Athienville

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Athienville
Athienville au milieu du colza.
Athienville au milieu du colza.
Blason de Athienville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Lunéville
Canton Baccarat
Intercommunalité Communauté de communes du Pays du Sânon
Maire
Mandat
Marie-Odile Gérardin
2014-2020
Code postal 54370
Code commune 54026
Démographie
Gentilé Athienvillais
Population
municipale
178 hab. (2013)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 00″ Nord 6° 29′ 29″ Est / 48.7167, 6.4914
Altitude Min. 212 m – Max. 335 m
Superficie 12,96 km2
Localisation

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Athienville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Athienville est situé à proximité d'Einville-au-Jard et Arracourt dans le département de Meurthe-et-Moselle à 18 km au nord de la sous-préfecture Lunéville, à 25 km à l'est de la préfecture Nancy, à 40 km au nord de Baccarat, Bureau centralisateur de son canton, et à 58 km au sud de Metz. Château-Salins (département de la Moselle) est à 14 km au nord.

Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes :

Communes limitrophes de Athienville
Bezange-la-Grande
Hoéville Athienville Arracourt
Serres Valhey Bathelémont

Le village possède plusieurs écarts : la ferme de Ranzey, le hameau de Hincourt et la ferme d'Harlauville.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de son territoire est de 1296 hectares. Le sol est principalement argileux, la terre y est lourde et collante mais riche.

L'altitude la plus basse est de 212 m pour une altitude maximale de 335 m. Le village est installé dans une cuvette, encerclée par le bois de Bénamont au sud et par la forêt de Ranzey (classé espace naturel sensible par le conseil départemental de Meurthe et Moselle) à l'ouest et au nord par la forêt de Bezange-la-Grande. À l'est du village en direction d'Arracourt, deux buttes surplombent le village, il s'agit "des Jumelles", anciens lieux de cultures de la vigne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par le ruisseau de Brapêche, le ruisseau de Hincourt, le ruisseau du Moulin et le ruisseau d'Athienville. Les trois premiers se jettent dans le ruisseau d'Athienville, les différentes confluences se trouvent aux environs de Ranzey. Le ruisseau d'Athienville poursuit sa route vers la Loutre noire (après Bezange-la-Grande en allant vers Sornéville) qui elle-même se jette dans la Seille.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La légende locale raconte que trois voyageurs (certains vont jusqu'à préciser qu'il s'agit des 3 rois mages), en découvrant le village aurait dit chacun à leur tour : "Ah" "tiens" "une ville". La réalité semble toute autre et le nom du village viendrait vraisemblablement d'un mélange de latin et de mots germaniques : "Hatto ing villa", c'est-à-dire "le domaine du clan de Hatto" . Au cours des siècles on trouve le nom d'Athienville sous de nombreuses formes : Attinvilla, Attinivilla, Attivilla, Athieville, Ateinville, Autienville, Ethinvilla et Estienville. Une pierre gravée apposée au mur intérieur de l'actuelle église et datant de 1607 orthographie Athienville tel que nous le connaissons aujourd'hui. Cependant on trouve jusqu'au milieu du XIXe siècle Attienville avec 2 T.

En patois lorrain, Ahtienville était prononcé Thienville par les habitants et Thienvess par les habitants des autres villages. Les habitants d'Athienville sont les athienvillois et les athienvilloises mais sont affublés de différents surnoms :

- les moutoines (épinoche en patois lorrain) parce que ce poisson était abondant dans les ruisseaux de la commune mais aussi parce que l'église est dédiée à saint Paul et saint Pierre, saint patrons des pêcheurs.

- les pourris, parce que les habitants étaient relativement riches et faisaient des jaloux.

- les bigots, parce que les habitants étaient très dévots.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1870 cette commune faisait partie du Canton de Vic-sur-Seille. Après le traité de Francfort, elle a intégré le nouveau canton d'Arracourt avec les huit autres communes restées françaises.

Situé entre Athienville, Hoéville et Sornéville, le bois de Ranzey est resté célèbre pour les faits d'armes du maquis du même nom. En effet, pendant la seconde guerre mondiale 370 maquisards ont opposé leur résistance aux allemands. Une rue de la ville de Saint Max près de Nancy porte le nom de de ce maquis et une stèle à la mémoire des FFI a été érigée sur le chemin rural de la fontaine aux pierres. Une autre plaque à la mémoire du maquis de ranzey orne la mairie de Sornéville et a été inaugurée le 18 juin 2001.

Un événement spectaculaire[modifier | modifier le code]

Le 5 thermidor an 12, à 5 heures du matin, un vent très violent enleva un ballon établi et chargé d’air sur la plate-forme de l’Observatoire, et préparé par M. Jean-Baptiste Biot, membre de l’Institut, pour voyager et faire des observations météorologiques ; le vent arracha les piquets auxquels il était attaché, et le ballon disparut[1].

Le 7 thermidor, vers 3 heures après-midi, un ballon d’une étoffe de soie gommée, couleur vert pâle, auquel étaient attachés deux piquets de chêne, par des cordeaux, est tombé dans un champ d’avoine de la ferme de la haute Soulerey, commune d’Athienville ; les soupapes se sont ouvertes par la chute, et il en est sorti une vapeur très infecte ; insensiblement il s’est affaissé ; on l’a attaché à un char et on l’a amené dans la commune[2].

M. le préfet a fait amener ce ballon à Nancy, où il est arrivé le 16 thermidor, et a été déposé dans une des salles de la préfecture, jusqu’à nouvel ordre[3].

La commune d’Athienville ayant résisté ouvertement, pendant 5 à 6 jours, aux ordres réitérés de M. le sous-préfet de Château-Salins et de M. le préfet, de laisser effectuer le transport à Château-Salins, du ballon descendu sur son territoire, il a fallu y faire stationner des détachements de gendarmerie. M. le préfet a pris, le 26, contre la commune d’Athienville dont les habitants qui avaient commis des dégâts dans les vignes du maire, en haine des démarches qu’il a faites pour les ramener à la soumission, un arrêté disposant notamment que cette commune paiera, en suite d’estimation, lesdits dégâts, ainsi que tous les frais occasionnés par sa résistance. L’adjoint, prévenu de s’être réuni aux récalcitrants, est suspendu de ses fonctions[4].

Faits d'armes du maquis de Ranzey[modifier | modifier le code]

Le maquis de Ranzey avait été implantée par le commandement de la résistance. Il se trouvait sur un axe Nancy - Château-Salins - Morhange est était en ce sens parfait pour harceler l’ennemi alors en retraite[5]. Le 26 août 1944, un parachutage d'armes et de munitions devant le bois de Faulx entre Erbéviller et Réméréville permet d'équiper les hommes : 22 mitraillettes, 36 fusils, 6 fusils mitrailleurs, les munitions, des explosifs et des détonateurs. Le 29 août, dans la nuit, une centaine d'hommes avec un camion chargé gagne la forêt de Ranzey et de Bezange. Les hommes bivouaquent et s'entrainent. Le 1er septembre le maquis attaque un convoi allemand dans la descente entre Moncel et Chambrey sur la RN 74. Quatre Allemands sont tués et aucune perte n'est à déplorer du côté des maquisards.

Le 3 septembre, il est décidé de fondre sur le village d'Athienville. Le maquis fait prisonnier sept soldats allemands ainsi que deux véhicules. Dans la journée du 4 septembre après avoir tenté de repoussé l'ennemi à Sornéville et perdu 9 hommes, le maquis revient à Athienville et regagne la forêt de Ranzey.

Le 6 septembre, les Allemands reviennent à Athienville, prennent en otage neuf personnes dont le maire. En outre, ils menacent de tout brûler. Les otages sont emmenés à la Komandantur établie à Lunéville et passés à tabac. Le maquis est informé de la situation par mademoiselle Marguerite Lefort, née Macherez (décédée en 2015) qui avait déjà transmis des informations au maquis à deux reprises. Les otages sont : Valentin Hesse (maire), Louis Grentzinger, Lucien Clausse, Mathis de Chambrey, Emile Odin, Emile Saffroy et Joseph Mangin. Les Allemands proposent d'échanger les otages français contre les soldats, sans quoi les otages seront fusillés et le village brûlé.

Le 7 septembre, le commandant Robin, chef du maquis, accepte l'échange des soldats allemands contre les otages français. Voici les noms des soldats prisonniers restitués : Gilles Zimpfler, Pollner, Michel Podgornig, Willy, Grauntjes, Thomas, Ru Kurpanick et Barckeht. Emmenés dans l'automobile du laitier sous la conduite de Marguerite Lefort et rendus au château de Lunéville, les soldats sont libérés. Les otages sont libres vers 12 h. Mais les Allemands incendièrent malgré tout sept maisons à Athienville.

Un détachement tenta également d'encercler le maquis et le bois mais renonça finalement à attaquer les maquisards dans les bois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Lors de la dernière réforme territoriale de 2015, Athienville a été rattaché au canton de Baccarat (canton no 1 de Meurthe et Moselle), pourtant distant de près de 46 km.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Jean-Louis Gazin    
2014 en cours Marie-Odile Gérardin    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 178 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
347 387 404 332 346 381 389 390 406
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
361 367 374 357 352 337 333 336 301
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
282 286 195 208 202 214 190 191 218
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012 2013
185 160 177 182 172 163 161 177 178
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Bois de Ranzey : maquis de Ranzey.
  • Grosse Fontaine : résurgence.
  • Monument aux morts 1914-1918 et 1939-1945.
  • Jumelles.

La grosse fontaine - le troûw dé moûssu[modifier | modifier le code]

Lorsque d'Athienville, vous partez en direction de la ferme de Ranzey, après environ 500 m de marche, vous découvrirez la grosse fontaine, la curiosité du village. Edmond Delorme en 1927[8] indique : "A quelques centaines de mètres, dans la prairie se voit une fontaine, "la fontaine des Moussus ou trou d'Athienville", signalée sur les cartes. Ses résurgences se trouvent en bordure du chemin de la ferme de Ranzey. Elles sont au nombre de deux et proches l'une de l'autre. Le plus gros bassin a 8 mètres de diamètre ; on le dit "sans fond". il donne 20 hectolitres d'eau à la minute, qu'il déverse dans le ruisseau de ranzey, affluent du Moncel. l'eau est glacée et non potable. Je ne sache pas qu'on en ait déterminé la provenance."

Henri Lepage[9] rapporte en 1847 : "Pendant une année de sécheresse, on vit s'élancer tout à coup de terre, à une hauteur de près de 2 mètres ; un jet d'eau qui s'affaissa promptement, mais continua néanmoins à jaillir du sol à gros bouillons. l'éruption avait d'abord eu lieu au milieu d'un chemin : on boucha cette ouverture et l'on fit, avec des pierres, un conduit qui amenait les eaux dans un bassin creusé, au bord de ce chemin, dans une terre argileuse rougeâtre [...]. Pendant l'été 1842, le fond du bassin s'est enfoncé et il présente actuellement une ouverture de 2 m de long sur 1 m 1/2 de large d'où l'eau très limide, s'élance avec force en bouillonnant [...]".

On sait aujourd'hui que la grosse fontaine est apparue en 1805[10]. A priori le phénomène de la grosse fontaine est un puits artésien où l'eau d'une nappe souterraine captive, en partie située à un niveau supérieur; jaillit lorsque l'opportunité se présente. Le sol d'Athienville, composé d'argiles et de roches mères d'origine calcaire (marnes et / ou dolomies) aurait été propice à ce phénomène et le relief alentour concordant à cette hypothèse. Dans les années cinquante, une équipe de pompiers a essayé en vain d'assécher la grosse fontaine. Assurément, le débit est élevé et constant. Le niveau ne baisse jamais, ni en 1976, ni en 2003. Les anciens racontent qu'il fut un temps où l'on apercevait au fond du bassin, des voûtes et des enchevêtrements de grottes sans jamais pouvoir distinguer le fond malgré une eau très cristalline.

L'apparition de cette fontaine a été accompagnée d'un cortège de croyances et de légendes. AInsi, on raconte aux enfants, que s'ils tombent dans ce trou, ils ressortirons en chine, ou encore que d'imnombrables bétails sont tombés dans le gouffre sans fond sans jamais en ressortir, et même qu'un ou deux chars allemands, à la suite de la bataille d'Arracourt tombèrent et disparurent à jamais.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Maître-Autel : tabernacle et exposition h : 3,45 m, l : 3,06 m ; en bois sculpté, exécuté vers 1720-1730 ; atelier du doreur Jean Bailly de Damas-aux-Bois. Classé Monument Historique le 6 février 1979 au titre objet.

Christ en Croix (XVIIe siècle) en bois polychrome classé à l'inventaire

Maitre autel église athienville.JPG

Orgue François Didider installé en 1927 en remplacement d'un orgue -plus gros- de Jean Blési datant de 1881 Lors de la Première Guerre mondiale, le clocher fut abattu, ce qui engendra la perte de l'orgue GO - Pédalier en tirasse obligée : doublette 2', prestant 4', bourdon 8', principal 8', bourdon 16' muet depuis le milieu des années 1980, il a été restauré en 1996 par Laurent Plet et inauguré par Dominique Bréda

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les membres de la famille Des Fours, Gentilshommes au service des ducs de Lorraine, barons du saint-Empire, portent toujours le nom du village: des Fours de Mont et Athienville (plusieurs orthographes: von Desfours zu Mont und Athienville - Des Fours zu Mont und Athienville, Adienville). Ils sont alliés aux plus grandes familles autrichiennes et tchèques depuis le XVIIe siècle.

  • Desfours - Walderode
  • Czernin zu Chudenic
  • Waldstein
  • etc.

Louis Des Fours, seigneur d'Athienville, servant sous le règne de l'empereur Rodolphe II, et ses fils Nicolas (voir ci-dessous) et Jean s'établissent en Bohème et y acquièrent de nombreux biens et terres. Cette famille a donné plusieurs ministres, généraux, chambellans de l'empereur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Journal de la Meurthe no 1071, du 15 thermidor an 12
  2. Journal de la Meurthe n° 1070, du 13 thermidor an 12
  3. Journal de la Meurthe no 1072, du 17 thermidor an 12
  4. Journal de la Meurthe n° 1078, du 29 thermidor an 12
  5. « Allocution Maître BERLET », sur www.dominiquedemiscault.com (consulté le 8 juillet 2015)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  8. Edmond Delorme, Lunéville et son arrondissement,
  9. Henri Lepage, Statistiques de la Meurthe
  10. Serge Husson, Le trou d'Athienville, Association Jean Nicolas Stofflet Bathelémont, , 7 p.