Aubert Ier d'Italie

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Aubert Ier d'Italie
Adalbert, King of Italy.PNG
Biographie
Naissance
Vers 932/936
Décès
Famille
Père
Mère
Willa de Toscane (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Gerberga of Mâcon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant

Aubert Ier d'Italie ou Adalbert Ier d'Italie (né vers 932/936 - mort à Autun le ) est roi d'Italie (roi des Lombards), associé à son père Bérenger II d'Italie, de 950 à 964, et marquis d'Ivrée (Aubert II) de 965 à (971 ?)[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Issu de la Maison d'Ivrée, il est le fils de Bérenger II d'Italie et de Willa d'Arles (fille de Boson d'Arles).

Biographie[modifier | modifier le code]

En 945 Bérenger d'Ivrée, père d'Aubert, intervient en Italie depuis la Germanie, avec le soutien d'Otton, et contraint Hugues d'Arles, roi d'Italie, à l'exil. Celui-ci accepte d'abdiquer à condition que son fils Lothaire lui succède, ce que Bérenger lui accorde. La réalité du pouvoir demeure cependant entre les mains de Bérenger. En 950, Lothaire meurt, semble-t-il empoisonné sur ordre de Bérenger, qui lui succède sur le trône d'Italie. Dès son avènement il s'associe fils Aubert, qui est couronné avec lui le à Pavie, et lui destine en mariage Adélaïde de Bourgogne, veuve de Lothaire. Celle-ci ayant refusé, il la retient prisonnière dès avril 951. Mais elle parvient à s'enfuir quelques mois plus tard, en août 951, et se réfugie à Canosse sous la protection d'Albert Azzon, marquis d'Este. De là, elle appelle le roi de Germanie à son secours. Otton accourt aussitôt pour se rendre maître de l'Italie, mettant en fuite Bérenger et son fils Aubert, puis il retourne en Saxe après avoir confié l'Italie à son gendre Conrad le Roux, et demande la main d'Adélaïde. Celle-ci accepte de l'épouser et devient reine de Germanie.

Privé de ses états, Bérenger se rend en 952 à la première diète d'Ausbourg, où ils lui sont restitués, mais avec le titre de vice-roi. L'Italie devient un fief du roi de Germanie, lequel se réserve le titre de roi des Francs et des Lombards. Cependant, dès son retour en Italie, Bérenger s'empresse d'assiéger le château de Canosse, afin de punir le marquis d'Este pour avoir offert une retraite à la reine Adélaïde. Après trois ans de siège, en 956, Albert Azzon est secouru par le roi de Germanie qui charge son fils Ludolphe d'envahir une seconde fois l'Italie. Bérenger prend de nouveau la fuite, tandis que son fils Aubert livre bataille. Ludolphe les fait prisonniers, l'un après l'autre, puis les laisse partir libres. L'Italie est occupée par Ludolphe jusqu'à sa mort en septembre 957.

Bérenger et Aubert s'emparent de nouveau de l'Italie. En 960, ils envahissent les États pontificaux, conduisant Otton à intervenir une troisième fois, cette fois à l'appel du pape. En octobre 961 il fait déposer Bérenger et Aubert à la diète de Pavie. Ensuite, parvenu jusqu'à Rome, Otton est couronné empereur par Jean XII en février 962. La couronne impériale est alors vacante depuis la mort de Bérenger Ier en 922, grand-père de Bérenger II et arrière-grand-père d'Aubert. Mais Bérenger poursuit la lutte, jusqu'à ce qu'il soit finalement pris avec sa femme Willa, en 964. Tous deux sont emmenés captifs à Bamberg, où Bérenger meurt en 966. Après la mort de son époux, Willa devient religieuse.

Quant à Aubert, il erre à l'aventure de 964 à 967 en compagnie de son frère Conon ou Conrad. Adalbert revient en Italie en 965, après le retour d'Othon Ier en Allemagne, et cherche à fomenter une rébellion contre le pape Jean XIII imposé par l'empereur ; mais il est vaincu par le duc de Souabe Bouchard III, à qui l'empereur avait laissé le soin de rétablir l'ordre. Il ne réussit pas non plus à se rétablir dans la marche d'Ivrée après la mort de son frère Guy la même année[2].

En 968, Adalbert s'allie avec l'empereur grec Nicéphore Ier Phocas dans le conflit qui l'oppose à Othon Ier pour le contrôle des Pouilles et de la Calabre[3] L'année suivante, à la fin des hostilités entre les deux empires après le meurtre de Nicéphore Ier, Adalbert est contraint de se réfugier en Bourgogne où il meurt à Autun.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il se marie avec Gerberge de Chalon (fille de Lambert de Chalon), dont sont issus[1] :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Adalberto d´Ivrea (-971) », dans « Northern Italy (part 1) », ch. 5 : « Counties in Piemonte and Val d'Aosta », section C : « Marchesi d'Ivrea », p. sur MedLands.
  2. La marche d'Ivrée demeure vacante de 965, après la mort de Guy d'Ivrée jusqu'à ce que son frère Conrad se soumette à Othon Ier.
  3. Robert Folz, La naissance du Saint-Empire, « Le Mémorial des Siècles : Xe siècle », éd. Albin Michel, Paris, 1967, p. 115-116.
  4. (en) Charles Cawley, « « Guglielmo d´Ivrea (-1026) » (Otton-Guillaume de Bourgogne) », dans « Northern Italy (part 1) », ch. 5 : « Counties in Piemonte and Val d'Aosta », section C : « Marchesi d'Ivrea », sur MedLands (consulté le 4 janvier 2018).
  5. (en) Charles Cawley, « « Willibirg (m. Liutold) » (Otton-Guillaume de Bourgogne) », dans « Northern Italy (part 1) », ch. 5 : « Counties in Piemonte and Val d'Aosta », section C : « Marchesi d'Ivrea », sur MedLands (consulté le 4 janvier 2018).