Autorité aéronautique du Cameroun

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Autorité aéronautique du Cameroun
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L'Autorité aéronautique du Cameroun[1] (Cameroon Civil Aviation Authority, CCAA) est l'autorité camerounaise du transport aérien et des activités de l'aviation civile en général. Le CCAA aussi est l'organisme permanent chargé des enquêtes sur les accidents et les incidents graves en transport public et en aviation générale qui surviennent sur le territoire camerounais. Le siège de l'autorité est situé à Yaoundé[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

C’est dans les années 1930 que des avions ont commencé à atterrir au Cameroun. L’aéroclub de Douala reçut ainsi son premier avion en 1934 ; le tout premier transporteur aérien reliant le Cameroun à l’Europe étant la compagnie française UAT.

Accidents d'avions[modifier | modifier le code]

L’accident du Boeing 737-800 de Kenya Airways écrasé à Mbanga Pongo, le 5 mai, est le 33e accident d’avion enregistré au Cameroun depuis 75 ans.

Les premiers accidents[modifier | modifier le code]

Le premier accident d’avion en terre camerounaise survient le 14 décembre 1945 à Yaoundé, avec la compagnie belge Sabena. Il ne fait pas de mort.

Deux années plus tard, les premières victimes sont enregistrées lorsque le AAC.1 de Air France s’écrase le dans la région d’Eseka, faisant 13 morts.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Depuis, 31 autres accidents d’avions sont survenus au Cameroun, emportant au total 508 personnes.

En l’espace de 13 mois, trois accidents d’avions sont survenus, avec à la clé, la disparition des 122 personnes qui se trouvaient à bord de ces aéronefs.

L’avion de ravitaillement libyen s’est écrasé le 22 avril 2006 à Kousseri, avec ses 6 occupants.

Le 24 février 2007, l’avion sud-africain annoncé comme disparu, dont l’épave a été récemment retrouvée sur le mont Cameroon à Buéa.

Et le crash de la Kenya Airways, l’accident le plus meurtrier jamais survenu au Cameroun : 114 morts.

Localités[modifier | modifier le code]

Les 33 accidents enregistrés sont survenus dans 13 localités différentes.

Douala[modifier | modifier le code]

Douala, la capitale économique fait figure de région la plus concernée, avec 430 morts pour 13 accidents.

Le premier accident survenu à Douala est le crash d’un Douglas DC-4 de Air France, emporta 29 personnes le 3 février 1951. Puis, il y eut le Douglas DC-7 de la Caledonian Airways qui s’écrasa sur l’une des criques du Wouri le 4 mars 1962, tuant ses 111 occupants ; le crash du Douglas DC-6 de la compagnie UAT qui emporta 55 personnes le 3 mai 1963 et celui du Boeing 737-200 de la Camair, dans la mangrove de Youpwé, le 3 décembre 1995.

Yaoundé[modifier | modifier le code]

Yaoundé et ses 23 morts en 5 accidents est second.

Autres lieux[modifier | modifier le code]

Kousseri, 3 accidents pour 11 morts, avec Michel Baroin, grand maître de la franc-maçonnerie qui périt dans le crash d’un jet privé.

8 morts de Garoua après deux accidents.

Le Grumman Gulfstream G2 du gouvernement gabonais qui s’était écrasé le 06 février 1980 à Ngaoundéré, tuant 5 personnes.

Sécurité aérienne au Cameroun[modifier | modifier le code]

Avec ses 508 morts, le Cameroun figure au 8e rang des espaces aériens les plus meurtriers d’Afrique, continent le moins sûr dans le transport aérien mondial.

Le Cameroun est juste derrière des pays comme le Nigeria (1414 morts), la RDC (1105), l’Angola (1025), l’Égypte (996), le Maroc (857), le Soudan (671) et la Libye (633).

Et encore, le ciel camerounais devient même plus dangereux que celui de tous ces pays, lorsqu’on prend en compte la moyenne de personnes tuées par accident d’avion : 15,3 au Cameroun, contre 15,2 au Nigeria, 12,1 en Libye, 11,4 en Égypte et au Maroc, 10,7 en Angola, 7,9 en RDC et 6,1 au Soudan.

Manque de radar couvrant le pays[modifier | modifier le code]

Pendant 48 heures, on a cherché à des centaines de kilomètres un avion qui s’est écrasé à vol d’oiseau de l’aéroport d’où il venait de décoller.

Trois mois furent nécessaire pour retrouver l’épave de l’avion sud-africain.

Les découvertes des épaves sont dues à des chasseurs qui ont supplée à l’impuissance et au dénuement des aiguilleurs du ciel.

Le ciel camerounais, serrait surveillé à partir de pays voisins. La partie sud dépend  du radar de Brazzaville au Congo et le septentrion, du radar de Ndjamena au Tchad.

Fréquentation[modifier | modifier le code]

Les aéroports de Douala, Yaoundé, Garoua enregistrent en moyenne 250 000 passagers internationaux par an.  

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. "Structure de sûreté d'aéroport: le bras séculier." Autorité aéronautique du Cameroun. Consulté le 11 mai 2011.
  2. "Contactez-nous." Autorité aéronautique du Cameroun. Consulté le 11 mai 2011. "Cameroon Civil Aviation Authority (CCAA) Siège social: BP : 6998 Yaoundé-Cameroun"

Liens externes[modifier | modifier le code]