Avernes-sous-Exmes

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Avernes-sous-Exmes
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Argentan-2
Intercommunalité Pays du Haras du Pin
Statut Commune déléguée
Maire délégué Claudine Poinsignon
2017-2020
Code postal 61310
Code commune 61019
Démographie
Gentilé Avernais
Population 84 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 20″ nord, 0° 12′ 14″ est
Altitude Min. 129 m – Max. 277 m
Superficie 7,03 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Gouffern en Auge
Localisation

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Avernes-sous-Exmes

Avernes-sous-Exmes est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 84 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Avernes-sous-Exmes[1]
Omméel,
Villebadin
Saint-Pierre-la-Rivière Ménil-Hubert-en-Exmes
Villebadin Avernes-sous-Exmes[1] Ménil-Hubert-en-Exmes,
Courménil
Villebadin,
Exmes
Exmes, Courménil Courménil

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Auvernes vers 1335, Avernes en 1373[2]. La commune a porté le nom d'Avernes jusqu'en 1830[réf. nécessaire], date à laquelle elle devient par décret Avernes-sous-Exmes pour la distinguer de celle d'Avernes près de Vimoutiers qui devient à la même époque Avernes-Saint-Gourgon.

Pour Albert Dauzat, il est peut-être issu du gaulois areverno- ou un type toponymique semblable au latin Averna[3], tandis que René Lepelley y décèle le germanique afisna « pâturage », comme pour Avesnes ; le s aurait été ici altéré en r[4], selon un phénomène fréquemment observé en phonétique française. On trouve en vieil anglais un terme æfesn « pâturage », issu du germanique commun.

Avernes est-il un ancien *Avesnes, comme Avernes-Saint-Gourgon, Orne, Avesnis en 1214) et semblable aux nombreux Avesnes de Haute-Normandie et du nord de la France ?
L'absence de formes suffisamment anciennes rend peu sûre une interprétation du toponyme dans ce sens, cependant il est probable qu'il faille exclure les propositions d'Albert Dauzat dans la mesure où il ne connaissait pas de formes anciennes (il n'en cite aucune, contrairement à son habitude), car on ne trouve pas trace d'un hypothétique *Arvernes : il n'y a jamais de r devant le v. Par comparaison avec les formes plus anciennes des autres Avernes comme Avernes-Saint-Gourgon déjà évoqué et le composé Authevernes (Eure, Altavesne en 1051 - 1056), la proposition de René lepelley empruntée à François de Beaurepaire est plus forte.

Le déterminant complémentaire sous-Exmes est celui de la commune d'Exmes, limitrophe au sud.

Le gentilé est Avernais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le dernier seigneur en était Jean-Jacques, né le 15 mars 1704, maréchal de camp et lieutenant-général d'armée, comte de Beausobre et marquis de Brisseuil, seigneur de Grebert, la Folie, les basses-Londes, Croisilles, etc. par permission spéciale du roi ; il est chevalier (1738) puis grand-croix de l'ordre de l'Aigle rouge de Brandebourg (1765). Il se retire et meurt au château de Brisseuil.

En 1821, Avernes-sous-Exmes (252 habitants[5]) absorbe Grebert (120 habitants[6]).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ? mars 2001 Pierre Besnard    
mars 2001[7] mars 2008 Marcel Pacory SE Contrôleur laitier
mars 2008[8] en cours Claudine Poinsignon[9] SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de sept membres dont le maire et deux adjoints[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune comptait 84 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2007, 2012, 2017, etc. pour Avernes-sous-Exmes[10]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Avernes-sous-Exmes a compté jusqu'à 314 habitants en 1841, mais les deux commune d'Avernes-sous-Exmes et Grébert, fusionnées en 1821, totalisaient alors 372 habitants. Avernes-sous-Exmes est la commune la moins peuplée du canton d'Exmes.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
241 245 270 252 297 314 256 271 261
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
196 234 210 192 190 193 187 183 184
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
176 154 137 125 119 142 130 125 126
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014 -
115 91 68 68 76 70 76 84 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Léger (XIIe, remaniée au XVIIIe) et son porche roman remarquable. Elle abrite une Vierge à l'Enfant et une statue de saint Roch avec un enfant et un chien du XVIIe siècle classées à titre d'objets aux Monuments historiques[12],[13].
  • Ancien château seigneurial (XVe-XVIIIe).
  • Ancien manoir des Loges (XVIIe).
  • L'église Saint-Pierre de Grébert, qui datait du XVe siècle, a été détruite[14].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis-Stanislas Estienne de Colleville, médecin et archéologue né au manoir des Loges (Avernes 1797 - 1883), auteur de nombreuses notes et études historiques publiées pour la plupart dans la revue de la Société des antiquaires de Normandie dont il était membre titulaire.
  • Léon Bazalgette (1873-1928), écrivain et journaliste, premier biographe et traducteur de Walt Whitman et de Henry David Thoreau. Il y possédait une maison de campagne où il passa l'été de 1900 à sa mort. Il est enterré dans le cimetière communal.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève, (lire en ligne), p. 349
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, , p. 41b
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-95480-455-4 (édité erroné), notice BnF no FRBNF36174448), p. 144
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Grebert », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 23 août 2012)
  7. « Marcel Pacory n'aura fait qu'un mandat de maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 novembre 2015)
  8. « Claudine Poinsignon pour un premier mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 novembre 2015)
  9. a et b Réélection 2014 : « Avernes-sous-Exmes (61310) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 24 mai 2014)
  10. Date du prochain recensement à Avernes-sous-Exmes, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. « Statue : Vierge à l'Enfant », notice no PM61000911, base Palissy, ministère français de la Culture.
  13. « Groupe sculpté : Saint Roch avec un enfant et un chien », notice no PM61000910, base Palissy, ministère français de la Culture.
  14. « Église paroissiale Saint Pierre », notice no IA00001579, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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