Aubigné-Racan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aubigné et Racan.

Aubigné-Racan
Aubigné-Racan
Les ruines du théâtre sur le site archéologique de Cherré.
Blason de Aubigné-Racan
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement La Flèche
Canton Le Lude
Intercommunalité communauté de communes Sud Sarthe
Maire
Mandat
Philippe Leguet
2014-2020
Code postal 72800
Code commune 72013
Démographie
Gentilé Aubignanais
Population
municipale
2 159 hab. (2015 en augmentation de 4 % par rapport à 2010)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 27″ nord, 0° 16′ 04″ est
Altitude Min. 37 m
Max. 118 m
Superficie 32,03 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Sarthe

Voir sur la carte administrative de la Sarthe
City locator 14.svg
Aubigné-Racan

Géolocalisation sur la carte : Sarthe

Voir sur la carte topographique de la Sarthe
City locator 14.svg
Aubigné-Racan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Aubigné-Racan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Aubigné-Racan
Liens
Site web www.aubigne-racan.com

Aubigné-Racan est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 2 159 habitants[Note 1] (les Aubignanais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Aubigné-Racan est une commune du Haut-Anjou sarthois, surnommé le Maine angevin, située à environ quarante kilomètres au sud du Mans et soixante kilomètres au nord-ouest de Tours. La commune est bordée par le Loir et traversée par quelques ruisseaux dont celui du Gruau.

Les principaux lieux-dits sont la Morinière, la Touche, la Belle Croix, la Bercellerie, Vaugrivaux, la Beaussonière, la Carte, les Coutières, Cherré, Gennevraye, Loyneau et la Loute[1].

Communes limitrophes d’Aubigné-Racan
Sarcé Mayet Verneil-le-Chétif
Coulongé Aubigné-Racan
Le Lude La Chapelle-aux-Choux, Saint-Germain-d'Arcé Vaas

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aubigné-Racan tire son nom du latin albus qui signifie blanc et de Racan, poète né en cette commune en 1589, dont le nom fut rattaché à celui de la commune en 1934[Note 2]. L'un des actes notariés rédigés par la canoniale de Saint-Martin de Tours mentionne l'existence de nombreuses possessions du chapitre tourengeau. À cette occasion, le document religieux, émis à l'époque carolingienne, apporte le témoignage que la cité d'Aubigné-Racan était alors connue sous le toponyme d'Albiniacus[2]. En outre, d'autre registres paroissiaux d'époque médiévale plus tardive évoquent le toponyme « Albigneyo »[3]. Le terme « Albiniacus » associé, entre autres, à la cité d'Aubigné-Racan, richement documenté sur le territoire gaulois, et plus globalement au sein de l'aire géographique celte, fait référence à la couleur blanche[4]. Selon l'épigraphiste spécialisé en langues celtiques Xavier Delamarre, le toponyme Albiniacus trouve sa racine dans le suffixe albos (ou albios, albanos) qui signifie « monde d'en-haut », « ciel », « blanc »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est sans doute occupé par l'homme depuis le Néolithique, comme l'indique la présence de plusieurs dolmens dont celui du Colombier.

Le site archéologique gallo-romain de Cherré montre qu'Aubigné devait être un centre important à partir du Ier siècle.

Sous l'Ancien Régime, la commune dépendait de la sénéchaussée angevine de Baugé et du tribunal spécial ou « greniers à sel » du Lude.

Aubigné-Racan était une dépendance du comté angevin du Lude, cette seigneurie du Haut-Anjou comprenait plusieurs fiefs dans le Maine angevin.

Au début du XIXe siècle, les archives départementales sarthoises font état d'une route (la « route numéro 9 »), raccordant la commune de Château du Lude à une ancienne voie, la « route numéro 159 », reliant Tours au Mans[6]. Le matériau ayant servi à la construction de cet axe de circulation sarthois, le grès roussâtre, est issu de deux carrières : l'une localisée à Aubigné-Racan, l'autre située sur la ville voisine de Coulongé[6],[7]. À la même époque, au lieu-dit de « la butte du Fourneau », une autre carrière est ouverte sur les terres aubignanaises. Cette autre zone d'exploitation minéralogique fournit deux types de matériaux nécessaires : l'un à caractère calcaire et l'autre de nature argileuse[7]. Les pierres extraites de cette carrière entrent, notamment, dans la composition d'une chaux fabriquée localement (pour la roche calcaire), ainsi que dans la constitution de tuiles (pour la pierre argileuse)[7]. Ce second site d'extraction ferme ses portes en [7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1995[8] juillet 2014[9] Michel Royer[10] DVD Gérant d'entreprise, président de la CC Aune et Loir
septembre 2014[11] en cours Philippe Leguet SE Retraité de l'industrie
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2015, la commune comptait 2 159 habitants[Note 3], en augmentation de 4 % par rapport à 2010 (Sarthe : +0,87 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6641 6111 8042 0061 9541 9711 9741 9722 052
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0112 2762 4062 3772 2862 3122 2072 0441 932
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9351 8701 8652 1562 1452 1201 8661 7681 782
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 8661 8581 9421 9232 1032 1002 0802 0782 075
2013 2015 - - - - - - -
2 1572 159-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Manoir de Champmarin, des XVe, XVIe, XVIIe et XXe siècles, maison natale du poète Racan. L'édifice est partiellement inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1978[16].
  • Moulin de Cherré, des XVIIe, XIXe et XXe siècles, sur la rive droite du Loir.
  • Église Saint-Martin-de-Vertou des XIIe, XVIe et XIXe siècles, de type roman, son haut-relief[17], son groupe sculpté[18] et sa chaire à prêcher[19], tous trois du XVIIe siècle, ainsi que son lutrin[20] du XVIIIe siècle, tous classés monument historique au titre d'objet en 1981.
  • Château de Bossé (ou Bocé), des XVIe XVIIIe et XIXe siècles.
  • Dolmen de la Pierre, menhir du château de Bossé, allée couverte du Colombier et nécropole néolithique de Cherré.
  • Camp d'Éperon de Vaux, enceinte et habitat du Néolithique.
  • Site archéologique de Cherré, du Ier au IIIe siècle, inscrit[21] et partiellement classé[22] (théatre) au titre des monuments historiques.
  • Château de Gennevraye, des XVIIe et XIXe siècles.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

  • Foire, les 2e samedi de mars et 1er samedi de septembre.
  • Marché, les samedis matin.
  • Pêche : la quasi-totalité des associations de la commune organisent leur concours de pêche dans l'étang communal.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Honorat de Bueil (1589-1670), seigneur de Racan, poète.
  • Paul-Charles Delaroche (1886-1914), né à Aubigné, dessinateur, excellent illustrateur des arts du spectacle, travaille pour diverses revues dont Le Monde artiste illustré, la Revue théâtrale, Comœdia, le Théâtre à Paris.
  • Marcel Royer (29 février 1912 - 28 juillet 1942), né à Aubigné-Racan, résistant, arrêté, torturé et fusillé par les Allemands, au camp de Souge (Gironde)[23].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Décret présidentiel du 5 juin 1934.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aubigné-Racan sur Géoportail.
  2. Hélène Noizet, « Le centre canonial de Saint-Martin de Tours et ses domaines périphériques en Val de Loire », dans Hélène Noizet et al., Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, vol. 109, t. 2, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, (lire en ligne), pages 4 et 5 ; note 21.
  3. (en) William J. Courtenay et Eric D. Goddard, Rotuli Parisienses (2 Vol. Set) : Supplications to the Pope from the University of Paris, vol. III: 1378-1394, BRILL, (lire en ligne), p. 1037.
  4. Przemysław Dębowiak, « Les couleurs de noms de lieux habités en France : Classement par couleur », Romanica Cracoviensia, Jagiellonian University Press - Université de Cracovie,‎ , p. 23 (lire en ligne).
  5. Xavier Delamarre, « Dictionnaire : Une approche linguistique du vieux-celtique continental », dans Xavier Delamarre et Pierre-Yves Lambert (préface), Dictionnaire de la langue gauloise, Paris 4e, éditions Errance, coll. « Collection des Hespérides », (ISBN 978-2-87772-237-7, ISSN 0982-2720), p. 36 et 37.
  6. a et b Julien-Rémy Pesche, Dictionnaire statistique de la Sarthe, Monoyer, (lire en ligne), pages 364 et 365.
  7. a, b, c et d J. Manivit, M. Rioult, S. Debrand-Passard, R. Brossé et al., « Note explicative de la feuille Le Lude à 1/50000 », dans J. Manivit, M. Rioult, S. Debrand-Passard, R. Brossé et al., Carte géologique de la France 1/50000, Orléans, Éditions du BRGM, (ISBN 2-7159-1425-3, lire en ligne [PDF]), pages 31 et 32.
  8. « Municipales : Michel Royer, maire d’Aubigné-Racan, candidat pour un 4e mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 6 juillet 2014)
  9. « Nécrologie. Décès de Michel Royer, maire d'Aubigné-Racan », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 18 août 2014)
  10. Réélection 2014 : « Aubigné-Racan (72800) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 6 juillet 2014)
  11. « Philippe Leguet, élu maire, s'entoure de cinq adjoints », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 4 octobre 2014)
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  16. « Manoir de Champmarin », notice no PA00109666, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Haut-relief, cadre : L'adoration des bergers », notice no PM72000021, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. « Groupe sculpté : L'Education de la Vierge », notice no PM72000020, base Palissy, ministère français de la Culture
  19. « Chaire à prêcher », notice no PM72000018, base Palissy, ministère français de la Culture
  20. « Aigle-lutrin », notice no PM72000019, base Palissy, ministère français de la Culture
  21. « Complexe antique de Cherré », notice no PA00110006, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Théâtre gallo-romain de Cherré », notice no PA00109667, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. "Marcel Royer, résistant, honoré 73 ans après sa mort", Ouest-France, 10 mai 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :