Bérat (Haute-Garonne)

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Bérat
Bérat (Haute-Garonne)
Place devant la poste.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Muret
Canton Cazères
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Garonne
Maire
Mandat
Paul-Marie Blanc
2014-2020
Code postal 31370
Code commune 31065
Démographie
Gentilé Bératais, Bérataises
Population
municipale
2 984 hab. (2016 en augmentation de 7,45 % par rapport à 2011)
Densité 122 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 43″ nord, 1° 10′ 36″ est
Altitude Min. 202 m
Max. 265 m
Superficie 24,46 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Bérat est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Bératais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune de l'aire urbaine de Toulouse est située dans le Savès, à 35 km au sud-ouest de Toulouse et 15 km au sud-ouest de Muret.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Bérat est limitrophe de huit autres communes.

Communes voisines.
Communes limitrophes de Bérat[1]
Rieumes Poucharramet Lherm
Savères Bérat[1] Lavernose-Lacasse
Labastide-Clermont Bois-de-la-Pierre Longages

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par le Touch, la Louge, le canal de Saint-Martory, elle est aussi arrosée par deux autres petits affluents du Touch, le Ruisseau de Bordeneuve et le Ruisseau des Feuillants qui confluent tous deux sur la commune en rive gauche.

Situation géologique[modifier | modifier le code]

La commune de Bérat est établie sur la troisième terrasse de la vallée de la Garonne. L’originalité de cette vallée porte sur son profil dissymétrique par rapport au lit du fleuve. Sa rive droite est surplombée par un talus abrupt qui entaille profondément la molasse de l’ère tertiaire (coteaux de Carbonne, Muret) tandis que la rive gauche est constituée de terrasses en gradins bien visibles entre les villes de Toulouse et de Muret (les descentes de la route de Lavernose et de Longages nous amènent en seconde terrasse, la montée au pied du village de Rieumes en quatrième.

D’origine fluvio-sédimentaire, la genèse de ces terrasses résulte de la succession des différentes crises climatiques de la première période du Quaternaire. Ces terrasses correspondent à d’anciens lits alluviaux abandonnés par le fleuve. Bérat s’enracine sur un ancien lit de la Garonne, l’appareillage des murs des anciens bâtis et les galets de quartzite des jardins en font la preuve.

La superficie de la commune est de 2 446 hectares ; son altitude varie de 202 à 265 mètres[2].

Transport[modifier | modifier le code]

Plusieurs lignes du réseau Arc-en-Ciel permettent de rejoindre Toulouse et les communes voisines :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L'essentiel des constructions qui s'étire le long de la route départementale D 23 est situé sur une colline entre les vallées du Touch et de la Louge.

Logement[modifier | modifier le code]

L'urbanisation croissante s'explique par la périurbanisation due à la proximité de Toulouse, Bérat faisant partie de son aire urbaine[3].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Bérat est située sur une zone à risque d'inondation limité en bordure du Touch et de son affluent crue, ainsi qu'aux mouvements de terrain, affaissements et effondrements[4].

La commune est également concernée par un risque de séisme de 2/5 (faible)[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La préhistoire[modifier | modifier le code]

Bérat comporte de nombreux sites de gisements préhistoriques où l'on peut trouver, encore de nos jours, des objets taillés dans les quartzites déposés par la Garonne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'influente abbaye de Lézat[modifier | modifier le code]

Le nom de Bérat commence à apparaître avec certitude dans des écrits du Xe siècle et notamment dans le XIe acte du cartulairede l'abbaye de Lézat en date du mois de juin 946 lequel indique que " Sictrude donne à l'abbaye de Lézat (dépendante de l'abbaye de Cluny) le quart de l'église de Saint Pierre de Bérat, avec la moitié d'une vigne et d'une terre, et une redevance annuelle d'un demi-muid de vin".

En 1040, Lézat rétrocède ses droits aux hospitaliers présents à Poucharramet.

En 1071, Raymond Garsia, vassal d'Arnaud de Muret qui détient des terres de Bérat, cède un emplacement à l'abbaye de Lézat pour y créer la sauveté de Sainte Marie de Cog Morta, sur laquelle sera édifiée une église. Les hospitaliers rétrocèdent par la suite St Pierre de Bérat à Lézat, Raymond Arnaud approuve en 1084 la donation des deux églises. Les deux paroisses se regroupent pour former une seule sauveté autour de Saint-Pierre sur la base du village actuel. L'abbaye de Lézat établit à Bérat un prieuré qui se maintiendra jusqu'en 1710.

Bérat passe du clergé au Comminges[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, à la suite du mariage de Bernard Ier, comte de Comminges et de Diaz de Muret, Bérat entre en Comminges.

Bernard 1er passe à la maison d'Aspet (fin XIIe, début XIIIe siècle), une des plus grandes seigneuries du Comminges. Arnaud Raimond II d'Aspet marie sa fille à Fortanier de Comminges. de leur union naît Roger, qui sera seigneur de Bérat entre 1217 et 1259. Ramont AT et Bernard, fils de Roger étaient susceptibles de reprendre la seigneurie, le manque de documents durant cette période ne permet pas d'étayer cette hypothèse. La sauveté laisse place à un village, groupé autour d'un château élevé sur motte et entouré d'eau (lieu-dit "le Barradas" à l'actuel emplacement du groupe scolaire)

Du XIIIe au XIVe siècle va perdurer une période trouble alimentée par des guerres seigneuriales, les guerres de religions et la guerre de Cent Ans, ce qui amènera les seigneurs d'Aspet à édifier une forteresse pour protéger les populations, ce dont l'église était incapable. le château, fut au bout du compte réduit en cendres, quelques vestiges subsistèrent jusqu'au XVIIIe siècle, d'où son nom de "Barradas" = fortin détruit.

On reparle en 1306 d'un autre Bernard d'Aspet seigneur de Bérat, dont le fils Raimond d'Aspet seigneur à son tour vers 1379 épouse dame Tiburge de Pailhés. On retrouve la trace d'un Jean d'Aspet au début du XVe siècle qui signe ses actes en tant que seigneur de Bérat.

À partir du Moyen Âge jusqu'à sa disparition en 1790 pendant la Révolution française, Bérat faisait partie du diocèse de Rieux.

Alliance du Comminges avec le Béarn[modifier | modifier le code]

C'est en 1420 que succèdent aux Aspet, les Coarraze, issus du Béarn. Raymond Arnaud de Coarraze (compagnon de Jeanne d'Arc)se marie avec une Aspet en 1421 et devient, de fait, seigneur de Bérat, Espaon et co-seigneur de Péguilhan. Son frère Bernard est attesté comme Baron de Bérat en 1432 et de l'union de ce dernier avec Sibylle de Castelbajac naît Jean de Coarraze Baron de Bérat entre 1477 et 1506.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Alliance du Béarn avec l'Armagnac[modifier | modifier le code]

En 1470, l'arrêt des conflits permet aux ecclésiastiques de reprendre leurs activités. Le site du château semble abandonné et l'on débute alors la construction de l'église actuelle Une période non documentée ne permet pas d'établir le jeu des alliances qui allaient s'opérer entre les Coarraze et les Duffaur, originaires d'Armagnac.

Les Duffaur de Coarraze s'établissent au domaine de Latour. En 1596, Corban Duffaur de Coarraze, seigneur de Bérat, épouse Isabeau de Jaubert. Ils ont pour fils Jean-Pierre II Duffaur de Coarraze, seigneur lui aussi, qui épouse en 1624 Catherine de Béon de Lapalu puis Catherine Darmoutiou-Vinou.Leur fils Jean Louis Duffaur de Coarraze, né en 1627, est baron de Bérat. Il épouse Jeanne Marie d'Encausse, ils auront un hériter, Philippe, seigneur de Sémesies qui meurt vers 1692 à Bérat sans postérité. Son frère hérite de la seigneurie qu'il lègue à Jean-Louis II, né en 1687 et cité en 1736, lequel épouse Anne de Villemur de Pailhés, d'où François-Antoine Duffaur de Coarraze né en 1721. Ce dernier co-seigneur de Bérat, épouse Anne-Marie de Binos. Le dernier des Duffaur de Coarraze est cité comme étant premier page du Roi. Il émigrera en 1799.

Alliance avec des marchands anoblis, retour du clergé et Révolution française[modifier | modifier le code]

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Bérat revient dans le giron de l'église et fait partie de l'Évêché ainsi que de la jugerie de Rieux. Les de Papus (liés au capitoulat de Toulouse), famille de marchands anoblis au XVIe, partagent la seigneurie de Bérat avec les Duffaur de Coarraze.

La famille des Papus, connue à Toulouse depuis 1518 et dont un quartier de la ville porte encore le nom. donneront plusieurs baron à Bérat avec François III de Papus, mort en 1665, époux de Jeanne de Coulet puis de Marie de Frézals ainsi que le fils Jean de Papus qui épousera Marie Dumas, d'où François IV, né à Venerque en 1630 qui sera également cité comme Baron de Bérat, ce dernier épousant Marie de Combettes en 1676, d'où Marie Joseph qui épouse en 1690 Marie de Parade, et sera Baron de 1733 à 1738. leur fils François V est cité en 1779 sous le titre de Baron de Bérat et co-seigneur de Lherm. François V eut de ses épouses successives, Perette de Boredon puis Jeanne de Lézat, deux filles, Henriette, qui prendra le nom de Dufas et Jean-Gabrielle celui de Legardeur.

La Révolution viendra balayer les droits seigneuriaux. Les titres se perdent et les biens sont partagés au début du XIXe siècle...

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

Bérat appartient tout d'abord au canton de Noé, puis à celui de Carbonne, et enfin, le , à celui de Rieumes. Au XIXe siècle, la vigne et le commerce font la prospérité de Bérat. En 1881, la population est de 1 017 habitants répartis dans 289 maisons.

Pour 1939-1945 voir :

Article détaillé : Maquis de Rieumes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 2 500 habitants et 3 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de vingt trois[5],[6].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes Cœur de Garonne et du canton de Cazères (avant le redécoupage départemental de 2014, Bérat faisait partie de l'ex-canton de Rieumes) et avant le 1er janvier 2017 elle faisait aussi partie de la communauté de communes du Savès.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1983 Joseph Veron    
1983 2008 Jean Pierre Delhom SE agriculteur retraité
2008 En cours Paul-Marie Blanc PS musicien

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8]. En 2016, la commune comptait 2 984 habitants[Note 1], en augmentation de 7,45 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7256949439881 1031 1471 1411 1891 214
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2191 1311 0911 0531 0181 0161 0281 019980
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
917939915849852812750766802
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
8188048239801 1531 4072 2492 3692 806
2016 - - - - - - - -
2 984--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[11] 1975[11] 1982[11] 1990[11] 1999[11] 2006[12] 2009[13] 2013[14]
Rang de la commune dans le département 108 106 113 111 109 85 72 73
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé…) a encore une place importante mais tend à diminuer en faveur de zones résidentielles liées à la proximité de l'agglomération toulousaine.

L'artisanat ainsi que le commerce y sont bien représentés.

Depuis 2008, un marché de plein vent rassemble tous les dimanches de 7 heures à 12 heurs de nombreux commerçants : marchands de fruits et légumes, de pains, boucherie, charcuterie, traiteur, fleurs, vêtements[15]...

Industrie[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bérat fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par une école primaire qui comptait 425 élèves en 2011 : 265 à l'école élémentaire (11 classes) et 160 à l'école maternelle (6 classes).

Culture[modifier | modifier le code]

Bibliothèque, salle des fêtes, fête locale en septembre, vide-greniers, et de très nombreuses associations sont présentes sur la commune.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Football, rugby à XV,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la Communauté de communes du Savès[16].

Il existe une déchèterie située sur la commune de Rieumes (déchèterie du Savès)[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. [1]
  4. a et b « Géorisques | Mieux connaître les risques sur le territoire », sur www.georisques.gouv.fr (consulté le 6 décembre 2018)
  5. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  6. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031065.html.
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. « Information communale : Marché de Bérat - Le marché fête ses 10 ans », Bulletin municipal : Bérat et vous, no 34,‎ , p. 3.
  16. http://www.ccsaves31.fr/ordures-menageres-residuelles
  17. http://www.ccsaves31.fr/decheterie
  18. https://www.ladepeche.fr/article/2012/06/29/1389632-berat-philippe-fore-en-haut-de-l-affiche.html