Auguste Labouret

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Auguste Adolphe Labouret ( à Laon à Crozon), est un maître-verrier et mosaïste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’Émile Adolphe Labouret, avoué, et de Marie-Albertine Millet, originaire d’Hirson, il fait ses études secondaires au lycée d’Amiens, puis suit tout naturellement des études de droit à la faculté de Paris. Mais au bout de deux ans, il s’inscrit aux beaux-arts, section peinture, suit les cours de l’École du Louvre, de l’Académie Julian et de l’Académie Colarossi.

En 1899, il réalise le portrait de son père au château d’Hirson, propriété de sa mère. En 1902, il est maître-verrier. Il ouvre son atelier au 42, rue du Cherche-Midi[1] à Paris. En 1906, il se marie avec Jeanne Sauer, et en 1908 naît sa fille Claire qui travaillera avec lui. En 1913, il devient officier de l’Instruction publique.

Après la Première Guerre mondiale, il est chargé par l’administration d’expertiser l’état des vitraux des principales églises de Bretagne, et de les restaurer. En 1921, il parcourt la Bretagne à bicyclette, s’achète une propriété à Kervéron en Crozon et réalise de nombreux vitraux dans des églises bretonnes : Le Folgoët, Penmarc'h (1954), Saint-Pol-de-Léon (1954), Morlaix (1956), Brignogan (en 1956 puis 1960), Roscanvel (1952), Clohars-Carnoët (1954), L'Hôpital-Camfrout (1955), Brest

Il innove un nouveau procédé : le vitrail en dalle de verre cloisonné en ciment en 1933, il dépose un brevet (n° 756065) en France mais aussi en Suisse, Belgique, Angleterre, Allemagne. Il obtient ainsi, en taillant ses verres avec la marteline le vieux marteau adopté par les Grecs et les Romains pour la mosaïque, une transparence colorée qui s'oppose à l'opacité constructive du ciment.

À l’exposition universelle de 1937, il est président de la classe vitraux. En 1938 il est fait chevalier de la Légion d'honneur, et la même année il entreprend les mosaïques de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré au Canada, ce qu’il considère comme étant son chef-d’œuvre. Mais retenu au Canada pendant la guerre, c’est sa fille Claire qui prendra la direction de l’atelier de Paris.

En 1945, il remporte le prix pour la réalisation de 240 vitraux de Sainte-Anne-de-Beaupré, soit 2 600 m2.

Le recteur de Roscanvel lui confiera, de 1949 à 1951, la création de tous les vitraux de son église[2]. Il ferme son atelier en 1962 et se retire à Kervéron et y décède le 13 février 1964.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Son œuvre est colossale, et la liste est loin d'être exhaustive.

Notes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]