Attentat de Nairobi en 2019

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Attentat de Nairobi en 2019
Date
Lieu Nairobi, Drapeau du Kenya Kenya
Morts 21 civils[1]
5 shebabs[1]
Blessés au moins 28 civils[1]
Auteurs ShababFlag.svg Harakat al-Chabab al-Moudjahidin[1]
Participants 5 hommes[1]
Guerre Guerre civile somalienne
Coordonnées 1° 16′ 13″ sud, 36° 48′ 13″ est

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Attentat de Nairobi en 2019

L'attaque de 2019 à Nairobi est une attaque terroriste qui s'est produite du 15 au 16 janvier 2019 dans le complexe du 14 Riverside Drive situé dans la région des Westlands, à Nairobi, au Kenya, faisant plus de 20 morts[2],[3],[4],[5].

Contexte[modifier | modifier le code]

Le groupe islamiste Al-Shabaab s'est opposé à la participation du Kenya à la guerre civile en Somalie[réf. nécessaire]. Le groupe terroriste a déjà attaqué la banlieue de Westlands lors de l'attaque du centre commercial Westgate en 2013, qui a fait 67 morts[6]. Le 2 avril 2015, le groupe Al-Shaabab participe à une tuerie de masse à Garissa, faisant 148 morts et au moins 79 blessés[7]. Cette attaque est l'une des plus meurtrières que le pays ait connu depuis les attentats à la bombe de l'ambassade des États-Unis en 1998, qui ont fait plus de 200 morts[8].

Emplacement[modifier | modifier le code]

L'attaque s'est produite au 14 Riverside Drive, dans les Westlands, à Nairobi, au Kenya[9]. Il s'agit d'un complexe hôtelier et de bureaux haut de gamme hébergeant l'hôtel DusitD2[2],[3]. De nombreuses entreprises y séjournent, notamment : Adam Smith International, le groupe informatique Amadeus, LG Electronics, la banque I&M, JHPiego, SAP East Africa, Cellulant EA[10].

Déroulement[modifier | modifier le code]

L'attaque débute à 15h30 le 15 janvier 2019 et se termine quelques minutes avant 10 heures le lendemain matin[9]. Les premières informations font état de coups de feu et de deux explosions à l'hôtel[5]. Les assaillants, dont le nombre est estimé entre quatre et six[5] arrivent dans deux véhicules. L'un des assaillants rendre discrètement et se fait exploser à côté du restaurant Secret Garden[11]. Après l'explosion, les terroristes restants forcent les gardes à ouvrir les portes du 14 Riverside Drive en leur tirant dessus et en lançant des grenades alors qu'ils pénétraient dans le complexe, mettant le feu à des véhicules, garés dans la zone de stockage[12],[13],[14]. La compagnie de reconnaissance, les unités anti-terroristes de la police du Kenya ainsi que les services généraux, sont dépêchés pour combattre les terroristes[3],[6],[13]. Un membre du SAS britannique et un nombre indéterminé de membre du SEAL de la marine américaine, dont les forces sont dans le pays pour dispenser une formation, prennent également part aux opérations[15],[16]. Les services de sécurité de l'ambassade australienne tirent également des coups de feu en direction des terroristes qui se dirigeaient vers le complexe, faisant au moins un blessé[12].

Revendication[modifier | modifier le code]

Le groupe Al-Shabaab revendique la responsabilité de l'attaque dans une déclaration publiée au cours de celle-ci[5]. Ils affirment que « l'attaque était une réponse à la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël »[17],[18].

Suites[modifier | modifier le code]

Le lendemain martin, de nouveaux coups de feu et des explosions sont entendus dans la capitale[17].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Immédiatement après la fin de l'attaque, le complexe du 14 Riverside Drive et ses environs sont fermés au public, la police qualifiant la zone de scène de crime. Les agences de sécurité localisent la résidence des suspects dans les comtés de Kiambu, de Mombasa et de Nyeri[11],[19]. Le 17 janvier, la Croix-Rouge du Kenya informe le public que toutes les personnes précédemment portées disparues ont été comptabilisées[20]. La police nationale est félicitée pour son intervention bien organisée qui a permis de secourir près de 700 personnes présentes dans le complexe hôtelier[21],[20]. Le 19 janvier, cinq personnes accusées d'avoir contribué à l'attaque terroriste comparaissent devant le tribunal[22]. Le même jour, l'ambassade d'Australie dément les allégations selon lesquelles l'une des victimes serait un Australien[23]. Au début, les médias kenyans et australiens avaient tous deux déclarés que l'une des victimes était un citoyen australien et était en visite chez son amie au Kenya avant de connaître sa mort lors de l'attaque[24],[25].

Bilan humain[modifier | modifier le code]

Le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, déclare d'abord que 14 personnes sont tuées dans l'attaque[9],[17]. Le lendemain, le bilan est revu à la hausse, avec au moins 21 civils tués. Cinq assaillants sont également tués et au moins 28 personnes sont blessées[17].

Nationalité Nombre de victimes
Kenya 16[26]
Royaume-Uni /Afrique du Sud (double nationalité) 1[26],[27]
États-Unis 1[26]
Inconnu 3[26]
Total 21


Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Déminage et nouvelles arrestations après l'attaque jihadiste de Nairobi, La Croix, 17 janvier 2019.
  2. a et b (en) Gunmen storm Nairobi hotel complex, Al Jazeera, 16 janvier 2019.
  3. a b et c (en) Nairobi DusitD2 hotel attacked by suspected militants, BBC , 16 janvier 2019.
  4. (en) Farai Sevenzo et Eliza Mackintosh, At least 11 dead in attack at Nairobi hotel complex, as evacuations continue, CNN, 16 janvier 2019.
  5. a b c et d (en) Jason Burke, Nairobi terror attack: gunfire heard hours after minister declares scene secure, The Guardian, 16 janvier 2019.
  6. a et b (en) Shabab Claim Responsibility for Deadly Assault on Nairobi Hotel-Office Complex, New York Times, 15 janvier 2019.
  7. Des survivants racontent l’horreur de l’attaque des shebabs à Garissa, RFI, 4 avril 2015.
  8. Attentats de Nairobi et Dar es-Salaam, Jeune Afrique, 4 août 2008.
  9. a b et c (en) Patrick Lang'at et Elizabeth Merab, 14 dead in Dusit attack, President Kenyatta says all assailants killed, Daily Nation, 16 janvier 2019.
  10. (en) Everlyne Musambi, Here are the tenants of 14 Riverside office park, scene of bomb attack, Nairobi News, 15 janvier 2019.
  11. a et b (en) 2 Dusit killers were from Kiambu, Nyeri, The Star, 17 janvier 2019.
  12. a et b (en) Video clip emerges of DusitD2 suicide bomber, The Standard, 17 janvier 2019.
  13. a et b (en) What we know so far of the attack in Westlands, Nairobi. Daily Nation, 15 janvier 2019.
  14. (en) « Tight security as Dusit staff allowed to collect property », Daily Nation,
  15. (en) SAS member helped secure Nairobi hotel complex, The Guardian, 16 janvier 2019.
  16. (en) Nairobi attack: Who was the SAS soldier with pirate badge pictured at scene of deadly assault?, The Independant, 16 janvier 2019.
  17. a b c et d (en) Kenya attack: 21 confirmed dead in DusitD2 hotel siege, BBC, 16 janvier 2019.
  18. (en) Terror group says deadly Kenya attack over Trump recognition of Jerusalem The Times of Israel, 16 janvier 2019.
  19. (en) « Cops raid Mombasa house where Dusit attacker lived », The Star, .
  20. a et b (en) « All missing people in Dusit attack accounted for », Daily Nation, .
  21. (en) Melanie, « Police reforms group lauds Boinett for professional Dusit operation », The Star, .
  22. (en) Sim card gives detectives crucial clues to intricate web of terrorists, The Standard, 19 janvier 2019.
  23. (en) « Envoy denies media reports Australian national was killed in Dusit attack », The Star, .
  24. (en) Reports an Australian man among 21 dead in Kenya attack incorrect, DFAT confirms, News, 18 janvier 2019.
  25. (en) Australian man on first trip to Kenya to meet girlfriend among attack victims, Daily Nation, 17 janvier 2019.
  26. a b c et d (en) Death toll in DusitD2 attack rises to 21, Daily Nation, 16 janvier 2019.
  27. (en) Tom Head, Breaking: South African killed in Nairobi attacks named as Luke Potter, The South African, 16 janvier 2019.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]