Aure de Paris

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Aure
Image illustrative de l'article Aure de Paris
Peinture murale du XVIIe siècle représentant sainte Aure arborant la croix. Église romane de Tohogne (Durbuy), Belgique.
Sainte
Naissance début du VIIe siècle
Syrie
Décès  
Paris
Autres noms Aurea
Vénérée à chapelle Ste Aure, rue de Reuilly (Paris 12e)
Fête 4 octobre
Sainte patronne Aurore, Aurora et Avrora ((ru))

Sainte Aure de Paris, née en Syrie au début du VIIe siècle, est la première abbesse du monastère colombaniste de Saint-Martial de Paris fondé par Saint Éloi. Elle assume cette charge pendant 33 ans. Elle décède de la peste le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Sainte Aure de Paris, (ou Aurea) née en Syrie au début du VIIe siècle, se rend en France vers 630. Saint Éloi, après avoir établi un monastère dans le Limousin décide de transformer une maison qu'il possède à Paris en monastère pour femmes[1]. Vers 633[2], il ouvre le couvent et demande à Aure d'en être la première abbesse. Le couvent compte deux églises : l'une dédiée à saint Martial, où les religieuses vont chanter l'office[3], et l'autre dédiée à saint Paul[4], où les religieuses étaient enterrées. Il se situait dans l'actuelle rue de Braque (3e arrondissement). Le couvent compte bientôt 300 religieuses[5] qui suivent la règle de saint Colomban[6],[7],[8].

L'abbesse reste à la tête de la communauté durant 33 ans[9] En 666, une épidémie de peste ravage la ville de Paris. Aure y succombe le . Une centaine de ses religieuses succombent également à cette épidémie[6],[7],[8]. Toutes les religieuses décédées sont enterrées dans le cimetière attenant à l'église Saint Paul. Cinq ans après, la tombe de l'abbesse est rouverte, et son corps rapportée dans l'église Saint Paul pour y être définitivement inhumée[6].

Notoriété[modifier | modifier le code]

Une chapelle lui est dédiée à Paris, rue de Reuilly (12e). On y conserve ses reliques ainsi que celles de Saint Éloi et de Saint Ouen[6].

Elle est fêtée le 4 octobre[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Certaines sources indiquent qu'il avait envisageait de le transformer en hospice pou voyageurs, avant de changer de projet.
  2. La date varie d'une source à l'autre, de 631 à 633.
  3. Certaines sources indique que le choix de ce saint du Limousin a été fait par Éloi « en souvenir de son pays d'origine ».
  4. Cette dernière est devenue l'église Saint-Paul-Saint-Louis dans le Marais à Paris.
  5. Les religieuses viennent de France et d'ailleurs, il compte des servantes et des nobles franques.
  6. a, b, c et d Abbé Pétin, Dictionnaire hagiographique, vies des saints et des bienheureux, t. 1, Paris, (lire en ligne), p. 326-327.
  7. a et b « Le martyrologe romain fait mémoire de Sainte Aure », Magnificat, no 239,‎ , p. 72.
  8. a, b et c « Sainte Aure, Abbesse à Paris (✝ 666) », sur Nominis, nominis.cef.fr (consulté le 16 novembre 2017).
  9. Une ancienne chronique indique qu'elle dirigea le couvent « avec autant de prudence que de sainteté ».

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles Cugnier, Histoire du monastère de Luxeuil à travers ses abbés, t. 1, Langres, Guéniot, 2004-2006, p. 74, 183.