Augustin Dupré

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Augustin Dupré, né à Saint-Étienne le et mort à Armentières-en-Brie le , est un médailleur français.

Il fut le 14e Graveur général des monnaies[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Augustin Dupré commence sa carrière comme graveur à la manufacture royale d'armes. Vers 1770, il s'installe à Paris, devient l'élève du sculpteur David d'Angers et grave ses premières médailles.

La Révolution française va lui donner l'occasion de développer son art. Le changement de régime et la réforme monétaire nécessitant un changement complet des types monétaires, un concours à l'instigation du peintre Louis David est ouvert en avril 1791 par la Constituante. Son projet est retenu pour le Louis conventionnel. À la suite de cette promotion, Dupré est nommé Graveur général des monnaies par décret de l'Assemblée nationale le . Son différent est un coq. Il occupera cette fonction jusqu'en 1803, date à laquelle il est révoqué par un décret du Premier Consul en date du . Il est remplacé par Pierre-Joseph Tiolier.

Ses œuvres monétaires[modifier | modifier le code]

La Révolution française encourageait les artistes à célébrer l'ordre nouveau. Augustin Dupré puisa l'inspiration de ses compositions allégoriques dans la symbolique de l'Antiquité (Tables de la Loi, Génie de la Liberté, Hercule, bonnet phrygien, faisceaux de licteurs, balance, etc.) Ce fut le triomphe du style néo-classique.

Sa première contribution est le Louis d'or de 24 livres, type Au génie, l'avers porte encore le portrait de Louis XVI Roi des Français et la date 1792. Le revers représente un Génie ailé qui écrit le mot « Loi » sur une stèle, avec comme devise « Le Règne de la Loi » et la mention « An III de la liberté ». Un écu de six livres et un demi-écu en argent reprennent ce motif.

La République proclamée, il grava l'essentiel de la nouvelle monnaie décimale : les pièces de 1 centime, 5 centimes, 1 décime et 2 décimes à la Marianne ainsi que la pièce de 5 francs à l'Hercule en argent.

L'Hercule d'Augustin Dupré marqua la réapparition du franc. Il a été repris, avec des modifications, sous différentes républiques. Cet écu fut frappé de l'An 4 à l'An 11, puis en 1848/1849 et de nouveau de 1870 à 1878. Il fut remis en lumière pour les frappes de prestige en argent de 10 francs (1965/1973) et de 50 francs (1974 à 1977), puis par l'émission d'une pièce commémorative de 5 francs en cupro-nickel en 1996. Des pièces de 100 et de 1 000 (or et argent), à l'Hercule modernisé gravé par Joaquin Jimenez, ont été frappées en 2011 ; en 2012, cet Hercule modernisé figure sur des pièces de 10 en argent.

L'outillage et les papiers de Dupré, qu'il emporta avec lui en quittant l'emploi de graveur général, furent dispersés au cours du XIXe siècle par ses enfants. Une partie de ces fonds a pu être acquise dans un second temps par des établissements publics. On les retrouve aujourd'hui à Paris au Département des monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France, à la Monnaie de Paris et au musée Carnavalet.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Barre, Graveurs Généraux et particuliers des Monnaies de France, Contrôleurs Généraux des Effigies, Noms de quelques graveurs en Médailles de la Renaissance Française, Paris, 1867.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rosine Trogan et Philippe Sorel, Augustin Dupré (1748-1833), graveur général des monnaies de France. Collections du musée Carnavalet, Paris, 2000.
  • Archives de l'atelier d'Augustin et de Narcisse Dupré, tiré à part du catalogue de vente aux enchères Bonhams, n° 1000, 2 avril 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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