Aux armes et cætera (album)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour la chanson, voir Aux armes et cætera (chanson).
Aux armes et cætera
Album de Serge Gainsbourg
Sortie 13 mars 1979[1]
Enregistré 12 au [1]
Drapeau de la Jamaïque Dynamic Sounds Studio, Kingston, Jamaïque
Durée 32 minutes 55 secondes
Genre Reggae, Dub poetry
Producteur Philippe Lerichomme
Label Universal
Critique

Albums de Serge Gainsbourg

Aux armes et cætera est le treizième album studio de Serge Gainsbourg, sorti en 1979.

Historique[modifier | modifier le code]

Gainsbourg a cinquante ans lorsqu'il enregistre Aux armes et cætera après trois concept albums au succès commercial limité, dont Histoire de Melody Nelson et L'Homme à tête de chou mais salués par la critique et qui deviendront des références des années plus tard. De plus, il traverse une passe difficile à cause de l'insuccès de ses œuvres poétiques et a contrario de l’engouement du public pour la chanson disco Sea, Sex and Sun (générique d'ouverture des Bronzés) qu’il a bâclée. Son directeur artistique Philippe Lerichomme le convainc de réaliser un album de reggae enregistré à Kingston en Jamaïque. Le 12 janvier 1979, Gainsbourg et Lerichomme entament les séances d’enregistrement de l’album aux Dynamic Sounds Studios à Kingston[2].

L'enregistrement est fini en cinq jours. Gainsbourg collabore avec plusieurs musiciens jamaïcains, et en particulier avec Sticky Thompson, Sly Dunbar et Robbie Shakespeare ( qui forment « Sly et Robbie »), et les choristes de Bob Marley : les I Threes.

Il est reconnu que c'est par cet album[Par qui ?] que le reggae a fait son apparition en France. Sa promotion a démarré le 1er avril 1979 dans l’émission Top Club Dimanche et Serge Gainsbourg a ensuite été invité dans de nombreuses autres émissions de télévision. L'impact se fait tout d'abord sur le plan musical, puisque le reggae est un genre nouveau, de surcroît en français.

Il est ressorti en version de luxe en 2003 sous le titre Aux armes et cætera - Dub Style.

Réception[modifier | modifier le code]

Commerciale[modifier | modifier le code]

L'album original est sorti en format 33 tours Philips, publication Phonogram. La pochette recto et verso est une photographie de Lord Snowdon, la pochette intérieure comprend des photographies de Philippe Lerichomme.

Cet album connaîtra un énorme succès commercial (plus de 600 000 exemplaires), mais provoquera un tollé général, surtout pour la chanson-titre, reprise reggae de la Marseillaise devenu entre-temps un tube. Cette chanson provoquera sur scène des échanges d'injures et de provocations verbales de la part d'anciens combattants.... Il permet quand même à Gainsbourg, alors âgé de 51 ans, d'obtenir un véritable triomphe après plusieurs albums et singles sans succès qui passèrent inaperçus à l'époque.

Critique[modifier | modifier le code]

La chanson-titre a été très controversée de par le fait qu'elle reprend l'hymne national français, ce qui fut perçu par certains comme une provocation. Serge Gainsbourg fut ainsi l'objet de plaintes et de menaces de mort émises par des membres de l’extrême droite.[réf. nécessaire]

Selon l'édition française du magazine Rolling Stone, cet album est le 50e meilleur album de rock français[3]. L'album est également inclus dans l'ouvrage Philippe Manœuvre présente : Rock français, de Johnny à BB Brunes, 123 albums essentiels[4].

Liste des titres de l'album[modifier | modifier le code]

Toutes les chansons sont écrites et composées par Serge Gainsbourg, sauf mention contraire. 

No Titre Paroles Durée
1. Javanaise Remake 3:05
2. Aux armes et cætera Rouget de l'Isle 3:05
3. Les locataires 2:09
4. Des laids des laids 2:36
5. Brigade des stups 1:57
6. Vieille Canaille (Sam Theard, Jacques Plante) 3:02
7. Lola Rastaquouère 3:40
8. Relax Baby Be Cool 2:30
9. Daisy Temple 3:53
10. Eau et gaz à tous les étages 0:37
11. Pas long feu 2:33
12. Marilou Reggae Dub 3:48

Musiciens[modifier | modifier le code]

  • Chœurs : The I Threes, Marcia Griffiths, Rita Marley et Judy Mowatt
  • Basse : Robbie Shakespeare
  • Batterie : Sly Dunbar
  • Guitare : Michael « Chao » Chung
  • Guitare rythmique : Radcliffe « Dougie » Bryan
  • Orgue : Ansel Collins
  • Percussions : Isiah « Sticky » Thompson
  • Piano acoustique : Mikey Chung, Robbie Lyn
  • Ingénieur son : Geoffrey Chung

Ventes[modifier | modifier le code]

Aux armes et cætera se vend à 300 000 exemplaires en quelques mois et devient le premier disque d’or de la carrière de Gainsbourg[5].

En France, l'album s'est finalement vendu à 616 600 exemplaires (chiffres en 2006)[6].

Classement[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France France (SNEP)[7] 29

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1979 : Vieille Canaille / Daisy Temple
  • 1979 : Des laids, des laids / Aux armes et cætera

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Serge Gainsbourg - Aux Armes et cætera », sur discogs.com (consulté le 5 mars 2016)
  2. Serge Gainsbourg, Yves-Ferdinand Bouvier, Serge Vincendet, L'intégrale et caetera, Bartillat, , p. 642
  3. Rolling Stone, no 18 de février 2010
  4. Philippe Manœuvre, Philippe Manœuvre présente : Rock français, de Johnny à BB Brunes, 123 albums essentiels, Hoëbeke, octobre 2010 (ISBN 9782-84230-353-2)
  5. Christian Cazalot, Éric Cazalot, Serge Gainsbourg, le maître chanteur, Groupe Express, , p. 255
  6. Les Meilleures Ventes de CD/Albums, site infodisc.fr
  7. Lescharts.com – Serge Gainsbourg – Aux armes et caetera. SNEP. Hung Medien.