé Henri Boudet, ayant pu être alors considéré comme une sorte d'intermédiaire [64], hypothèse reprise dans le téléfilm L'Or du diable. Cependant, aucun document de nature comptable ou bancaire ne vient étayer ce fait, et ni l'abbé Saunière, ni sa servante n'ont jamais fait état d'une aide de ce type. Les deux hommes, bien qu'ayant le même statut d'ecclésiastiques géographiquement proches, ne semblait, en fait, guère se fréquenter, et selon certaines sources l'abbé Saunière n'assistera même pas aux obsèques de son ancien confrère[65]

La piste politique[modifier | modifier le code]

Selon le livre « Les Grands mystères de l'Histoire de France » écrit par l'historien Renaud Thomazo et édité par Larousse (Collection Les documents de L'Histoire) [66], l'abbé Bérenger Saunière, ainsi que son frère Alfred, étaient très proches des cercles royalistes légitimistes, dont le cercle de Narbonne. Soit les frères Saunière collectaient des fonds pour ces organisation auprès de leurs ouailles, soit ils servaient d'intermédiaires propagandistes auprès des populations locales à des fins purement politiques, afin de lutter contre la montée en puissance du Mouvement républicain à la fin du XIXe siècle dans le cadre cette nouvelle République qui succéda au Second Empire. Selon ces milieux catholiques, les politiciens liés à cette nouvelle organisation de la France étaient considérés comme des hommes sans Dieu. Bérenger Saunière a ainsi pu bénéficier d'aides pécuniaires en liaison avec cette activité, du moins au début de son ministère à Rennes-le-Château.

Cette action politique est d'ailleurs attestée par la suspension de Bérenger saunière par René Goblet, ministre des Cultes en 1885, durant six mois car le maire de Rennes-le-Château s'était plaint auprès du Préfet des agissements de l'abbé en raison de son action propagandiste auprès des paroissiens de la commune.

L'abbé Saunière dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

L'abbé Bérenger Saunière et le mythe de Rennes-le-Château ont inspiré de nombreux livres, essais, reportages, romans de fiction et des téléfilms et autres émissions de télévision, ainsi que, consécration suprême pour un homme sans aucune notoriété de son vivant (hors de son village), un musée municipal qui porte son nom[67].

Le « Musée-Domaine » de l'abbé Saunière[modifier | modifier le code]

Le domaine de l'abbé Saunière vu du ciel en 2016

Devenue propriété de la commune, l'ancien domaine de l'abbé Saunière, ainsi que son presbytère, ont été transformés en musée local sous la forme d'une SPIC[68]. Ce site, ouvert à tous les publics et d'accès payant, permet découvrir le petit presbytère (abritant les statues de cire de l'abbé et de Marie Dénarnaud, curieusement représentée plus vieille que son maître), la villa Béthania et son oratoire, les jardins, la tour Magdala et sa petite bibliothèque, le chemin de ronde et l'Orangerie. L'église étant situé hors du domaine son accès est gratuit, le cimetière communal restant fermé aux visiteurs (autorisation de la mairie).

Durant la saison estivale et en raison de la notoriété du village, trois parkings pour les véhicules à moteur sont conseillés avant l’entrée du bourg et un parking est réservé pour les véhicules transportant le public avec handicap au niveau du belvédère, bien que tous les bâtiments du domaine ne soient pas accessibles aux personnes se déplaçant en fauteuil roulant. Le château du village situé à proximité du musée n'est pas ouvert aux visiteurs.

Les célébrations du « centenaire » de l'abbé Saunière[modifier | modifier le code]

A l'occasion du centième anniversaire du décès de l'abbé Saunière, survenu à Rennes-le-Château le 22 janvier 1917, la municipalité a organisé le 21 janvier 2017, veille de cet anniversaire, des conférences sur un thème unique : « Bérenger Saunière, sa vie, son héritage » et le 22 janvier, jour anniversaire même, une mise en scène théâtralisée dénommée « Secrets d’Eglise – Le Trésor de l’abbé Saunière »[69].

À l'initiative de deux acteurs français, Fanny Bastien et Geoffroy Thiebaut, la troisième édition du « Festival du film insolite 2017 » prévue les 9 et 10 août 2017 à Rennes le Château, célébrera le 100ème anniversaire de la mort de l'abbé et présentera, à cette occasion, une sélection de courts métrages basé sur le thème de "l’Abbé Saunière, son trésor, Rennes le Château et la Haute Vallée de l’Aude". Ceux-ci seront jugés et récompensés par un jury composé essentiellement de professionnels de la presse écrite.[70]

L'abbé Saunière dans la littérature[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

Dans cet ouvrage, assez récent, qui consacre un chapitre entier à l'abbé Bérenger Saunière, le journaliste Alexandre Adler reconnait à l'ecclésiastique un enrichissement personnel, notamment lié à ses connaissances, au travers de son engament politique d'une part, et d'une escroquerie basée sur un trafic de messes organisée sur une grande échelle, d'autre part. Ce livre se consacre, ensuite, essentiellement à la supercherie organisée par Pierre Plantard qui exploita cette affaire d'enrichissement à des fins de publicité personnelle sous couvert de mystère ésotérique assez nébuleux.
Dans cet ouvrage assez connu dans le milieu ésotérique[réf. nécessaire], les trois auteurs anglo-saxons établissent au travers d'une enquête très personnelle, un lien entre les supposées découvertes de l'abbé Saunière, du Prieuré de Sion de Pierre Plantard, de l'histoire des Templiers, des Cathares, de la dynastie des mérovingiens, du Saint-Graal et des origines du christianisme, revu et corrigé selon une thèse très singulière, mais enfin de compte, sans source véritablement faible au niveau historique. Cet ouvrage influencera de nombreuses œuvres de fictions pseudo historiques[réf. nécessaire].

Romans[modifier | modifier le code]

L'abbé Saunière au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Les films[modifier | modifier le code]

  • Revelation (2001) est un film britannique réalisé par Stuart Urban. Le scénario du film tourne se base sur l'existence d'un complot d'une loge maçonnique templière visant à s'approprier une relique judéo-chrétienne dénommée le « Loculus ». L'enquête menée par Jake Martel fils de Magnus Martel (rôle interprété par Terence Stamp) les implique dans la légendaire lignée mérovingienne de Rennes-le-Château et entraîne la révélation d'un incroyable secret. Réalisé cinq ans avant le célébrissime film Da Vinci Code, ce thriller mystico-religieux emmène le spectateur dans le mythe de la supposée descendance du Christ, rappelant une des plus célèbres supercheries qui rendit célèbre Rennes-le-Château dans l'univers des passionnés d'ésotérisme avides de secrets autant fabuleux que nébuleux[réf. nécessaire].
  • Da Vinci Code (2006) est un film policier américain réalisé par Ron Howard, adapté du roman éponyme de l'Américain Dan Brown. Le film commence par la mort du conservateur du Musée du Louvre dénommé (dans le film) Jacques Saunière, entraînant le Professeur Langdon (rôle interprété par Tom Hanks) à mener une enquête de nature ésotérico-policière, accompagné par la cryptologue Sophie Neveu (rôle interprété par Audrey Tautou). Ensemble, ils doivent découvrir des signes dissimulés dans les œuvres de Léonard de Vinci, ancien maître du Prieuré de Sion en déjouant les pièges d'une organisation religieuse proche du Vatican et qui finira par impliquer directement la jeune cryptologue. Ce film évoque de façon très libre le mythe du Prieuré de Sion qui n'a, lui-même, qu'un rapport très indirect avec l'histoire de l'abbé Saunière, exploitée dans les années 1960 par un mythomane en mal de notoriété. Malgré ce lien très léger, ce film relancera l'intérêt de certains chercheurs sur le mythe de Rennes-le-Château et le supposé secret de l'abbé Saunière[réf. nécessaire].
Les téléfilms[modifier | modifier le code]
  • L'Or du diable (1988) est une série télévisée française découpée en 6 épisodes de 52 minutes et tournée en couleur. Celle-ci a été réalisée par Jean-Louis Fournier, à la suite d'une adaptation du roman cité précédemment. L'acteur principal est Jean-François Balmer dans le rôle de l'abbé Saunière. Ce téléfilm, diffusé pour la première fois sur FR3 en février 1989, est une évocation très libre et très romancée de la véritable histoire de l'abbé. En l'absence d'une autorisation de la municipalité de l'époque, les scènes extérieures n'ont pas été tournées à Rennes-le-Château, mais dans la commune de Pégairolles-de-Buèges, petit village de département de l'Hérault, choisi pour sa ressemblance avec Rennes-le-Château, et dans la grotte de la Clamouse pour les scènes souterraines[71].
Les reportages[modifier | modifier le code]
  • La roue tourne (1961) : une émission de l'historien Jean-François Chiappe animée par Guy Lux et Marina Grey. Il s'agit d'un jeu télévisé diffusé en mai 1961 sur la RTF et qui évoque pour la première fois à la télévision (mais sous une forme ludique), l'hypothétique trésor de Rennes-le-Château avec l'aide bienveillante du restaurateur Noël Corbu, lui-même déguisé dans le costume de l'abbé Saunière[73],
  • Mystères (1992), émission no 2 présenté par Alexandre Baloud, sur la chaîne de télévision française TF1 - « Le trésor de Rennes-le-Château », diffusé le (). Il s'agit du troisième reportage d'une émission qui en présente généralement entre quatre et cinq à la suite.
  • Sociétés secrètes - Les masques des comploteurs (2013) : émission d'investigation de la chaîne allemande ZDF, diffusée sur la chaîne franco-allemande ARTE, première diffusion le en France et en Allemagne sur cette chaîne[74]. Cette enquête effectuée par l'historien allemand Marian Füssel (diffusée dans la première partie de l'émission), dénonce le rôle de Pierre Plantard dans la création du mythe d'une filiation du Christ en s'appuyant sur le texte d'hypothétiques parchemins supposés découverts par l'abbé Saunière dans l'église de Rennes-le-Château, en omettant, cependant, d'évoquer le concours de circonstances qui a amené, par hasard, Pierre Plantard à Rennes-le-Château. En effet, l'hypothétique découverte d'un « trésor » à Rennes et la pseudo ancienneté du « prieuré de Sion », n'ont, à l'origine, aucun lien commun.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le nom de la « comtesse de Chambord » qui le nantit d'une subvention de 3 000 francs, fut évoqué comme éventuelle donatrice, mais l'épouse d'Henri d'Artois, dernier descendant agnatique de Louis XV, est morte en 1886.
  2. Marie Dénarnaud (12 août 1868 - 29 janvier 1953), fille de Guillaume et d'Alexandrine Marre, était la gouvernante et complice de l'abbé Saunière.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site "regards du Pilat sur l'hypothèse du trafic de messes
  2. Site de « Rennes-le-Château, en quête de vérité », page sur la famille Saunière
  3. Site de geneanet, page sur Joseph Saunière
  4. Livre "Les génies de l'arnaque" par P. Bellemarre, J-M Epinoux et J-F Nahmias, édition Albain Michel, 1994
  5. Site du musée del'abbé saunière, page 9
  6. Site de Rennes-le-château.irg, page sur la vie de l'abbé Saunière
  7. Site des Monuments historiques, page sur l'Église Sainte-Marie-Madeleine
  8. Guy Mathelié-Guinlet, Rennes-le-Château : le mystérieux trésor de l'abbé Saunière, Aubéron, , p. 96
  9. La vie extraordinaire de Bérenger Saunière - Rennes-Le-Château
  10. Extrait du rapport du Préfet de l'Aude sur les PV des séances du Conseil Général, session d'août 1883, pages 704 et 705
  11. Site du Musée de l'abbé Saunière, page 3, section II
  12. Site de rennes-le-chateau-archive.com, page sur Élie Bot
  13. Site R-L-C "En quête de vérité", fac similé de la facture de l'entreprise Monna
  14. Site du Cercle zététique, page sur Rennes-le-Château
  15. Jean-Luc Robin, Rennes-le-Château : le secret de Saunière, Éd. Sud-Ouest, , p. 19
  16. Site de la société perillos, 2e partie
  17. Livre : "Histoire du Trésor de Rennes-le-Château" par Pierre Jarnac, page 140, passage édité sur le site de la gazette de Rennes-le-Château
  18. Site de rennes-le-chateau-archive.com, page sur les parchemins
  19. René Descadeillas, Mythologie du trésor de Rennes, Éditions Collot, , p. 17-19
  20. Livre : L'or de Rennes par Gérard de Sède, Éditeur Julliard, page 24
  21. Claude Palmeti, Rennes-le-Château, Editions Publibook, , p. 36-37
  22. Les parchemins de Saunière
  23. Vincent Trovato, op. cité, p. 94
  24. René Descadeillas, op. cité, p. 20
  25. G. de Sède, L'Or de Rennes, Paris, 1967, édition Julliard
  26. Site de Rennes-le-château.org, page sur le patrimoine de Rennes-le-Château
  27. Site Rennes-le-château bs.com page sur la dalle des chevaliers
  28. Site de Rennes-le-chateau-archive.com, page sur la dalle des chevaliers
  29. Site de la Dépêche sur "l'affaire du crâne percé"
  30. « Imaginaire archéologiques », cahier no 22 par Christine Amiel, pages 61 à 86
  31. site perillos, chronologie par années
  32. Site octonovo, page sur la bibliothèque
  33. Jean-Luc Robin, op. cité, p. 65
  34. Claude Voisenat, Imaginaires archéologiques, Les Editions de la MSH, , p. 62
  35. Gérard de Sède, L'Or de Rennes, la Vie Insolite De Bérenger Saunière curé de Rennes-le-Château, Éd. René Julliard, 1968, p. 113
  36. Jean-Jacques Bedu, Rennes-le-Château, autopsie d'un mythe, Éditions Loubatières, , 237 p.
  37. a et b Christian Doumergue, Le secret dévoilé : enquête au cœur du mystère, L'opportun, , 480 p.
  38. Site société Perillos, page "micheline"
  39. Guy Mathelié-Guinlet, Rennes-le-Château : le mystérieux trésor de l'abbé Saunière, Aubéron, , p. 75
  40. Marie-France James, Ésotérisme et christianisme autour de René Guénon: ésotérisme, occultisme, franc-maçonnerie et christianisme aux XIXe et XXe siècles, Fernand Lanore, , p. 236
  41. Alain Cochet, Le Scriptal : Lacan et l'instance de la Lettre, Editions L'Harmattan, , p. 106
  42. renneslechateau.com, page sur Alfred Saunière
  43. Site de http://www.rennes-le-chateau-archive.com, page sur Alfred saunière
  44. Claude Palmeti, op. cité, p. 50-53
  45. Guy Mathelié-Guinlet, Rennes-le-Château : le mystérieux trésor de l'abbé Saunière, Aubéron, , p. 45
  46. Henri Boudet, La Vraie langue celtique et le Cromleck de Rennes-les-bains, Place des Éditeurs,
  47. L'Alphabet Solaire de Chaumeil et Rivière, page 31 (Éditions du Borrego, 1985)
  48. Site de la Culturothèque, page sur « les secrets de l'abbé Saunière »
  49. « Clochemerle à Rennes-le-Château »
  50. (it) Massimo Introvigne, Los Illuminati y el Priorato de Sión, Ediciones Rialp, , p. 213
  51. Vincent Trovato, Marie Madeleine : Des écrits canoniques au Da Vinci Code, Editions L'Harmattan, , p. 94
  52. Claude Voisenat, Imaginaires archéologiques, Les Editions de la MSH, , p. 63
  53. Site du musée Bérenger Saunière, page dédiée à la bibliographie
  54. David Galley, Enquêtes Sur La France Mystérieuse, (ISBN 9782360753147)
  55. Site le clos fleuri, page sur le monastère dynamité
  56. Site de La Dépèche, page sur le centenaire du décès de l'abbé Saunière
  57. Site de Jean-Michel Cosson sur le mythe de Rennes-le-Château
  58. Site d'Octonovo sur les trésors (thèses historiques)
  59. site de fenouillèdes.free.fr lire la ligne "année 1344"
  60. [Site de Le Point.fr, Page sur le mystère du magot de l'abbé Bérenger Saunière]
  61. [Livre "Imaginaires archéologiques" de Claude Voisenat, pages 61 et 62]
  62. Site portail-rennes-le-chateau.com, page sur le trafic de messe
  63. Le XIXe siècle, numéro 14946, samedi 11 février 1911, page 1, visible sur le site http://gallica.bnf.fr
  64. Histoire du Trésor de Rennes-le-Château de Pierre Jarnac, page 278 (Éditions Belisane, 1985)
  65. [Site de Renneslechateau.com, page sur les relations entre Boudet et Saunière]
  66. Site de l'éditeur Larousse, page sur Renaud THomazo
  67. Page d'accueil du musée Béranger Saunière
  68. Site de la commune de Rennes-le-Château, dossier de presse sur le musée-domaine de l'abbé Saunière
  69. Site de l'indépendant, page sur les cérémonies du centième anniversaire de la mort de Béranger Saunière
  70. Site du journal "l'indépendant" sur le festival du film 2017
  71. Site "tantdesaisons.wordpress, page sur la série L'or du Diable
  72. Site de l'indépendant, page sur le tournage du téléfilm Meurtres à Carcassone
  73. Site anglophone sur le prieuré de Sion, page sur l'émission de télévision
  74. Site Web d'ARTE, page sur l'émission "sociétés secrètes"

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Années 1960

  • Gérard de Sède, L'or de Rennes ou la Vie insolite de Bérenger Saunière, curé de Rennes-le-Château, Paris, Cercle du Nouveau livre d'histoire,
  • Gérard de Sède, Le Trésor maudit de Rennes-le-Château, Paris, J'ai lu, coll. « L'Aventure mystérieuse » (no A196),

Années 1970

  • René Descadeillas, « Mythologie du Trésor de Rennes: Histoire Véritable de L'Abbé Saunière, Curé de Rennes-Le-Château », Mémoires de la Société des Arts et des Sciences de Carcassonne, Années 1971-1972, 4e série, Tome VII, 2e partie; 1974; Éditions Collot, Carcassonne
  • Jean-Pierre Monteils, Nouveaux trésors à Rennes-le-Château, éd. Le treizième arcane, 1974, réédité chez Bélisane en 1998 (épuisé).
  • Jean-Pierre Monteils, Les mystères de Rennes-le-Château, éd. du rayon vert, Nice, 1977.

Années 1980

  • Jean-Pierre Monteils, Le dossier secret de Rennes-le-Château, éd. P. Belfond, 1981.
  • Jean Robin, Rennes-le-Château. La colline envoûtée, Paris, Éditions de la Maisnie, 1982. (ISBN 2-85-707082-9).
  • Pierre Jarnac, L'Histoire du trésor de Rennes-le-Château, Ass. pour le Développement de la lecture, 1985.
  • Claire Corbu et Antoine Captier, L'Héritage de l'Abbé Saunière, éd. Belisane, Nice, 1985.
  • Gérard de Sède ,Rennes-le-Château - Le dossier, les impostures, les phantasmes, les hypothèses, Éd. Robert Laffont, 1988
  • Jean Markale, Rennes-le-Château et l'énigme de l'or maudit, éd. Pygmalion, 1989.

Années 1990

  • Jean-Jacques Bedu, Rennes-Le-Château: Autopsie d'un mythe, éd. Loubatières, Portet-sur-Garonne, 1990, réédité 2003.

Années 2000

  • Christian Doumergue, Bérenger Saunière, prêtre libre à Rennes-le-Château, éd. Lacour, Nîmes, 2000.
  • Bruno de Monts, Bérenger Saunière curé à Rennes-le-Château 1885-1909, éd. Belisane, 2000, collection les amis de Bérenger Saunière.
  • Axel Graisely, Sur les traces de Bérenger Saunière - 17 ans d'enquête, éd. Daric, (ISBN 2-9516661-9-5), décembre 2005.
  • Christian Doumergue, L'Affaire de Rennes-le-Château, éd. Arqa, Marseille, 2006.
  • Kathleen McGowan "Marie Madeleine Le livre de l'Élue", 2007
  • Jean-Alain Spira, Rennes-le-Château : Du trésor des Wisigoths au secret de l'abbé Saunière, éd. Pégase, (ISBN 9782952684408), 2007
  • Laurent Buchholtzer, Rennes-le-château, une affaire paradoxale, ed. l'Œil du Sphynx, (ISBN 2-914405-45-6), 2008
  • Jean-Pierre Garcia, Rennes-le-Château - Le Secret dans l'Art ou l'Art du Secret, (ISBN 978-2-9530184-0-0), 2008.
  • Jean-Pierre Viguié, L'affaire Saunière, éd. APARIS, (ISBN 9782353352791), 2009

Années 2010

  • Jean-Louis Socquet-Juglard et Jean-Pierre Monteils, Ombres et lumières sur Rennes-le-Château, livre de 168 photos sur l'histoire de l'abbé et le pays de Couiza, éd. ARQA, Marseille, 2011
  • Vincent Berger, Rennes-le-Château par Curiosité, éd. Saint-Ferriol, 2012
  • Emmanuel Cruvelier, La dernière Demoiselle de Rennes, éd. Vérone, 2016
  • Renaud Thomazo, Les grands Mystère de l'Histoire de France (collection les documents de l'Histoire), pages 74 à 77, Editions Larousse, 2016

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]