Aubignas

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Aubignas
Aubignas
Réplique en calcaire de la borne milliaire romaine CIL 17-02, 183 de la voie des Helviens dite Borne de Mélas.
Blason de Aubignas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Intercommunalité Communauté de communes Ardèche Rhône Coiron
Maire
Mandat
Serge Villard
2020-2026
Code postal 07400
Code commune 07020
Démographie
Gentilé Aubignassiens
Population
municipale
464 hab. (2018 en diminution de 1,9 % par rapport à 2013)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 21″ nord, 4° 38′ 04″ est
Altitude Min. 160 m
Max. 664 m
Superficie 15,42 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Montélimar
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Berg-Helvie
Législatives Première circonscription
Localisation
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Aubignas
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Aubignas

Aubignas est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Aubignassiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aubignas est située à 9 kilomètres du Teil et à 15 kilomètres de Montélimar.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Aubignas est limitrophe de cinq communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Aubignas est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montélimar, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (69,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (69,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (26,9 %), prairies (15,3 %), cultures permanentes (7,3 %), zones agricoles hétérogènes (5,6 %), zones urbanisées (2,3 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune était traversée par la voie romaine d'Antonin.

La réplique en calcaire de la borne milliaire romaine CIL 17-02, 183 (voir image ci-dessus) est situé dans la commune sur un parking, près de deux kilomètres au nord-ouest de sa localisation précédente, le long de la nationale 102.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Aubignas

Les armes d'Aubignas se blasonnent ainsi :
Parti : au 1er d'azur à la bande d'or haussée à senestre et remplie de gueules de trois pièces en pal, au 2e d'argent à l'oriflamme d'azur emmanché de sable et soutenu de cinq mouchetures d'hermine du même ordonnées 3 et 2.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 100 et 500, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[9].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 1874
(démission)
Adolphe Reboul    
mars 1874 mai 1876 Jacques Bernard   Propriétaire
mai 1876 mai 1900 Alfred Trinquet   Propriétaire
mai 1900 6 mars 1918
(décès)
Placide Astier radical-socialiste Pharmacien
Député de 1898 à 1910
Sénateur de 1910 à 1918
mars 1918 mai 1925 Auguste Trinquet radical-socialiste Propriétaire exploitant
mai 1925 18 mai 1945 Pierre Astier radical-socialiste Gérant de laboratoire
18 mai 1945 octobre 1947 Laurent Méallarès SFIO Exploitant agricole
octobre 1947 septembre 1959
(démission)
Jules Reboul   Retraité
27 septembre 1959 26 mars 1977 Marius Volle DVD Exploitant agricole
26 mars 1977 1986
(démission)
Michel Arnichand PCF Instituteur
1986 mars 2008 Alain Floribert PCF Employé
mars 2008 23 mai 2020 Christian Bosquet DVG Exploitant agricole
23 mai 2020 En cours
(au 24 mai 2020)
Serge Villard DVG Retraité de l'enseignement

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La population change depuis quelques décennies, avec un déplacement de population de la vallée du Rhône vers des lieux moins prisés, notamment en Ardèche. Ces zones sont moins chères à l'achat : on parle comme ailleurs de « néoruraux ». On note à ce titre la construction de nombreuses maisons en bas du village. Jusqu'ici les conseils municipaux ont réussi à préserver le centre du village, sans nouvelles constructions.

L'organisation du « village », c'est-à-dire le quartier qui ceinture la ville du Moyen Âge montre encore des traces du passé : rempart bloquant les calades, meurtrières, et bien sur les calades étroites.

Au cours du XIXe siècle, l'autorisation est donnée de percer le rempart pour insérer de nouvelles ouvertures (fenêtre).

Le village est à flanc de la montagne : ici cette montagne s'appelle le Coiron. Le Coiron est une coulée de basalte qui s'est épanché du col de l'Escrinet (col entre Aubenas et Privas) jusqu'à la vallée du Rhône, dans d'anciennes vallées. Mais ces coulées de lave se sont avérées plus résistante à l'érosion que les marnes qui faisaient relief. Aujourd'hui, c'est le basalte qui domine et les marnes sont moins élevées.

Le village est construit en basalte : cette roche étant sombre, le village l'est aussi… Mais on a utilisé comme couverture et comme joint entre les blocs de basalte, du sable un peu rose-orange : le recouvrement encore visible donne une couleur plus clair au mur. La sable provenant de carrière telle celle du Teil (quartier « la sablière »). Juste avant le pont, à la sortie du Teil et en direction d'Aubenas, on trouve sur la droite des petites rue/route qui mènent à une ancienne carrière de sable.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2018, la commune comptait 464 habitants[Note 3], en diminution de 1,9 % par rapport à 2013 (Ardèche : +1,94 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
312203379309488497524510548
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
544539523528531559542481423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
417440382300271367385204210
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
258208230246308337379385390
2013 2018 - - - - - - -
473464-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 21,4 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 21,6 %, 15 à 29 ans = 18,6 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 16,6 %, plus de 60 ans = 22,6 %).
Pyramide des âges à Aubignas en 2008 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
5,2 
75 à 89 ans
4,5 
16,2 
60 à 74 ans
18,1 
17,8 
45 à 59 ans
16,6 
19,4 
30 à 44 ans
20,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,6 
21,0 
0 à 14 ans
21,6 
Pyramide des âges du département de l'Ardèche en 2008 en pourcentage[15].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90  ans ou +
1,5 
7,8 
75 à 89 ans
11,6 
15,7 
60 à 74 ans
16,0 
21,7 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,2 
15,5 
15 à 29 ans
14,2 
18,7 
0 à 14 ans
16,9 

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie locale est agricole :

  • culture de la vigne avec production tournée vers le « Caveau des vignerons » sur Alba-la-Romaine et aussi depuis 1970 (?) avec un bourguignon, les « caves Latour » installées le long de la N 102 sur la commune d'Alba, en direction d'Aubenas. ou encore élevage caprins pour fabriquer le fromage d’Ardèche, le picodon. Mais il semble que le village soit essentiellement tournée vers Montélimar via Le Teil et non vers Aubenas.
  • Des producteurs caprins sont présents au marché des producteurs sur Le Teil, les vendredis après-midi.
  • Dans le paysage, on note aussi des parcelles de chênes, ce qui suggère la récolte de truffes sur la commune.
  • Il a existé jusqu'en 2005 (environ) une exploitation du basalte par l'entreprise « Basaltine ». Il reste donc une friche industrielle le long de la N 102. En mémoire de cela, un espace a été aménagé à l'entrée du village, « l'espace basalte ».
  • L'entreprise « Bung Eco », constructeur et loueur de constructions modulaires de type « Algeco », s'est installé le long de la N 102.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église romane du XIe siècle. Il s'agit de la chapelle du château médiéval.
  • À ce titre, il reste regrettable que l'ancien cimetière du XIVe ou XVe siècle (?) ait été déplacé dans la pente (à gauche en montant par la rue en direction de l'église), sans réelle mise en valeur et avec peu de considération pour ces vielles plaques / dalles de caveau.
  • L’église présente une architecture classique de l’Ardèche méridionale, avec un plafond « en berceau ». Son entrée est relativement récente : 19° comme le montre la façade avec des joints cimentés de manière régulière, non comme l’ancien rempart.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Régulièrement la municipalité et les habitants ont à cœur d'entretenir le patrimoine : plusieurs percés des remparts ont été faites par l'actuelle municipalité (entre 2015-2017) pour rendre le déplacement des touristes plus agréable : par exemple, un passage a été aménagé à proximité de la place de l'église.
  • Reste de remparts ;
  • Parchemins médiévaux.
  • Le premier château est aménagé en gîte par la municipalité : entre les deux tours, au-dessus de « la buvette » (lieu associatif géré par l'association « La pie sur l'amandier » et qui fait office de lieu de rencontre l'été).
  • Après les guerres de religion, un second château est construit (en face la mairie-école) avec une tour carrée comme donjon. Aujourd'hui, domaine privé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tableau en noir et blanc. L'auteur de l’œuvre est Maurice Dulac.
Placide Astier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Direction départementale de l'Équipement, « Carte en relief de l'Ardèche avec limites communales », sur http://www.ardeche.equipement.gouv.fr, (consulté le 10 octobre 2011).
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 23 avril 2021)
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 23 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. « Évolution et structure de la population à Aubignas en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 février 2012).
  15. « Résultats du recensement de la population de l'Ardèche en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 février 2012).