Avalanches d'Évolène du 21 février 1999

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Avalanches d'Évolène de 1999
Type avalanche
Coordonnées 46° 07′ 00″ nord, 7° 30′ 00″ est
Date
Bilan
Morts 12

Les avalanches d'Évolène du 21 février 1999 est une catastrophe survenue le 21 février 1999 à Evolène dans lesquels douze personnes perdent la vie dans deux avalanches qui ensevelirent plusieurs habitations.Elles sont dues aux quantités de neige très importantes tombées sur les Alpes durant l'hiver 1999[1],[2].

Causes de la catastrophe[modifier | modifier le code]

En février 1999, c’est le chaos dans les Alpes. D'importantes chuttes de neige feront que 800 avalanches seront recensées dans toute la chaîne, souvent descendues à des endroits inhabituels. D’énormes quantités de neige s’ accumule alors sur les larges pentes dégagées qui surplombent les hameaux de Villaz et La Sage. Ce phénomène est amplifié par le vent qui souffle fort en transportant la neige pour la redéposer plus loin à l’abri des crêtes. Le bulletin d'avalanches du 20 février 1999, un jour avant le drame, «rendait attentif au risque d'avalanches dans des zones rarement voire même jamais touchées jusque-là»[3].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le dimanche 21 février 1999 à 20 h 27 les deux premières avalanches se sont déclenchées sur les hauts de Villaz, à une altitude d’environ 2 600 mètres. Ces combinaisons entre avalanche de neige poudreuse et de neige de printemps ont tout emporté sur leur passage : les arbres, les chalets, mais aussi les personnes qui se trouvaient là. L’itinéraire des avalanches n’est pas passé directement sur le hameau de Villaz, mais celui-ci s’est retrouvé encadré par les deux coulées qui ont emporté un dizaine de chalets à l’extrémité de la localité. Les avalanches ont ensuite poursuivi leur route jusqu’au bas de la vallée. Elles se sont arrêtées, après avoir dévalé plus de 1 000 mètres de pente, à la hauteur de la route cantonale, cette dernière étant dès lors bloquée entre Evolène et les Haudères.[4] Les deux coulées dévastatrices ont enseveli 12 personnes au total, des touristes pour la plupart[5].

Victimes[modifier | modifier le code]

Douze personnes trouvent la mort dans les avalanches dont deux enfants du pays, mais également la femme, la fille, le gendre, le petit-fils et un ami de Jean-Louis Combes, magistrat français de Caen, ensevelis sous les décombres de leur chalet de vacances.

Procès[modifier | modifier le code]

L'affaire est dans un premier temps été classée par le juge d'instruction mais l'enquête est rouverte à la demande des familles.[6] En Mai 2000 une procédure pénale est lancée contre le guide valaisan André Georges, responsable de la sécurité de la commune et Pierre-Henri Pralong, maire d’Evolène. En 2006, le Tribunal fédéral confirme le premier jugement du tribunal cantonal et condamne André Georges à deux mois de prison avec sursis et Pierre-Henri Pralong, à un mois de prison avec sursis. Le Tribunal a jugé que tous deux avaient fait preuve de négligence coupable; Pierre-Henri Pralong aurait dû ordonner l'évacuation du chalet où sont morte cinq personnes et André Georges aurait aussi dû fermer la route menant aux Haudères où sont mortes les quatre autres. André Georges et Pierre-Henri Pralong devront également verser un émolument judiciaire de 4000 francs chacun.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Évolène : l'angoisse et la douleur », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  2. rts.ch
  3. swissinfo.ch/
  4. polyreg.ch
  5. 20min.ch
  6. swissinfo.ch