Augustin Gabriel d'Aboville

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Augustin Gabriel d'Aboville
Image illustrative de l'article Augustin Gabriel d'Aboville

Naissance
La Fère (Aisne)
Décès (à 47 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme artillerie
Grade général de brigade
Années de service 1789-1820
Commandement 1er Régiment d'Artillerie à Pied
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 4e colonne)"DABOVILLE"

Augustin Gabriel d'Aboville, 2e comte d'Aboville et de l'Empire, né le à La Fère (Aisne), mort le à Paris, fils aîné du comte François Marie d'Aboville, est un général de brigade du Premier Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Famille d'Aboville.

Guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Sous-lieutenant à la suite, le 22 mai 1789, dans le 7e Régiment d'Artillerie à Pied, il entra le 1er septembre suivant, en qualité d'élève, à l'école d'artillerie de La Fère, en sortit le 6 février 1792, en qualité de lieutenant et devint capitaine le 1er novembre de la même année. Il se trouva à la bataille de Courtrai, aux combats devant Trèves, au passage de la Sarre, et se signala de 1793 à l'an III, au passage du Rhin, à Steisliegen et à Stockach.

Sa brillante conduite aux armées du Nord, de la Moselle et de Sambre-et-Meuse, lui valut en l'an VIII le grade de chef de bataillon et la sous-direction d'artillerie de la Forteresse de Mayence. Après avoir commandé l'artillerie de la division Oudinot, au passage du mont Saint-Bernard et s'être fait remarquer au passage du Mincio, etc., il vint remplir à Paris les fonctions de sous-directeur et de membre du Comité central d'artillerie.

Au commencement de l'an IX, il fut envoyé à Flessingue pour mettre cette île et la Zélande en état de défense. Major du 2e Régiment d'Artillerie à Pied, le 3 prairial. Il devint membre de la Légion d'honneur le 4 germinal an XII. Colonel directeur d'artillerie à Turin, officier de la Légion d'honneur. Colonel du 1er Régiment d'Artillerie à Pied en l'an XIII, il resta attaché au 2e corps de la Grande Armée jusqu'en 1807.

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

Envoyé à l'Armée du Portugal, il y fit preuve d'une grande valeur au passage du Tage, à la prise d'Evora et à la bataille de Vimeiro.

Rentré en France en 1808, après la capitulation de Cintra, il ne tarda pas à rejoindre l'armée d'Espagne. Prit part au combat de Betanzos, à la bataille de la Corogne et à la défense de Tuy, qu'il conserva avec une poignée d'hommes recrutés dans les hôpitaux. Un ordre du jour fit connaître à l'armée qu'elle devait au colonel d'Aboville la conservation de 1 200 malades, du grand parc et de tous les équipages.

Lors de la seconde évacuation du Portugal, il détruisit le pont d'Oporto et fit sauter lui-même, au moment où l'ennemi allait s'en emparer, le parc général et tous les bagages de l'armée.

Général de brigade le 14 mars 1809, il reçut une dotation de 4 000 francs de rente en Westphalie. Son nom se mêle glorieusement aux souvenirs du combat de Santo Domingo, de la Bataille de Talavera et du siège de Cadix, pendant lequel il s'empara du fort de Matagorda.

Commandeur de la Légion d'honneur le 23 juin 1810, il remplaça, à la tête de l'artillerie du siège de Cadix, le général de Senarmont, tué d'un coup de feu qui atteignit aussi d'Aboville. À la bataille de Chiclana, d'Aboville arrêta une division anglaise qui allait s'emparer d'une position et de quatre pièces sans attelage. Au siège de Tarifa, une brèche praticable se montrait à l'ardeur des colonnes d'attaque, lorsque des torrents de pluie inondèrent les tranchées et interrompirent les communications entre la première parallèle et le corps de la place. Après des tentatives inutiles pour sauver l'artillerie de la batterie de brèche abandonnée par l'infanterie, le général d'Aboville y rentra précipitamment avec quelques officiers et parvint à mettre hors de service les pièces et les affûts.

Il fut fait Baron de l'Empire le 20 février 1812, et directeur général de l'artillerie des armées d'Espagne et de Portugal le 24 janvier 1813.

À la fatale journée de Vitoria, il vit avec douleur tomber entre les mains de l'ennemi un parc d'artillerie considérable que son zèle avait conservé à l'armée, 69 canons de bronze furent les seules pièces qui échappèrent aux désastres de cette bataille.

Rentré en France, il fit mettre en état de défense les places fortes situées sur le Rhin et la Meuse et celles du département du Nord, et prit le commandement supérieur de l'artillerie à Lille.

Restauration[modifier | modifier le code]

Le général d'Aboville faisait partie de la députation du Nord qui alla recevoir Louis XVIII à Calais. Le roi lui dit avec bonté :

« Je sais que Monsieur votre père a combattu à Fontenoy et à Lansfeld : c'était un brave ! bon chien chasse de race. Cette expression populaire rend bien ma pensée, et je suis persuadé, général, que vous ne la prendrez pas en mauvaise part. »

D'Aboville reprit à cette époque les fonctions de commissaire près la régie générale des poudres qu'il avait déjà exercées, fut nommé chevalier de Saint-Louis, et, le 1er décembre 1817, succéda à son père dans les titres de comte et pair de France.

Appelé le 30 mars 1820 au comité spécial et consultatif de l'artillerie, il mourut en activité le 15 août suivant. Il est enterré dans la 25e division du cimetière du Père-Lachaise[1].

Tombe de d'Aboville (cimetière du Père Lachaise, division 25)

Son nom est inscrit sur l'arc de triomphe, côté nord.

De son mariage, le à Orléans, avec Nathalie de Drouin de Rocheplatte (1796-1831), fille du comte Drouin de Rocheplatte, maire d'Orléans et député du Loiret sous la Restauration, il avait eu :

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2914611480), p. 40