Attentat de Sayyida Zeinab du 31 janvier 2016

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Attentat de Sayyida Zeinab
Image illustrative de l’article Attentat de Sayyida Zeinab du 31 janvier 2016
Une vue de la mosquée de Sayyida Zeinab en 2008.

Localisation Sayyida Zeinab (Syrie)
Cible Civils et miliciens chiites, armée syrienne
Coordonnées 33° 26′ 40″ nord, 36° 20′ 27″ est
Date
Type Attentat-suicide au véhicule piégé et à la ceinture explosive
Morts 71[1],[2]
Blessés au moins 100[1]
Auteurs 2 kamikazes[3]
Organisations Drapeau de l'État islamique État islamique
Mouvance Terrorisme islamiste

Géolocalisation sur la carte : Syrie

(Voir situation sur carte : Syrie)
Attentat de Sayyida Zeinab du 31 janvier 2016

L'attentat de Sayyida Zeinab du a lieu lors de la guerre civile syrienne.

Prélude[modifier | modifier le code]

La mosquée de Sayyida Zeinab, située au sud de Damas, est un haut lieu de pèlerinage pour les chiites. Lors de la guerre civile syrienne, plusieurs milices chiites, telles que le Hezbollah, le Harakat Hezbollah al-Nujaba, la Saraya al-Khorasani, le régiment de l'imam Hassan al-Mujtaba, et plusieurs autres, sont déployées à Sayyida Zeinab pour protéger le lieu. Une milice irakienne se donne même le nom de régiment « Garant de Zeinab ». La protection de la mosquée est le motif le plus fréquemment invoqué par ces milices, venues d'Irak, d'Iran, du Liban et même d'Afghanistan, pour justifier leurs interventions en Syrie aux côtés des forces de Bachar el-Assad[4],[5].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Selon l'agence Sana, trois explosions secouent les environs de la mosquée de Sayyidah Zaynab le . Une voiture piégée explose en fin de matinée devant un arrêt de bus à proximité de la mosquée, puis deux kamikazes déclenchent leurs ceintures d’explosifs alors que des témoins se rassemblaient sur la scène[3].

De son côté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) affirme que l'attaque a été menée par deux kamikazes de l'État islamique, l'un avec un véhicule piégé, l'autre avec une ceinture explosive. L'ONG fait également mention d'une troisième explosion qui aurait été entendue par des témoins, mais dont l'origine est mal établie[2].

Revendication[modifier | modifier le code]

L'attentat est revendiqué le même jour par l'État islamique par le biais de l'agence Amaq. Le groupe djihadiste affirme que l'attaque a été menée par deux kamikazes équipés de ceintures explosives[3].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Selon un bilan donné quelques heures après l'attaque par l'agence Sana, 50 personnes ont été tuées et plus de 100 blessées. L'OSDH affirme de son côté qu'au moins 71 personnes ont été tuées, avec parmi eux 42 miliciens pro-régime, et 29 civils, dont 5 enfants. Il précise également que plusieurs personnes ont été blessées grièvement et que le bilan pourrait augmenter[1],[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Syrie : un attentat fait au moins 70 morts au sud de Damas, Le Monde avec AFP, 31 janvier 2016.
  2. a b et c More casualties for the regime forces raise the number of militants loyal to the them to 42 among the 71 casualties killed in Sayeda Zeinab bombings, OSDH, 31 janvier 2016.
  3. a b et c Double attentat meurtrier près du plus important sanctuaire chiite de Syrie, France 24 avec AFP et Reuters, 31 janvier 2016.
  4. Syrie: 134 morts dans un attentat au sud de Damas, L'Express avec AFP, 22 février 2016.
  5. Ignace Dalle et Wladimir Glasman, Le cauchemar syrien, Fayard, , p.260-261.