Attentat de la grande mosquée de Québec

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Attentat de la grande mosquée de Québec

Localisation Drapeau du Canada Québec (Canada)
Cible Centre culturel islamique de Québec
Coordonnées 46° 46′ 40″ nord, 71° 18′ 24″ ouest
Date
19 h 45 (EST)
Type Fusillade de masse
Armes CZ-858, arme de poing
Morts 6
Blessés 8
Auteurs présumés Alexandre Bissonnette
Participants 1
Mouvance Extrême droite

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L'attentat de la grande mosquée de Québec est une fusillade de masse survenue au Centre culturel islamique de Québec, au Canada, le . Un homme armé, de nationalité canadienne, a reconnu avoir ouvert le feu sur les fidèles présents, tuant six personnes et faisant huit blessés. Le terroriste, Alexandre Bissonnette, un étudiant en sciences politiques de 27 ans, était connu pour son ultranationalisme et sa xénophobie.

Contexte[modifier | modifier le code]

Le Centre culturel islamique de Québec avait déjà fait l'objet d'actions islamophobes dans les mois précédents. En juin 2016, une tête de porc est déposée devant cette mosquée en plein ramadan. Quelques semaines plus tard, une lettre islamophobe est distribuée dans son voisinage. Le Centre culturel s'équipe ensuite de caméras de surveillance, et fait l'objet d'une surveillance régulière par la police[1].

Le directeur du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV), Herman Okomba-Deparice, a par ailleurs indiqué avoir reçu des signalements dans les mois qui ont précédé l'attaque, attestant de la montée de l'extrême droite à Québec[2].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Dans la soirée du 29 janvier 2017, vers 19 h 45 (UTC−05:00), heure de la prière, un homme armé ouvre le feu sur les quelques dizaines de fidèles du Centre culturel islamique du Québec, avant de se rendre en appelant lui-même la police. Le suspect est rapidement interpellé, après une courte course poursuite, non loin du pont de l'Île-d'Orléans[3].

Enquête[modifier | modifier le code]

Une demi-heure après la fusillade, Alexandre Bissonnette, un étudiant québécois de 27 ans, appelle la police pour se dénoncer et demande à se rendre. Le , il comparaît au Palais de justice de Québec où il est inculpé de onze chefs d'accusations, soit six pour meurtre avec préméditation et cinq pour tentative de meurtre[4],[5]. La police précise qu’il pourrait encore être accusé d’« acte terroriste » et d’« atteinte à la sécurité nationale ». Un autre suspect, également arrêté le 29 au soir près des lieux du drame, est relâché le lendemain, la police déclarant qu'« il est maintenant considéré comme témoin » à la suite de l'enquête[6].

Les éléments réunis par l'enquête indiquent qu'Alexandre Bissonnette n'avait pas de casier judiciaire, qu'il était inscrit à l’Université Laval en sciences politiques, et qu'il résidait chez ses parents à Cap-Rouge dans la banlieue de Québec. Bissonnette affichait des idées d’extrême droite à l’université comme sur les réseaux sociaux, sur lesquels il tenait avec virulence des propos xénophobes et hostiles aux immigrés[6].

Bissonnette est décrit par ses camarades comme un nationaliste et un « introverti impopulaire », admirateur de Marine Le Pen et de Donald Trump, connu pour ses propos xénophobes et antiféministes[7],[8].

La police a retrouvé une arme de poing et deux fusils d’assaut ressemblant à des AK-47 sur le siège arrière de sa voiture[9].

Bilan et conséquences[modifier | modifier le code]

Victimes[modifier | modifier le code]

Le bilan est de six morts et huit blessés dont six graves. Les personnes tuées sont toutes des hommes dont le plus jeune avait 39 ans et le plus âgé, 60 ans[10]. Le président du Centre Culturel Islamique de Québec, Mohammed Yangui, ne fait pas partie du nombre[11]. La tragédie a fait 17 orphelins[12]. Trente-neuf personnes se trouvant dans la mosquée sont sorties indemnes de l'attaque[3].

Nationalités Nom Âge Profession
Drapeau du Canada Canada / Drapeau de la Guinée Guinée / Drapeau de la France France Ibrahima Barry 39 ans informaticien
Drapeau du Canada Canada / Drapeau de la Guinée Guinée Mamadou Tanou Barry 42 ans technicien comptable
Drapeau du Canada Canada / Drapeau de l'Algérie Algérie Khaled Belkacemi 60 ans professeur à l'Université Laval
Drapeau du Canada Canada / Drapeau de l'Algérie Algérie Abdelkrim Hassane 41 ans informaticien
Drapeau du Canada Canada / Drapeau du Maroc Maroc Azzeddine Soufiane 57 ans commerçant
Drapeau du Canada Canada / Drapeau de la Tunisie Tunisie Aboubaker Thabti 44 ans cadre intermédiaire

Les victimes sont des immigrés originaires d'Afrique francophone. Ils vivaient tous au Québec depuis plusieurs années (jusqu'à 30 ans pour le Canado-marocain Azzeddine Soufiane) et avaient une double ou triple nationalité, dont la nationalité française pour le Guinéen d'origine Ibrahima Barry[13],[14],[15].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Ralph Goodale, ministre fédéral de la Sécurité publique, indique que le niveau d'alerte terroriste ne changera pas après l'attaque terroriste ; l'attaque est en effet une initiative personnelle d'un terroriste isolé et non l'acte d'une organisation[16]. Cependant la peur de la communauté musulmane au Québec grandit comme le souligne Boufeldja Bewabdallah, cofondateur du centre culturel musulman[17].

Hommages aux victimes[modifier | modifier le code]

Funérailles[modifier | modifier le code]

Les funérailles de trois victimes (Khaled Belkacemi, Abdelkrim Hassane et Boubaker Thabti) ont lieu le jeudi 2 février dans l'aréna Maurice-Richard[18], la patinoire du parc olympique de Montréal d'ordinaire dédiée au hockey sur glace et qui pour l’occasion a été recouverte d'une grande moquette grise. Environ 5 000 personnes prennent place pour assister à la cérémonie[13].

Les cercueils sont exposés sur un catafalque au centre de la patinoire, recouverts des drapeaux algérien ou tunisien en fonction de la nationalité d'origine des défunts[18]. À leur tête sont disposés quatre drapeaux symbolisant le Canada, la province du Québec, la ville de Montréal et celle de Québec[13].

La cérémonie se déroule selon le rite musulman et débute par la récitation de versets du Coran en arabe par un cheikh égyptien, en présence du Premier ministre et de responsables politiques dont Denis Coderre (maire de Montréal), Philippe Couillard (Premier ministre du Québec), Régis Labeaume (maire de Québec) ou encore Thomas Mulcair (chef du NPD)[18]. Ces derniers prononcent ensuite une série de discours où ils mettent en avant le besoin d'unité des Canadiens quelle que soit leur confession[18]. Le Premier ministre Couillard déclare que les victimes, « six Québécois canadiens de confession musulmane » qui étaient « aimés, appréciés et respectés », ne seront pas oubliées. Après les interventions de Régis Labeaume et de Denis Coderre, le Premier ministre Trudeau conclut en rendant hommage à tous ceux qui, au Canada, ont exprimé leur solidarité envers la communauté musulmane et leur unité « dans ce moment sombre »[18].

La cérémonie se termine par la possibilité pour chacun de se recueillir auprès des cercueils et d'offrir ses condoléances aux familles des victimes[18]. Les corps sont ensuite rapatriés dans le pays d'origine des victimes[13].

Les funérailles des trois autres victimes (Mamadou Tanou Barry, Ibrahima Barry et Azzeddine Soufiane) ont lieu le lendemain[13] au centre des congrès de Québec devant, à nouveau, environ 5 000 personnes. La cérémonie est similaire à celle de la veille, avec les trois cercueils exposés au centre de la salle et recouverts chacun d'une couronne de fleurs blanches[15].

Polémiques[modifier | modifier le code]

La première cérémonie à Montréal est critiquée par des membres des familles des défunts algériens, puisqu'ils affirment ne pas avoir été associés à son organisation. En outre, bien que les deux victimes étaient de culture berbère, aucun mot en kabyle ne fut prononcé, seuls le français, l'anglais et l'arabe étant employés[19],[20].

La présence des drapeaux algériens sur les cercueils suscitent également des réactions : les organisateurs décident de ne pas faire apparaître le drapeau canadien malgré la double nationalité des défunts et rejettent la demande de la famille d'une des victimes d'ajouter le drapeau berbère en cas de présence du drapeau algérien[20].

Cette situation fait dire au journal Le Matin d'Algérie que la cérémonie a été « détournée par les islamistes avec le silence des autorités canadiennes »[20].

La dépouille mortuaire de la victime tunisienne est également recouverte du seul drapeau tunisien pendant les funérailles mais, une fois celle-ci arrivée dans son pays d'origine, le drapeau canadien est ajouté par les autorités locales en hommage à sa double nationalité[20]. Les autorités marocaines et guinéennes, quant à elles, font le choix de laisser les cercueils sans drapeau[20].

Rassemblements[modifier | modifier le code]

Le 30 janvier, des rassemblements sont organisés dans plusieurs villes au Canada dont Montréal à Parc-Extension, Québec, Ottawa, en soutien à la communauté musulmane [21].

À Québec, dès le soir de l’attentat, les différentes initiatives citoyennes pour l’organisation d’une vigile ont été unifiées. Le lendemain, malgré le froid, c’est plus de 10 000 personnes qui se sont recueillies pour exprimer leur solidarité avec les proches des victimes. En plus des organisateurs de la vigile (dont Sébastien Bouchard à l’animation), des représentantes et représentants d’associations tunisiennes, amazighes, guinéennes et du CCIQ ont pris la parole, ainsi que les premiers ministres du Canada, Justin Trudeau et du Québec, Philippe Couillard, ainsi que le maire de la ville, Régis Labeaume. Était aussi présents Manon Massé, Jean-François Lisée et Thomas Mulcair[22],[23],[24],[25]

Le dimanche 5 février, une marche de solidarité a lieu à Québec entre l'Université Laval, où une des victimes était professeur, et l'hôtel du Parlement du Québec, distants de six kilomètres. Elle est emmenée par Mohamed Yangi et Mohamed Labidi, respectivement président et vice-président du CCIQ, et réunit environ 700 personnes dont une grande majorité de musulmans. Dans la mesure du possible, les marcheurs sont groupés par paires musulman/non musulman afin de « permettre aux communautés de se connaître », selon l'idée des organisateurs[26],[27]. Le petit cortège se met en route peu avant 13 h et s'engage dans le boulevard René-Lévesque. Il est rejoint à la hauteur de l'avenue Bourlamaque par un deuxième groupe qui s'était rassemblé près du musée national des beaux-arts. Les participants portent des pancartes où on peut lire des slogans comme « Nous sommes une famille » ou « Tous des citoyens égaux » et beaucoup arborent un ruban vert, couleur de l'islam. La marche se termine vers 15 h[27].

Spectacle-bénéfice[modifier | modifier le code]

Un spectacle-bénéfice a lieu le 26 février à Québec, pour venir en aide aux familles des victimes. L'événement, intitulé « Ensemble nous sommes Québec », a bénéficié du soutien du maire Régis Labeaume. Lors de sa préparation, environ 150 artistes s'étaient déclarés prêts à participer bénévolement aux festivités[28].

Les 1 200 spectateurs rassemblés au pied de la scène du Capitole de Québec ont pu écouter le pianiste Anoush Moazzeni, suivi par une sélection éclectique d'artistes dont Bruno Pelletier, Pascale Picard, Karim Ouellet, Bobby Bazini, Marième, La Bronze (de son vrai nom Nadia Essadiqi, elle interprète en arabe la chanson Formidable de Stromae), le rappeur Webster, Steve Hill et le groupe de jazz The Lost Fingers[29]. La fête s'est terminée avec l'intervention de Mohamed Yangui, le président du CCIQ, qui après une allocution dans laquelle il a appelé notamment à « répondre à la mort par l’amour », a interprété une chanson populaire en arabe[29]. Les prestations étaient entrecoupées par la diffusion de vidéos de témoignages de Canadiens issus de l'immigration[30].

Réactions[modifier | modifier le code]

Réactions nationales[modifier | modifier le code]

Rassemblement sur la place Jean Talon de l'arrondissement Parc-Extension de Montréal.

Peu de temps après la fusillade, le Premier ministre canadien Justin Trudeau dénonce un « attentat terroriste dirigé contre des musulmans se trouvant dans un lieu de culte et de refuge », et rappelle que « les musulmans canadiens constituent un élément important [du] tissu national ». Le Premier ministre du Québec Philippe Couillard qualifie l'attaque d'« attentat terroriste » et déclare que « le Québec rejette catégoriquement cette violence barbare. Unissons-nous contre la violence, et solidarité avec les Québécois de confession musulmane »[31].

Plusieurs personnalités politiques, notamment François Blais, ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Legault, chef de la Coalition Avenir Québec, Jean-François Lisée, chef du Parti québécois, François Paradis, député caquiste de Lévis, Jean-Yves Duclos, député fédéral de Québec et ministre fédéral de la Famille, des Enfants et du Développement social, Ralph Goodale, ministre fédéral de la Sécurité publique, Éric Caire, député caquiste de La Peltrie et porte-parole de la Coalition Avenir Québec pour la Capitale-Nationale, Gérard Deltell, député conservateur de Louis-Saint-Laurent et Steven Blaney, député conservateur de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, adressent leurs condoléances et font part de leur soutien[32].

Le maire de Montréal appelle à l'unité et à contrer l'islamophobie[33].

Le 1er février à la Chambre des communes à Ottawa, le député libéral Joël Lightbound demande « pardon » aux familles des victimes et à la communauté musulmane « d’avoir observé ces dernières années leur ostracisation et leur stigmatisation, d’avoir vu prendre racine dans le cœur de [s]es semblables, la peur, la méfiance et la haine ». Il ajoute que « si les mots ont des conséquences, les silences aussi ont des conséquences »[13].

Un débat sur le rôle de la radio-poubelle de la ville de Québec dans la création d’un climat islamophobe aura lieu. Dès la vigile de Québec, tenu le 30 janvier, le maire de Québec, Régis Labeaume, a dénoncé les gens «qui s’enrichissent avec la haine». [34],[35] Michel Juneau-Katsuya, ancien cadre et agent de renseignement senior au service canadien du renseignement de sécurité, va plus loin et indique que « certains animateurs de radio de Québec ont du sang sur les mains »[36]. Le rôle malsain de la radio de Québec, dénoncé depuis longtemps[37],[38], sera questionné par des journalistes de plusieurs pays[39],[40],[41],[42],[43],[44].

De nombreux animateurs de la radio de Québec, dont Dominic Maurais[45],  Richard Martineau[46], Éric Duhaime[47],[48] et Sylvain Bouchard[49] ont déjà été blâmés pour leur propos erronés, sinon racistes, contre les personnes musulmanes. 

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne : le porte-parole de la chancelière fédérale Angela Merkel, Steffen Seibert, indique que si les agresseurs avaient l'intention de dresser les religions les unes contres les autres, ils ne pourront réussir, et ajoute que « nous sommes en deuil aux côtés de la communauté musulmane à Québec »[50].
  • Drapeau des États-Unis États-Unis : le président Donald Trump présente ses condoléances et propose l'assistance de son pays ; le maire de New York, Bill de Blasio, déclare prier pour les Québécois et ajoute que (« nous devons rester ensemble »)[51].
  • Drapeau de la France France : le président de la République, François Hollande, « dénonce avec la plus grande fermeté l’odieux attentat qui a provoqué la mort d’au moins six personnes et de nombreux blessés dans une mosquée à Québec »[32]. Le président ajoute que c'est « l'esprit québécois de paix et de tolérance » que les terroristes voulaient attaquer, et que la France se tient aux côtés des victimes et des familles. La tour Eiffel est éteinte le lendemain soir en témoignage de solidarité[50].
  • Drapeau de l'Iran Iran : le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la République islamique d'Iran, Bahram Qasemi, condamne l'attaque terroriste et la qualifie d'« inhumaine et criminelle ». Qasemi indique de plus que le terrorisme ne touche pas seulement quelques pays ou une seule région et qu'une détermination internationale est nécessaire pour lutter contre lui[52].
  • Drapeau du Mexique Mexique : le président mexicain Enrique Peña Nieto présente ses condoléances au Premier ministre Justin Trudeau et dénonce « ce type d’attaque et tout acte de violence contre la tolérance religieuse »[53].
  • Drapeau de la Turquie Turquie : dans un communiqué, le ministère des Affaire étrangères condamne l'attaque et assure le Canada de la pleine solidarité de la Turquie[54].
  • Drapeau du Vatican Vatican : Le Pape François présente ses condoléances aux familles des victimes et insiste sur l'importance qu'il y a à ce que chrétiens et musulmans soient unis dans la prière. Il s'est entretenu avec le cardinal Lacroix de Québec alors présent à Rome avant son retour au Canada[55].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Trudeau dénonce un « attentat terroriste » après l’attaque d’une mosquée de Québec », sur lemonde.fr, (consulté le 30 janvier 2017).
  2. « Radicalisation : plusieurs signalements dans la région de Québec », sur tvanouvelles.ca, (consulté le 30 janvier 2017).
  3. a et b « Attentat dans une mosquée de Québec : 6 morts, 8 blessés », sur journaldequebec.com, (consulté le 30 janvier 2017).
  4. « Le suspect Alexandre Bissonnette fait face à 11 chefs d'accusation », La Presse, (consulté le 30 janvier 2017).
  5. Nicolas Saillant, Nicolas Lachance, Jean-Nicolas Blanchet et Kathleen Frenette, « Voici ce que l'on sait sur le suspect de la tuerie de la mosquée, Alexandre Bissonnette », Le Journal de Québec,‎ (lire en ligne).
  6. a et b Attentat dans une mosquée de Québec, l’acte d’un étudiant d’extrême droite, Le Monde, 31 janvier 2017.
  7. « Le suspect de Québec, étudiant solitaire admirateur de Marine Le Pen », sur fr.news.yahoo.com, (consulté le 31 janvier 2017)
  8. « Attentat à Québec : le suspect était reconnu pour ses propos identitaires extrêmes », sur journaldequebec.com, (consulté le 31 janvier 2017)
  9. « Attentat de Québec: Alexandre Bissonnette, suspect "identitaire" et "timide" », sur lexpress.fr, (consulté le 31 janvier 2017)
  10. « Alexandre Bissonnette est le seul suspect de l'attentat », sur TVA Nouvelles (consulté le 31 janvier 2017)
  11. Groupe des Nouveaux Médias, « Réaction de Mohamed Yangui, président du Centre culturel islamique de Québec. », sur Radio-Canada (consulté le 12 février 2017)
  12. « Des musulmans émus sur les lieux de l'attentat à la grande mosquée », sur Radio-Canada.ca (consulté le 12 février 2017)
  13. a, b, c, d, e et f « Funérailles après l’attentat dans une mosquée à Québec », sur lemonde.fr, (consulté le 3 février 2017).
  14. « Un Français parmi les victimes de la fusillade de l'attentat de Québec », sur 20minutes.fr,
  15. a et b Clémentine Rebillat, « Khaled, Ibrahima, Aboubaker… les innocents de Québec », sur parismatch.com, (consulté le 6 février 2017).
  16. « Le niveau de menace terroriste reste stable | Vicky Fragasso-Marquis | Politique », La Presse,‎ (lire en ligne)
  17. « Islamophobie: «Il y a une ambiance sournoise à Québec» | Denis Lessard | Attentat à Québec », La Presse,‎ (lire en ligne)
  18. a, b, c, d, e et f Emy-Jane Déry, « Cérémonie funéraire : Unis en mémoire des victimes », sur journaldemontreal.com, (consulté le 3 février 2017).
  19. Boualem Afir, « Le pouvoir colonial algérien exploite les dépouilles des deux Kabyles assassinés à Québec », SIWEL | Agence kabyle d'information,‎ (lire en ligne)
  20. a, b, c, d et e « Manipulations idéologiques autour des funérailles des victimes de la tuerie de Québec », Le Matin d'Algérie,‎ (lire en ligne)
  21. « Québécois et Canadiens unis dans le recueillement après l'attentat de Québec », Le Devoir,‎ (lire en ligne).
  22. « Vigile à Québec: Unis contre la haine », Métro, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  23. journaldequebec.com, « La vigile de Québec en 25 photos », sur Le Journal de Québec (consulté le 8 mai 2017)
  24. « Vigile de Québec », La Presse, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  25. « Vigile de solidarité avec les musulmans de Québec - 30 janvier 2017 », sur Flickr (consulté le 8 mai 2017)
  26. « Marche solidaire une semaine après la tuerie de Québec », sur lefigaro.fr, (consulté le 6 février 2017).
  27. a et b « Des centaines de citoyens marchent « pour briser l’ignorance » », sur ici.radio-canada.ca, (consulté le 6 février 2017).
  28. Élisa Cloutier, « Attentat à Québec: spectacle à grand déploiement pour les victimes », sur journaldemontreal.com, (consulté le 6 février 2017).
  29. a et b RCQC, « 1200 personnes unies par la diversité lors du spectacle «Ensemble» », sur quebec.huffingtonpost.ca, (consulté le 3 mars 2017).
  30. Charles-Olivier Caron, « Une réussite pour «Ensemble, nous sommes Québec» », sur quebechebdo.com, (consulté le 3 mars 2017).
  31. Attentat dans une mosquée de Québec : deux hommes arrêtés, Le Monde, 29 janvier 2017.
  32. a et b Marc-André Gagnon, « Fusillade dans une mosquée : les réactions abondent », sur Le Journal de Montréal (consulté le 30 janvier 2017).
  33. « Denis Coderre appelle à l'unité pour combattre l'islamophobie | Émilie Bergeron | Attentat à Québec », La Presse,‎ (lire en ligne)
  34. Stéphanie Martin, « Labeaume interpellera les vendeurs de «produits haineux» », sur Le Journal de Québec (consulté le 8 mai 2017)
  35. Stéphanie Martin, « Labeaume interpellera les vendeurs de «produits haineux» », sur Le Journal de Québec (consulté le 8 mai 2017) : « Labeaume précisera par la suite : «Il y a un moment donné où il faudra interpeller les dirigeants, les propriétaires, les familles propriétaires, et surtout les actionnaires des entreprises qui créent et vendent des produits haineux. Et j’arrête ici pour l’instant. Je n’ai plus rien à dire là-dessus, il y aura un moment pour le faire.» »
  36. Marie-Renée Grondin, « «Certains animateurs de radio de Québec ont du sang sur les mains», dit Michel Juneau-Katsuya », sur Le Journal de Québec (consulté le 8 mai 2017)
  37. « Discours haineux et radios: des «coûts sociaux très élevés» dénoncés dès 2004 | Ian Bussières | Société », La Presse, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  38. « Le fiel des radios poubelles - La Presse+ », La Presse+,‎ (lire en ligne)
  39. Marc-Antoine Turcotte, « VIDÉO | L'Europe et le Washington Post s'intéressent à l'influence des radios de Québec », sur Le Journal de Montréal (consulté le 8 mai 2017)
  40. Craig S. Smith et Dan Levin, « As Canada Transforms, an Anti-Immigrant Fringe Stirs », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  41. Annick Cojean (Québec, envoyée spéciale), « Au Québec, l’onde de choc post-attentat », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  42. « ‘Trash radio’ creates culture of intolerance in Quebec | Toronto Star », sur thestar.com (consulté le 8 mai 2017)
  43. (en) Alan Freeman, « Quebec mosque attack: Canadian Muslims point to anti-immigrant 'trash radio' », The Sydney Morning Herald,‎ (lire en ligne)
  44. « La radio-poubelle pointée du doigt pour l'attentat à une mosquée de Sainte-Foy: revue de presse », Sortons les radio-poubelles,‎ (lire en ligne)
  45. « D2015-12-076 | Conseil de presse du Québec », sur conseildepresse.qc.ca (consulté le 8 mai 2017) : « Le Conseil de presse du Québec retient la plainte pour propos racistes contre Dominic Maurais et Jacques Brassard pour ces propos : « Jacques Brassard : Je redis constamment que si tous les musulmans ne sont pas terroristes, à l’heure actuelle tous les terroristes sont musulmans. Est-ce que c’est vrai ça? Dominic Maurais : Oui. » »
  46. « D2016-04-129 | Conseil de presse du Québec », sur conseildepresse.qc.ca (consulté le 8 mai 2017) : « Richard Martineau a été est blâmé pour « Référence (inutile) aux origines de l’accusé », « Relation filiale (erronée) entre l’accusé et sa victime » et « Citation inventée ». »
  47. « D2016-03-120 | Conseil de presse du Québec », sur conseildepresse.qc.ca (consulté le 8 mai 2017) : « Éric Duhaime a été blâmé pour informations inexactes au sujet l’origine de l’immigration au Québec afin créer une peur des musulmans. »
  48. « Immigration: Duhaime menteur en série », Sortons les radio-poubelles,‎ (lire en ligne)
  49. « D2016-03-106 | Conseil de presse du Québec », sur conseildepresse.qc.ca (consulté le 8 mai 2017) : « Sylvain Bouchard a été blâmé pour informations inexactes et sensationnalistes au sujet des réfugiés syriens. »
  50. a et b (en) « Leaders react to Quebec City mosque deadly attack », CTVNews,‎ (lire en ligne)
  51. Améli Pineda, « Vague mondiale de sympathie pour Québec », sur Le Journal de Montréal (consulté le 30 janvier 2017).
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  54. (en) « No: 32, 30 January 2017, Press Release Regarding the Attack That Took Place at a Mosque in Canada », sur mfa.gov.tr, (consulté le 31 janvier 2017).
  55. (en) « Pope Francis expresses condolences following Quebec attack », sur www.news.va (consulté le 12 février 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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