Bénédicte Henriette de Wittelsbach

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Bénédicte Henriette de Wittelsbach
BenediktaHenrietteSimmBraunschw.JPG
Biographie
Naissance
Décès
Famille
Père
Mère
Fratrie
Anne de Bavière
Louise-Marie du Palatinat (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Enfants
Autres informations
Religion

Bénédicte Henriette de Wittelsbach, née le 14 mars 1652 à Paris et morte le 12 août 1730 à Asnières, est une princesse allemande catholique, élevée en France, qui fut la belle-mère de l'empereurJoseph et une correspondante de Leibniz .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille d'Anne de Gonzague de Clèves et d'Édouard prince Palatin, elle fut élevée à Paris au couvent de la Visitation, où s'était notamment retirée Louise de La Fayette[1], et fut mariée[2] le 30 novembre 1668 à Hanovre au vieux duc Jean-Frédéric de Brunswick-Calenberg (1625-1679) à seize ans. Le duc s'était converti au catholicisme en 1651. Ils eurent quatre filles :

  • Anne-Sophie de Brunswick-Lüneburg (10 février 1670 – 24 mars 1672) ;
  • Charlotte de Brunswick-Lüneburg (8 mars 1671 – 29 septembre 1710), mariée en 1696 à Renaud III de Modène (1655-1737) ;
  • Henriette-Marie de Brunswick-Lüneburg (9 mars 1672 – 4 septembre 1757), non mariée ;
  • Wilhelmine-Amélie de Brunswick-Lunebourg (21 avril 1673 – 10 avril 1742), mariée en 1698 à l'empereur du Saint-Empire, Joseph.

Elle fait souffler un esprit français à la Cour de Hanovre. Des courtisans français sont accueillis, et en ville des artistes et artisans français. Bonne musicienne et mélomane, elle raffolait de l'opéra italien.

À la mort de son époux en 1679, elle retourna vivre à Paris près de sa sœur la princesse de Condé, et paraissait à la Cour, où vivait sa cousine, la princesse Palatine, duchesse d'Orléans et belle-sœur du roi. Elle fut en correspondance avec Leibniz[3], que son mari avait reçu à Hanovre. Elle se rendit aussi plus tard à Modène, où vivait sa fille, mais ne s'entendant pas avec son gendre, elle retourna vivre à Paris ; elle mourut à Asnières où vivait sa sœur. Ses entrailles sont inhumées en l'église Sainte-Geneviève d'Asnières.

C'est une aïeule de Louis XVI, ainsi que de nombreux monarques européens, dont Juan Carlos d'Espagne, Manuel II de Portugal, Humbert II d'Italie et Henri de Luxembourg[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Émile Bougaud, St. Chantal and the Foundation of the Visitation. Vol. 2. New York : Benziger Brothers, 1895. Google Books, p. 258.
  2. Le mariage a été arrangé par l'intermédiaire du baron de Gourville, proche des Condé.
  3. (en) State papers and correspondence: illustrative of the social and political... par John Mitchell Kemble, p. 224
  4. http://fabpedigree.com/s091/f501109.htm