Aurice

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Aurice
Aurice
Église Notre-Dame du bourg à Aurice.
Blason de Aurice
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Arrondissement de Mont-de-Marsan
Canton Chalosse Tursan
Intercommunalité Communauté de communes Chalosse Tursan
Maire
Mandat
Francis Cazaux
2014-2020
Code postal 40500
Code commune 40020
Démographie
Population
municipale
613 hab. (2016 en diminution de 4,81 % par rapport à 2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 54″ nord, 0° 36′ 13″ ouest
Altitude Min. 26 m
Max. 83 m
Superficie 17,31 km2
Localisation

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Aurice est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Aurice[1]
Campagne Haut-Mauco
Le Leuy Aurice
Cauna Saint-Sever Bas-Mauco

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Situé dans le bassin versant de l'Adour, le territoire de la commune est traversé[2] par le fleuve et par deux de ses affluents droit, les ruisseaux du Houniou (qui prend source sur la commune) et de Saint-Jean, ainsi que par le tributaire droit de ce dernier, le ruisseau de Lagourgue.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier seigneur connu est Anerils vicomte de Sault qui contre-signa l'acte de fondation de l'abbaye de Saint-Sever le 3 avril 1009 de son parent Bernard Guillaume duc de Gascogne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Aurice (Landes).svg

"De gueules d'un château d'argent maçonné de sable, ouvert et ajouré du champ, posé sur une terrasse de sinople chargée d'une burèle ondée aussi d'argent, au chef du même chargé d'un lion issant aussi de gueules."

(création : Jean-Joël Picard et Jean-Paul Fernon, adoptée par délibération du conseil municipal du 29 septembre 2006).

Symbole du blason d'Aurice : La partie inférieure représente l'Adour (burèle ondée), et les champs (terrasse de sinople). La partie centrale représente les deux châteaux qui ont donné naissance à la commune : Estignols et Onès (la représentation choisie a été prise sur le blason des de Spens d'Estignols, avec autorisation du baron de Spens d'Estignols). La partie supérieure, le lion d'Aquitaine.

Armoiries des barons féodaux de Spens d'Estignols "écartelé : au 1 : d'azur losangé d'or et d'azur alias de gueules fretté d'or qui est Dispensator au chef d'argent chargé de 3 roses de gueules (Lennox); au 2: contre-écartelé d'azur au lion d'or armé et lampassé de gueules et de gueules au château à triple tour d'argent maçonné de sable (Sault d'Estignols); au 3 contre écartelé gironné de sable et d'or (Campbell) et d'or à 3 fasces ondées de gueules (Drummond); sur le tout d'or au lion de gueules armé et lampassé d'azur (Fife)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 2008 Henri Dauga   Retraité de l'enseignement
2008 en cours Francis Cazaux PS Retraité Police nationale
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2017, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2016, la commune comptait 613 habitants[Note 1], en diminution de 4,81 % par rapport à 2011 (Landes : +4,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
865729813857921931843860878
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
897881943933942867863843786
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
800805768723689694685601615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
573541543549610627658645622
2016 - - - - - - - -
613--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame d'Aurice.
  • Église Notre-Dame de Lagastet.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Pins, avec sa fontaine à qui on attribue les pouvoirs de faire marcher les petits enfants, et de réparer des infirmités. C'est pourquoi à ses grilles sont attachées les chaussons d'enfants et les béquilles des personnes ayant bénéficié de ses bienfaits.
  • Château d'Estignols, rebâti au XVIIe siècle et son parc remarquable aux essences rares.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Mossen Arnaud d'ESTIOS ou HESTIHOS alias d'ESTIGNOLS succéda en 1072 à l'abbé Grégoire MONTANER qui avait entrepris la construction de l'abbaye bénédictine de Saint-Sever, dont il sera l'abbé jusqu’en 1107 '(pour certains 1092 qui, de 1092 à 1107 mettent un abbé nommé Suavuis en s'appuyant sur la chronique de l'abbaye rédigée à la fin du XVIe siècle). Sous sa direction, la construction de l’abbaye sera continuée et terminée. Il aura un rôle important dans la consolidation et la construction de la puissance de l’abbaye de Saint-Sever. Il augmentera notamment les possessions de l’abbaye en achetant pour 310 sols toulousains la « villae Morganx » dépendant de la seigneurie Hagetmau et en fondant le castrum et la ville de Mugron en 1074. Pour cela, il inféoda dans le cadre d’un contrat l’autorisation de construire le castrum au bénéfice de Raimond, miles. Ce dernier devait avec ses chevaliers défendre les terres de l’abbaye, à peine de 700 sous morlans d’amende, et devait être « l’homme et le fidèle » de l’abbé. Dans ses obligations en tant que seigneur lige de l’abbé, il doit livrer le château à toute demande de l’Abbé. En contrepartie, il bénéficie de divers avantages : fourniture de nourriture par l’abbé, d’un cheval de 70 sous morlans en temps de guerre ainsi qu’un fief de haubert et le droit de justice du marché de Loubère. Il obtint aussi de nombreux dons pour enrichir l'abbaye et son territoire, peu après son élection, messire Achelin Aner de SAINT-GERMAIN lui fit donation ainsi qu'à l’abbaye bénédictine de la 3e partie de l’église de Saint-Germain d’Este qu’il possédait de droit héréditaire, c'est-à-dire du tiers des prémices, des dîmes et oblations. L’église de Saint-Germain était située de l’autre côté de l’Adour par rapport à la cité de Saint-Sever au lieu appelé le Gleysiau. Il y avait là une caverie féodale avec maison forte au XIe siècle. L’église était appelée Saint-Germain d’Este ou de Sainte-Araile. Elle était annexe de l’église de Sainte-Eulalie de Saint-Sever.

Jean de SPENS d'ESTIGNOLS, baron d'Estignols et Lagastet, maréchal de camps des armées du roi, colonel du régiment de la couronne et chevalier de l'ordre militaire et royal de Saint-Louis, né à Saint-Sever le 18/04/1734 et décédé le 05/04/1810 à Aurice et enterré à Lagastet, lieutenant au régiment d'Auvergne le 22/01/1747, enseigne en 1749, lieutenant en premier le 01/08/1749, capitaine Ccmmandant propriétaire de des compagnies des chasseurs d'Auvergne le 01/09/1755, a fait toutes les campagnes des Flandres en 1747 et 1748, les campagnes de la guerre d'Allemagne ; le 16 octobre 1760, à Clostercamp, il commandait les quatre compagnies de chasseurs d'Auvergne et fut un des officiers qui sauva l'armée française du désastre. Il fut blessé de deux coups de feu au visage et deux à la poitrine, de sa propre compagnie de 50 chasseurs il en perdit 43 (un de ses seconds le shevalier d'Assas capitaine en second, y perdit la vie. Voltaire par ses écrits fit un héros du chevalier d'Assas en lui prêtant une phrase qui en réalité fut prononcée par un caporal des chasseurs dénommé Dubois qui cria « A nous, Auvergne, c’est l’ennemi ! »). Jean de Spens fut à nouveau blessé à Philipingshausen d'un coup de feu en 1761, nommé ayde major le 29/02/1768, major du régiment d'Auvergne le 17/07/1769, major du régiment de la Couronne le 20/12/1769, rang de lieutenant-colonel le 6/11/1771 accordé suite aux demandes répétées des maréchaux de Broglie, de Castries, du comte de Rochambeau et du marquis d'Avaray, rang de colonel le 24/06/1771, lieutenant-colonel du régiment de la Couronne le 24/06/1780, brigadier des armées du roi le 05/12/1781 avec rang de mestre de camp d'infanterie, maréchal de camps et colonel du régiment de la Couronne le 09/03/1788, chevalier de l'ordre militaire et royal de Saint-Louis en 1762 avec pensions sur l'ordre de 400 livres le 29/01/1779 puis de 500 livres le 22/03/1782 et de 600 livres le 1/07/1788. Retiré du service à la fin de l'année 1788. Emprisonné sous la terreur, car un de ses frères Pierre de Spens d'Estignols, abbé mitré, abbé de l'abbaye de Lahonce et supérieur de l'ordre des prémontrés avait émigré. Relâché sur l'ordre du conventionnel Pierre Laurent Monestier de la Lozère en considération de son civisme et de ses états de service militaires. Monestier de la Lozère le fit rétablir dans ses pensions militaires.

Le baron et homme de lettres Willy de Spens d'Estignols a vécu au château d'Estignols.

Associations[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  • « Historia Monasterii Sancti Severii » par Don du BUISSON