Auguste-Louis de Rossel

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Auguste-Louis de Rossel
Auguste-Louis de Rossel (1736-1804), autoportrait.
Auguste-Louis de Rossel (1736-1804), autoportrait.

Naissance
à Dompierre-sur-Mer, Charente-Maritime
Décès (à 67 ans)
à Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la marine royale française Marine royale française

Auguste-Louis de Rossel , né le à Dompierre-sur-Mer en Charente-Maritime et décédé à Paris le [1], est un aristocrate, officier de marine et peintre français du XVIIIe siècle. Il est connu pour sa série de tableaux sur la guerre d'Indépendance américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Louis-Auguste de Rossel est issu de la branche cadette de la famille de Cercy, celle qui n'a jamais porté le nom de Cercy et qui est originaire de la région de Rochefort[2]. Il épouse une jeune brestoise, Françoise Guérin avec laquelle il aura une fille Elizabeth en 1778.

Carrière militaire [3][modifier | modifier le code]

  • 1751 garde de la Marine à Rochefort
  • 1752 embarqué sur la frégate La Friponne
  • 1754 embarqué sur l'Aigle
  • 1755 embarqué sur l'Inflexible
  • 1756 embarqué sur la frégate l'Aquilon
  • 1756 embarqué sur le Duc de Bourgogne
  • 1757 embarqué sur le Saint-Michel
  • 1759 embraqué sur l'Aragon
  • 1760 embarqué sur la corvette La Sardaigne
  • 1761 embarqué à Toulon pour Constantinople sur la frégate l'Oiseau
  • 1762 embarqué sur le Content
  • 1765 nommé lieutenant de vaisseau
  • 1766 embarqué à Rochefort sur la Coulisse
  • 1770 embarqué comme commandant en second sur le Bizarre
  • 1773 nommé Chevalier de Saint-Louis
  • 1775 embarqué à Brest sur la frégate Le Zéphir
  • 1779 le roi l'autorise à prendre sa retraite et le nomme capitaine de vaisseau

Le peintre de marine[modifier | modifier le code]

Le chevalier de Rossel a navigué pendant vingt-huit ans dont quatorze en campagne quand il se retire malade en 1779 et se lance dans la peinture. Pour l'année 1778, quatre de ses combats de bâtiments isolés résument bien les escarmouches qui opposèrent les navires français à ceux des Anglais de part et d'autre de l'Atlantique. Nous y retrouvons les faits d'armes de la Concorde, de la Junon et du Triton. Y figure également la célèbre victoire héroïque de la Belle Poule de Chadeau de la Clochetterie sur le Fox, qui avait enthousiasmé les dames jusqu'à leur faire jucher des frégates sur leurs coiffures poudrées. Les actions sélectionnées pour 1779 furent celles de la Junon et de la Gentille devant Plymouth, de la Minerve à la Dominique, l'engagement de l'escadre de La Motte-Picquet en vue de Fort-Royal de la Martinique.

Louis XVI conçoit en 1786 le projet de perpétuer sur la toile les principales victoires navales remportées de 1778 à 1783 et il confie le projet au chevalier de Rossel [4]. Les deux premiers tableaux de cette série réalisés par Rossel sont Le combat de M. le Bailly de Suffren en Baye de la Praya et Le combat de M. de la Motte Picquet à vue du fort royal. Ces tableaux sont destinés à être exposés dans les salles d'instruction des trois grands ports de Brest, Toulon et Rochefort. Rossel reçoit la commande supplémentaire de seize tableaux et de trente deux copies. Il réalise en août 1791 son seizième et ultime tableau, Le combat de Gondelour. Il doit intervenir à trois reprises auprès de l'Assemblée nationale entre 1790 et 1792 pour obtenir le paiement de ses honoraires et il refuse de livrer les tableaux qu'il conserve chez lui. Ce n'est qu'en 1802, que le Premier Consul donne son accord au règlement partiel de la série de la guerre d'Amérique et que l'État devient officiellement propriétaire des tableaux. Ces tableaux n'ont jamais rejoint les salles d'instructions des ports de Brest, Toulon et Rochefort. Treize des seize tableaux originaux et douze copies sont confiés au Musée national de la Marine à partir de 1943[5].

Parmi ses nombreux tableaux, trois d'entre eux sont l'objet d'une commande spéciale de trois combats du Québec et de la Surveillante, ceci à la demande du ministre de la Marine. Le premier réservé à la Chambre du Roi Louis XVI ; celui-ci (toile) semble avoir été offert par le Roi au maréchal de Castries en 1789, le second est envoyé à la veuve du commandant Charles Louis du Couëdic et le troisième au Chevalier de Lostanges. Les gravures de ce tableau n'ont été produites qu'en 1792. Il immortalise également les combats du Scipion, de la Nymphe et de l’Amphitrite.

Il faut savoir que Thomas-Pierre du Couëdic, dit « l'Aîné », neveu de Charles-Louis, et également tout jeune officier sous ses ordres durant ce superbe combat, est appelé peu après à monter sur le navire de son oncle maternel la Nymphe où, au moment de l'abordage contre le HMS Flora et, blessé par une pique, lâche la corde et tombe entre les deux bâtiments qui l'écrasent.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Archives[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Evelyn de Rostaing McMann, p. 208
  2. Marjolaine Mourot, Les tableaux de combat : la dernière commande royale in Jean-Yves Besselièvre (dir), Le port de la liberté : Brest au temps de l'Indépendance américaine, Paris : Locus solus, Musée national de la Marine, 2016, p. 109
  3. Général Thiervoz,Une curieuse figure de marin : le capitaine de vaisseau de Rossel de Cercy in Neptunia, no 47, troisième trimestre 1957, p. 11-15
  4. Général Thiervoz,Une curieuse figure de marin : le capitaine de vaisseau de Rossel de Cercy (deuxième partie) in Neptunia, n°48, 4e trimestre 1957, p. 2
  5. Marjolaine Mourot, Les tableaux de combat : la dernière commande royale in Jean-Yves Besselièvre (dir), Le port de la liberté : Brest au temps de l'Indépendance américaine, Paris : Locus solus, Musée national de la Marine, 2016, p. 106-117
  6. Fonds Louis-Auguste de Rossel (P234) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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