Auribeau-sur-Siagne

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Auribeau-sur-Siagne
Vue du village depuis le chemin de Pierrenchon.
Vue du village depuis le chemin de Pierrenchon.
Blason de Auribeau-sur-Siagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Mandelieu-la-Napoule
Intercommunalité Pôle Azur Provence
Maire
Mandat
Jacques Varrone
2014-2020
Code postal 06810
Code commune 06007
Démographie
Gentilé Auribellois
Population
municipale
3 049 hab. (2012)
Densité 556 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 36′ 06″ N 6° 54′ 42″ E / 43.6017, 6.911743° 36′ 06″ Nord 6° 54′ 42″ Est / 43.6017, 6.9117
Altitude Min. 12 m – Max. 302 m
Superficie 5,48 km2
Localisation

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Auribeau-sur-Siagne
Liens
Site web auribeausursiagne.fr

Auribeau-sur-Siagne est une commune française située das le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont les Auribellois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Auribeau-sur-Siagne est un village médiéval du XIe siècle situé entre Cannes et Grasse et perché sur un éperon rocheux surplombant la Siagne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 548 hectares ; l'altitude varie entre 12 et 302 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village, accessible via la route de Grasse (D9) notamment, est desservi par la ligne du réseau Sillages no 29 (Pégomas - Grasse) qui effectue neuf allers/retours par jour en semaine[3].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 433, alors qu'il était de 1 212 en 1999[4].

Parmi ces logements, 79,50 % étaient des résidences principales, 17,4 % des résidences secondaires et 3,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 84,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 13,2 % des appartements[5].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 77,1 %, en hausse par rapport à 1999 (71,7 %)[6].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

[7]

Histoire[modifier | modifier le code]

Auribeau est un des villages perchés des Alpes-Maritimes construits pour permettre aux habitants de se protéger des agressions extérieures. La plus ancienne trace d'occupation humaine est un oppidum situé au sommet de Peygros, construit vers 600 avant J.-C. par des peuples celto-ligures.

L'armée romaine bat ces peuples en 155 avant J.-C., mais c'est après la victoire de l'empereur Auguste sur les tribus ligures en 14 avant J.-C. que. Rome a pu continuer la via Aurelia, la via Julia Augusta, dans les Alpes-Maritimes le long du littoral méditerranéen jusqu'à Arles. Une voie secondaire la quittait à Mandelieu en suivant la Siagne jusqu'à Auribeau.

Dans un acte de 1158, le pape confirme la possession aux évêques d'Antibes de ses domaines et des dîmes sur les églises d'Auribeau, de Pégomas, de Notre-Dame-de-Valcluse et de Mouans.

Un texte de 1242 indiquant « Auribeau église et château » indique que le village existait à cette époque. Le village va se vider de sa population au milieu du XIVe siècle à la suite des guerres et de l'épidémie de peste. Les pillages de Raymond de Turenne vont ravager la région jusqu'en 1399. Dans un texte de 1400 il est écrit que le lieu est désert : château complètement détruit près de l'église Notre-Dame à présent découverte et en partie abattue.

L'évêque de Grasse, Jean-André Grimaldi, dans un contrat du 5 juin 1497, a fait venir des habitants des diocèses d'Albenga et de Vintimille pour reconstruire des maisons à l'intérieur de l'enceinte du village et pas au-delà. C'est donc à partir du XVIe siècle que le vieux village actuel a été construit. L'église située hors les murs date du XVIIe siècle. Au XVIe siècle, la Siagne était navigable entre Auribeau et Mandelieu et servait de voie d'échanges.

En 1692, les habitants s'opposent aux réquisitions de travailleurs pour construire les fortifications d'Antibes. En 1707, au cours de la guerre de Succession d'Espagne, le village est envahi et mis à sac par les armées françaises et Austro-Sardes. En 1720, la peste de Marseille va conduire à une fermeture du village alors qu'une brèche avait été faite au moment de la construction de l'église à l'extérieur de l'enceinte, en 1717. En 1765, Auribeau comptait 560 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 23[8].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie d'Auribeau-sur-Siagne
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983[9] en cours Jacques Varrone UMP[10]  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Auribeau-sur-Siagne relève du tribunal d'instance de Grasse, du tribunal de grande instance de Grasse, de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, du tribunal pour enfants de Grasse, du conseil de prud'hommes de Grasse, du tribunal de commerce de Grasse, du tribunal administratif de Nice et de la cour administrative d'appel de Marseille[11].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 16 avril 2013, Auribeau-sur-Siagne n'est jumelée avec aucune commune[12].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 049 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
554 569 575 607 652 656 616 600 605
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
573 546 528 536 477 473 610 587 550
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
480 510 448 448 506 541 470 436 570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
651 767 950 1 154 2 072 2 612 2 694 2 710 3 042
2012 - - - - - - - -
3 049 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Auribeau-sur-Siagne est située dans l'académie de Nice.

La ville administre une école maternelle (de 127 élèves en 2012-2013)[15] et une école élémentaire (de 189 élèves en 2012-2013)[16].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis 2012, le festival de théâtre « Auribeau-sur-Scène » célèbre chaque année les arts vivants (théâtre classique et contemporain, théâtre ambulatoire, spectacles pour enfants, contes...) et met en valeur le patrimoine auribellois[17].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 37 753 €, ce qui plaçait Auribeau-sur-Siagne au 3 947e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[18].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 984 personnes, parmi lesquelles on comptait 73,3 % d'actifs dont 67,7 % ayant un emploi et 5,5 % de chômeurs[19].

On comptait 360 emplois dans la zone d'emploi, contre 254 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 363, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 26,4 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre seulement un emploi pour quatre habitants actifs[20].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Auribeau-sur-Siagne comptait 268 établissements : 9 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 18 dans l'industrie, 45 dans la construction, 160 dans le commerce-transports-services divers et 36 étaient relatifs au secteur administratif[21].

En 2011, 43 entreprises ont été créées à Auribeau-sur-Siagne[22], dont 29 par des autoentrepreneurs[23].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le sanctuaire de Notre-Dame-de-Valcluse est l'un des sanctuaires régionaux les plus fréquentés. Il est situé au sein du diocèse de Nice. Le Vivier, un cours d'eau, traverse le sanctuaire, ce qui permet d'entretenir une verdure abondante et agrémente le sanctuaire du bruit des cascades[24].

Le sanctuaire est cité dans un texte du 24 novembre 1158 : le pape Adrien IV énumère l'église de Valcluse parmi les domaines de l'évêque d'Antibes, Raymond Ier. Un autre texte daté des 24 et 26 novembre 1258 indique que l'église est dédiée à Notre-Dame : super ecclesiam Beate maria de Valle Clusa...[24].

La chapelle actuelle date de 1650. En 1950, la statue de la Vierge a été couronnée par le cardinal Clément Roques, archevêque de Rennes et Mgr Paul Rémond, évêque de Nice. Ce dernier a fait embellir la chapelle à la suite du vœu qu'il avait fait le 20 août 1944 si la région était épargnée par la Seconde Guerre mondiale[24].

À partir de 1986, des sœurs de Saint-Joseph du Puy ont assuré l'accueil, suivies depuis 1995 par des membres de la Communauté des Béatitudes[24].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes d’Auribeau-sur-Siagne

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui : D’argent à Saint Antoine de carnation habillé et auréolé d’or barbé du champ tenant dans ses mains un livre ouvert du même, le tout posé sur une terrasse de sinople.

Un proverbe provençal sert de devise : "Es pas bèu ço qu'es bèu, es bèu ço qu'agrado" : N'est pas beau ce qui est beau, est beau ce qui plaît.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Auribeau-sur-Siagne », sur le site habitants.fr de David Malescourt (consulté le 16 avril 2013)
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. Horaire de la ligne Sillages n°29.
  4. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  5. LOG T2 - Catégories et types de logements sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  6. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  7. Henri Manceau et jean Paul Guizot, Auribeau Village provençal, Grasse, Les éditions municipales d'Auribeau,‎ , 9 p., page 9
  8. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  9. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  10. « Auribeau-sur-Siagne », sur http://www.acteurspublics.com/, Acteurs Publics (consulté le 28 septembre 2013)
  11. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 16 avril 2013).
  12. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 16 avril 2013).
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  15. « Alpes-Maritimes (06) > Auribeau-sur-Siagne > École », sur le site du ministère de l'éducation nationale (consulté le 16 avril 2013).
  16. « Alpes-Maritimes (06) > Auribeau-sur-Siagne > École », sur le site du ministère de l'éducation nationale (consulté le 16 avril 2013).
  17. « Page d'accueil », sur le site du festival « Auribeau-sur-Scène » (consulté le 16 avril 2013).
  18. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  19. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  20. EMP T5 - Emploi et activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  21. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  22. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011 sur la fiche de la commune, [lire en ligne].
  23. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011 sur la fiche de la commune, [lire en ligne].
  24. a, b, c et d Documentation remise au sanctuaire.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Bernard, Annuaire touristique et culturel des Alpes-Maritimes et de la principauté de Monaco, p. 19, Éditions Campanile, 1997, (ISBN 2912366-003)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]