Aurora (avion)

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Plan 3 vues de l'Aurora selon certaines spéculations.
Le SR-71 Blackbird, l'avion que l'Aurora aurait remplacé.
Le North American X-15 est peut-être aussi à l'origine de l'Aurora.

Aurora est le nom généralement attribué à un hypothétique avion de reconnaissance américain[1],[2],[3], développé à partir du milieu des années 1980, et successeur du Lockheed SR-71 Blackbird retiré du service actif. En tant que remplaçant du Blackbird, certains lui attribuent d’ailleurs le nom de Blackbird SR-91 Aurora ou XR-7 Aurora[4].

Présentation[modifier | modifier le code]

L’US Air Force ayant souvent employé des armes plusieurs années avant d’en reconnaître l’existence (Lockheed Martin F-117 Night Hawk, Northrop B-2 Spirit, etc.), l’idée qu’il pourrait exister d’autres « armes secrètes » n'a rien de surprenant en soi : peu de pays souhaitent informer leurs adversaires potentiels des détails de leur arsenal, hormis pour ce qui concerne les armes de dissuasion stratégiques.

Lien avec le B-2 Spirit[modifier | modifier le code]

Réel ou hypothétique, l'Aurora est lié au programme du bombardier Northrop B-2 Spirit.

Aurora est un nom de code budgétaire du B-2, comme l’a expliqué dans ses mémoires un ancien dirigeant de l'entreprise Lockheed. Certains partisans d'une théorie du complot croient que c'est plutôt l'inverse : le programme aurait eu une face officielle et classique, représentée par le B-2, et une face secrète, représentée par l'Aurora. Pour ceux qui croient à l’existence d’Aurora, le B-2 avait pour fonction de justifier les dépenses en fait consacrées au développement d’Aurora. Les partisans de l’existence d’Aurora, trouvent en effet le coût du B-2 (estimé entre 1,157 milliard[5] et 2,2 milliards de dollars[6]) injustifié par rapport à la quantité d’innovations qu’il propose.

L’Aurora serait donc doté d’un dispositif de propulsion original (carburant spécial comme l'hydrogène ou le méthane, statoréacteur, moteur à ondes de détonation pulsées, propulsion magnétohydrodynamique, ou autres hypothèses).

Magnétohydrodynamique[modifier | modifier le code]

Le physicien français Jean-Pierre Petit a exposé les innovations qu’il attribue à Aurora dans son livre OVNIS et armes secrètes américaines : L'extraordinaire témoignage d'un scientifique. Ayant lui-même travaillé pendant les années 1980 sur la magnétohydrodynamique[7], il affirme que lors d'un congrès consacré à la « propulsion avancée », des confrères américains lui expliquèrent que leur pays avait engagé de très gros budgets et classé secret défense les recherches sur la « MHD ». Reprenant ses travaux, les États-Unis auraient mis au point des avions pouvant voler à « Mach 12 », c'est-à-dire à environ 14 000 km/h.

L'avion utiliserait aussi des techniques furtives actives basées sur l'électroaérodynamique[8],[9] dont voici le principe :

  • les bords d'attaque sont chargés avec de l'électricité positive tandis que les flux de combustion des tuyères sont chargés négativement. Le B-2 se transformerait ainsi en un condensateur avec une différence de potentiel qui atteindrait 15 millions de volts. Les bords d'attaque qui sont donc chargés positivement, provoquent une ionisation de l'air ;
  • la résistance de l'air diminuant, les performances du B-2 (vitesse, rayon d'action, capacité d'emports) augmenteraient. Ce nuage de plasma créerait en outre un camouflage électromagnétique[10].

Jean-Pierre Petit pointe aussi des liens entre le projet Aurora et le phénomène OVNI, dans un sens ou dans l'autre : certaines apparitions d'OVNI s'expliquent selon lui justement par des tests secrets d'avions tels Aurora, ou au contraire l'Aurora se serait inspiré d'authentiques vaisseaux extraterrestres employant la MHD.

Cependant, à ce jour, aucune théorie ni expérience physique n'a permis de confirmer que la MHD pouvait être utilisée comme propulseur avec de telles performances, les meilleures performances atteintes théoriquement étant de 5 à 6 ordres de grandeur inférieures à ce qu'il est nécessaire d'obtenir afin de l'utiliser dans de telles applications. La question d'un éventuel moyen léger utilisable pour stocker de telles quantités d'énergie se pose également.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les OVNIS vus de près: l'Aurora, avion top secret
  2. Bill Sweetman, Aurora: The Pentagon's Secret Hypersonic Spyplane. Motorbooks International, (1993). (ISBN 0-8793-8780-7)
  3. (en) http://english.pravda.ru/main/2002/11/05/39145.html Secret American Space Planes to Dominate Planet Earth], PRAVDA.Ru, 5 novembre 2002
  4. XR-7 "gaspipe" Aurora & Autres projets d'OVNI du Pentagone
  5. (en) Caractéristiques sur Aerospace Web
  6. B-2 et F-117, des avions américains « invisibles » pour frapper en toute impunité, Le Monde, édition du
  7. Magnétohydrodynamique
  8. démonstration de Jean-Pierre Petit au festival science frontière 2002
  9. démonstration de Jean-Pierre Petit au festival science frontière 2003
  10. (fr) Page d'Aeroweb qui penche sur la possibilité d'utilisation de l'électroaérodynamique et la création d'un plasma autour du B-2

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Bill Sweetman, Aurora: The Pentagon's Secret Hypersonic Spyplane. Motorbooks International, 1993 (ISBN 0-8793-8780-7)
  • (fr) Jean-Pierre Petit, OVNIS et armes secrètes américaines : L'extraordinaire témoignage d'un scientifique, Albin Michel, 2003 (ISBN 978-2226136169)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]