Avocats sans frontières (association française)

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Ne doit pas être confondue avec Avocats sans frontières France, branche française de l'ONG Avocats sans frontières.
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Avocats sans frontières

Cadre
Fondation
Fondation 22 août 1983
Fondateur Gilles-William Goldnadel
Identité
Siège Paris
Vice-présidente Aude Weill-Raynal

Avocats sans frontières est une association française loi de 1901 pro-israélienne fondée le 22 août 1983[réf. souhaitée] par l'avocat Gilles-William Goldnadel et présidée depuis par celui-ci[1]. Sa vice-présidente est Aude Weill-Raynal.

Domiciliée à la Maison du Barreau à Paris, l’association a pour vocation la défense des droits de l'homme et la lutte contre toutes les discriminations, en particulier l'antisémitisme, la défense de l'individu face à l'arbitraire judiciaire, administratif ou économique et la défense de l'individu face à la violence et au terrorisme.

Interventions[modifier | modifier le code]

L'association est intervenue essentiellement[réf. nécessaire] pour lutter contre ce qu'elle appelle l'antisionisme radical qui constituerait le renouveau de l'antisémitisme, ce qui n'a pas manqué d'entraîner de nombreuses controverses médiatiques[réf. nécessaire]. Elle a pris position dans l'affaire L'Oréal (qui avait boycotté des entreprises israéliennes)[2]. Avocats sans frontières a gagné un procès contre le philosophe Roger Garaudy accusé de révisionnisme[3]. Elle intente également un procès à l'historien américain Norman G. Finkelstein et à son éditeur lors de la parution du livre L'Industrie de l'Holocauste (2000) pour « diffamation raciale » et « incitation à la haine raciale », que ceux-ci gagneront en première instance et en appel[4].

En 2002, Avocats sans frontières a intenté, aux côtés de l'UEJF et de la Licra, un procès contre Daniel Mermet, journaliste à France Inter, pour avoir diffusé des propos d'auditeurs concernant le conflit israélo-palestinien, l'accusant d'« incitation à la haine raciale ». Reporters sans frontières a alors dénoncé des « pressions croissantes exercées sur les journalistes critiquant la politique d'Ariel Sharon »[5], tandis que la Cour d'appel a débouté Avocats sans frontières (tendance Goldnadel) en 2006, distinguant entre la responsabilité du journaliste et celle de l'auditeur auteur des propos[6].

Avocats sans frontières a aussi poursuivi le philosophe Edgar Morin à la suite d'un point de vue publié par le journal Le Monde. Après avoir obtenu sa condamnation par la Cour d'appel de Versailles, l'arrêt a été cassé sans renvoi par la Cour de cassation. Un recours a été déposé devant la Cour européenne des droits de l'homme[réf. nécessaire].

Dénomination[modifier | modifier le code]

L'association Avocats sans frontières créée par Gilles-William Goldnadel ne doit pas être confondue avec l'ONG-homonyme fondée en Belgique et qui dispose d'une section française, établie à Toulouse et présidée par François Cantier.

Critiques[modifier | modifier le code]

Son président est accusé par le MRAP d'entretenir des liens avec l'extrême-droite et de harceler judiciairement les antisionistes [1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [PDF]« Racisme anti-arabe, nouvelle évolution », MRAP.
  2. Michael Bar Zohar, Une affaire sans fard, Fayard, 1997.
  3. Michael Prazan et Adrien Minard, Roger Garaudy ou l'Itinéraire d’une négation, Calmann-Lévy, 2007.
  4. Cour d'appel de Paris, 4 mai 2006[réf. nécessaire].
  5. Daniel Mermet, la «mauvaise cible» des pro-Israéliens sur le site du quotidien suisse Le Courrier.
  6. « Incitation à la haine raciale : relaxe définitive pour Mermet », Le Nouvel Observateur, 30 janvier 2007