Auguste-Jean Germain de Montforton

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Auguste-Jean Germain de Montforton

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Naissance 8 décembre 1786
Paris
Décès 26 avril 1821 (à 34 ans)
Paris
Nationalité française
Profession
Autres activités
Conjoint
Constance Jeanne Stéphanie d'Houdetot

Auguste-Jean Germain de Montforton (8 décembre 1786 - Paris26 avril 1821 - Paris, inhumé au cimetière du Père-Lachaise), est un homme politique français du Premier Empire et de la seconde Restauration.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris, le 8 décembre 1786, Germain est le fils d'un banquier originaire de Villeneuve-les-Avignon.

Son père, Jean-Pierre Germain, avait débuté dans le métier de la banque aux côtés d'Étienne Delessert, et monta à Paris avec ce dernier pour y faire fortune.

L'unique fils du banquier (il n'a pas 17 ans quand son père meurt) devint surnuméraire au ministère de l'Intérieur en 1801, et est fait chambellan de l'Empereur en 1806. Il s'attacha à la fortune de Napoléon Bonaparte qui le prit sous sa protection.

Après avoir fait la Campagne de Pologne (1807) comme officier d'ordonnance de Napoléon Ier, il défendit en 1810, durant la guerre de la troisième coalition, la forteresse de Kufstein (Tyrol autrichien), fut créé comte de l'Empire le 9 novembre 1809, et nommé ministre plénipotentiaire de France envoyé extraordinaire près le grand-duc de Würzburg, Ferdinand III de Toscane, en 1813.

Il célébra avec pompe, le 15 août 1813, la fête de l'Empereur, qui avait signé son contrat de mariage avec mademoiselle d'Houdetot (24 février 1812).

Il revint à Paris après la bataille de Leipzig, devint au commencement de 1814 adjudant-commandant aide-major général de la garde nationale de cette ville.

Lui, qui avait renouvelé, le 16 janvier 1814, son serment de fidélité à Bonaparte, se montra, dès le 31 mars suivant, l'un des plus chauds partisans des Bourbons, qui l'appelèrent à la préfecture de Saône-et-Loire.

Il reçut de Monsieur, lors du voyage de Son Altesse Royale le comte d'Artois en Bourgogne, la croix d'officier de la Légion d'honneur.

Sans emploi pendant les Cent-Jours, il fut envoyé le 14 juillet 1815, comme préfet en Seine-et-Marne. Il s'y signala par des actes de vengeances politiques et par sa vive opposition à l'élection de La Fayette.

Nommé pair de France le 5 mars 1819 par M. Decazes, il fut destitué de ses fonctions de préfet à la chute de son protecteur (février 1820), et siégea alors assidûment à la Chambre haute. Il n'y prit pas la parole mais il vota avec les partisans de la monarchie constitutionnelle

Il meut à Paris le 26 avril 1821. Il avait été un temps propriétaire du château et des terres de Cheverny.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Auguste Jean était l'unique fils de Jean-Pierre Germain et de Reine-Marthe Rousseau (20 avril 1756 - Paris18 août 1817 - Paris), fille d'un bourgeois de Paris.

Le 24 février 1812, il épouse Constance Jeanne Stéphanie d'Houdetot (24 juin 1788 - Maurice8 juin 1872, aux Avenues à Compiègne, inhumée au cimetière du Père-Lachaise), fille du Comte César Louis Marie François Ange d'Houdetot et de Constance Joséphine de Céré. Ensemble, ils auront :

  1. Amélie Marthe Marie, dite Camille (4 mars 1814 - Paris IXe (ancien)7 janvier 1866 - Compiègne), mariée en 1835 (Compiègne) avec Jules des Acres de l'Aigle (3 juillet 1804 - Paris Paris VIIIe7 juillet 1861 - Bagnères-de-Luchon), Saint-Cyrien (1820-1822 : 3e promotion), dont postérité ;
  2. Louis Auguste Constance Albert (5 août 1815 - Paris22 septembre 1883 - Paris), 2e comte de Montforton, diplomate, Pair de France, sans alliance ;
  3. Louise Amable Caroline Albertine (5 août 1815 - Paris18 janvier 1862 - Paris Ier), sœur jumelle du précédent, mariée le 24 février 1838 (Paris) avec Maximilien Sébastien Auguste Arthur Louis (dit Fernand) (20 juin 1815 - Ham1er novembre 1871 - Compiègne), 2e comte Foy (fils de Maximilien Sébastien Foy), Ministre plénipotentiaire, pair de France (1831), dont postérité.

Fonctions[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]


Hommage, Honneurs, Mentions,...[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • « Armes de comte de l'Empire : Coupé : au I parti des Comtes Officiers de la Maison de l'Empereur qui est d'azur au portique ouvert à deux colonnes surmontées d'un fronton d'or et accompagné des lettres D.A. de même, et de gueules à deux clefs d'argent posées en sautoir ; au II d'azur à la tour d'or crénelée de cinq pièces, ajourée, maçonnée et ouverte de sable, accostée à dextre et à senestre d'une épée haute en pal d'argent.[1],[2] »

  • « Armes de Pair de France : D'azur à la tour d'or ; parti d'azur à la barre d'argent, chargée d'un lion passant de gueule et accostée de deux alérions du même.[3],[2] Devise: JUSTICE ET LIBERTÉ[4]. »

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]