Atlas V

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Atlas V
Lanceur spatial
Atlas V série 401
Atlas V série 401
Données générales
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Constructeur United Launch Alliance
Premier vol 2002
Statut En service
Lancements (échecs) 79 (1 échec partiel)
Hauteur 58,3 m
Diamètre 3,81 m
Masse au décollage 335 à 573 t
Étage(s) 2
Poussée au décollage 383 à 985 t
Base(s) de lancement Cape Canaveral
Vandenberg
Charge utile
Orbite basse 9,75 à 20 t
Transfert géostationnaire (GTO) 4,75 à 8,672 t
Dimension coiffe diamètre 4 et 5,4 m.
Motorisation
Propulseurs d'appoint 0 à 5 x AJ-60A à propergol solide
1er étage CCB : 1 x RD-180
2e étage Centaur : 1 à 2 x RL-10A
Version 551 de l'Atlas V (lancement de New Horizons).

La fusée Atlas V est un lanceur américain pour charge utile moyenne et lourde développé à la fin des années 1990 pour répondre aux besoins du programme Evolved Expendable Launch Vehicle (EELV) de l'Armée de l'Air américaine. L'Atlas V est le dernier représentant de la famille de lanceurs Atlas dont la genèse remonte aux années 1950. Le lanceur combine un premier étage, propulsé par le moteur-fusée russe RD-180 brûlant un mélange de kérosène et d'oxygène liquide, un second étage reposant sur une version agrandie de l'étage Centaur et un nombre variable de propulseurs d'appoint. Selon les versions, il peut lancer de 9 à 19 tonnes en orbite basse et de 5 à 8,7 tonnes en orbite de transfert géostationnaire. Son premier lancement remonte au . Développé initialement par Lockheed Martin, il est désormais construit par United Launch Alliance, la coentreprise de Lockheed Martin et Boeing qui commercialise également dans la même catégorie de puissance la Delta IV.

De 2002 à mai 2018, 78 lancements ont eu lieu dont un échec partiel. Une version lourde dite HLV capable de placer 25 tonnes en orbite basse a été étudiée mais n'a finalement pas été développée. Par contre le lanceur est retenu dans une version fiabilisée dans le cadre du programme CCDeV pour le lancement d'équipage à destination de la Station spatiale internationale. Cette version doit effectuer sont premier vol en 2018. Le lanceur est confronté au cours des années 2010 à la concurrence du lanceur Falcon 9 moins couteux et aux critiques du corps politique américain, qui dans un climat de tension avec la Russie, remet en question la dépendance du constructeur vis à vis de son fournisseur russe. Dans ce contexte ULA décide de remplacer l'Atlas V au cours de la décennie 2020 par le lanceur Vulcan.

Historique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Evolved Expendable Launch Vehicle.

En 1993, l'Armée de l'Air américaine, qui est un des principaux utilisateurs des lanceurs américains avec la NASA, définit le cahier des charges d'une nouvelle fusée, l'Evolved Expendable Launch Vehicle (EELV), qui se veut modulaire et qui doit permettre d'abaisser les coûts de lancement. L'objectif est de revenir sur le marché des satellites commerciaux monopolisé à l'époque par le lanceur européen Ariane. Après plusieurs tentatives avortées, l'Armée de l'Air américaine, qui est un des principaux utilisateurs des lanceurs américains avec la NASA, décide en 1993 de développer de nouveaux lanceurs qui doivent remplacer à la fois les lanceurs moyens et lourds — Delta, Atlas et Titan IV — utilisés par le DOD et les autres agences gouvernementales américaines (dont la NASA). L'objectif est de disposer d'un lanceur moins couteux, couvrant bien les besoins et offrant des interfaces standardisées pour l'intégration des satellites. La solution doit s'appuyer sur des solutions techniques à la fois avancées et éprouvées. Le futur lanceur est désigné sous le sigle Evolved Expendable Launch Vehicle (EELV) doit permettre d'abaisser les couts en partie grâce à la reconquête du marché des satellites commerciaux. Mais le cahier des charges rend cet objectif difficilement tenable car les performances attendues ne permettent de toucher que 42 % du marché commercial[1].

L'appel d'offres est lancé en 1995 et 4 sociétés y répondent : Alliant, Boeing, McDonnell Douglas constructeur des Delta ainsi que Lockheed Martin constructeur des Atlas et Titan. Une première sélection désigne, en 1996, comme finalistes Lockheed Martin et McDonnell Douglas. Les deux concurrents disposent de 18 mois pour le deuxième tour. Boeing, qui propose un lanceur utilisant le moteur Space Shuttle Main Engine de la navette spatiale et n'a pas été retenu, rachète McDonnell Douglas en 1997 et se retrouve donc finaliste. Boeing propose une version complètement refondue du lanceur Delta, la Delta IV. Lockheed Martin propose une nouvelle version de son lanceur Atlas : l'Atlas V. La technologie du réservoir-ballon utilisée sur la génération précédente qui limitait l'accroissement de la charge utile est abandonnée pour le premier étage : le diamètre de celui-ci peut ainsi être porté à 3,8 mètres et des propulseurs d'appoint peuvent lui être ajoutés ce qui n'était pas possible sur les versions précédentes du lanceur. Ce premier étage baptisé Common Core Booster (CCB) pèse désormais 305 tonnes soit 50 % de plus que celui du lanceur Atlas III. Il est propulsé par le moteur-fusée très performant russe RD-180 brulant un mélange de kérosène et d'oxygène liquide[2]. En 1997, l'Armée de l'Air décide de retenir les deux finalistes pour ne pas se retrouver face à un fournisseur unique. En 1998, la première tranche de lanceurs est attribuée : 19 lancements sont accordés à Boeing et 9 lancements à Lockheed Martin pour une somme totale de 2 milliards de $. Mais en 2003, une enquête révèle que Boeing a dérobé des documents confidentiels de son concurrent susceptibles d'avoir faussé la compétition et le nombre de lanceurs commandé à Boeing est réduit à 12 (entre autres mesures) le solde devant être construit par son concurrent[1].

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

La fusée Atlas V est un lanceur non réutilisable conçu pour emporter une charge utile moyenne à lourde. Elle est commercialisé dans plusieurs versions qui se distinguent par le nombre de propulseurs d'appoint (de 0 à 5), le nombre de moteurs du second étage (1 à 2) et la taille de la coiffe. La fusée est haute de 58,3 (version 401) à 62,2 mètres (version 551 avec coiffe longue) et sa masse est comprise entre 334,5 et 587 tonnes. Son diamètre à la base est de 3,81 mètres hors propulseurs d'appoint. Selon sa configuration, le lanceur peut placer de 7,4 à 18,5 tonnes en orbite basse (LEO) et de 4,75 à 8,9 tonnes en orbite de transfert géostationnaire (GTO)[2].

Schéma dune fusée Atlas V 541 : 1 Premier étage - 2 Partie arrière de la coiffe - 3 Moteur RL-10 unique - 4 Deuxième étage Centaur - 5 Charge utile - 6 Adaptateur de la charge utile - 7 Plancher du compartiment de la charge utile - 8 Coiffe de 5,4 mètres de diamètre - 9 Adaptateur arrière étage Centaur - 10 Jupe de liaison inter-étages - 11 Adaptateur premier étage - 12 Propulseur d'appoint - 13 Jupe arrière/bouclier thermique - 14 Moteur RD-180.

Premier étage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : RD-180.
Le RD-180 vue du dessous fix é au premier étage du lanceur Atlas V.

Le premier étage CCB (Common Core Booster), identique pour toutes les versions du lanceur, est haut de 34,26 mètres pour un diamètre de 3,81 mètres. Sa masse à vide est de 21,054 tonnes et il emporte 284,1 tonnes d'oxygène liquide et de RP-1. La structure de l'étage est réalisée en aluminium et comprend de la base au sommet le compartiment moteur, le réservoir de kérosène, une jupe inter-réservoirs (la cloison de séparation entre les deux réservoirs n'est pas commune), le réservoir d'oxygène et une jupe de liaison inter-étages qui englobe la tuyère du moteur du second étage. L'électronique de l'étage est répartie dans une gaine qui coure à l'extérieur tout au long de l'étage. L'oxygène liquide est amené jusqu'au moteur par une conduite qui passe par l'extérieur. L'étage est propulsé par un unique moteur-fusée RD-180 du constructeur russe NPO Energomash[3].

Le RD-180 dérive du moteur RD-170 développé par la société soviétique NPO Energomash pour les propulseurs d'appoint de la fusée Energia. Le RD-180 brûle un mélange kérosène/LOX en utilisant un cycle à combustion étagée à haute pression permettant d'obtenir de hautes performances. Ce système d'alimentation repose sur une chambre de précombustion dans laquelle transite tout l'oxygène et 20% du kérosène. Les gaz produits sous haute pression entrainent la turbopompe qui injecte tous les ergols sous très haute pression (266,8 bars) dans les deux chambres de combustion. Un système de refroidissement convectif (dit régénératif) est utilisé pour maintenir la température du moteur à des valeurs acceptables : le kérosène est injecté dans des échangeurs de chaleur situés à trois niveaux du moteur (chambre de combustion, col de la tuyère et à mi-hauteur de la tuyère) avant d'être injecté dans la chambre de combustion. Le rapport d'expansion de la tuyère très élevé (36,8) est optimisé pour le fonctionnement avec une faible pression atmosphérique. La valeur choisie est le maximum autorisé sans générer au début du vol un décollement des flux de gaz qui pourrait endommager la tuyère. Le RD-180 a une poussée de 383 tonnes avec une impulsion spécifique de 311 secondes au sol (dans le vide respectivement 415 tonnes et 338 secondes). Haut de 3,28 mètres et large de 3,15 m (à cause des deux tuyères), il pèse à vide 5,48 tonnes soit un rapport poids poussée de 78,44. l'orientation de la poussée peut être modifiée jusqu'à 8° par rapport à l'axe vertical du lanceur avec deux degrés de liberté. Les changements d'orientation sont réalisés à l'aide de 4 vérins hydrauliques[3],[4].

Dans les deux réservoirs, les ergols sont maintenus sous pression par de l'hélium qui est stocké dans des réservoirs logés à l'intérieur du réservoir d'oxygène. L'hélium est réchauffé dans un échangeur de chaleur par les gaz en sortie de la turbine entrainant la turbopompe avant d'être injectés dans les réservoirs d'oxygène et de kérosène. La mise à feu du moteur repose sur un igniteur constitué par des ampoules de triéthylaluminium (TEA) qui présente la particularité de s'enflammer de manière spontanée en présence d'oxygène liquide. En cas de démarrage avorté du moteur, il est nécessaire de remplacer ces ampoules et les membranes qui les isolent des circuits dans lesquels circulent les ergols[3].

Propulseurs d'appoint[modifier | modifier le code]

Selon la version du lanceur, celui-ci peut comporter de 0 à 5 propulseurs d'appoint à propergol solide de type AJ-60A qui apportent chacun une poussée supplémentaire de 1668,4 kN (127 tonnes) durant les 94 premières secondes du vol. L'impulsion spécifique est de 279 secondes. La tuyère est inclinée de 3° vers l'extérieur. Chaque propulseur d'appoint est long de 17 mètres pour un diamètre de 1,58 mètres. Il a une masse à vide de 5,74 tonnes et une masse au lancement de 46,697 tonnes. Les AJ-60A sont fournis par la société Aerojet[3].

ULA a décidé en 2015 de remplacer les AJ-60A par des GEM-63 de Northrop Grumman deux fois moins couteux et plus puissant. Il s'agit d'une des actions entreprises pour faire face à la concurrence de la Falcon 9 commercialisée à des prix beaucoup plus faibles que les lanceurs traditionnels. Le GEM-63 est en cours de test en 2018 et devrait être utilisé pour la première fois en vol pour le lancement de la mission Space Test Program-3 programmée en mi-2019. Le nouveau propulseur d'appoint a une poussée de 2 000 kN. Il est long de 17 mètres (20 mètres avec sa tuyère) et son diamètre est de 1,6 mètres. Une évolution de ce propulseur d'appoint, le GEM 63XL, plus long de 1,5 mètres sera utilisé pour propulser le lanceur Vulcan futur remplaçant de l'Atlas V [5],[6].

Deuxième étage[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Centaur (fusée).
Etage Centaur.

Le deuxième étage de type Centaur est similaire à celui de l'Atlas III version des lanceurs Atlas qui a précédé l'Atlas V. L'étage Centaur a été développé à la fin des années 1950 pour répondre aux besoins de l'agence spatiale américaine (NASA). Il fut le premier étage de fusée à mettre en œuvre le couple d'ergols hydrogène liquide (LH2) / oxygène liquide (LOX), très performant mais également très difficile à maîtriser. L'étage Centaur reprenait la technique de construction de la fusée Atlas, avec une structure très allégée qui contribue à ses performances. L'étage utilisé sur l'Atlas V a un diamètre de 3,05 m, une longueur d'environ 12,68 m et peut-être propulsé selon les versions du lanceur par un ou deux moteur-fusée de type RL-10). La version a deux moteurs n'a jamais été vendue pour le lancement de satellites. Elle sera utilisée pour les missions avec équipages dont le premier vol doit avoir lieu fin 2018. La version à moteur unique a une masse à vide de 2 243 kg et peur emporter 20 830 kg hydrogène liquide et d'oxygène liquide. Le a une poussée dans le vide 101,8 kN et une impulsion spécifique de 449,7 secondes. Le moteur haut de 2,18 m a un diamètre de 1,45 mètres. Sa masse de 190 kg lui confère un rapport poids/poussée de 57. Le rapport d'expansion de la tuyère de 130 est optimisé pour un fonctionnement dans le vide[3],[7].

Comme dans les versions précédentes de l'étage Centaur, les réservoirs d'hydrogène liquide et d'oxygène liquide sont structuraux c'est-à-dire qu'ils jouent à la fois le rôle de coque externe et de réservoir : ils sont dépourvus de longerons et s'ils ne sont pas maintenus sous pression, ils s'effondrent sous leur propre poids. Ils sont recouverts d'une couche d'isolant de 1,6 cm d'épaisseur pour limiter les déperditions thermiques des ergols cryogéniques. Le RL-10 est monté sur cardan et son extrémité peut être écartée de 51 centimètres de l'axe du lanceur par un système électromécanique. Dans la version à deux moteurs ce mécanisme est remplacé par un système hydraulique. Le système d'orientation comprend également 4 moteurs-fusées ayant une poussée de 27 Newtons et 8 ayant une poussée de 40,5 N brûlant de l'hydrazine. Ces moteurs-fusées interviennent en particulier lorsque le deuxième étage est en vol inertiel (non propulsé)[3].

Coiffe[modifier | modifier le code]

La coiffe est disponible dans deux 2 diamètres : 4,2 et 5,4 mètres. Elle englobe la charge utile mais également le second étage sauf la tuyère qui s'insère dans la jupe de liaison inter-étages. Elle est disponible dans plusieurs longueurs pour s'adapter au volume des engins placés sur orbite. Lorsque le diamètre est de 4,2 mètres les longueurs suivantes sont disponibles : 12, 12,9 et 13,8 mètres. Lorsque le diamètre est de 5,4 mètres les longueurs disponibles sont 20,7, 23,4 et 26,5 mètres. Sa masse est comprise selon les modèles entre 2,1 et 4,4 tonnes. Elle est constituée de deux demi-coques de forme cylindrique qui sont largués en altitude après séparation par l'intermédiaire d'un système pyrotechnique associé à des vérins pneumatiques. Elle est réalisée avec des panneaux en composites posés sur une structure en nid d'abeilles en aluminium. La coiffe est fabriquée par le constructeur suisse Contraves qui est également le fournisseur de la famille des lanceurs européens Ariane[3].

Versions proposées[modifier | modifier le code]

Schéma des versions de la fusée Atlas V.

Chaque modèle est identifié par un numéro à 3 chiffres :

  • le premier chiffre, qui prend la valeur 4 ou 5, désigne le diamètre de la coiffe ;
  • le deuxième (de 0 à 5) le nombre de propulseurs d'appoint SRB ;
  • le troisième (1 ou 2) le nombre de moteurs de l'étage Centaur.

Deux variantes n'ont jamais volé :

  • Toutes les versions sont proposées en option avec un étage Centaur à deux moteurs. Cette option n'a jamais été retenue (2018).
  • La version Heavy, capable de placer 25 tonnes en orbite basse, dont le premier étage comprend trois CCB accolés est, comme la Delta IV Heavy, proposée pour les satellites les plus lourds de l'Armée de l'Air américaine. Mais pour des raisons de cout la Delta IV Heavy a toujours été retenue.

Remarque : la version N22 (figurant dans le tableau ci-dessous) destinée à lancer le vaisseau spatial CST-100 Starliner vers la station spatiale internationale est actuellement en cours de développement. Elle comportera un étage Centaur bimoteur et ne sera pas équipée d'une coiffe, la lettre "N" signifiant "None" (sans).

Version Coiffe nbre
CCB
nbre SRB Moteurs
Centaur
orbite basse orbite
géostationnaire
Nombre de
lancements
Coût
401 m 1 - 1 - 4 950 kg 38 102,2 M€[8]
411 m 1 1 1 - 5 951 kg 5 107,9 M€[8]
421 m 1 2 1 - 6 832 kg 7 115,3 M€[8]
431 m 1 3 1 - 7 642 kg 3 126,6 M€[8]
501 5,4 m 1 - 1 - 3 971 kg 6 112,5 M€[8]
511 5,4 m 1 1 1 - 5 271 kg 0 121,9 M€[8]
521 5,4 m 1 2 1 - 6 287 kg 2 126,6 M€[8]
531 5,4 m 1 3 1 - 7 202 kg 3 131,3 M€[8]
541 5,4 m 1 4 1 - 7 982 kg 6 136 M€[8]
551 5,4 m 1 5 1 - 8 672 kg 9 143,5 M€[8]
N22 - 1 2 2 +13 000 kg - 0 -
5H1 (Heavy) 5,4 m 3 - 1 - 13 605 kg 0 -

Évolutions en cours de développement[modifier | modifier le code]

Les évolutions suivantes sont en cours de développement en 2018 :

  • Le remplacement des propulseurs d'appoint AJ-60A par des GEM-63 de Northrop Grumman. Le premier vol devrait avoir lieu en 2019. L
  • La réalisation d'une version, codée N22, adaptée à la présence d'un équipage (risque de défaillance réduit et conséquence d'une défaillance limité) a été retenu pour la relève des équipages de la station spatiale internationale dans le cadre du concours CCDeV. Cette version, équipée de deux propulseurs d'appoint et d'un étage Centaur bi-moteur (pour des raisons de fiabilité), placera en orbite le vaisseau CST-100 Starliner. Sa capacité en orbite basse est d'environ 13 tonnes.

Vulcan successeur de l'Atlas V[modifier | modifier le code]

Article principal : Vulcan (fusée).

Bien que le lanceur Atlas V soit techniquement une réussite, son avenir semble au début des années 2010 compromis[9] :

  • L'apparition d'un concurrent SpaceX qui propose à des prix attractifs le lanceur moyen Falcon 9 et développe un lanceur lourd Falcon Heavy qu'il annonce vouloir commercialiser à un tarif qu'ULA ne peut égaler.
  • Le lanceur Atlas V utilise pour son premier étage un moteur RD-180 très performant mais fourni par un constructeur russe. Le regain de tension entre les États-Unis et la Russie lié au conflit en Ukraine en 2014 s'est traduit par un embargo économique partiel. Dans ce contexte le Congrès américain porte une appréciation négative sur le fait que le lancement de satellites jouant un rôle important dans la sécurité de la nation dépende d'un fournisseur russe.

ULA a réagi à ces événements en lançant début 2015 le développement du nouveau lanceur Vulcan dont l'objectif est de rétablir sa compétitivité vis-à-vis de ses concurrents et de mettre fin à sa dépendance vis-à-vis de son fournisseur russe. Ce nouveau lanceur, dont le premier vol est prévu en 2019, devrait remplacer à la fois l'Atlas 5 et le lanceur Delta 4[10].

Fabrication et commercialisation[modifier | modifier le code]

Atlas V comparée à[11],[12],[13],[14],[3],[15],[16]...
Charge utile
Lanceur Masse Hauteur Orbite
basse
Orbite
GTO
Drapeau des États-Unis Atlas V 551 587 t 62 m 18,5 t 8,7 t
Drapeau de la République populaire de Chine Longue Marche 5 867 t 57 m 23 t 13 t
Drapeau de l’Union européenne Ariane 5 ECA 777 t 53 m 21 t 10,5 t
Drapeau des États-Unis Delta IV Heavy 733 t 71 m 29 t 14,2 t
Drapeau des États-Unis Falcon 9 FT 549 t 70 m 23 t 8,3 t
Drapeau de la Russie Proton-M/Briz-M 713 t 58,2 m 22 t 6 t
Drapeau du Japon H-IIB 531 t 56,6 m 19 t 8 t

Pour les vols commerciaux Lockheed Martin commercialise à la fois le lanceur russe Proton et l'Atlas V. Le lanceur Proton, moins coûteux est systématiquement sélectionné, sauf lorsque la masse du satellite nécessite le recours à l'Atlas V. Le lanceur Atlas V a été retiré du marché commercial et ne lance plus désormais que des satellites militaires américains pour lesquels les lanceurs américains disposent d'un monopole. Boeing qui commercialise le lanceur concurrent Delta IV faisant face aux mêmes difficultés de commercialisation a également retiré son lanceur du marché commercial. Les deux constructeurs se sont associés depuis 2006 au sein de la coentreprise United Launch Alliance pour mutualiser leur moyens de production : la production de l'Atlas V a été transférée de Littleton chez Lockheed Martin à Decatur en Alabama[2]. La société Aerojet développe et fabrique les boosters.

Préparation et lancement[modifier | modifier le code]

Installations de lancement[modifier | modifier le code]

Pour le lancement de l'Atlas V, ULA dispose de deux sites de lancement. Le premier est le complexe de lancement 41 de la base de lancement de Cape Canaveral a été reconstruite en reprenant les principes utilisés pour l'assemblage et le lancement des fusées européennes Ariane 5 : le lanceur est complètement préparé et testé dans un bâtiment d'assemblage avant d'être convoyé sur le site de lancement ce qui permet de travailler sur deux lanceurs en parallèle. L'objectif était de pouvoir lancer 15 fusées par an[2]. Le deuxième complexe de lancement est situé sur la base de Vandenberg. L'assemblage est réalisé de manière traditionnelle à l'aide d'une tour d'assemblage mobile qui s'écarte avant le décollage.

Assemblage sur le site de lancement[modifier | modifier le code]

Déroulement d'un lancement[modifier | modifier le code]

Utilisation[modifier | modifier le code]

Le premier lancement d'un Atlas V a eu lieu le . Mi 2018 78 exemplaires de la fusée ont volé [17].

Historique des lancements[modifier | modifier le code]

dernière mise à jour : 16 octobre 2017
# Date (UTC) Type N° de
série
Base de lancement Charge utile Type de charge utile Masse de la
charge utile
Orbite Statut
01 21-08-2002 401 AV-001 Cap Canaveral SLC-41 Hot Bird 6 Satellite de télécommunications commercial 3905 kg GSO Succès
Lancement inaugural de l'Atlas V.
02 13-05-2003 401 AV-002 Cap Canaveral SLC-41 Hellas Sat (en) 2 Satellite de télécommunications commercial 3250 kg GSO Succès
03 17-07-2003 521 AV-003 Cap Canaveral SLC-41 Rainbow 1 Satellite de télécommunications commercial 4328 kg GSO Succès
Premier lancement de l'Atlas V en version 500.
04 17-12-2004 521 AV-005 Cap Canaveral SLC-41 AMC 16 Satellite de télécommunications commercial 4065 kg GSO Succès
05 11-03-2005 431 AV-004 Cap Canaveral SLC-41 Inmarsat 4-F1 Satellite de télécommunications commercial 5959 kg GSO Succès
06 12-08-2005 401 AV-007 Cap Canaveral SLC-41 Mars Reconnaissance Orbiter Mars orbiter 2180 kg Interplanétaire Succès
Premier lancement de l'Atlas V pour le compte de la NASA.
07 19-01-2006 551 AV-010 Cap Canaveral SLC-41 New Horizons Sonde spatiale vers Pluton et la Ceinture de Kuiper 478 kg Interplanétaire Succès
Utilisation d'un troisième étage Star 48B Boeing.
08 20-04-2006 411 AV-008 Cap Canaveral SLC-41 Astra 1KR (en) Satellite de télécommunications commercial 4332 kg GSO Succès
Dernier lancement commercial pour ILS.
09 08-03-2007 401 AV-013 Cap Canaveral SLC-41 Space Test Program (en), FalconSAT-3 6 satellites militaires expérimentaux Classifié Orbite basse Succès
10 15-06-2007 401 AV-009 Cap Canaveral SLC-41 NROL-30R (NOSS-4-3A & B) Satellite de reconnaissance du NRO Classifié Orbite basse Échec partiel
Premier lancement de l'Atlas V pour le NRO. Extinction prématurée du moteur de l'étage Centaur plaçant les satellites sur une orbite trop basse.
11 11-10-2007 421 AV-011 Cap Canaveral SLC-41 WGS SV-1 Satellite de télécommunications militaires 5987 kg GTO Succès
12 10-12-2007 401 AV-015 Cap Canaveral SLC-41 L-24 Satellite de reconnaissance militaire du NRO Classifié Molniya Succès
13 13-03-2008 411 AV-006 Vandenberg SLC-3E NROL-28 Satellite de reconnaissance militaire du NRO Classifié Molniya Succès
Premier lancement de l'Atlas V depuis Vandenberg.
14 14-04-2008 421 AV-014 Cap Canaveral SLC-41 ICO G1 Satellite de télécommunications commercial 6634 kg GTO Succès
15 04-04-2009 421 AV-016 Cap Canaveral SLC-41 WGS SV2 Satellite de télécommunications militaire 5987 kg GTO Succès
16 18-06-2009 401 AV-020 Cap Canaveral SLC-41 LRO/LCROSS Sonde spatiale lunaire 621 kg Orbite haute Succès
L'étage Centaur s'est volontairement écrasé sur la Lune.
17 08-09-2009 401 AV-018 Cap Canaveral SLC-41 PAN (en) Satellite de télécommunications militaire[18] Classifié GTO[18] Succès
18 18-10-2009 401 AV-017 Vandenberg SLC-3E DMSP 5D3-F18 Satellite météorologique militaire + 1200 kg Orbite basse Succès
19 23-11-2009 431 AV-024 Cap Canaveral SLC-41 Intelsat 14 (en) Satellite de télécommunications commercial 5663 kg Orbite géostationnaire Succès[19]
20 11-02-2010 401 AV-021 Cap Canaveral SLC-41 SDO Observatoire solaire 290 kg Orbite géostationnaire Succès
21 22-04-2010 501 AV-012 Cap Canaveral SLC-41 USA-212 (X-37B OTV-1) Mini-navette militaire expérimentale de l'USAF 5400 kg Orbite basse Succès
22 14-08-2010 531 AV-019 Cap Canaveral SLC-41 USA-214 (AEHF-1) Satellite de télécommunications militaire 6168 kg Orbite géostationnaire Succès[20]
23 21-09-2010 501 AV-025 Vandenberg SLC-3E USA-215 (en) (NRO L-41) Satellite de reconnaissance du NRO Classifié Orbite basse Succès[21]
24 05-03-2011 501 AV-026 Cap Canaveral SLC-41 USA-226 (X-37B OTV-2) Mini-navette militaire de l'USAF 5400 kg Orbite basse Succès[22]
25 15-04-2011 411 AV-027 Vandenberg SLC-3E USA-228 (NRO L-34) Satellite de reconnaissance du NRO Classifié Orbite basse Succès[23]
26 07-05-2011 401 AV-022 Cap Canaveral SLC-41 USA-230 (SBIRS-GEO-1) Satellite d'alerte avancée + 4500 kg Orbite géostationnaire Succès[24]
27 05-08-2011 551 AV-029 Cap Canaveral SLC-41 Juno Sonde spatiale 3625 kg Orbite autour de Jupiter Succès[25]
28 26-11-2011 541 AV-028 Cap Canaveral SLC-41 Mars Science Laboratory Rover martien 3839 kg Interplanétaire Succès
29 24-02-2012 551 AV-030 Cap Canaveral SLC-41 MUOS-1 Satellite de télécommunications militaire 6740 kg Orbite géostationnaire Succès
30 04-05-2012 531 AV-031 Cap Canaveral SLC-41 USA-235 (AEHF-2) Satellite de télécommunications militaire 6168 kg Orbite géostationnaire Succès[26]
31 20-06-2012 401 AV-023 Cap Canaveral SLC-41 USA-236 (NROL-38) Satellite de reconnaissance du NRO Classifié GSO Succès[27]
50e lancement EELV.
32 30-08-2012 401 AV-032 Cap Canaveral SLC-41 Van Allen Probes (RBSP) Exploration de la Ceinture de Van Allen 3000 kg MEO Succès[28]
33 13-09-2012 401 AV-033 Vandenberg SLC-3E USA-238 (NROL-36) Satellite de reconnaissance du NRO Classifié Orbite basse Succès
34 11-12-2012 501 AV-034 Cap Canaveral SLC-41 USA-240 (X-37B OTV-3) Mini-navette militaire de l'USAF 5400 kg Orbite basse Succès
35 31-01-2013 401 AV-036 Cap Canaveral SLC-41 TDRS-11 (TDRS-K) Satellite de relais de données 3454 kg Orbite géostationnaire Succès
36 11-02-2013 401 AV-035 Vandenberg SLC-3E Landsat 8 Satellite d’Observation Terrestre 1512 kg Orbite basse Succès
37 19-03-2013 401 AV-037 Cap Canaveral SLC-41 USA-241 (SBIRS-GSO 2) Satellite d'alerte avancée + 4500 kg Orbite géostationnaire Succès
38 15-05-2013 401 AV-039 Cap Canaveral SLC-41 USA-242 (GPS IIF-4) Satellite de Navigation 1630 kg MEO Succès
Premier satellite GPS lancé par une Atlas V, plus longue mission Atlas V à ce jour.
39 19-07-2013 551 AV-040 Cap Canaveral SLC-41 MUOS-2 Satellite de télécommunications militaire 6740 kg Orbite géostationnaire Succès
40 18-09-2013 531 AV-041 Cap Canaveral SLC-41 USA-246 (AEHF-3) Satellite de télécommunications militaire 6168 kg Orbite géostationnaire Succès
41 18-11-2013 401 AV-038 Cap Canaveral SLC-41 MAVEN Sonde spatiale d'exploration de la planète Mars 2464 kg Orbite basse elliptique Succès
42 06-12-2013 501 AV-042 Vandenberg SLC-3E USA-247 (NROL-39) Satellite de reconnaissance du NRO Classifié Orbite basse Succès
43 24-01-2014 401 AV-043 Cap Canaveral SLC-41 TDRS-12 (TDRS-L) Satellite de relais de données 3454 kg Orbite géostationnaire Succès
44 03-04-2014 401 AV-044 Vandenberg SLC-3E USA-249 (DMSP-5D3 F19) Satellite météorologique militaire + 1200 kg Orbite basse Succès
50e lancement du moteur RD-180.
45 10-04-2014 541 AV-045 Cap Canaveral SLC-41 USA-250 (NROL-67) Satellite de reconnaissance du NRO Classifié GSO Succès
46 22-05-2014 401 AV-046 Cap Canaveral SLC-41 USA-252 (NROL-33) Satellite de reconnaissance du NRO Classifié GSO Succès
47 02-08-2014 401 AV-048 Cap Canaveral SLC-41 USA-256 (GPS IIF-7) Satellite de Navigation 1630 kg MEO Succès
48 13-08-2014 401 AV-047 Vandenberg SLC-3E WorldView-3 Satellite d’imagerie Terrestre 2800 kg Orbite basse Succès
49 17-09-2014 401 AV-049 Cap Canaveral SLC-41 USA-257 (CLIO) Satellite de télécommunications militaire Classifié Orbite géostationnaire Succès
50 29-10-2014 401 AV-050 Cap Canaveral SLC-41 USA-258 (GPS IIF-8) Satellite de Navigation 1630 kg MEO Succès
51 13-12-2014 541 AV-051 Vandenberg SLC-3E USA-259 (NROL-35) Satellite de reconnaissance du NRO Classifié Molniya Succès
Première utilisation d'un moteur RL10C-1 pour l'étage Centaur.
52 21-01-2015 551 AV-052 Cap Canaveral SLC-41 MUOS-3 Satellite de télécommunications militaire 6740 kg Orbite géostationnaire Succès
53 13-03-2015 421 AV-053 Cap Canaveral SLC-41 MMS Héliophysique 1360 kg Orbite haute Succès
54 20-05-2015 501 AV-054 Cap Canaveral SLC-41 USA-261 (X-37B OTV-4, ULTRASat) Mini-navette militaire de l'USAF, 10 CubeSats 5400 kg Orbite basse Succès
55 15-07-2015 401 AV-055 Cap Canaveral SLC-41 USA-262 (GPS IIF-10) Satellite de Navigation 1630 kg MEO Succès
56 02-09-2015 551 AV-056 Cap Canaveral SLC-41 MUOS-4 Satellite de télécommunications militaire 6740 kg Orbite géostationnaire Succès
57 02-10-2015 421 AV-059 Cap Canaveral SLC-41 Morelos 3 Satellite de télécommunications 3200 kg Orbite géostationnaire Succès
100e satellite lancé à bord de la fusée Atlas V.
58 08-10-2015 401 AV-058 Vandenberg SLC-3E USA-264 (NROL-55), GRACE, 13 CubeSats Satellite de reconnaissance du NRO Classifié Orbite basse Succès
59 31-10-2015 401 AV-060 Cap Canaveral SLC-41 USA-265 (GPS IIF-11) Satellite de Navigation 1630 kg MEO Succès
60 06-12-2015 401 AV-061 Cap Canaveral SLC-41 Cygnus CRS Orb-4 Ravitaillement station spatiale internationale 3513 kg Orbite basse Succès
61 05-02-2016 401 AV-057 Cap Canaveral SLC-41 USA-266 (GPS IIF-12) Satellite de Navigation 1630 kg MEO Succès
62 23-03-2016 401 AV-064 Cap Canaveral SLC-41 Cygnus CRS Orb-6 Ravitaillement station spatiale internationale 3513 kg Orbite basse Succès
63 24-06-2016 551 AV-063 Cap Canaveral SLC-41 MUOS-5 Satellite de télécommunications militaire 6740 kg Orbite géostationnaire Succès
64 28-07-2016 421 AV-065 Cap Canaveral SLC-41 USA-269 (NROL-61) Satellite de reconnaissance du NRO Classifié GSO Succès
65 08-09-2016 411 AV-067 Cap Canaveral SLC-41 OSIRIS-REx Sonde spatiale de retour d'échantillon d'astéroïde 880 kg Orbite basse elliptique Succès
66 11-11-2016 401 AV-062 Vandenberg SLC-3E WorldView-4, OptiCube 4, Prometheus 2.1 + 2.2, CELTEE 1, Aerocube 8C + 8D, RAVAN Satellite d’imagerie terrestre + 7 cubeSats 2485 kg Orbite basse Succès
67 19-11-2016 541 AV-069 Cap Canaveral SLC-41 GOES-R Satellite météorologique 2857 kg Orbite géostationnaire Succès
68 18-12-2016 431 AV-071 Cap Canaveral SLC-41 EchoStar 19 (Jupiter 2) Satellite de télécommunications 6700 kg Orbite géostationnaire Succès
69 21-01-2017 401 AV-066 Cap Canaveral SLC-41 USA-273 (SBIRS GEO-3) Satellite d'alerte avancée + 4500 kg Orbite géostationnaire Succès
70 01-03-2017 401 AV-068 Vandenberg SLC-3E USA-274 (NROL-79) Satellite de reconnaissance du NRO Classifié GSO Succès
71 18-04-2017 401 AV-070 Cap Canaveral SLC-41 Cygnus CRS Orb-7 Ravitaillement station spatiale internationale 7225 kg Orbite basse Succès
La plus lourde charge utile lancée par une Atlas V à ce jour.
72 18-08-2017 401 AV-074 Cap Canaveral SLC-41 TDRS-13 (TDRS-M) Satellite de relais de données 3452 kg Orbite géostationnaire Succès
73 24-09-2017 541 AV-072 Vandenberg SLC-3E USA-278 (NROL-42) Satellite de reconnaissance du NRO Classifié Orbite basse Succès
74 15-10-2017 421 AV-075 Cap Canaveral SLC-41 USA-279 (NROL-52) Satellite de télécommunications militaire Classifié Orbite géostationnaire Succès
75 20-01-2018 411 AV-076 Cap Canaveral SLC-41 USA-282 (SBIRS-GEO 4) Satellite d'alerte avancée + 4540 kg Orbite géostationnaire Succès
76 01-03-2018 541 AV-077 Cap Canaveral SLC-41 GOES-S Satellite météorologique 5192 kg Orbite géostationnaire Succès
77 12-04-2018 551 AV-079 Cap Canaveral SLC-41 AFSPC-11 Satellite de télécommunications militaire Classifié Orbite géostationnaire Succès
78 05-05-2018 401 AV-078 Vandenberg SLC-3E InSight Sonde d'exploration martienne avec atterrisseur 694 kg Interplanétaire Succès
79 17-10-2018 551 AV-073 Cap Canaveral SLC-41 AEHF-4 Satellite de télécommunications militaire 6168 kg Orbite géostationnaire Succès

Lancements planifiés

- xx-03-2019 N22 AV-080 Cap Canaveral SLC-41 CST-100 Starliner Vaisseau spatial non habité + 13000 kg Orbite basse
Premier lancement de démonstration du vaisseau spatial CST-100 Starliner sans équipage vers la station spatiale internationale.
- xx-xx-2019 551 AV-084 Cap Canaveral SLC-41 AEHF-5 Satellite de télécommunications militaire 6168 kg Orbite géostationnaire
- xx-xx-2020 N22 AV-082 Cap Canaveral SLC-41 CST-100 Starliner Vaisseau spatial habité + 13000 kg Orbite basse
Premier lancement de démonstration du vaisseau spatial CST-100 Starliner avec équipage vers la station spatiale internationale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « EELV Evolved Expendable Launch Vehicle », sur Globalsecurity.org (consulté le 3 décembre 2009)
  2. a b c et d « Atlas V », Site Bernd Leitenberger (consulté le 30 novembre 2009)
  3. a b c d e f g et h (en) Patric Blau, « Atlas V 551 » (consulté le 3 novembre 2016)
  4. (en) George Paul Sutton, History of liquid propellant rocket engines, Reston, American Institute of Aeronautics and astronautics, , 911 p. (ISBN 978-1-563-47649-5, OCLC 63680957), p. 608-616
  5. (en) Jason Rhian, « Northrop Grumman’s GEM 63 undergoes 1st test fire », sur spaceflightinsider.com,
  6. (en) Justin Davenport, « NGIS fires up GEM-63 motor destined for future ULA launches », sur nasaspaceflight.com,
  7. (en) George Paul Sutton, History of liquid propellant rocket engines, Reston, American Institute of Aeronautics and astronautics, , 911 p. (ISBN 978-1-563-47649-5, OCLC 63680957), p. 491-496
  8. a b c d e f g h i et j (en) « ULA atlas v configurator »,
  9. (en) Jonathan Amos, « ULA unveils Vulcan rocket concept », BBC,
  10. (en) Stephen Clark, « U.S. Air Force divides new launch contracts between SpaceX, ULA », sur spaceflightnow.com,
  11. (en) Patric Blau, « Long March 5 Launch Vehicle » (consulté le 3 novembre 2016)
  12. (en) Patric Blau, « Proton-M/Briz-M – Launch Vehicle » (consulté le 3 novembre 2016)
  13. (en) Patric Blau, « Falcon 9 FT (Falcon 9 v1.2) » (consulté le 3 novembre 2016)
  14. (en) Patric Blau, « Delta IV Heavy – RS-68A Upgrade » (consulté le 3 novembre 2016)
  15. (en) Patric Blau, « Ariane 5 ECA » (consulté le 3 novembre 2016)
  16. (en) Patric Blau, « H-IIB Launch Vehicle » (consulté le 3 novembre 2016)
  17. Page Centaur du site De Gunter
  18. a et b (en) « Clues about mystery payload emerge soon after launch », Spaceflight Now,
  19. http://www.spaceflightnow.com/atlas/av024/status.html
  20. « United Launch Alliance Successfully Launches First AEHF Mission », United Launch Alliance,
  21. « United Launch Alliance Successfully Launches National Defense Mission », United Launch Alliance,
  22. « United Launch Alliance Successfully Launches Second OTV Mission », United Launch Alliance,
  23. « ULA Successfully Launches Fifth NRO Mission in Seven Months », United Launch Alliance,
  24. « United Launch Alliance Marks 50th Successful Launch by delivering the Space-Based Infrared System (SBIRS) Satellite to orbit for the U.S. Air Force », United Launch Alliance,
  25. « United Launch Alliance Successfully Launches Juno Spacecraft on Five-Year Journey to study Jupiter », United Launch Alliance,
  26. « United Launch Alliance Marks 60th Successful Launch by Delivering the Advanced Extremely High Frequency-2 Satellite to Orbit for the U.S. Air Force », United Launch Alliance,
  27. « Spaceflight Now - Atlas Launch Report - Mission Status Center »,
  28. « United Launch Alliance Atlas V Rocket Successfully Launches NASA’s Radiation Belt Storm Probes Mission », United Launch Alliance,

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Evolved Expendable Launch Vehicle, Programme de l'Armée de l'air américain à l'origine du lanceur
  • Atlas, famille des lanceurs à laquelle se rattache l'Atlas V
  • Delta IV, lanceur américain de la même catégorie
  • Vulcan, lanceur qui doit prendre la suite de l'Atlas V

Liens externes[modifier | modifier le code]