Béchir Ben Yahmed

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Béchir Ben Yahmed
البشير بن يحمد
Description de cette image, également commentée ci-après

Béchir Ben Yahmed en 1984

Naissance (89 ans)
Djerba, Tunisie
Nationalité française
tunisienne
Profession
Autres activités
Secrétaire d'État à l'Information (1956-1957)
Formation
Conjoint
Danielle Ben Yahmed
Descendants
Amir Ben Yahmed
Marwane Ben Yahmed

Béchir Ben Yahmed (البشير بن يحمد), né le 2 avril 1928 à Djerba[1], est un journaliste franco-tunisien.

Il reste pendant de longues années le directeur de publication de l'hebdomadaire Jeune Afrique et le président-directeur général du Groupe Jeune Afrique. Homme d'affaires actif dans la presse africaine, il est également auteur de chroniques et l'actuel directeur de publication du mensuel La Revue.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de HEC, il fait partie, de 1954 à 1956, de la délégation tunisienne négociant l'autonomie interne puis l'indépendance de la Tunisie[1]. Dans la même période, en avril 1955, il fonde l'hebdomadaire L'Action qui cesse de paraître en septembre 1958. Le 15 avril 1956, il est nommé secrétaire d'État à l'Information dans le cabinet du Premier ministre Habib Bourguiba. Benjamin de l'équipe ministérielle, il ne siège pas à l'assemblée constituante car il n'a pas l'âge requis pour la députation.

Entré en conflit avec la politique de Bourguiba devenu président, il démissionne du gouvernement en septembre 1957 et fonde le 17 octobre 1960 Afrique Action, qui devient Jeune Afrique le 21 novembre 1961. En mai 1962, il émigre à Rome, avant de s'installer à Paris à la fin 1964.

Il conserve la direction de la rédaction de Jeune Afrique jusqu'au 14 octobre 2007[2], date à laquelle François Soudan lui succède. Il s'impose comme une source d'information sur l'ensemble du continent africain[3].

Ben Yahmed a également fondé les Éditions du Jaguar. En 2006, il crée aussi La Revue : pour l'intelligence du monde dont il est le directeur et le rédacteur en chef[4].

Son épouse Danielle, avec qui il se marie le 2 avril 1969 à Rome[5], et ses fils Amir et Marwane Ben Yahmed occupent des postes clés au sein du Groupe Jeune Afrique.

Critiques[modifier | modifier le code]

Les relations entre Ben Yahmed et le président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali se resserrent à partir de 1997. Ben Ali sauve en effet Jeune Afrique de la faillite en injectant plusieurs millions de dinars dans l'entreprise à travers des prête-noms[6]. « Aider Jeune Afrique n'est pas un souhait, c'est une consigne présidentielle » explique Le Canard enchaîné en évoquant l'opération financière pilotée par deux proches du président[7].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Ce que je crois, tome 1 : Les années d'espoir 1960-1979, éd. du Jaguar, Paris, 1998 (ISBN 2852584077)
  • Ce que je crois, tome 2 : Face aux crises 1980-1996, éd. du Jaguar, Paris, 1998 (ISBN 2852584069)
  • Ce que je crois, chroniques 2001, éd. du Jaguar, Paris, 2002 (ISBN 285258462X)
  • Ce que je crois, chroniques 2002, éd. du Jaguar, Paris, 2003 (ISBN 2852584638)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « À propos de Béchir Ben Yahmed », sur bechir-ben-yahmed.blog.jeuneafrique.com
  2. Béchir Ben Yahmed, « Nécessaire évolution », sur jeuneafrique.com, (consulté le 15 août 2016)
  3. « Béchir Ben Yahmed (H.52) « rajeunit » Jeune Afrique », sur jeuneafrique.com,
  4. « Qui sommes-nous ? », sur larevue.info
  5. Zyad Limam, « Serge Guetta, un banquier au cœur d'or », Jeune Afrique, 20 janvier 2013, p. 18-19
  6. Tiphaine Crézé, « Comment Ben Ali soutenait Jeune Afrique (Canard) », sur arretsurimages.net, (consulté le 15 août 2016)
  7. « Ben Ali aurait aidé Jeune Afrique », sur lefigaro.fr, (consulté le 15 août 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]