In Flanders Fields

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Au champ d'honneur)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir …Au champ d'honneur
Wikipédia:Bons articles Vous lisez un « bon article ».
In Flanders Fields
Image illustrative de l'article In Flanders Fields
Version manuscrite par l'auteur.

Auteur John McCrae
Pays Belgique
Genre poésie de guerre
Version originale
Langue anglais
Titre In Flanders Fields
Éditeur Punch
Lieu de parution Royaume-Uni
Date de parution

In Flanders fields (Au champ d'honneur) est un poème de guerre écrit pendant la Première Guerre mondiale par le lieutenant-colonel canadien John McCrae. Il est rédigé à l'occasion des funérailles d'un ami de l'auteur, tombé lors de la deuxième bataille d'Ypres ; les détails de sa création font l'objet de plusieurs hypothèses.

Il est publié dans le magazine Punch le et gagne une popularité importante lors du conflit, connaissant des traductions dans plusieurs langues, et étant réutilisé dans le cadre de la propagande de guerre. L'image des coquelicots est ainsi mise à profit lors d'opérations de levée d'obligations de guerre, notamment Poppy Appeal.

Sa popularité se confirme au Canada après guerre, ainsi que dans d'autres pays du Commonwealth. Il est ainsi utilisé lors du jour du Souvenir sous plusieurs formes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Contexte d'écriture[modifier | modifier le code]

Le lieutenant-colonel John McCrae en uniforme lors de la Première Guerre mondiale.

L'auteur du poème, John McCrae, est un lieutenant-colonel originaire de la ville de Guelph dans la province canadienne de l'Ontario. Son goût pour l'écriture de poésies remonte à ses jeunes années et il pratique cette activité tout au long de sa vie[1]. Les premières publications de ses créations datent du milieu des années 1890, essentiellement dans des magazines et des journaux canadiens[2]. Parmi les thèmes qu'il aborde à l'époque figurent, entre autres, l'idée de mort et de la situation de sérénité qui en résulte[3].

Lors de l'entrée en guerre du Canada au début de la Première Guerre mondiale — alors qu'il est âgé de 41 ans — il fait le choix de s'engager dans les forces du corps expéditionnaire canadien. Il se porte volontaire pour intégrer, non pas le corps médical comme le lui aurait permis sa formation, mais une unité combattante avec le rang de soldat en officiant comme médecin de terrain[4]. Il s'agit de son second engagement dans les troupes canadiennes, après un premier service lors de la seconde guerre des Boers[5]. Il se considère avant tout comme un soldat, son père ayant été un chef militaire à Guelph et l'ayant éduqué en mettant en avant le sens de l'engagement envers son pays et l'Empire britannique[6].

Il fait partie des soldats qui combattent au printemps 1915 lors de la deuxième bataille d'Ypres, ville belge située en Flandre, et qui doivent subir l'une des premières attaques chimiques lancées par l'armée allemande : les positions tenues par les forces canadiennes sont prises pour cible avec du chlore le mais sans que les forces allemandes ne parviennent à enfoncer les lignes de défense, et ce malgré deux semaines d'intenses combats. McCrae qualifie la situation de « cauchemardesque » dans une lettre à sa mère : « Pendant dix-sept jours et dix-sept nuits, nul d'entre nous n'a eu la chance de pouvoir enlever ses vêtements ou même de se déchausser, ou alors de façon très exceptionnelle. Pendant tout le temps où j'ai été éveillé, les bruits d'obus et de fusils ne nous ont jamais accordés plus de 60 secondes de répit… avec toujours dans un coin d'esprit la vision des morts, des blessés, des mutilés, et la terrible crainte de voir les lignes de défense lâcher face à l'ennemi[7] ». C'est lors de cette bataille que McCrae est touché par la perte d'un frère d'armes, Alexis Helmer, tué le . Il prend en charge les funérailles de ce dernier et relève alors que les coquelicots poussent rapidement sur les tombes des soldats tombés lors de cette bataille. Le lendemain, il compose alors le poème assis à l'arrière d'une ambulance[8].

Texte[modifier | modifier le code]

Le poème inscrit sur un livre en bronze au mémorial de John McCrae à Guelph (Ontario, Canada).

Ce poème, en forme de rondeau, rend hommage aux individus, tant civils que militaires, qui sont morts lors de la Première Guerre mondiale.

Texte original Traduction littérale

In Flanders fields the poppies grow[note 1]
Between the crosses row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.

We are the dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved and were loved and now we lie
In Flanders fields.

Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.

— John McCrae

Dans les champs de Flandres, les coquelicots croissent
Entre les croix rang sur rang,
Qui marquent notre place ; et dans le ciel,
Les alouettes, chantant avec courage, volent
À peine entendues parmi les canons sous elles.

Nous sommes les morts. Quelques jours auparavant
Nous vivions, sentions l'aurore, voyions le coucher de soleil,
Aimions et étions aimés ; aujourd'hui, nous sommes couchés
dans les champs de Flandres.

Poursuivez notre querelle avec l'ennemi :
À vous, de nos mains défaillantes, nous lançons
la torche ; gardez-la et portez-la bien haut.
Si vous trahissez notre confiance, nous qui mourront,
Nous ne dormirons pas, même si les coquelicots croissent
dans les champs de Flandres.

Publication[modifier | modifier le code]

Page illustrée par Ernest Clegg. Le mot grow apparaît à la fin du premier vers.

Au moment de la création du poème, Cyril Allinson est sergent-major dans l'unité de McCrae. Alors qu'il distribue le courrier aux soldats, il assiste à l'écriture de celui-ci et relève que le regard de McCrae se tourne régulièrement vers la tombe de Helmer. Selon ses dires, lorsque McCrae lui tend le calepin sur lequel est écrit le poème et qu'il découvre ce qui y est écrit, les vers s'inscrivent durablement dans sa mémoire car « dépeignant très justement la scène qui se jouait sous nos yeux[9] ». Selon la légende, McCrae n'était pas satisfait de son poème et aurait alors jeté le papier sur lequel il était écrit[10]. C'est l'un des membres de son unité (Edward Morrison (en), J. M. Elder[11] ou Allinson) qui aurait sauvé le papier du poème[10] avant que McCrae ne soit convaincu de soumettre sa création à un éditeur pour qu'elle soit publiée[12].

Une autre version concernant la création du poème veut que les funérailles de Helmer se soient déroulées le matin du 2 mai et que ce soit à l'issue de celles-ci que McCrae l'ait rédigé en une vingtaine de minutes. Selon une troisième version, celle-ci de Morrison, le poème a été rédigé pendant le temps laissé libre entre les arrivées de nouveaux soldats blessés[13]. Indépendant de la version retenue, McCrae fait évoluer le poème pendant plusieurs mois avant qu'il ne le considère digne d'être publié[14]. Il le propose tout d'abord au Spectator de Londres qui le rejette, puis avec plus de succès à Punch qui accepte de le publier le [12]. Publié sans mention de son auteur, le poème est finalement attribué à McCrae dans l'index que publie le magazine à la fin de l'année[15].

La question du mot terminant le premier vers est, depuis la publication, au centre d'une discussion. Selon Allinson, la première mouture du poème comprenait le mot grow (« poussent »)[9]. Cependant, le même mot était aussi utilisé pour compléter le pénultième vers, et le magazine Punch obtint l'autorisation d'utiliser blow (« s'envolent ») pour modifier le premier vers. McCrae utilise par la suite indifféremment l'un et l'autre lorsqu'il fait des copies manuscrites pour ses amis et sa famille[16]. La question reste depuis ouverte à savoir quelle version du poème devrait être retenue. Ainsi en 2001, lors de l'édition d'un billet de banque canadien sur lequel figure la première strophe du poème, la Monnaie royale canadienne a fait le choix de retenir blow mais se voit inondée de courriers se plaignant que grow n'a pas été retenue[17].

Popularisation[modifier | modifier le code]

Affiche de propagande canadienne incitant à l'achat d'obligations de guerre s'inspirant du poème.

Le poème devient, selon l'historien américain Paul Fussell, l'un des plus populaires de son temps[18]. Dès que l'identité de l'auteur du poème est rendue publique, McCrae reçoit de nombreux télégrammes et lettres le félicitant pour son œuvre[19]. Le poème est republié dans plusieurs autres pays et y devient le symbole du sacrifice des soldats morts lors du premier conflit mondial[20] ; il bénéficie de tellement de traductions dans des langues autres que l'anglais que McCrae déclare qu'« il ne doit plus manquer que le chinois maintenant[21] ». Le message du poème touche alors aussi bien les soldats qui le perçoivent comme un encouragement dans les combats, que leurs proches qui, au pays, participent à l'effort de guerre et pour qui il donne un sens à leur travail[22].

L'œuvre est rapidement récupérée par la propagande, notamment au Canada par le Parti unioniste dans le cadre des élections fédérales canadiennes de 1917 qui se déroule sur fond de crise de la conscription. Les Canadiens français sont alors farouchement opposés à l'instauration du service militaire obligatoire mais les Canadiens anglais votent majoritairement pour sa mise en place, soutenant ainsi le projet du Premier ministre Robert Laird Borden et de son gouvernement unioniste. In Flanders Fields est alors crédité d'une partie de cette victoire en ayant « fait plus que n'importe quel discours pour que le dominion continue d'assumer son devoir et de combattre pour l'établissement d'une paix durable[23] ». McCrae, alors fervent soutien de l'Empire britannique et de l'effort de guerre, se réjouit des effets de son œuvre sur ces élections et s'enorgueillit dans une lettre en écrivant « j'espère avoir poignardé un de ces Canadiens français avec mon vote[23] ».

Le poème devient un outil de motivation populaire au Royaume-Uni, où il est utilisé pour encourager les soldats combattant l'Empire allemand, ainsi qu'aux États-Unis où il est publié dans tout le pays. Il devient l'une des œuvres les plus citées pendant le conflit[24] et est employé dans le cadre de campagne de vente d'obligations de guerre auprès des populations, lors des recrutements de soldats et pour critiquer les pacifistes[25]. Le poème est aussi mis en musique par le compositeur américain Charles Ives qui en sort une version en 1917[26]. Mais le poème est par ailleurs critiqué par l'historien américain Paul Fussell (en) dans The Great War and Modern Memory, publié en 1975[18], qui y relève une opposition entre le ton bucolique des neuf premiers vers, et la « rhétorique digne d'une affiche de propagande » de la troisième strophe, décrivant celui-ci comme « malveillant » et « stupide » et qualifiant les derniers vers d'« arguments propagandistes s'opposant à toute paix négociée[27] ».

Suites[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

McCrae est muté dans le corps médical et posté à Boulogne-sur-Mer en , où il est promu au grade de lieutenant-colonel et chargé des médicaments de l'hôpital général canadien numéro 3[28]. Il est promu comme faisant fonction de colonel le et nommé médecin consultant des armées britanniques en France. Mais les années de guerre l'ont usé. Il contracte une pneumonie, puis une méningite. Il meurt le à l'hôpital militaire de Wimereux, où il est enterré avec tous les honneurs militaires[29]. Un recueil de ses œuvres, contenant In Flanders Fields, est publié l'année suivante[30].

In Flanders Fields a atteint un statut mythique au Canada où il est associé aux cérémonies du jour du Souvenir. C'est peut-être la pièce littéraire la plus connue parmi les Canadiens anglophones[30]. Certains de ses vers sont inscrits sur les billets de dix dollars canadiens, et la Monnaie royale canadienne a également frappé des pièces sur le thème du coquelicot à plusieurs occasions ; l'une de ces pièces de 25 cents, émise en 2004, présentait un coquelicot rouge au centre et est considérée comme la première pièce multicolore en circulation dans le monde[31]. Une version en français du poème, intitulée Au champ d'honneur, a été écrite par le major Jean Pariseau. Cette version, approuvée par le gouvernement canadien et utilisée lors de cérémonies bilingues ou en français[32], a abandonné la référence au lieu de la bataille. Le club de hockey des Canadiens de Montréal en utilise quelques vers comme devise depuis 1940[33] : « Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous toujours de le porter bien haut. »

La maison de naissance de McCrae à Guelph en Ontario a été transformée en un musée consacré à sa vie et à la guerre[34]. En Belgique, le musée In Flanders Fields à Ypres, consacré à la Première Guerre mondiale, est situé dans l'une des plus grandes régions touristiques des Flandres[35].

En dépit de sa constante renommée, In Flanders Fields est souvent ignoré par les universitaires enseignant et critiquant la littérature canadienne[30]. Le poème est parfois vu comme un anachronisme, parlant de gloire et d'honneur lors d'un conflit devenu depuis synonyme de la futilité de la guerre de tranchées et symbole des massacres de masse produits par l'armement du XXe siècle[25]. Nancy Holmes, professeur à l'université de la Colombie-Britannique, a avancé l'hypothèse que la nature patriotique de ces vers et leur usage comme instrument de propagande a pu conduire les critiques littéraires à les voir plus comme un symbole national ou un hymne national plutôt qu'un poème[30].

Coquelicots du souvenir[modifier | modifier le code]

Tombe d’un soldat à Ottawa au Canada.

Les coquelicots dont McCrae parle dans le poème sont associés à la guerre depuis les guerres napoléoniennes, lorsqu'un écrivain de l'époque a remarqué pour la première fois qu'ils poussaient volontiers sur les tombes des soldats[36]. Les dommages faits à l'environnement lors de la bataille augmentaient le contenu en calcaire du sol (du fait des ruines qui y étaient laissées), faisant du coquelicot l'une des rares plantes capables de prospérer dans la région[37].

Inspirée par In Flanders Fields, le professeur américain Moina Michael a résolu à l'issue de la guerre en 1918 de porter un coquelicot tout au long de l'année pour honorer les soldats tombés au combat. Par ailleurs, elle a écrit en réponse le poème We shall keep the faith (Nous garderons la foi)[38]. Elle a distribué des coquelicots en soie à ses pairs et a fait campagne pour le faire adopter comme symbole officiel du souvenir par l‘American Legion. Anne E. Guérin, qui a assisté à la convention du où l‘American Legion a accepté la proposition de Moina Michael, a conçu l'idée de vendre des coquelicots en tissu dans sa France natale pour lever des fonds à destination des veuves et des orphelins de la guerre[39]. En 1921, Guérin a envoyé des vendeurs de coquelicots à Londres peu avant l'anniversaire de l'armistice de 1918, attirant l'attention du maréchal Douglas Haig. Co-fondateur de la Royal British Legion (en) (organisation caritative à destination des vétérans et de leurs familles), Haig a encouragé la vente de ces coquelicots[37]. La pratique s'est répandu rapidement à travers l'Empire britannique. Aujourd'hui, le port de coquelicots lors des jours précédents la célébration de l'armistice demeure populaire dans une grande partie du Commonwealth, notamment au Royaume-Uni, au Canada et en Afrique du Sud. En Australie et en Nouvelle-Zélande, les coquelicots sont portés lors des jours précédents la journée de l'ANZAC[40].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ou the poppies blow dans la version imprimée, voir plus bas.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prescott 1985, p. 11.
  2. « Les jeunes années », sur www.veterans.gc.ca, Ministre des Approvisionnements et Services Canada (consulté le 24 août 2014).
  3. Prescott 1985, p. 21.
  4. Gillmor 2001, p. 91–92.
  5. Prescott 1985, p. 31.
  6. Bassett 1984, p. 14.
  7. (en) « In Flanders Fields », sur www.veterans.gc.ca, Veterans Affairs Canada (consulté le 2 juin 2012).
  8. Gillmor 2001, p. 93.
  9. a et b (en) « Poem depicts war scenes », sur Regina Leader-Post,‎ (consulté le 24 août 2014), p. 13.
  10. a et b (en) « Forever there... In Flanders Fields », sur The Journal Opinion,‎ (consulté le 24 août 2014), p. 8.
  11. (en) « The Red Poppy », The Australian Army (consulté le 24 août 2014).
  12. a et b Prescott 1985, p. 96.
  13. Prescott 1985, p. 95–96.
  14. Gillmor 2001, p. 94.
  15. Prescott 1985, p. 105.
  16. (en) Pat Brennan, « Guelph house commemorates Flanders' poet McCrae », sur Toronto Star,‎ (consulté le 24 août 2014).
  17. (en) « Flanders poppies blow up furor in Canada », sur Los Angeles Times,‎ (consulté le 24 août 2014), A38.
  18. a et b Fussell 2009, p. 315.
  19. (en) Bernhard Ragner, « A tribute in Flanders Fields », New York Times Magazine,‎ (lire en ligne).
  20. (en) « In Flanders Fields », New York Times,‎ (lire en ligne).
  21. Bassett 1984, p. 50.
  22. Bassett 1984, p. 49.
  23. a et b Prescott 1985, p. 125.
  24. Prescott 1985, p. 105–106.
  25. a et b Prescott 1985, p. 133.
  26. (en) « In Flanders Fields (Song Collection) », sur Library of Congress (consulté le 27 août 2014).
  27. Fussell 2009, p. 314–315.
  28. (en) John F. Prescott, In Flanders Fields : The Story of John McCrae, Erin, Ontario, Boston Mills Press, (ISBN 0-919783-07-4).
  29. (en) John Bassett, The Canadians, Markham, Ontario, Fitzhenry & Whiteside Limited, (ISBN 0-88902-651-3), « John McCrae », p. 59-60.
  30. a, b, c et d (en) Nancy Holmes, « "In Flanders Fields" — Canada's official poem: breaking faith », Studies in Canadian Literature (University of New Brunswick), no 30 (1),‎ (lire en ligne).
  31. (en) « A symbol of remembrance », sur Royal Canadian Mint.
  32. Le Canada pendant la Première Guerre mondiale et la route vers la crête de Vimy, Veterans Affairs Canada.
  33. (en) Last game at the Montreal Forum, Canadian Broadcasting Corporation.
  34. (en) Pat Brennan, « Guelph house commemorates Flanders' poet McCrae », The Star,‎ (lire en ligne).
  35. (nl) « Nieuw streekbezoekerscentrum Ieper officieel geopend », sur kw.knack.be,‎ .
  36. (en) « Lest we forget », sur CBC news,‎ .
  37. a et b (en) « Where did the idea to sell poppies come from? », sur BBC news,‎ .
  38. (en) « Michael, Moina Belle (1869 - 1944) », sur georgiawomen.org.
  39. (en) « The Story Behind the Remembrance Poppy », sur greatwar.co.uk.
  40. (en) Rema Rahman, « Who, What, Why: Which countries wear poppies? », sur BBC news,‎ .

Sources[modifier | modifier le code]

  • (en) John Bassett, The Canadians: John McCrae, Markham, Ontario, Fitzhenry & Whiteside Limited, (ISBN 0-88902-651-3)
  • (en) Paul Fussell, The Great War and Modern Memory (Illustrated Edition), New York, Stirling Publishing, (ISBN 0-19-513331-5)
  • (en) Don Gillmor, Canada: A People's History, vol. 2, Toronto, Ontario, McClelland & Stewart, (ISBN 0-7710-3340-0)
  • (en) John McCrae, In Flanders Fields and Other Poems, Arcturus Publishing (réédition de 2008), (ISBN 1-84193-994-3, lire en ligne)
  • (en) John F. Prescott, In Flanders Fields: The Story of John McCrae, Erin, Ontario, Boston Mills Press, (ISBN 0-919783-07-4)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 24 juin 2016 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.