Avion (Pas-de-Calais)

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Avion
Avion (Pas-de-Calais)
La mairie.
Blason de Avion
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité CA de Lens-Liévin
Maire
Mandat
Jean-Marc Tellier (PCF)
2020-2026
Code postal 62210
Code commune 62065
Démographie
Gentilé Avionnais
Population
municipale
17 625 hab. (2019 en diminution de 1,4 % par rapport à 2013)
Densité 1 352 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 24′ 36″ nord, 2° 50′ 01″ est
Altitude Min. 27 m
Max. 77 m
Superficie 13,04 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton d'Avion
(bureau centralisateur)
Législatives 3e circonscription du Pas-de-Calais
Localisation
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Avion
Géolocalisation sur la carte : France
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Avion
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Avion
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Avion
Liens
Site web ville-avion.fr

Avion est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Avionnais.

La commune fait partie de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin qui regroupe 36 communes et compte 241 703 habitants en 2018.

Elle est le bureau centralisateur du canton homonyme.

La commune a été un grand centre d'exploitation du charbon. La Compagnie des mines de Lens y a ouvert sa fosse no 5 - 5 bis, et la Compagnie des mines de Liévin les fosses nos 4 - 4 bis et 7 - 7 bis. Enfin, le Groupe de Liévin a ouvert le puits d'aérage no 8. L'exploitation du charbon cesse en 1988, mais Gazonor y exploite toujours le grisou sur les puits nos 5, 5 bis et 7 bis.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe près de l'autoroute A21. Elle a comme villes voisines Liévin, Lens, Éleu-dit-Leauwette, Sallaumines, Méricourt, Vimy et Givenchy-en-Gohelle.

Carte interactive (cliquer sur la carte).

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes :

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Souchez, un cours d'eau naturel et un canal de 13,6 km, qui prend sa source dans la commune d'Ablain-Saint-Nazaire et se jette dans le canal de Lens au niveau de la commune de Lens. Les communes traversées par la Souchez sont : Ablain-Saint-Nazaire, Angres, Avion, Éleu-dit-Leauwette, Lens, Liévin et Souchez[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé de type 3 »[Note 1], selon la typologie des climats en France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2].

Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après[2].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 10,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,6 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 734 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9 j

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Le terril de Pinchonvalles ; le plus long terril plat d'Europe et le second terril du département en volume, espace naturel sensible et protégé abritant une riche mosaïque d'habitats et de nombreuses espèces patrimoniales, et élément de la Trame verte locale.

La commune est située, pour partie, sur un site classé en zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) : le terril 75 d'Avion (de Pinchonvalles) qui, avec 75 ha, est le deuxième terril d'Europe pour la surface occupée[3].

La commune abrite un riche patrimoine minier, incluant :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Avion est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[5],[6],[7]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens, une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes[8] et 503 966 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Douai-Lens est la dixième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes et Toulon[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune du pôle principal[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (59,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (49,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (36,8 %), terres arables (31,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (11,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (4,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), mines, décharges et chantiers (1,9 %), prairies (0,9 %), forêts (0,2 %)[13].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[14].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route nationale 17, prolongée vers l'autoroute A21, aussi appelée rocade minière, par l'antenne urbaine numérotée A211[15].

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageurs.

La gare d'Avion, située sur la ligne d'Arras à Dunkerque-Locale, est une gare voyageurs de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains TER Hauts-de-France.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Aviuns (1104) ; Aviunum (1115) ; Aviouns (1257) ; Avions (1275) ; Avio (1275) ; Avyons (1485) ; Avion (1720)[16].

Peut-être de la préposition latine ad + Wigo(n) (nom de personne germanique)[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Denis est construite en 1150. Le village qui l'entoure est dominé par le clocher de cette église et par le moulin à vent. Au XVIIe siècle, le territoire d'Avion s'étend sur 1 075 ha. Les cultures étaient principalement le blé, le seigle, l'orge, l'avoine et l'œillette (céréale dont on extrayait de l'huile).

Cette partie du Pas-de-Calais s'est trouvé sous domination espagnole jusqu'en 1659. C'est lors d'une des batailles où s'affrontaient Espagnols et Français que l'église fut détruite. Elle fut reconstruite en 1680 par Matthias Leroy, lieutenant d'Avion, le cimetière se trouve autour de l'église.

Le marais d'Avion (l'actuel parc de la Glissoire) s'étendait sur au moins 20 hectares. Sa partie centrale est une vaste et ancienne tourbière où l'on extrayait la tourbe qui une fois sèche servait au chauffage domestique, avant que du charbon, plus calorique, ne soit extrait des couches plus profondes du sous-sol.

Au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1714, le seigneur d'Avion est Antoine-Guillaume Roergas.

En 1759, pour faciliter l'impôt surnommé le vingtième, Avion est divisé en 12 cantons, ce sont les principaux lieux-dits.

En 1771, la seigneurie est confiée par lettres patentes du roi Louis XV en marquisat d'Armolis, le marquis épouse l'année suivante Marie-Euphrosine d'Imbert avec qui il eut quatre enfants. Le marquis possède le Château Blanc à Avion et un hôtel particulier à Arras. Le Château Blanc est dénommé ainsi en raison des pierres calcaires utilisées pour sa construction. Le moulin à vent utilisé pour moudre les céréales appartient à Pierre-François Sénéchal censier d'Avion. Un second moulin servait à presser de l'huile.

À la veille de la Révolution, 80 % de la population vivait encore du produit de la terre. Avion comptait alors 850 habitants et 347 ont moins de 18 ans, seuls vingt savaient lire.

En 1790, le marquis meurt et sa veuve est contrainte de quitter le pays avec ses enfants. Du fait de la Révolution, le château est vendu et confisqué. Le curé à cette époque est le personnage le plus important du village, c'est l'abbé Fossiez qui tient cette place depuis 1781, il est aidé dans sa tâche par un bedeau. Cette année-là Joseph Leroy est élu maire de la première municipalité, et c'est faute de place que la première réunion du conseil se fit dans l'église.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Cimetière d'Avion, photographié par l'armée allemande en 1914 au début de la Première Guerre mondiale Les terrils, carreaux de fosses et cheminées sont visibles dans une campagne encore verdoyante.

À la fin du XIXe siècle, Avion entre dans la vie minière ; en 1872 avec le premier coup de pioche du premier puits qui n'atteindra son charbon que quatre ans plus tard. En 1890 deux autres puits suivirent. Tout autour du bourg des groupes de maisons sont construits pour abriter les mineurs ; les fameux corons du Nord, à l'époque ils n'avaient pas encore cette appellation on les appelait des « pits ». Mais au sein de ces corons on y retrouve une chaleur, une camaraderie et une solidarité caractéristique de la région et des corporations où le travail est plus dur, plus difficile qu'ailleurs.

Le 26 avril 1908, est inauguré à Avion un monument aux victimes du travail[18].

Au XXe siècle, Avion subit les violences de deux guerres mondiales qui ensanglantent la région et tout le bassin minier. Les obus de la guerre de 1914-1918 rasent la ville évacuée de ses habitants et l'église est totalement détruite.

C'est en 1860 que fut fondée l'Harmonie d'Avion. L'inscription aux registres de la Fédération musicale du Nord et du Pas-de-Calais eut lieu deux ans plus tard, en 1862. Au tout début, les vingt musiciens qui la composaient se réunissaient dans la petite salle de l'école des garçons. Elle compte désormais une soixantaine de musiciens. En 1902 eut lieu la scission qui fit naître « l’Harmonie municipale socialiste », et « l’Harmonie d'Avion » devint « l’Harmonie libre d'Avion » : les deux entités fusionnèrent en 1944.

Le goût de la fête populaire et de l'importance de la musique s'illustrent encore à Avion en 1936 et 1938 : en pleine vogue de l'accordéon sont organisés dans la ville, ces deux années-là, deux concours gigantesques rassemblant un millier d'accordéonistes[19].

Immigration polonaise[modifier | modifier le code]

La commune d'Avion a accueilli, comme de nombreux autres du bassin minier régional, des mineurs et leurs familles venus dans le cadre de l'immigration polonaise dans le Nord de la France dans les années 1920.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1940, Avion occupée par l'Allemagne nazie, comme tout le bassin minier.

Non loin, à la fosse 7 de la Compagnie des mines de Dourges, que la grève patriotique des cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais en mai-juin 1941 a démarré, avec Émilienne Mopty et Michel Brulé (1912-1942), privant les Allemands de 93.000 tonnes de charbon pendant près de 2 semaines[20]. C'est l'un des premiers actes de résistance collective à l'occupation nazie en France et le plus important en nombre, qui se solda par 414 arrestations en 3 vagues, la déportation de 270 personnes[21], 130 mineurs étant par ailleurs fusillés à la Citadelle d'Arras. Après-guerre, la commune est aussi au centre de trois événements nationaux, la "bataille du charbon" (1945-1947), suivie des grève des mineurs de 1947 et celles de 1948.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune appartient à l'arrondissement de Lens (à 3 km).

Commune et intercommunalités[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté d'agglomération de Lens-Liévin qui regroupe 36 communes et compte 241 703 habitants en 2018.

Circonscriptions administratives[modifier | modifier le code]

La commune est le bureau centralisateur du Canton d'Avion.

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la troisième circonscription du Pas-de-Calais.

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Depuis le Front populaire, cette ville a la particularité d'élire une municipalité communiste de manière ininterrompue.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 septembre 1949 André Parent[24] PCF Ouvrier mineur
Conseiller général de Vimy (1945 → 1949)
Vice-président du conseil général (1945 → 1949)
Décédé en fonction
1949 1951 Joseph Lefebvre[25] PCF Ouvrier mineur
1951 1957 Amédée Capron PCF  
1957 octobre 1985 Léandre Létoquart[26] PCF Ouvrier mineur
Député du Pas-de-Calais (1956 → 1958)
Sénateur du Pas-de-Calais (1973 → 1978)
Conseiller général de Vimy (1959 → 1973)
Conseiller général d'Avion (1973 → 1998)
octobre 1985 1990 Jacqueline Poly PCF Employée, ancienne adjointe
1990 octobre 2009[27],[28] Jacques Robitail PCF Employé
Conseiller général d'Avion (1998 → 2011)
Démissionnaire
octobre 2009 En cours Jean-Marc Tellier PCF Technicien
Député du Pas-de-Calais (3e circ.) (2022 → )
Conseiller général puis départemental d'Avion (2011 → )
Réélu pour les mandats 2014−2020 et 2020−2026[29],[30],[31]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Espaces publics[modifier | modifier le code]

Le parc de la glissoire.

Proche du centre, le parc de loisirs de la Glissoire, sur une superficie de 60 hectares, est un lieu privilégié de détente, de promenades et de loisirs. il a été construit sur une friche minière.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune d'Avion est située dans l'académie de Lille.

Le lycée Pablo-Picasso d'Avion se situe dans le quartier de la République. Il fut ouvert à des élèves pour la première fois en septembre 1967. C'est le que le lycée portera officiellement le nom de Pablo Picasso.

Aujourd'hui ce lycée compte environ 600 élèves qui viennent principalement des environs.

Deux établissements forment le lycée Pablo-Picasso d'Avion : un lycée d'enseignement général et technologique et un lycée professionnel.

Justice, sécurité, secours et défense[modifier | modifier le code]

La commune dépend du tribunal judiciaire d'Arras, du conseil de prud'hommes d'Arras, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce d'Arras, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai et du tribunal pour enfants d'Arras[34].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Avionnais[35].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[36],[Note 5]

En 2019, la commune comptait 17 625 habitants[Note 6], en diminution de 1,4 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : 0 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8088129721 0431 1391 1671 2711 3341 313
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3241 4321 5261 6801 9552 0312 7513 6255 900
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 7069 4099 9684 24114 09716 46515 26216 08019 471
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
20 78122 42222 89421 02318 53418 29817 93217 94717 900
2019 - - - - - - - -
17 625--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 40,5 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 22,2 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 8 295 hommes pour 9 288 femmes, soit un taux de 52,82 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,5 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ou +
1,2 
5,1 
75-89 ans
8,1 
13,8 
60-74 ans
15,5 
18,4 
45-59 ans
17,7 
20,4 
30-44 ans
18,5 
21,1 
15-29 ans
18,8 
20,9 
0-14 ans
20,2 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2018 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,4 
75-89 ans
8,9 
15,9 
60-74 ans
17,3 
20,2 
45-59 ans
19,4 
19,1 
30-44 ans
18,2 
18,6 
15-29 ans
16,3 
20,3 
0-14 ans
18,3 

Cultes[modifier | modifier le code]

La ville d'Avion comprend trois lieux de culte catholiques qui dépendent de la paroisse Saint-Jean-XXIII du diocèse d'Arras (doyenné de Lens-Liévin)[41]. Ce sont l'église Saint-Denis, l'église Saint-Éloi de la cité des Cheminots et la chapelle Sainte-Thérèse.

Le culte musulman est représenté par la présence de deux mosquées : la Mosquée Badr, dans le quartier de la république, et la mosquée El Fath à la cité Montgré.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2019, dans la commune, il y a 7 026 ménages fiscaux qui comprennent 17 141 personnes pour un revenu médian disponible par unité de consommation[Note 7] de 16 900 euros, soit inférieur au revenu médian de la France métropolitaine qui est de 21 930 euros. La part des ménages fiscaux imposés est de 37 % (57,6 % en France métropolitaine)[42],[43].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une médiathèque.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Avion Blason
Écartelé : au 1er de gueules au groupe de trois immeubles d'or, ajourés de sable et terrassés du même, au 2e d'azur à deux pics de mineur d'or passés en sautoir et à la lampe du même, brochant sur le tout, sommée d'un casque de mineur d'or, au 3e d'azur au pal ondé d'or et à la colombe essorante d'argent brochant sur le tout, au 4e de gueules à la tierce alésée ondée d'or; à la fasce, brochant sur la partition, partie au I d'azur à la locomotive d'or, et au II d'azur à la lyre d'or accostée de deux gerbes de blé du même[45].
Ornements extérieurs
Croix de guerre 1914-1918
Détails
Adopté par la municipalité.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le type 3 dégradé affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud (vallée moyenne de la Loire, le nord du Massif central et vallée de la Saône). Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires (environ 11°C en moyenne annuelle, entre 8 et 14 jours avec une température inférieure à -5°C). Les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée (Source : Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography).
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  7. Définition de l’unité de consommation selon l'INSEE : pour comparer les niveaux de vie de ménages de taille ou de composition différente, on divise le revenu par le nombre d'unités de consommation (UC). Celles-ci sont généralement calculées de la façon suivante : 1 UC pour le premier adulte du ménage, 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus, 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans. Cette échelle d'équivalence (dite de l'OCE) tient compte des économies d'échelle au sein du ménage. En effet, les besoins d'un ménage ne s'accroissent pas en stricte proportion de sa taille. Lorsque plusieurs personnes vivent ensemble, il n'est pas nécessaire de multiplier tous les biens de consommation (en particulier, les biens de consommation durables) par le nombre de personnes pour garder le même niveau de vie.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Souchez (E3010770 ) » (consulté le )
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « ZNIEFF 310007231 - Le terril 75 d'Avion (de Pinchonvalles) », sur Le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  4. Liste des Arrêtés préfectoraux de biotope, Base de données des espaces protégés
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Unité urbaine 2020 de Douai-Lens », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  9. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
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