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Attaque israélienne du 28 août 2025 contre les Houthis

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Attaque israélienne du 28 août 2025 contre les Houthis
Localisation Sanaa (Drapeau du Yémen Yémen)
Cible Au moins dix hauts dirigeants houthis
Date
Type Frappes aériennes, assassinats ciblés, frappes de décapitation
Morts Mohammed al-Ghamari, Ahmed al-Rahawi et d'autres membres du gouvernement des Houthis
Auteurs Armée de l'air israélienne

L’attaque israélienne du contre les Houthis survient lorsque l'armée de l'air israélienne (IAF) mène des frappes ciblées contre une réunion du gouvernement al-Rahawi au Yémen. Parmi les cibles se trouvaient le Premier ministre Ahmed al-Rahawi, le ministre de la Défense Mohamed al-Atifi et le chef d'état-major Muhammad Abd al-Karim al-Ghamari[1],[2]. Israël donne le nom de code opération Lucky Drop[Quoi ?] à l'attaque[3].

A la suite du déclenchement de la guerre de Gaza le , les Houthis yéménites commencent à lancer des missiles et des drones sur Israël et sur la navigation internationale en mer Rouge en solidarité avec les Palestiniens, affirmant qu'ils poursuivront leurs attaques jusqu'à la fin de la guerre et du siège de Gaza. En réponse, une coalition dirigée par les États-Unis lance une campagne de bombardements aériens contre les Houthis causant plusieurs centaines de morts au Yémen, qui prend fin à la suite d'un accord de cessez-le-feu entre les États-Unis et les Houthis en . Une attaque des Houthis à Tel Aviv en , qui fait un mort, conduit Israël à lancer ses premières frappes aériennes sur le Yémen. Depuis lors, Israël commence à bombarder le Yémen, frappant des cibles telles que les villes de Sanaa et Al-Hodeïda, en particulier les infrastructures énergétiques, les ports et les aéroports [4],[5].

Les frappes du font suite à une intense vague de frappes aériennes israéliennes à Sanaa plus tôt dans la semaine, le , qui tue dix personnes et en blesse 102 autres. Parmi les cibles figurent un terminal pétrolier, une centrale électrique et une base militaire près du palais présidentiel (en). Les frappes ont lieu après que les Houthis tirent pour la première fois une bombe à sous-munitions sur Israël. Selon la chaîne israélienne Channel 12, Israël s'est préparé à viser les dirigeants houthis lors de ces frappes, mais a décidé de ne pas le faire. Plus tôt le , les Houthis lancent deux drones vers Israël, qui sont interceptés.

Déroulement

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Selon l'agence de presse liée au Hezbollah Al Mayadeen, au moins dix frappes aériennes israéliennes visant les membres du gouvernement al-Rahawi et d'autres responsables touchent des sites à Sanaa, tandis que d'autres attaques ont lieu dans le gouvernorat d'Amran et dans celui de Hajjah[6]. Le média saoudien Al-Hadath rapporte que l'armée de l'air israélienne et la marine israélienne participent aux frappes[7]. Des habitants rapportent que les frappes visent un site près du palais présidentiel tenu par les Houthis, qui abrite un centre de commandement et une installation de stockage de missiles, ainsi qu'un bâtiment dans le sud de Sanaa. Al Jazeera signale des dégâts sur le mont Attan, une colline au sud-ouest de Sanaa[8]. Aucune victime n'est signalée dans l'immédiat à la suite de l'attaque.

Peu après l'attaque, les Forces de défense israéliennes (FDI) confirment avoir mené une frappe aérienne sur un site militaire houthi à Sanaa[9]. Selon les médias israéliens, l'armée de l'air israélienne prend pour cible des maisons sûres où dix hauts responsables houthis se sont rassemblés pour regarder un discours télévisé du dirigeant houthi Abdul-Malik al-Houthi. Dix missiles sont lancés en moins de cinq minutes. La chaîne israélienne KAN News rapporte qu'une attaque contre le palais présidentiel tue plusieurs dirigeants politiques houthis. L'armée israélienne confirme le lendemain qu'elle a visé le ministre de la Défense et le chef d'état-major des Houthis[10].

Le Times of Israel rapporte qu'Israël a reçu des informations vers 13 h 0 selon lesquelles dix dirigeants houthis se sont rassemblés près de Sanaa pour écouter le discours d'al-Houthi. Les services de renseignement israéliens fournissent ensuite des informations en temps réel sur le rassemblement, permettant la frappe aérienne, malgré une forte concentration de défenses anti-aériennes[11]. L'opération est surveillée par le ministre israélien de la Défense Israël Katz et le chef d'état-major de Tsahal Eyal Zamir, tandis que le Premier ministre Benyamin Netanyahou est informé au moyen d'un « téléphone rouge ».

Le Premier ministre Ahmed al-Rahawi est tué aux côtés de onze proches lors d'une frappe contre un appartement du quartier de Bayt Baws à Sanaa[12],[13].

Les autres morts sont[14],[15],[16],[17] :

Le , peu après l'attaque, Israël confirme avoir visé des cibles militaires des Houthis[12]. Selon ses premières estimations du , outre al-Rahawi, Israël pense probable l'élimination de tous les membres du gouvernement des Houthis, ainsi que leur élite militaire et gouvernementale, dont le ministre de la Défense Mohamed al-Atifi, le chef d'état-major Mohammed al-Ghamari et le Premier ministre Ahmed al-Rahawi[19],[20],[21]. Le chef du ministère de la Défense, Asaad al-Sharqabi, est également tué, selon des sources gouvernementales yéménites[12].

Le , après l'avoir démentie la veille[12], les Houthis confirment la mort d'Ahmed al-Rahawi, ainsi que celle de plusieurs ministres[22],[13]. Cette annonce est confirmée par l'armée israélienne, le sort du ministre de la Défense Mohamed al-Atifi restant cependant incertain[23], celui-ci n'apparaissant pas non plus lors des funérailles tenues le à Sanaa[24]. Peu avant celles-ci, l'identité des morts est confirmée par les Houthis[17].

La plupart des victimes de cette attaque n'appartenaient pas aux Houthis. Beaucoup de membres du gouvernement présentaient un profil de technocrates ou étaient des membres d'autres partis politiques comme le Congrès général du peuple ou le Parti socialiste yéménite[25].

La mort d'al-Ghamari, qui a succombé à ses blessures, est annoncée le par les Houthis et confirmée par Israël[18].

À la suite des frappes, le ministre israélien de la Défense Israel Katz déclare : « Comme nous avons averti les Houthis au Yémen : après la plaie des ténèbres vient la plaie des premiers-nés », faisant référence aux plaies bibliques d'Égypte. Il ajoute : « Quiconque lève la main contre Israël aura la main tranchée ».

Une source de la défense houthie nie que des hauts dirigeants soient pris pour cible et affirme que les attaques visent des civils yéménites en raison de « leur position de soutien à Gaza ».

Le , des milliers de personnes participent, à Sanaa, aux funérailles de douze membres du gouvernement, tandis que le nouveau Premier ministre Mohammed Ahmad Mouftah promet de riposter et déclare : « Nous sommes confrontés à l'empire du renseignement le plus puissant du monde, celui qui a pris le gouvernement pour cible - l'ensemble de l'entité sioniste [dont] l'administration américaine, l'entité sioniste, les Arabes sionistes et les espions à l'intérieur du Yémen »[24].

Notes et références

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  1. (en) « Houthi PM, defense officials likely killed in IDF strike on Sanaa, Yemen », sur The Jerusalem Post,
  2. (en) « Israeli strikes in Yemen said to target gathering of Houthi leaders near Sanaa », sur The Times of Israel,
  3. (en) « IDF ‘Lucky Drop’ Operation Targets Top Houthi Commanders in Yemen », sur JFeed,
  4. (en) « Israeli airstrikes hit Yemeni capital, but no casualties reported », sur Associated Press,
  5. (en) « Israeli strikes hit Yemen's Sanaa for second time in a week », sur Reuters,
  6. (en) « Israeli Air Force strikes Houthis in Sanaa during leader’s speech: Senior Houthi officials among targets », sur Ynet,
  7. (en) « IDF Strikes Yemen After Houthis Launch Two Drones at Israel; Report: Top Leaders Targeted », sur Haaretz,
  8. (en) « Israel launches latest attacks against Houthis in Yemen’s Sanaa », sur Al Jazeera,
  9. (en) « IDF confirms striking Houthi targets in Sanaa area of Yemen », sur The Times of Israel,
  10. (en) « IDF confirms targeting Houthi army chief, defense minister in Thursday strike; still awaiting confirmation on results », sur The Times of Israel,
  11. (en) « Houthi prime minister ‘killed’ in Israeli strike », sur The Telegraph,
  12. 1 2 3 4 (en) Amir Daftari, « Houthi Leaders Targeted in Massive Airstrike: What We Know », sur Newsweek, .
  13. 1 2 « Les Houthis annoncent la mort de leur «Premier ministre» dans une frappe israélienne », sur Libération (journal), .
  14. (en) Yonah Jeremy Bob, « Houthis declare PM killed in Israel's strike in Sanaa », sur The Jerusalem Post, (consulté le ).
  15. (ar) « أبرز قادة الحوثيين الذين اغتالتهم إسرائيل في هجومها على اليمن », sur الجزيرة نت / aljazeera.net (consulté le ).
  16. (en) « Yemen's Houthis hold funeral for PM killed in Israeli strike », sur www.gulftoday.ae, (consulté le ).
  17. 1 2 (ar) « إثر ضربات إسرائيلية.. الحوثيون يكشفون قائمة وزرائهم القتلى », sur سكاي نيوز عربية / skynewsarabia.com (consulté le ).
  18. 1 2 « Yémen: les rebelles houthis annoncent la mort de leur chef militaire ».
  19. (en) « Israeli strike on Yemen said to kill Houthi prime minister, other top officials », sur The Times of Israel, .
  20. (en) « Houthi PM, defense officials likely killed in IDF strike on Sanaa, Yemen », sur The Jerusalem Post, (consulté le ).
  21. (en) « IDF said to believe entire Houthi cabinet was likely killed in yesterday’s strike », sur The Times of Israel (consulté le ).
  22. « Yémen : les Houthis confirment la mort du chef du gouvernement et plusieurs de ses ministres », sur France 24, .
  23. (en) « Houthis, IDF confirm group’s prime minister, other top officials killed in Israeli strike », sur The Times of Israel, (consulté le ).
  24. 1 2 Mohammed Ghobari et Nayera Abdallah, « Yémen: Aux funérailles des dirigeants houthis tués par une frappe israélienne, on jure de se venger », sur Challenges/ Reuters, (consulté le ).
  25. Quentin Müller, correspondant au Yéme, « Yémen : un bombardement israélien décime le gouvernement houthiste », sur La Croix, (consulté le ).