Avarana

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Āvaraṇa (en sanskrit IAST ; devanāgarī : आवरण) signifie « obscurcissement », « voile »[1],[2]. C'est un terme utilisé dans l'hindouisme et le bouddhisme.

Hindouisme[modifier | modifier le code]

Dans l'Advaita Vedānta[3], āvaraṇa désigne le pouvoir de māyā d'obscurcissement du Brahman[4]. Dans le Vedāntasāra de Sadānanda Yogīndra āvaraṇa et vikṣepa (force de projection) sont les deux facteurs à l'origine de l'ignorance (ajñāna ou avidyā)[5],[6].

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

Dans le bouddhisme mahāyāna, on distingue deux principaux types de voiles : kleśāvaraṇa, l'obscurcissement passionnel (cf. klesha), reposant sur la croyance en un soi individuel, et jñeyāvaraṇa, l'obscurcissement cognitif. Ce dernier « est constitué de pensées et d'émotions qui ne sont pas conscientes de leur véritable nature (la vacuité) » ; il ne peut être surmonté que par les bodhisattva à un stade avancé (et non par les shravaka et pratyekabuddha)[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon The Sanskrit Heritage Dictionary de Gérard Huet
  2. a et b Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du bouddhisme [détail des éditions]
  3. Immortelle conscience. Paul Brunton, Ramana Maharshi. Éd. Les Deux Océans, 1990, page 94. (ISBN 9782866810276)
  4. (en) Sibajiban Bhattacharyya, The Philosophy of the Grammarians, Motilal Banarsidass Publ., , 609 p. (ISBN 978-81-208-0426-5, lire en ligne), p. 40
  5. asyājñānasyāvaraṇavikṣepanāmakamasti śaktidvayam (V.S. 51)
  6. The Vedanta-sara. Sadananda Yogindra, Ballantyne, James Robert. ÉLondon, Madras, Christian literature society for India, 1898, page 31 (Voir le texte dans son intégralité)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]