Ataun

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Ataun
Ataun
(eu) Ataungo San Gregorio auzoa.
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Statut Udal / Municipio
Communauté autonome Pays basque Pays basque
Province Guipuscoa Guipuscoa
Comarque Goierri
Maire Bittor Oroz Izagirre (indép.)
Code postal 20211
Démographie
Gentilé Ataundarra
Population 1 681 hab. (2013)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 00″ nord, 2° 10′ 00″ ouest
Altitude 196 m
Superficie 5 873 ha = 58,73 km2
Localisation
Localisation de Ataun

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Liens
Site web www.ataun.net

Ataun est une commune du Guipuscoa dans la communauté autonome du Pays basque en Espagne.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Selon Koldo Mitxelena[1] dans son livre Apellidos Vascos, la signification étymologique d'Ataun serait lieu de la porte ou du défilé. Selon son hypothèse, le premier terme du mot serait ata (variante de ate signifiant « porte ») ou de ataka (« passage étroit ») et le second -un(e) (lieu de). Elle est assez plausible avec la configuration de la ville d'Ataun qui est située dans une longue et étroite vallée et qui est réputée dans le Guipuscoa pour être le village la plus long de toute la province[2].

Cette vallée semble aussi avoir été utilisée depuis l'époque romaine comme voie de communication entre la vallée du fleuve d'Oria et la zone de l'actuelle Navarre, autre raison possible que son nom soit associé au mot ate (porte ou passage).

Julio Caro Baroja[3] pense que Ataun pourrait avoir surgi comme une variante du suffixe -ano → aun. Atano (nom propre basque existant) → Ataun[4]. Dans ce cas nous pourrions être face à un anthroponyme en relation avec le nom propre Ata (en rapport avec aita signifiant père en basque) et suffixe dérivé du latin -anum et comme tant de toponymes du Pays basque, en rapport avec un ancien fundus[5] romain.

On pense que l'ancien nom de la localité (au XIIIe siècle) a pu être Athagun ou Athavit, mais on n'a pas de certitudes. Ultérieurement il y a eu des hésitations pour l'écriture du nom de cette localité, pour les diverses formes d'accentuations. Ainsi, selon l'INE[6], durant le XIXe siècle, les formes officielles furent Atáun et Ataún mais depuis 1897 au moins, elle s'écrit Ataun.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La descente des Jentilak[modifier | modifier le code]

Chaque année, en novembre, on réalise la descente des Jentilak, procession basée sur une légende, sur l'histoire des lieux ainsi que sur le Jentilbaratza (jardin des Gentils), restes médiévaux du château navarrais.

Distribution urbaine[modifier | modifier le code]

Ataun a été divisée en trois quartiers principaux : Saint-Martin, Saint-Grégoire et Aia. Ils possèdent deux frontons, et dans la ville se trouve le centre d'initiation à la nature de Lizarrusti. L'église possède un orgue baroque du XVIIIe siècle. L'une des branches du chemin de Saint-Jacques passait par ce village.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Koldo Mitxelena Elissalt (Errenteria, 1915- Saint-Sébastien, 1987), aussi connu comme Luis Michelena ou Koldobika Mitxelena, est un linguiste basque espagnol. En 1958, il occupe la chaire des langues et de la littérature basques à l'université de Salamanque (première chaire de cette langue dans une université espagnole). En 1959, il devient docteur en philosophie et ès lettres et en 1968 il est professeur de linguistique indo-européenne. En 1978 il prit à sa charge la Faculté de Philologie de l'Université du Pays basque. Membre de l'Académie de la langue basque (Euskaltzaindia), il est considéré comme étant une personne éminente des études basques et fut un des artisans de l'unification de cette langue, le batua.
  2. la ville de Barandiaran
  3. Julio Caro Baroja (Madrid, ° – † ), anthropologue, historien, linguiste et essayiste espagnol.
  4. Julio Caro Baroja, Materiales para una historia de la lengua vasca en su relación con la latina. Acta Salmanticensia, tomo I, número 3, juin 1945.
  5. Les Romains nommaient les villages possédant des murailles municipium, dans ce mot est inclus le verbe murailler (munio). Dans le cas contraire, ils considéraient deux types de villages: muraillés, le fundus et l’ager. L’ager était un regroupement rural plus réduit, qui n'avait pas forcément de population.
  6. L'Institut national de la statistique (Instituto Nacional de Estadística, INE en espagnol) est l'organisme officiel, chargé de l'élaboration et la communication des statistiques démographiques, économiques et sociales en Espagne. Son siège est à Madrid au Paseo de la Castellana.
  7. José Miguel de Barandiarán y Ayerbe (Ataun, Guipúzcoa, 1889 - 1991), appelé Joxemiel Barandiaran et aita (père) Barandiaran, prêtre, anthropologue, ethnographe et archéologue basque, auteur de nombreuses recherches, considéré comme le patriarche de la culture basque.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]