Astéroïde de type S

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(433) Éros, un exemple d'astéroïde de type S.

Les astéroïdes de type S sont des astéroïdes principalement composés de silicates. Environ 17 % des astéroïdes sont de ce type ; ils constituent donc le deuxième type d'astéroïdes le plus important, après les astéroïdes de type C.

L'astéroïde (25143) Itokawa, visité par la sonde japonaise Hayabusa qui fit un prélèvement de sa surface et le rapporta sur Terre, est de ce type spectral[1].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les astéroïdes de type S sont peu brillants, avec un albédo de 0,10 à 0,22, et sont principalement constitués de silicates de fer et de magnésium. Ils sont dominants dans la partie interne de la Ceinture d'astéroïdes à moins de 2,2 UA, communs dans la partie centrale de la Ceinture jusqu'à environ 3 UA, et plus rares au-delà.

Les plus grands objets de cette catégorie sont, par taille décroissante, (15) Eunomie, (3) Junon, (29) Amphitrite, (532) Herculina, (7) Irisetc. Ils sont visibles avec des jumelles de 10x50 dans la plupart des oppositions ; le plus brillant, (7) Iris, peut atteindre la magnitude +7,0, ce qui en fait l’astéroïde le plus lumineux après (4) Vesta.

Classification[modifier | modifier le code]

Dans la classification de Tholen (1984), le type S regroupe la plupart des astéroïdes dont le spectre de réflexion est dominé par les silicates. Il correspond au groupe S de la classification SMASS (ci-dessous) à l'exception des types A, Q et R.

Dans la classification SMASS (2002), les astéroïdes dont le spectre de réflexion est dominé par les silicates constituent le groupe S, subdivisé en types et sous-types :

types principaux :
sous-types :
  • Sa
  • Sk
  • Sl
  • Sq
  • Sr, transitionnels entre le type S standard et les types A, K, L, Q et R.

Corps parents des chondrites ordinaires ?[modifier | modifier le code]

Le spectre de réflexion des astéroïdes S dans l'infrarouge en font des candidats plausibles comme corps parents des chondrites ordinaires, une hypothèse confortée par le retour d'échantillons de la sonde Hayabusa. En revanche, l'altération de surface de ces astéroïdes et les conditions de leur éclairement empêchent de mettre en correspondance précise les différents types et sous-types d'astéroïdes S avec les différents types de chondrites ordinaires (H, L et LL, équilibrées et non équilibrées)[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) J. Eschrig, L. Bonal, M. Mahlke, B. Carry, P. Beck et J. Gattacceca, « Investigating S-type asteroid surfaces through reflectance spectra of ordinary chondrites », Icarus, vol. 381,‎ , article no 115012 (DOI 10.1016/j.icarus.2022.115012)

Articles connexes[modifier | modifier le code]