Auguste Félix Bauer

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Auguste Félix Bauer
Naissance
Décès
Nom de naissance
Auguste Félix Bauer
Autres noms
Le directeur, Erbau
Nationalité
Activités
Autres activités
religieux, négociant
Maître
Distinctions
médaille d'honneur au Salon des artistes français de 1894
Œuvres principales
Rousseau et sa jeune maîtresse Mme de Warens
Edouard V
Le Duc d'York à la tour de Londres

Auguste Félix Bauer né le à Lyon et mort dans la même ville le [1] est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Auguste Félix Bauer est né à Lyon le au 33, quai Saint-Vincent, rive Saône. Bauer n’a jamais quitté cette rive de sa vie. Enfant, il fit ses études au collège de la rue de la Bourse, actuel lycée Ampère. Il y a acquis de solides instructions secondaires bien qu'il ne soit pas allé jusqu’au baccalauréat. Dans ses jeunes années, il accomplit son noviciat à l’abbaye de Lérins. De retour à Lyon, il débuta une carrière professionnelle dans le commerce de la soie, qu'il abandonnera pour se tourner vers la peinture de portraits, essentiellement de figures historiques, de paysages et de natures mortes. Lors de ses débuts dans le milieu artistique, le peintre occupa les ateliers du quai Pierre-Scize, aux numéros 58 et 120 de la rue Saint-Georges. À cette époque, il fut successivement l'élève de trois grands peintres : Jean-Paul Laurens, Albert Maignan et Joseph Bail.

Il meurt à Lyon le et est inhumée dans la même ville au cimetière de Loyasse.

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Bauer descend d'une lignée d’artistes musiciens. Son arrière-grand-père était maître-organiste de la cathédrale de Strasbourg. Son aïeul, était musicien de profession à Lyon et comptait parmi les meilleurs virtuoses de l’archet. Son père, Joseph Bauer, était quant à lui amateur de violon. Il a organisé des quatuors symphoniques en collaboration avec d'autres artistes qui ont laissé un nom estimé dans l’art instrumental lyonnais.

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

« il servait ses pinceaux à la description des sites régionaux et des coins de table jonchés de joyaux, de fruits et de friandises[2]. »

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Auguste Félix Bauer entra à l'atelier de Louis Guy, entre 1868 et 1869, où il resta trois ans.

En 1879, il rejoint l’atelier de Joanny Domer. Quelques mois plus tard, il rencontre le portraitiste Jean Scohy auquel il voua une grande admiration tout au long de sa vie. C'est à ses côtés qu'il se perfectionna dans la science du dessin.

Progression dans le milieu artistique[modifier | modifier le code]

De 1881 à 1902, il est animateur du groupe des imagiers. Lorsqu’il s'agissait de se réunir, l'invitation consistait en un dessin que chacun des membres devait réaliser à tour de rôle, pour être ensuite reproduit par le groupe, mécaniquement.

À partir de 1888, les portraits au fusain d'Auguste Felix Bauer figurent au Salon des artistes français à Paris. Parmi eux, on retrouve Edouard V et Le Duc d'York à la tour de Londres, qui lui valent la mention honorable en 1912. En 1894, il obtient la médaille d'honneur avec son tableau représentant Rousseau et sa jeune maîtresse Mme de Warens. Puis, après avoir exposé quelques-unes de ses œuvres chez sa devancière, la Société des amis des arts de Lyon, il crée la Société lyonnaise des beaux-arts et, en remplacement du peintre Jean-Baptiste Poncet, il en devient le président en 1899 aux côtés de Francisque Faon. Bauer est finalement élu unique président, sept ans plus tard, à l'élection du bureau qui suivit l'assemblée générale. Désormais, il est à la tête du premier groupement artistique de province.

Bauer est un homme très apprécié et reconnu des Lyonnais de l’époque. Il est surnommé « le directeur ». Il a obtenu d'Édouard Herriot, maître de Lyon, l’autorisation d’occuper le Palais municipal pour l’organisation du Salon lyonnais. Lors de son installation, il découvre que les lieux avaient été promis par les services municipaux à l’installation de la foire annuelle. Il se rendit au palais du Commerce pour montrer son mécontentement et reçut en guise de dédommagement une somme de 2 000 francs.

Il était un peintre d’histoire qui se dédoublait d’une personnalité gaie et insouciante, ne se prenant pas au sérieux. Ses proches aimaient à parler de la « fantaisie du prince sans rire que savait être Bauer, même dans les circonstances les plus austères[3] ».

Il taillait des masques grotesques dans des marrons méticuleusement choisit à Bellecour, pour ensuite les exposer au Salon lyonnais sous l’anagramme « Erbau ». Le Salon des humoristes lyonnais présenta aussi plusieurs compositions guignolesques de Felix Bauer.

Bauer atteint le sommet de sa notoriété en 1925.

Démission[modifier | modifier le code]

Il démissionna ensuite pour des raisons de santé et céda la place à son ami et vice-président Tony Tollet. Il gardera toujours un œil bienveillant sur l’organisation. À sa démission, il reçoit son portrait, une plaquette de bronze par Marcel Renard, un jeune statuaire lyonnais, pour commémorer son quart de siècle de gestion exemplaire.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Rousseau et sa jeune maîtresse Mme de Warens, localisation inconnue.
  • Edouard V, localisation inconnue.
  • Le Duc d'York à la tour de Londres, localisation inconnue.
  • Les Années Rousseau, localisation inconnue.
  • La Leçon d'enluminure, Salon de 1892, huile sur toile, 1,39 × 0,99 m, Beauvais, MUDO - Musée de l'Oise.
  • Le Baiser de la reine à Alain Chartier, fusain et rehauts de blanc sur papier verdâtre, 2,20 × 3 m, localisation inconnue..

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catalogue des ouvrages de peinture, dessin, sculpture, architecture, exposition nationale, 1896
  • Salons et expositions à Lyon, Dominique Dumas 1786-1916 catalogue des exposants et liste de leurs œuvres, Tome premier A – E Préface de Jacques Foucart avec la participation de Gérard Bruyère, L'échelle de Jacob Dijon – MMVII, p.96
  • Félix Bauer, peintre lyonnais, Lyon, les éditions Provincia 30, Rue Tête-d'Or 1936
  • Société lyonnaise des Beaux-Arts, fondée en 1887 Bulletin mensuel Mars 1926 N°17- Deuxième année
  • Dictionnaire des peintres et sculpteurs à Lyon aux XIXe et XXe siècles, Bernard Gouttenoire, édition La Taillanderie
  • Répertoire des artistes et ouvriers d'art de l'Ain, Paul Cattin, Bourg-en-Bresse, 2004, Archives départementales de l'Ain :
  • La peinture lyonnaise au XIXe siècle, Élisabeth Hardouin-Fugier, Etienne Grafe, les éditions de l'amateur, 1995, p 270
  • Le patrimoine du XVIIIe siècle en Rhône-Alpes, disponible au musée des beaux-arts.

Liens externes[modifier | modifier le code]