Aubervilliers (film)

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Aubervilliers
Réalisation Éli Lotar
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Court métrage
Documentaire
Durée 25 minutes
Sortie 1946

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Aubervilliers est un court métrage français, réalisé par Éli Lotar en 1945. Le commentaire et les chansons, écrits par Jacques Prévert, sont marqués par un puissant engagement politique.

Commandité à la Libération par la municipalité communiste d'Aubervilliers, ce film, qui est le dernier d'Eli Lotar, témoigne des misérables conditions d'existence particulièrement difficiles de la classe ouvrière après la Seconde Guerre mondiale. Réalisé également avec le but de dénoncer la politique menée l'ancien maire pétainiste Pierre Laval, il s'ouvre sur le poème de Jacques Prévert « Gentils enfants d'Aubervilliers, gentils enfants des prolétaires, gentils enfants de la misère, gentils enfants du monde entier... ». Cinquante-cinq mille ouvriers s'entassent alors avec leurs familles dans des taudis sans âge qui menacent à tout instant de s'écrouler[1], notamment dans le quartier ouvrier du Landy, près du canal Saint-Denis[2]

Le film, rarement diffusé en salle, figure dans le DVD Mon frère Jacques, par Pierre Prévert.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Citation[modifier | modifier le code]

« De même que Sainte Cécile est la patronne des musiciens et saint Crépin le patron des cordonniers, Saint Gobain est non seulement le patron des miroitiers, mais aussi, sans aucun doute, le patron des nombreuses manufactures et usines dites de Saint Gobain. Celle d’Aubervilliers emploie 250 ouvriers pour la fabrication d’acide sulfurique, d’ammoniaque, d’engrais et de produits décapants et dégraissants. » Extrait du commentaire de Jacques Prévert.

la Chanson des enfants[modifier | modifier le code]

Paroles de Prévert, musique de Joseph Kosma, interprétée par Germaine Montero (extraits[3])

Gentils enfants d’Aubervilliers
Vous plongez la tête la première
Dans les eaux grasses de la misère
Où flottent les vieux morceaux de liège
Avec les pauvres chats crevés
Mais votre jeunesse vous protège
Et vous êtes les privilégiés
D’un monde hostile et sans pitié
Le triste monde d’Aubervilliers…

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lucie Etchebers-Sola, « Aubervilliers en 1945, ses bidonvilles et ses « gentils enfants » », vice.com, (consulté le 2 mars 2018)
  2. « Aubervilliers », cinearchives.org (consulté le 2 mars 2018)
  3. « JACQUES PRÉVERT, COMPLAINTE POUR LES ENFANTS D’AUBERVILLIERS », Blog de Tidian Diakite (consulté le 2 mars 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]