Bélaye

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Belaye.
Bélaye
Image illustrative de l'article Bélaye
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Cahors
Canton Canton de Luzech
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Lot et du Vignoble
Maire
Mandat
Jacques Baijot
2014-2020
Code postal 46140
Code commune 46022
Démographie
Population
municipale
231 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 27′ 57″ nord, 1° 11′ 37″ est
Altitude 209 m (min. : 80 m) (max. : 274 m)
Superficie 18,69 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte administrative du Lot
City locator 14.svg
Bélaye

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte topographique du Lot
City locator 14.svg
Bélaye

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bélaye

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bélaye
Liens
Site web Site officiel

Bélaye (Belaiga en occitan[1]) est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Église Grande, façade ouest.
Le chœur.
Le retable.
Vitrail.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Quercy sur le Lot. Ancien fief des évêques de Cahors, Bélaye, petit village médiéval situé en promontoire sur la basse vallée du Lot, présente un panorama sur le vignoble et les communes avoisinantes. La commune, d’une superficie de près de 2 000 hectares offre au promeneur ses vastes étendues boisées et viticoles sillonnées de nombreux chemins pédestres permettant de relier les hameaux pittoresques de Latour, de Lalaurie ou  de Lalande.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Belaye écrit Belaic ou Bellaic au XIIe siècle provient de Bèl et de lancien occitan aitz, ais, aizer qui désigne le lieu où l'on habite, la demeure[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bélaye, village médiéval

Dès le XIIIe siècle, Bélaye apparaît comme l’une des principales cités du Quercy. Vingt paroisses des environs dépendaient de l’archiprêtré de Bélaye. Place stratégique, la ville fut le théâtre de nombreux combats entre Anglais et Français durant la Guerre de Cent Ans (XIVe siècle).
Châteaux et églises furent saccagés et pillés au XVIe siècle, au cours de l’occupation de la ville par les protestants lors des Guerres de Religion.
Depuis la Révolution française, Bélaye, d’abord chef-lieu de canton, a connu un lent déclin, accentué à la fin du XIXe siècle par la crise du phylloxera, puis au début du XXe siècle par la terrible saignée que fut la Première Guerre mondiale.

La Légende de Bélaye :

Vers 1340, Bélaye se trouva assiégée par trois seigneurs de notre contrée favorables au parti du roi d’Angleterre Edouard III, qui venait de se proclamer roi de France : Raymond de Durfort, seigneur de Fenouillet et de Lacapelle, Bernard Bonafous, baron de Pestillac et Philippe Dejean, seigneur des Junies. La ville résista vaillamment à leurs assauts, à l’abri de ses fortifications. La légende veut que ce fut la trahison d’un de ses habitants qui permit aux « Anglais » de conquérir la place-forte : un marchand ambulant, Catinas, indiqua à l’ennemi une porte mal gardée et Bélaye tomba par surprise. En 1348, après de longues négociations avec l’évêque de Cahors, seigneur de la ville, Durfort consentit à restituer Bélaye contre 3 000 écus d’or. Une fois délivrés de leurs occupants, les Bélaycois se vengèrent du traître Catinas : ils l’enfermèrent dans un tonneau hérissé de piques et le précipitèrent du haut de la Cévenne…

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1943 1969 Raymond Delpech    
1969 1995 Camille Fauchie    
1995 2002 Jean-Marie Delanoé    
2002   Jacques Baijot    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 231 habitants, en augmentation de 6,94 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 099 1 157 1 118 1 098 1 153 1 193 1 115 1 110 690
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
873 855 806 809 807 777 704 584 552
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
528 510 487 419 406 356 329 280 242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
259 255 228 204 220 223 221 216 231
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
Vitrail.
Vitrail.
Rosace.

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : cahors (AOC)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans le bourg de Bélaye :

  • Les vestiges du château de l’évêque (mur avec meurtrières), XIIIe siècle. (inscrit au titre des monuments historiques) ;
  • l'ancienne maison Boutet (donjon médiéval) ;
  • La maison Raynaly (XIIIe  siècle) : fenêtres à colonnettes avec figurines ;
  • Les ruines du château du co-seigneur (XIIIe siècle). Il se dressait à l'extrémité Est du castrum, d'où il dominait tous les lieux environnants ;
  • L'ancien presbytère : fenêtres à meneaux ;
  • L'Église Saint-Aignan ou Église Grande, Église Neuve, Église de l’Hôpital, (XIVe siècle), style gothique. Restaurations au XVIIIe siècle (modification de la porte d’entrée, exhaussement du pavé dans un style néo-roman). À l’intérieur, dans le chœur, le retable en noyer a été placé en 1858. Il s’agit d’un retable baroque, ramené d’Espagne par le maréchal Bessières, duc d’Istrie, qui le destinait à l’origine pour l’église de Prayssac. Celle-ci étant trop petite pour le recevoir, il fut finalement installé dans l’église de Bélaye (l’église, le retable ainsi que différents objets mobiliers sont inscrits au titre des monuments historiques).

En dehors du bourg :

  • Le repaire de Bellegarde, attesté dès le XVIe s.
  • Le château de Lalande : attesté depuis le XIVe s.
  • Le château de Floyras : à l'entrée de la vallée de Latour se trouvent les ruines du château de Floyras. Il daterait de la fin du XVIe s. mais fut fortement remanié au XIXe s.
  • Le Château de Cousserans XVe siècle [7]. Cousserans est cité dans un acte de 1284 sans qu'il apparaisse un château. La terre est alors aux Grézels, chevaliers habitants à Bélaye. En 1472, Pons del Bosc, Chanoine de la Cathédrale de Cahors, achète les terres avec sa tour ruinée au seigneur de Hautcastel. La vente devint définitive sept ans plus tard. Le nouveau propriétaire a construit le château entre ces deux dates.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations assurent à Bélaye une animation culturelle et festive de qualité tout au long de l’année. En particulier les Rencontres de violoncelle de Bélaye[8], qui en sont à leur 25e année en 2013.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Patrici Pojada, Dictionnaire toponymique occitan du Lot, Centre de Ressources occitanes et méridionales, Académie de Toulouse, Université de Toulouse - Le Mirail, Région Midi-Pyrénées, 2009, en ligne sur le site du Congrès Permanent de la Lenga Occitana
  2. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 106.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Thierry Crépin-Leblond - Le château de Cousserans à Bélaye - pp.157-160, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1993
  8. Rencontres de violoncelle de Bélaye

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :