Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc

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Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc
logo de Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc

Création
Fondateurs État (France)
Forme juridique Société anonyme d'économie mixte à conseil d'administration
Siège social 100, avenue de Suffren, Paris 15e
Drapeau de France France
Direction Thierry Repentin, président
Philippe Redoulez, directeur général
Actionnaires État Français, collectivités territoriales, entreprises privées et salariés d’ATMB
Activité Concession et exploitation d’autoroutes, routes et tunnel
Filiales GEIE-TMB (Groupement européen d’intérêt économique du tunnel du Mont-Blanc)
Effectif 356 (à l’ATMB : A40 et RN 205)
258 (au GEIE-TMB : le tunnel)[1]
Site web atmb.com

Fonds propres 386 millions d’euros (fin 2017)[2]
Dette 9,6 millions d’euros[réf. nécessaire]
Chiffre d'affaires 201 millions d’euros (en 2017)[2]
en augmentation + 5 %[2]
Résultat net 62 millions d’euros (en 2017)[2]
en augmentation + 10 %[2]

La société Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc (ATMB), initialement appelée « société du tunnel du Mont-Blanc » (STMB)[a], est fondée en 1957 pour construire et exploiter le tunnel du Mont-Blanc, conjointement avec une société italienne (SITMB[b]), car le tunnel doit relier France et Italie en passant sous le massif du Mont-Blanc. Le tunnel ouvre en 1965.

En 1968, le gouvernement français lui confie en complément la construction de « l’Autoroute Blanche », une section de l’A40, qu'elle exploite depuis 1973. En 2010, l’État français lui confie aussi l'exploitation de la « Route Blanche », portion de la RN 205 arrivant en entrée du tunnel.

ATMB assure une mission de service public ; elle est détenue majoritairement par l’État et les collectivités territoriales, à hauteur de 91,3 %[c].

Sa spécialisation est « exploitant d’infrastructures tunnelières et de montagne, concessionnaire, acteur de mobilité ».

Activité[modifier | modifier le code]

Le réseau ATMB (2017).

L'État a confié à ATMB la concession de l'autoroute A40 (« Autoroute Blanche »), entre Genève et Passy en Haute-Savoie, de la route nationale RN 205 (« Route Blanche »), qui dessert la vallée de Chamonix, ainsi que de la partie française du  tunnel du Mont-Blanc, qui relie Chamonix à Courmayeur en Italie.

Les conditions d'exploitation très spécifiques qui résultent d'un réseau autoroutier situé au cœur d'un des massifs les plus hauts d'Europe, culminant à plus de 1 200 mètres d'altitude, expliquent un ratio d'effectifs au kilomètre très élevé. Au total, 258 agents sont chargés des 11,6 km du tunnel du Mont-Blanc et 356 collaborateurs gèrent les 130 km des « Autoroute Blanche » et « Route Blanche »[1].

À la suite de l'incendie du tunnel du Mont-Blanc en 1999, ATMB et SITMB ont réalisé plus de deux ans de travaux et investi 380 millions d’euros pour rénover le tunnel, qui a rouvert au public en 2002. Pour assurer la sécurité du tunnel du Mont-Blanc, son exploitation a été confiée en 2002 à des équipes franco-italiennes qui agissent pour le compte des sociétés ATMB et SITMB. La gestion de la société, faisant objet de controverse dans les années 1990, a entre-temps été intégralement revue[3].

Bénéficiant d'une situation de monopole, la société ATMB est très rentable mais son fonctionnement présente plusieurs enjeux stratégiques compte tenu du rôle de son réseau dans les échanges commerciaux entre la France et l'Italie et dans la desserte des communes locales qui bénéficient d'un réseau secondaire et de transports en commun sous-dimensionné.

En 2014, ATMB a inauguré le premier centre d’exploitation autoroutier « haute qualité environnementale » (HQE) de France à Bonneville. Ce centre permet la préservation de la ressource en eau, la gestion améliorée des déchets et une utilisation optimisée de l'énergie[3].  

En matière de préservation de l’environnement, ATMB est à l’origine de deux expérimentations inédites. D’une part, une nouvelle offre commerciale « Je Covoit’ » encourage financièrement les covoitureurs en leur accordant une remise de cinq euros sur facture de télépéage[4]. D’autre part, en partenariat avec La République du canton de Genève, ATMB lance une expérimentation inédite en Europe : l’ouverture d’une voie réservée au covoiturage au passage de la douane de Thônex-Vallard.

En 2017, 47 millions d’euros ont été investis pour la sécurité, l’environnement, le service aux clients et aux territoires[1].

Actionnariat[modifier | modifier le code]

  • État français[5] : 67,30 %
  • Départements de la Haute-Savoie et de l'Ain : 18,62 %
  • Canton et ville de Genève : 5,41 %
  • Compagnies d'assurances françaises : 4,76 %
  • Établissements financiers français et suisses : 2,39 %
  • Divers : 1,30 %
  • Personnel ATMB (à titre individuel) : 0,22 %

Présidents[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1957 : la société du tunnel du Mont-Blanc (STMB) et son homologue italienne SITMB sont créées pour construire le tunnel du Mont-Blanc.
  • 1965 : le tunnel du Mont-Blanc est inauguré par les présidents de Gaulle et Saragat et ouvert au public.
  • 1968 : le gouvernement français confie à STMB la construction de « l’Autoroute Blanche », section de l’A40.
  • 1973 : ouverture du premier tronçon de « l’Autoroute Blanche » entre Vallard et Bonneville (Haute-Savoie).
  • 1991 : l’A401 est mise en service : c’est le dernier tronçon de « l’Autoroute Blanche ». Désormais longue de cent dix kilomètres, elle relie Châtillon-en-Michaille au Fayet et comporte deux ramifications vers la Suisse (Genève).
  • 1996 : la STMB devient « Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc » (ATMB).
  • 1999 : le , un incendie d’une ampleur sans précédent se déclare dans le tunnel du Mont-Blanc. Un monument est érigé sur la route d’accès au tunnel en mémoire des trente-neuf victimes.
  • 2000 : les travaux de construction d’un tunnel supplémentaire débutent en avril. Un Groupement Européen d’Intérêt Économique franco-italien est créé pour gérer de manière unitaire le futur tunnel du Mont-Blanc.
  • 2001 : à l’issue de six mois de travaux de génie civil, la pose des équipements est lancée. Ils subiront quatre mille tests jusqu’en .
  • 2002 : le tunnel du Mont-Blanc est remis en service pour les véhicules légers puis les poids lourds.
  • 2009 : après Passy en 2008, les demi-échangeurs de Sallanches et Passy sont inaugurés pour répondre aux attentes des collectivités.
  • 2010 : l’État confie les 20 km de la « Route Blanche » (RN 205) à ATMB. Cette route de montagne conserve son statut de route express sans péage. ATMB investit plus de trente millions d’euros de 2010 à 2014 pour la sécurité de cet axe.
  • 2014 : inauguration du centre d’exploitation autoroutier « haute qualité environnementale » de Bonneville, une première en France
  • 2016 : mise en place d’un système centralisé de pilotage des équipements de sécurité au tunnel du Mont-Blanc. Son déploiement a nécessité un million de tests dont douze mille en conditions réelles[7]
  • 2017 : inauguration du nouveau poste de contrôle-sécurité-trafic d’ATMB à Bonneville.
  • 2018 : ouverture de la première voie de covoiturage en Europe, transfrontalière et binationale, au poste de douane de Thônex-Vallard[8]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le changement de nom s'est effectué en 1996.
  2. Pour « société italienne du tunnel du Mont-Blanc », traduction de l’italien « Società Italiana per il Traforo del Monte Bianco ».
  3. À hauteur de 85,9 % par le côté français et 5,4 % par le côté suisse.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « ATMB : les chiffres clés », sur atmb.com (consulté le 9 novembre 2018).
  2. a b c d e et f « Fiche de la « société concessionnaire française pour la construction et l'exploitation du tunnel routier sous le mont Blanc » », sur la copie du registre de commerce de Paris (consulté le 9 novembre 2018).
  3. a et b « Le premier centre d'exploitation autoroutier « haute qualité environnementale » de France est à Bonneville (Haute-Savoie) », France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, (consulté le 23 octobre 2018).
  4. « En Haute-Savoie, l'autoroute qui favorise le covoiturage », sur lejdd.fr, (consulté le 23 octobre 2018).
  5. « ATMB : quel statut ? », sur atmb.com (consulté en date de dernière consultation à indiquer après contrôle).
  6. Bertrand Bissuel, « La charge convoitée de patron du tunnel du Mont-Blanc », sur le site du quotidien Le Monde, (consulté le 16 mars 2018).
  7. « Le tunnel du Mont-Blanc sous haute surveillance », sur alliancy.fr (consulté le 23 octobre 2018).
  8. « Une voie de covoiturage à la douane de Thônex-Vallard dès le 8 octobre 2018 pour réduire le trafic transfrontalier », sur france3-regions.francetvinfo.fr, France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, (consulté le 23 octobre 2018).