August Böckh

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August Böckh
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August Böckh
Fonction
Professor ordinarius (d)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Formation
Bismarck-Gymnasium Karlsruhe (d) (-)
Université Martin-Luther de Halle-Wittemberg (doctorat) ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Historien de l'Antiquité classique, philologue classique, professeur d'université, érudit classiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Christian Friedrich von Böckh (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Christian Gottfried Boeckh (d) (oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Membre de
Maîtres
Dir. de thèse
Distinctions
August Boeckh grave (aka).jpg
Vue de la sépulture.

August Böckh, né à Karlsruhe le et mort à Berlin le , est un philologue et antiquisant allemand.

Il enseigna longtemps à Heidelberg et à Berlin, où il devint directeur du séminaire philologique et conseiller intime du roi. Il fut élu associé étranger de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1831.

Il a eu notamment pour élève Adolf Kirchhoff.

Biographie[modifier | modifier le code]

August Boeckh est le dernier de six enfants. Son père, Georg Matthäus Boeckh, est secrétaire de la cour et notaire impérial au service du margrave de Bade. Son frère Christian Friedrich von Boeckh (de) embrasse lui aussi la carrière de fonctionnaire et devient ministre badois des Finances (1828) et ministre-président (1844). Son oncle est le théologien et écrivain Christian Gottfried Boeckh (de). En 1790, cinq ans seulement après sa naissance, son père décède.

Après avoir étudie à partir de 1791 au lycée de langues anciennes de Karlsruhe (de), qui doit être plus tard selon lui le seul accès à l'université et aux études de sciences de l'Antiquité, Boeckh étudie d'abord la théologie protestante à partir de 1803 à Halle dans l'une des universités les plus en vue de l'époque. Mais sous l'influence du philologue classique Friedrich August Wolf, il abandonne les études de théologie et commence à étudier la philologie. Il y obtient son doctorat le 15 mars 1807 avec un essai sur la musique antique, De harmonice veterum. À Halle, il suit également les cours du philosophe Friedrich Schleiermacher, dont l'enseignement sur Platon l'impressionne. En 1806/07, il est professeur au lycée berlinois du monastère franciscain.

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • Économie politique des Athéniens (2 volumes, 1817)
  • Œuvres de Pindare (4 volumes, 1811-1822)
  • Corpus Inscriptionum Graecarum (4 volumes, 1828-1877, le dernier volume[Information douteuse] continué par ses élèves)[1]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rudolf Heinrich Klausen (de): A. Böckh’s Biographie. In: S. F. W. Hoffmann (Hrsg.): Friedrich Jacobs, August Böckh, Karl Zell, Angelo Poliziano (= Lebensbilder berühmter Humanisten 1). Böhme, Leipzig 1837, S. 29–62.
  • Ernst von Leutsch (de): August Boeckhs Doctorjubiläum. In: Philologus 11, 1856, S. 791–802 (books.google.de).
  • Ferdinand Ascherson (de): August Boeckhs fünfzigjähriges Doctorjubiläum am 15. März 1857. In: Jahrbücher für classische Philologie 3, 1857, S. 225–263 (Digitalisat).
  • (de) Karl Bernhard Stark (de), « Boeckh, August », dans Allgemeine Deutsche Biographie (ADB), vol. 2, Leipzig, Duncker & Humblot, , p. 770-783
  • August Boeckh (1785–1867). Forscher, Hochschullehrer, Zeitzeuge (= Wissenschaftliche Zeitschrift der Humboldt-Universität zu Berlin, Gesellschaftswissenschaftliche Reihe 36, Heft 1). Berlin 1987; darin u. a.
    • Peter Musiolek (de): August Boeckh und die antike Wirtschaftsgeschichte. S. 26–28.
    • Reinhard Schumacher: August Boeckh und die historische Metrologie. S. 46–49.
    • Cornelia Warnke: Warum hat August Boeckh die “Staatshaushaltung der Athener” geschrieben? Wissenschaftshistorische Fakten und Überlegungen. S. 34–40.
  • Helmuth Schneider: August Boeckh. In: Michael Erbe (Hrsg.): Berlinische Lebensbilder. Geisteswissenschaftler. Colloquium-Verlag, Berlin 1989, (ISBN 3-7678-0728-9), S. 37–54.
  • Axel Horstmann (de): Antike Theoria und moderne Wissenschaft. August Boeckhs Konzeption der Philologie. Peter Lang, Frankfurt am Main, Berlin, Bern, New York, Paris, Wien 1992 (überarbeitete Habil.-Schrift, Universität Hamburg 1986)
  • Wilfried Nippel (Hrsg.): Über das Studium der Alten Geschichte. dtv, München 1993, (ISBN 3-423-04583-3), S. 104–107, 148–160.
  • Ernst Vogt (de), Axel Horstmann: Das Werk August Böckhs als Herausforderung für unsere Zeit. Zwei Vorträge mit einem Vorwort von Ursula Schaefer (= Humboldt-Universität zu Berlin, Öffentliche Vorlesungen 93). Berlin 1998 (Digitalisat).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Bérard, Denis Feissel et Alii, Guide de l'épigraphiste : bibliographie choisie des épigraphies antiques et médiévales, Paris, ENS Ulm, , 448 p. (ISBN 978-2-7288-0443-6), p. 35, n° 65

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Article connexe[modifier | modifier le code]