Azille

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Azille
La gare.
La gare.
Blason de Azille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Rieux-Minervois
Intercommunalité Carcassonne Agglo
Maire
Mandat
Philippe Chevrier
2014-2020
Code postal 11700
Code commune 11022
Démographie
Gentilé Azillois
Population
municipale
1 159 hab. (2014)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 41″ nord, 2° 39′ 30″ est
Altitude 84 m (min. : 39 m) (max. : 120 m)
Superficie 23,33 km2
Localisation

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Azille

Azille est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du Minervois située au pied de la Montagne Noire, dans l'AOC vin de pays des Coteaux-de-Peyriac.

Histoire[modifier | modifier le code]

Azille recèle en maints endroits de son territoire, les vestiges des civilisations qui se sont succédé de la Préhistoire à nos jours; les tombes à incinération de l'âge du fer, dont le résultat des fouilles est déposé au musée d'Olonzac, la superbe villa romaine de la serre de Billery, dont la statue d'un silène de type grec qui pourrait être une représentation du satyre Marcyas est exposée au musée archéologique de Narbonne, ainsi que les nombreux sites répertoriés sur son territoire en témoignent. La récente découverte d'une nécropole wisigothe aux abords du village oriente vers une implantation sur son emplacement actuel dès les premiers siècles.

Au Moyen Âge, Azille est une des villes les plus importantes de l'archidiocèse de Narbonne. Au cours du XIVe siècle, elle s'enrichit de l'église Saint-Julien, unie au chapitre Saint-Just de Narbonne, et de deux couvents, les Cordeliers et l'abbaye royale de Sainte-Claire. Fait exceptionnel, en dehors de la cité épiscopale, elle est alors la seule à posséder deux paroisses, Saint-Julien et Saint-André. La paroisse Saint-André, connue aujourd'hui par ses ruines et la dénomination d'un quartier, était unie en 1096 à Saint-Jacques-de-Béziers, puis en 1118 à l'abbaye de Lagrasse et enfin à Saint-Sébastien-de-Narbonne.

Saint julien fut le siège de l'archiprêtré du Minervois. Au XIVe siècle, elle reçoit le titre de « comté » : Azilhan lo Comtal. Elle fut ainsi dénommée jusqu'à la fin du XVIe siècle. Ville libre de tout pouvoir seigneurial dès 1483, elle appartient à la couronne, d'où les armes de son blason qui sont celles du roi, et elle est administrée par ses propres consuls élus.

Établie sur un éperon rocheux, la ville s'entoure de murailles fortifiées dotées de plusieurs portes et de tours rondes et carrées. La cité trop à l'étroit dans son enceinte crée alors plusieurs faubourgs dont celui de l'est au-delà de la porte de Narbonne, le plus ancien, qui s'enferme lui aussi dans une muraille. Au début du XIIIe siècle, Azille, touchée par le catharisme possédait une maison de Parfaits, qui disparut avec la tourmente de la Croisade. En 1289, 63 ans après la mort de François d'Assise, Eustache de Lévis fonde, ou restaure, le couvent des cordeliers situé hors les murs, dans le faubourg nord de la cité. En 1331, sa fille Isabelle de Lévis, veuve de Bertrand de l'Isle, fonde dans l'enceinte l'abbaye royale de Sainte-Claire (abbaye de Clarisses). Des vestiges des murailles et des monuments sont encore visibles de nos jours et font l'objet de visites guidées proposées par le syndicat d'initiative.

L'économie était basée traditionnellement sur la culture des céréales : les blés d'Azille étaient les plus réputés du Minervois, au début du XIXe siècle encore. Elle reposait aussi sur l'huile d'olive dont la commune était le plus grand producteur dans la région, et enfin sur le vin. Les nombreuses sources et fontaines permettent aux tanneurs et drapiers de prospérer. Située au cœur du pays Minervois la cité d'Azille draine aussi, lors de foires ou de marchés réputés, les petits producteurs de la Montagne Noire, toute proche.

À la fin du XIXe siècle, avec l'arrivée du chemin de fer (ligne de Moux à Caunes-Minervois), construit à cet effet, le commerce et l'industrie se développent. S'édifient alors de belles demeures bourgeoises visibles autour de la promenade : château Gallimard où séjourna le musicien César Franck. Château Raymond. Maisons Mignards et Auzoulat, avec d'intéressants décors de terre cuite.

Le canal du Midi, construit par Pierre-Paul Riquet en 1666, patrimoine mondial, traverse la commune sur 4 km. Dans la portion azilloise, on trouve l'écluse et le pont Riquet de Jouarres.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Azille

Son blasonnement est : D'azur aux trois fleurs de lys d'or.

Vue panoramique d'Azille au pied de la Montagne Noire.
Vue panoramique d'Azille au pied de la Montagne Noire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2020 Philippe Chevrier DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 159 habitants, en diminution de -0,43 % par rapport à 2009 (Aude : 3,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 114 1 373 1 467 1 488 1 498 1 580 1 572 1 636 1 648
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 613 1 680 1 860 1 854 1 970 2 238 2 129 1 941 2 000
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 062 2 107 2 033 2 110 1 960 1 989 1 836 1 564 1 524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 495 1 441 1 205 1 195 1 052 1 056 1 080 1 164 1 159
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher-tour de 36 mètres.
  • L'église paroissiale Saint-Julien-et-Sainte-Basilisse : l'église date du XIVe siècle, elle est classée monument historique. C'est un remarquable exemple de gothique méridional avec nef unique large, à trois travées croisées d'ogives, et vaste abside à pans, clocher tour de 36 m. Elle renferme plusieurs objets remarquables : une chapelle de la confrérie de Saint-Jacques avec des statues et reliquaires en bois doré. Cette chapelle servait de siège pour la confrérie des pèlerins. Azille fut un temps un lieu de départ de pèlerinage vers Compostelle. L'église renferme également l'une des plus belles réalisations de la sculpture gothique méridionale, une Vierge à l'Enfant en pierre polychrome, considérée comme l'une des plus belles réalisations de la sculpture gothique du XIVe siècle, dans la France méridionale. Elle figura à ce titre dans deux expositions à Paris, notamment au Grand Palais.
  • Saint-Étienne de Tersan à Vaissière : cette église préromane possède un plan basilical à trois nefs et trois absides. La nef tripartite et les deux absidioles datent du Xe siècle. Au XIe siècle, fut entrepris un voûtement partiel des vaisseaux. Le chapiteau au sud du chœur a été attribué à l'atelier du maître de Cabestany. Il a été créé au XIIe siècle pendant la reconstruction de la grande abside.
  • La source Saint-André : elle jaillit dans un édicule gothique du XIVe siècle voûté par une croisée d'ogives. Son nom rappelle la paroisse qui existait au XIe siècle et qui fut détruite en 1791.
  • L'ancien presbytère, vraisemblablement le Tinal des archiprêtres  : belle salle avec plancher porté par des arcs diaphragmes en tiers-point, chanfreiné, visibles au syndicat d'initiative.
  • L'abbaye royale Sainte-Claire : désaffectée et vendue à des particuliers sous la Révolution, on peut en apercevoir les vestiges sur la place de l'église.
  • Le monastère Sainte-Claire : les religieuses clarisses sont revenues à Azille en 1891 et ont bâti leur monastère près de la route de la Livinière. En 2008 [5], les clarisses ont passé le relais aux Chanoinesses de la Mère de Dieu.
  • Le couvent des Cordeliers : fondé au XIIIe siècle, vendu à la Révolution, on peut encore voir les vestiges de l'église des Cordeliers chez les particuliers. Plusieurs pierres sculptées sur des façades d'immeubles de la ville en proviennent sans doute. Les arcs du chœur de l'église sont visibles depuis les allées Pol-Lapeyre.
  • Le rempart du Moyen Âge : Partiellement détruit au XVIIIe siècle, il fut pour la plus grande partie intégré à des maisons construites sur son front. On peut en suivre la ligne sur les boulevards qui ont remplacé les anciens fossés comblés. Quelques portions sont visibles en plusieurs points, notamment près du syndicat d'initiative.
  • Les témoins de la grande époque viticole (1870 - 1910) : la cave de vieillissement de Jouarres, le château et son portail néogothique près du pont du canal. Le château de style néo-renaissance, à Floris.
  • Lac de Jouarres.

Économie[modifier | modifier le code]

Vignobles[modifier | modifier le code]

Aqueduc de l'étang de Jouarres à Azille.

Le territoire d'Azille, de 2000 hectares, inclut 14 domaines :

  • Jouarres est l'une des dernières caves du XIXe siècle avec des foudres en bois. Domaine dont les terres sont traversées par le canal du Midi, ainsi que la rivière Aude, le ruisseau de l'Aiguille coupé par une voie romaine secondaire près des Fans.
  • Le domaine du hameau de Jouarres, proche du lac de Jouarres, aujourd'hui aménagé en base de loisirs.
  • Les Cascals, avec son spectaculaire aqueduc et de la Pompe entre Aude et canal du Midi.
  • Les Fans, qui appartenait autrefois (1700) au seigneur de Massiac de Gazel, traversé par une voie romaine secondaire.
  • Sainte-Marie sur les berges du canal du Midi
  • Saint-Julien (produits biologiques).
  • Le château de Floris, bel édifice du XIXe siècle, fut fondé en 1536, sur la route de Rieux.
  • Massiac, fief érigé en 1697.
  • Vaissière et son église romane du XIIe siècle à Saint-Étienne de Tersan, près de la rivière l'Argent-Double.

De part et d'autre de la route de Rieux à la Redorte, la rivière l'Argent Double borde aussi :

  • La Chouppe, la Rèze, et les Salices, qui appartenaient aux Clarisses.
  • Le « Moulin des Nonnes », propriété désaffectée, ayant appartenu au Moyen Âge a l'abbaye royale Sainte-Claire-d'Azille, possédait un moulin à eau.
  • Le domaine des 3 Anges où le vignoble de se situe sur la Livinière, Siran et à côté du lac de Jouarres

Le territoire est aussi remarquable par la diversité de sa faune et de sa flore, avec ses garrigues et ses oliviers, typiquement méditerranéennes.

Culture de l'olivier en recrudescence depuis une décennie

Transports[modifier | modifier le code]

Azille était desservi de 1887 à 1939 par la ligne de chemin de fer Moux - Caunes-Minervois. La gare reste visible ainsi qu'une grande partie des ouvrages d'art et des remblais.

Culture[modifier | modifier le code]

À l'initiative de l'association Band'Azillane le village organise une feria de plusieurs jours aux alentours du 1er mai. Se voulant avant tout une fête de la convivialité, elle est gérée par plus de 120 bénévoles et attire près de 30 000 personnes.

La Feria de Azille a fêté ses 10 ans en 2012.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]