Attentat d'Izmir

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Attentat d'Izmir du 5 janvier 2017
Image illustrative de l'article Attentat d'Izmir

Localisation Izmir (Turquie)
Coordonnées 38° 27′ 01″ nord, 27° 10′ 39″ est
Date
16 h 10 (UTC+03:00)
Type Voiture piégée, fusillade
Armes Bombe, armes
Morts 2 (et 2 terroristes)
Blessés 6 (dont 3 policiers)
Participants 3
Organisations Drapeau des Faucons de la Liberté du Kurdistan TAK
Mouvance Indépendantisme kurde

Géolocalisation sur la carte : Turquie

(Voir situation sur carte : Turquie)
Attentat d'Izmir

L'attentat d'Izmir est un attentat terroriste au véhicule piégé suivi d'une fusillade qui se sont déroulés le devant le palais de justice d'Izmir, en Turquie. Il fait 2 morts et 6 blessés.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le 5 janvier 2017, peu après 16 h, une voiture s'arrête devant le parking adjacent au tribunal d'Izmir, dans l'ouest de la Turquie, près de l'entrée utilisée par les magistrats[1]. Trois hommes en descendent et s'en éloignent avant de déclencher à distance l'explosion du véhicule. Celle-ci tue un huissier et blesse plusieurs personnes[2].

Les trois assaillants, lourdement armés (kalachnikovs, lance-roquettes et grenades) tente ensuite d'entrer dans le bâtiment. Une fusillade s'engage avec la police présente sur les lieux. L'agent de la circulation Fethi Sekin (44 ans) succombe sous les balles, après avoir abattu un des assaillants. Un autre membre du commando est également tué[2] et le troisième s'échappe[1].

Bilan[modifier | modifier le code]

Un policier et un huissier sont tués. Deux terroristes sont également morts.

Enquêtes[modifier | modifier le code]

Dix-huit personnes sont interpellées à la suite de l'attaque[2]. Le PKK est tout de suite soupçonné du fait de la cible de l'attaque : une institution de l'État turc[1]. L'État islamique s'en prend plutôt aux civils. Une autre hypothèse avancée par les enquêteurs est celle du Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), un mouvement marxiste-léniniste révolutionnaire[1].

Revendication[modifier | modifier le code]

Le 11 janvier, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK) revendiquent l'attentat[3].

Hommage[modifier | modifier le code]

Les cercueils des deux victimes, recouverts du drapeau national, sont exposés le lendemain dans le palais de justice. Des milliers de personnes (magistrats, policiers, élus, etc) leur rendent hommage en chantant l'hymne national et en scandant « les martyrs sont immortels »[2].

Le Premier ministre Binali Yildirim honore particulièrement le policier Fethi Sekin : « En sacrifiant sa vie sans aucune hésitation (...) [il] a empêché un désastre encore plus grand », déclare-t-il. La presse se fait l'écho de cet hommage[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Attentat à Izmir: un assaillant en fuite, le PKK soupçonné », sur rfi.fr, (consulté le 7 janvier 2017).
  2. a, b, c, d et e « Turquie: hommages au policier tué dans l'attentat d'Izmir », sur leparisien.fr, (consulté le 6 janvier 2017).
  3. (tr) « İzmir'deki alçak saldırıyı TAK üstlendi », sur posta.com.tr, (consulté le 11 janvier 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]