Aston Martin DB5

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Aston Martin DB5
Aston Martin DB5

Marque Drapeau du Royaume-Uni Aston Martin
Années de production 1963-1965
Production 1 021 exemplaires
Classe Grand Tourisme
Moteur et transmission
Moteur(s) essence 6-cylindres en ligne 12S
Cylindrée 3 996 cm3
Puissance maximale 286 ch (210 kW)
Transmission Propulsion
Poids et performances
Poids à vide 1 465 kg
Vitesse maximale 230 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 7,5 s
Consommation mixte 15 L/100 km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Coupé ou Cabriolet
Suspensions triangles superposés (avant)
pont rigide, ressorts hélicoïdaux (arrière)
Freins quatre disques
Dimensions
Longueur 4 570 mm
Largeur 1 680 mm
Hauteur 1 380 mm
Empattement 2 490 mm
Chronologie des modèles
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L'Aston Martin DB5 est une automobile du constructeur britannique Aston Martin, produite de 1963 à 1965 et réalisée par le carrossier italien Carrozzeria Touring. Remplaçante de la DB4, elle est connue du grand public pour être la voiture de James Bond dans Goldfinger, Opération Tonnerre ou plus récemment dans GoldenEye, Demain ne meurt jamais, Casino Royale, Skyfall et 007 Spectre. La DB5 se décline en coupé ou en cabriolet dès sa sortie en 1963, et une série très limitée en version break est proposée plus tard. 1 021 exemplaires en ont été vendus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondée en 1914 par Lionel Martin et Robert Bamford, Aston Martin est rachetée en 1947 par David Brown, un industriel, dont les initiales seront à l'origine des modèles « DB » de la marque[1],[2].

David Brown développe des modèles sportifs et bourgeois, à son image. Ainsi, jusqu'en 1958, différents modèles aux dénominations portant ses initiales sont produits en petites séries. Ces nouveaux modèles bénéficient, auprès d'amateurs avertis fortunés, d'une excellente réputation. Les victoires en compétition automobiles et la commercialisation de l'Aston Martin DB4 vont inverser la tendance. Il ne manque à la marque qu'une promotion plus large, vers un public plus grand, ce que réalise Brown pour la DB5[2].

Origines du projet[modifier | modifier le code]

Le projet DB5 dirigé par John Wyer fait table rase du passé et affiche la nouvelle ambition du constructeur. Alors que le prototype 114 était déjà très avancé en 1956, l'usine a recourt à un maître de la carrosserie italienne pour pallier un manque de créativité. Carrozzeria Touring est chargé de réaliser la carrosserie en aluminium avec son procédé « Superleggera ».

Promotion[modifier | modifier le code]

La DB5 de James Bond est à l'origine rouge, mais elle est finalement repeinte dans une couleur appelée « Silver Birch » pour plus de discrétion. Pour les besoins du film, elle est équipée de toute une série de gadgets. La DB5 devint très vite la « voiture de James Bond », grâce à sa présence dans Goldfinger, si bien qu'elle connait un grand succès dans le monde. D'ailleurs, Aston Martin vendit une licence à Corgi Toys qui écoula plusieurs millions de modèles réduits[3].

La popularité de la marque profite énormément du film, en effet, cette promotion « à grande échelle » éclipse jusqu'à la victoire remportée aux 24 Heures du Mans 1959, ainsi que le titre de champion du monde des constructeurs conquis la même année[4].

Un modèle réduit, de la taille d'une voiture à pédales, mais mû par un moteur électrique, a été offert aux enfants de la reine Élisabeth II. Propriété de sa Majesté, celle-ci l'a prêté pour l'exposition Des Jouets et des hommes, présentée en 2011-2012 au Grand Palais, à Paris.

Ce modèle fait partie d'une collection de dix timbres, baptisée British Auto Legends, éditée en août 2013 au Royaume-Uni par Royal Mail[5].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Technique[modifier | modifier le code]

Un moteur d'Aston Martin DB5

La carrosserie est fabriquée sous licence « Superleggera » dans les usines d'Aston Martin. La principale différence entre la DB4 et sa remplaçante la DB5 se situe au niveau du moteur. Ce dernier, un six-cylindres en ligne double arbre, est en effet porté à une cylindrée de 4 L contre les 3,7 L de la DB4, par réalésage (96 millimètres au lieu de 92)[6]. Cette nouvelle configuration moteur lui confère ainsi près de 282 ch à 5 500 tr/min pour être propulsée à une vitesse maximale de 230 km/h. Son couple atteint les 390 Nm à 3 850 tr/min. La DB5 effectue ainsi le 0 à 100 km/h en 8,1 s.

La mécanique de la DB5 s'équipe d'une boîte de vitesses ZF à cinq rapports, qui remplace l'ancienne transmission « David Brown » à quatre vitesses. Il semble que cette nouvelle boîte soit bien plus avantageuse que la précédente[6]. Une boîte automatique « Borg-Warner » à trois vitesses est également disponible[6].

Design[modifier | modifier le code]

La DB5 a marqué son époque en associant une robe élégante et une puissante mécanique, un six-cylindres en ligne de 4 litres. Don Hayter esquisse la ligne générale de la voiture qui est revue par Frederico Formenti responsable de la mise en forme de la DB4 chez Carrozzeria Touring.

Proposée en coupé et cabriolet, la DB5 affiche les traits stylistiques des Aston Martin actuelles et passées, à savoir la flèche chromée sur les flancs avant, mais également la calandre en « T retourné ». Ce dernier trait est d'ailleurs le plus visible et caractéristique de la marque. Sa ligne n'est pas nouvelle, étant donné qu'elle reprend celle de la DB4 Vantage. Les globes des phares carénés, déjà présents sur les DB4 Vantage et GT, soulignent les formes galbées de l'automobile[6].

La DB5 étant quelque peu exiguë, David Brown décide de se construire un break personnel pour transporter ses équipements de chasse et ses chiens. Contre toute attente, les clients trouvent attirant le break si bien que pour répondre à la demande, Aston Martin confiera à la carrosserie « Harold Radford » la réalisation d’une série très limitée de DB5 break. En dehors de l’exemplaire de David Brown, douze breaks de chasse seront construits de 1965 à 1967[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Aston Martin, power, beauty and soul - David Lamboley, MotorLegend.com, 15 mars 2010
  2. a et b Nicolas Liszewski, « DB5 : James Bond Car ! », L'Automobile Sportive,‎
  3. « Aston Martin DB5 », Jamesbond007.net
  4. a et b Gilles Bonnafous, « Aston Martin DB5 et DB6 », MotorLegend.com,‎ , p. 2
  5. Des timbres célèbrent les légendes mécaniques britanniques - Alexandre Stricher, AutoCult.fr, 20 août 2013
  6. a, b, c et d Gilles Bonnafous, « Aston Martin DB5 et DB6 », MotorLegend.com,‎ , p. 1

Annexes[modifier | modifier le code]

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