Aubignas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Aubignas
Réplique en calcaire de la borne milliaire romaine CIL 17-02, 183 de la voie des Helviens dite Borne de Mélas
Réplique en calcaire de la borne milliaire romaine CIL 17-02, 183 de la voie des Helviens dite Borne de Mélas
Blason de Aubignas
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Privas
Canton Le Teil
Intercommunalité CC Ardèche Rhône Coiron
Maire
Mandat
Christian Bosquet
2014-2020
Code postal 07400
Code commune 07020
Démographie
Gentilé Aubignassiens, Aubignassiennes
Population
municipale
487 hab. (2014)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 21″ nord, 4° 38′ 04″ est
Altitude Min. 160 m
Max. 664 m
Superficie 15,42 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

Voir sur la carte administrative d'Ardèche
City locator 14.svg
Aubignas

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

Voir sur la carte topographique d'Ardèche
City locator 14.svg
Aubignas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aubignas

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aubignas

Aubignas est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants sont appelés les Aubignassiens et les Aubignassiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aubignas est située à 9 kilomètres du Teil et à 15 kilomètres de Montélimar.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Aubignas est limitrophe de cinq communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Sceautres Saint-Martin-sur-Lavezon Rose des vents
N Rochemaure
O    Aubignas    E
S
Alba-la-Romaine Le Teil

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Aubignas

Les armes d'Aubignas se blasonnent ainsi :
Parti: au 1er d'azur à la bande d'or haussée à senestre et remplie de gueules de trois pièces en pal, au 2e d'argent à l'oriflamme d'azur emmanché de sable et soutenu de cinq mouchetures d'hermine du même ordonnées 3 et 2.

La commune était traversée par la voie romaine d'Antonin.

La réplique en calcaire de la borne milliaire romaine CIL 17-02, 183 (voir image ci-dessus) est situé dans la commune sur un parking, près de deux kilomètres au nord-ouest de sa localisation précédente, le long de la nationale 102.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 100 et 500, le nombre de membres du conseil municipal est de 11[2].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  mars 1874
(démission)
Adolphe Reboul    
mars 1874 mai 1876 Jacques Bernard   Propriétaire
mai 1876 mai 1900 Alfred Trinquet   Propriétaire
mai 1900 6 mars 1918
(décès)
Placide Astier radical-socialiste Pharmacien
Député de 1898 à 1910
Sénateur de 1910 à 1918
mars 1918 mai 1925 Auguste Trinquet radical-socialiste Propriétaire exploitant
mai 1925 1945 Pierre Astier radical-socialiste Gérant de laboratoire
18 mai 1945 octobre 1947 Laurent Méallarès radical-socialiste Exploitant agricole
octobre 1947 1959
(démission)
Jules Reboul   Employé de préfecture
1959 mars 1977 Marius Volle DVD Exploitant agricole
mars 1977 1986
(démission)
Michel Arnichand PCF Instituteur
1986 mars 2008 Alain Floribert   Employé
mars 2008 en cours
(au 24 avril 2014)
Christian Bosquet[3] DVG Exploitant agricole

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La population change depuis quelques décennies, avec un déplacement de population de la vallée du Rhône vers des lieux moins prisés, notamment en Ardèche. Ces zones sont moins chères à l'achat: on parle comme ailleurs de "néoruraux". On note à ce titre la construction de nombreuses maisons en bas du village. Jusqu'ici les conseils municipaux ont réussi à préserver le centre du village, sans nouvelles constructions.

L'organisation du "village", c'est à dire le quartier qui ceinture la ville du Moyen Age montre encore des traces du passé: rempart bloquant les calades, meurtrières, et bien sur les calades étroites.

Au cours du 19°s, l'autorisation est donnée de percer le rempart pour insérer de nouvelles ouvertures (fenêtre).

Le village est à flanc de la montagne: ici cette montagne s'appelle le Coiron. Le Coiron est une coulée de basalte qui s'est épanché du col de l'Escrinet (col entre Aubenas et Privas) jusqu'à la vallée du Rhône, dans d'anciennes vallées. Mais ces coulées de lave se sont avérées plus résistante à l'érosion que les marnes qui faisaient relief. Aujourd'hui, c'est le basalte qui domine et les marnes sont moins élevées.

Le village est construit en basalte: cette roche étant sombre, le village l'est aussi... Mais on a utilisé comme couverture et comme joint entre les blocs de basalte, du sable un peu rose-orange: le recouvrement encore visible donne une couleur plus clair au mur. La sable provenant de carrière telle celle de LeTeil (quartier "la sablière"). Juste avant le pont, à la sortie du Teil et en direction d'Aubenas, on trouve sur la droite des petites rue/route qui mènent à une ancienne carrière de sable.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 487 habitants, en augmentation de 20,25 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
312 203 379 309 488 497 524 510 548
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
544 539 523 528 531 559 542 481 423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
417 440 382 300 271 367 385 204 210
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
258 208 230 246 308 337 390 473 487
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22 %) est en effet supérieur au taux national (21,8 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 20,4 %, 30 à 44 ans = 19,4 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 21,4 %) ;
  • 51 % de femmes (0 à 14 ans = 21,6 %, 15 à 29 ans = 18,6 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 16,6 %, plus de 60 ans = 22,6 %).
Pyramide des âges à Aubignas en 2008 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
5,2 
75 à 89 ans
4,5 
16,2 
60 à 74 ans
18,1 
17,8 
45 à 59 ans
16,6 
19,4 
30 à 44 ans
20,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,6 
21,0 
0 à 14 ans
21,6 
Pyramide des âges du département de l'Ardèche en 2008 en pourcentage[9].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,5 
7,8 
75 à 89 ans
11,6 
15,7 
60 à 74 ans
16,0 
21,7 
45 à 59 ans
20,6 
20,2 
30 à 44 ans
19,2 
15,5 
15 à 29 ans
14,2 
18,7 
0 à 14 ans
16,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église romane du XIe siècle. Il s'agit de la chapelle du château médiéval.
  • A ce titre, il reste regrettable que l'ancien cimetière du 14° ou 15° siècle (?) ait été déplacé dans la pente (à gauche en montant par la rue en direction de l'église), sans réelle mise en valeur et avec peu de considération pour ces vielles plaques / dalles de caveau.
  • L’église présente une architecture classique de l’Ardèche méridionale, avec un plafond "en berceau". Son entrée est relativement récente: 19° comme le montre la façade du les joint sont cimentés de manière régulière, non comme l’ancien rempart.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Régulièrement la municipalité et les habitants ont à cœur d'entretenir le patrimoine: plusieurs percés des remparts ont été faites par l'actuelle municipalité (entre 2015-2017) pour rendre le déplacement des touristes plus agréable: par exemple un passage a été aménagé à proximité de la place de l'église.
  • Reste de remparts ;
  • Parchemins médiévaux.
  • Le 1ier château est aménagé en gite par la municipalité: entre les 2 tours, au dessus de "la buvette" (lieu associatif géré par l'association "La pie sur l'amandier" et qui fait office de lieu de rencontre l'été).
  • Après les guerres de religion, un second château est construit (en face la mairie-école) avec une tour carrée comme donjon. Aujourd'hui, domaine privé.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tableau en noir et blanc. L'auteur de l’œuvre est Maurice Dulac.
Placide Astier

Economie[modifier | modifier le code]

L'économie locale est agricole:

-> culture de la vigne avec production tournée vers le "Caveau des vignerons" sur Alba la Romaine et aussi depuis 1970 (?) avec un bourguignon, les "caves Latour" installées le long de la N102 sur la commune d'Alba, en direction d'Aubenas. ou encore élevage caprins pour fabriquer le fromage d’Ardèche, le Picodon.

Mais il semble que le village soit essentiellement tournée vers Montélimar via Le Teil et non vers Aubenas.

-> Il est à noter que des producteurs caprins sont présents au marché des producteurs" sur Le Teil, les vendredi après midi.

-> Dans le paysage, on note aussi des parcelles de chênes, ce qui suggère la récolte de truffes sur la commune.

-> Il a existé jusqu'en 2005 (environ) un exploitation du basalte par l'entreprise "Basaltine". Il reste donc une friche industrielle le long de la N102. En mémoire de cela, un espace a été aménagé à l'entrée du village, « l'espace basalte ».

-> Il y a deux artisans (maçon et électricien) plutôt rattachés à la commune d'Alba la romaine (?).

-> L'entreprise "Bung Eco", constructeur et loueur de constructions modulaires de type "Algeco", s'est installé le long de la N102.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :