Association des guides et scouts d'Europe

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Association des guides et scouts d'Europe
Logo de l’association
Cadre
But Scoutisme
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1958
Fondateur Jean-Claude Alain
Identité
Siège Le Relais de Poste, Route de Montargis, 77570 Château-Landon
Présidente Aline Doneaud
Vice-présidents Luc de Coligny
Isabelle Nicpon
Trésorier Eric Hoffman
Conseiller religieux Abbé Guy-Emmanuel Cariot
Affiliation internationale Union internationale des guides et scouts d'Europe
Méthode scoutisme catholique
Membres 70 000 (dans plus de 22 pays) https://www.vaticannews.va/fr/eglise/news/2019-08/euromoot-2019-scouts-guides-europe-agse-uigse-fse-scoutisme-rome.html
Employés 26
Publication Faveur de Jungle, Scout d'Europe, Trace ta route, Maîtrise, Relais de Poste
Site web www.scouts-europe.org

L'Association des guides et scouts d'Europe (AGSE), couramment désignée comme les Scouts d'Europe, est un mouvement de scoutisme catholique français.

Les Scouts d'Europe français trouvent leurs premières origines dans les Scouts d'Europe fondés en 1958 par Jean-Claude Alain, avec une idée européenne et œcuménique, deux années après le lancement de la fédération du scoutisme européen à Cologne lors du rassemblement de plusieurs jeunes européens à la Toussaint 1956, désireux de fonder une Europe fraternelle par le scoutisme.

Cette association aux dimensions alors réduites connaît son essor dans la réaction aux tensions que vivent les Scouts de France dans les années 1960, cristallisées par les réformes radicales de « modernisation » pédagogique portées par François Lebouteux. Un nombre important de troupes désirent rester fidèles aux pratiques traditionnelles du scoutisme, dans la continuité du projet originel de Baden-Powell, fondateur du scoutisme, et des enseignements du père Jacques Sevin, fondateur du scoutisme français. L'adhésion des scouts bretons Bleimor en 1962, qui quittent les Scouts de France, donne son élan au mouvement en lui apportant des effectifs importants, leur pédagogie et leur ancrage catholique. Leur fondateur Pierre Géraud-Keraod prend la tête de l'association des Scouts d'Europe français.

Elle est un des membres fondateurs de l'Union internationale des guides et scouts d'Europe (UIGSE - FSE), la fédération des mouvements de Scouts d'Europe créée en 1963, qui compte une vingtaine de pays membres dont les principaux sont les Scouts d'Europe français, italiens, allemands et polonais.

En 1970, l'association est agréée « Jeunesse et éducation populaire » par le ministère de la Jeunesse et des Sports, et elle prend en 1976 son nom actuel, « Association des guides et scouts d'Europe » (AGSE).

L'Association des guides et scouts d'Europe compte plus de 33 000 membres en France en 2018, ce qui fait d'elle la deuxième association française de scoutisme en termes d’effectifs. Reconnue par l'Église catholique en France comme mouvement de laïcs, elle fonde sa pédagogie sur les enseignements de Baden-Powell enrichis notamment par le père Jacques Sevin.

Pédagogie[modifier | modifier le code]

Méthode éducative[modifier | modifier le code]

La méthode scoute développée par les Guides et scouts d'Europe se fonde sur celle inventée par Robert Baden-Powell et enrichie notamment par le père Jacques Sevin au sein des Scouts de France. Elle vise à l'épanouissement des enfants et des adolescents par le jeu et l'aventure dans la nature et la prise de responsabilités au sein du groupe. Les activités organisées ont pour but d'aider le jeune à s'épanouir dans cinq domaines appelés traditionnellement « les cinq buts du scoutisme »[1] :

  • La santé : c'est la relation à son corps. L'enfant doit le développer et le protéger. Il apprend pour cela quelques règles de sécurité, d'hygiène et de secourisme.
  • La formation du caractère : c'est la relation à soi-même. L'enfant apprend par des efforts ce qu'est la volonté, par les charges et les postes d'action ce qu'est la responsabilité.
  • Le sens du concret : c'est la relation au monde. L'enfant doit être capable de transformer les éléments naturels et de les utiliser sans les saccager.
  • Le sens du service : c'est la relation aux autres. L'enfant apprend à servir sans contrepartie. Il donne un petit de son temps, cela lui demande un effort quotidien.
  • Le sens de Dieu : c'est la relation à Dieu. L'enfant développe cet amour de Dieu en participant aux sacrements, en priant avec la patrouille, ou tout seul.

Selon les principes du scoutisme, les scouts d'Europe se fondent sur le principe de l'enseignement mutuel et le bénévolat : il n'y a pas d'éducateurs et de personnel professionnels dans les troupes et dans les patrouilles qui doivent apprendre l'autonomie. Dans chaque groupe, les plus expérimentés doivent aider et instruire les plus jeunes. Ils considèrent que les plus jeunes et les moins jeunes, les garçons et les filles doivent recevoir une éducation différenciée.

Pour atteindre les cinq buts énoncés ci-dessus, les jeunes apprennent grâce aux moteurs que sont le jeu, l'intérêt, la responsabilité et l'engagement par la promesse. En effet, tout apprentissage passe par le jeu qui va attirer l'intérêt des jeunes qui se donneront ainsi à fond. À chaque niveau le jeune reçoit des responsabilités selon ses capacités et qui lui permettront de vivre la dimension de confiance, ainsi que de se dépasser aussi bien au niveau technique qu'humain. Enfin, en l'invitant à prononcer une promesse sur l'honneur la méthode apprend aux jeunes la valeur de la parole donnée.

Les Guides et Scouts d'Europe cherchent à vivre un maximum d'activités dans la nature. Le jeune est également invité à prendre sa place dans la vie civique et à s'engager comme citoyen responsable. De plus, les Guides et Scouts d'Europe veulent œuvrer au développement d'une Europe unie et fraternelle. Pour ce faire, l'UIGSE favorise les contacts entre les jeunes des différents pays vivant d'un même scoutisme.

Branches[modifier | modifier le code]

La méthode scoute utilisée est adaptée à chaque âge au sein des trois branches. Elles sont symbolisées par trois couleurs différentes : jaune, vert et rouge.

Enfants : branches des louvettes et louveteaux (Jaune)[modifier | modifier le code]

Les louveteaux (8 - 12 ans) sont regroupés en sizaines, regroupées au sein de la meute (clairière chez les louvettes). Le Livre de la jungle, de Rudyard Kipling, sert de base à l'univers des louveteaux. Ainsi l'adulte responsable de la meute est Akela, le loup solitaire, chef du clan des loups de Seeonee dans l'œuvre de Kipling, il est aidé d'assistants qui prennent le nom d'amis de Mowgli (Baloo, Bagheera, Mang, Chil, Hathi...). L'année est rythmée par les sorties, week-ends, les grands rassemblements et se clôt par un camp de 5 à 8 jours[2].

Progression: la promesse, la première étoile, la deuxième étoile puis les badges. Les étoiles et la promesse se mettent sur le Béret, les badges sur la chemise et le pull.

Adolescents : branches des guides et scouts (Vert)[modifier | modifier le code]

Scouts de la troupe 5e Strasbourg-FSE lors d’une cérémonie à la Nécropole nationale de Strasbourg-Cronenbourg, Toussaint 2013.

Les scouts (13 - 17 ans) sont regroupés en patrouilles (équipage dans les unités marines ou cordées dans les unités alpines). Au sein de la patrouille, l'un des adolescents est le chef de patrouille (surnommé CP) et aidé de son second appelé Second de patrouille (SP). Dans la patrouille, chaque scout assure un rôle spécifique (intendant, cuistot, secouriste…) lui permettant d'acquérir ou de développer des compétences particulières : ce sont les Postes d'Action (PA) ou les Postes de Service (PS). Plusieurs patrouilles composent une troupe dirigée par un adulte, ou chef de troupe (surnommé CT), aidé d'assistants (ACT). Chez les filles, les guides, sont également regroupées en patrouilles, qui forment une compagnie. Les scouts ont une année avec des sorties, week-ends ou petits camps et quelquefois de grands rassemblements (à l'occasion de pèlerinages, de rassemblements de district ou de province, les rallyes) mais le camp d'été peut, lui, durer de 15 à 20 jours. La progression se fait par étapes en commençant par la promesse pour atteindre la seconde classe, puis la première classe. Ensuite, les brevets majeurs et l'engagement raider-scout (éclaireurs uniquement) ; pour les classes et certains brevets il faut effectuer un Raid. Une progression de référence commence par la promesse, l'étape qui lance sa vie scoute, suivie de la seconde classe, les badges (ou brevets), la première classe, les brevets majeurs et l'engagement raider-scout. Ces différentes étapes donnent un rythme, un but, des objectifs à accomplir[3].

Jeunes adultes : branches des routiers et guides-aînées (Rouge)[modifier | modifier le code]

À la sortie de la troupe ou de la compagnie, les routiers de 17 ans ou plus sont regroupés en clan et les guides-ainées en feu. L'objectif est de former des jeunes adultes, capables d’assumer ses futures responsabilités et d’exercer ainsi un discernement dans un vrai et bon usage de sa liberté dans chacun de ses actes[4].

Organisation des Guides et Scouts d’Europe[modifier | modifier le code]

Organisation territoriale[modifier | modifier le code]

  • Une meute et une troupe forment un groupe scout dirigé par un chef de groupe, généralement un père de famille, un ancien chef de troupe ou de meute. Une clairière et une compagnie forment un groupe guide dirigé par une cheftaine de groupe.
  • Trois ou quatre groupes scouts forment un district scout dirigé par un commissaire de district. Les groupes guides forment un district guide avec à sa tête une commissaire de district guide. Un district correspond habituellement à l'étendue géographique d'un département.
  • Plusieurs districts forment à leur tour une province, souvent l'équivalent d'une région administrative française, avec la même distinction scout et guide.
  • L'association nationale qui regroupe toutes les provinces est elle aussi divisée en deux sections, scoute et guide, afin d'appliquer la parité masculin/féminin à tous les échelons. Un commissaire général scout et une commissaire générale guide travaillent ensemble à la direction nationale du mouvement. Ils sont bénévoles comme tous les chefs scouts. Le siège de l'Association des guides et scouts d'Europe se trouve à Château-Landon, dans une propriété regroupant aussi la partie édition Scouteuropresse (journaux mensuels et trimestriels à destination des adhérents : Mowgli chasse, Scout d'Europe, Trace ta route, Maitrise, Le relais de poste et la lettre aux parents).

Organisation pédagogique[modifier | modifier le code]

Tous les louveteaux et louvettes, leurs chefs et cheftaines et les anciens chefs qui les aident forment le branche pédagogique jaune ou branche louvetisme. La branche verte ou éclaireur identifie l'adolescence et la branche rouge l'âge aîné.

Les chefs d'unité reçoivent une formation dans des camps-écoles pédagogique (CEP) durant une semaine, où ils reçoivent une formation équivalente au BAFA et au BAFD. Des formations plus spécifiques sont proposées aux chef de districts, provinces, etc.

À chaque échelon territorial le chef en charge choisi des assistants formés pédagogiquement à chacune des branches. Le mouvement possède ainsi une double hiérarchie : administrative et pédagogique.

Spécificités des Guides et Scouts d'Europe[modifier | modifier le code]

Les réseaux de patrouilles libres[modifier | modifier le code]

Le réseau de l'araignée regroupe la plupart des patrouilles libres scoutes de France soit environ 30 patrouilles. Une patrouille libre n'est pas rattachée à une troupe mais toute patrouille libre est appelée à devenir une troupe si les effectifs le permettent. Les patrouilles libres guides sont organisées en réseaux inter-provinces. La branche féminine du réseau des patrouilles libres s'appelle le réseau étoile de l'espérance.

Scouts marins[modifier | modifier le code]

Scouts alpins[modifier | modifier le code]

La spécialité a été créée en 1994. En 2019, l'AGSE compte 12 troupes montagne (Chambéry, Annecy, Grenoble, Meylan, massif de la Chartreuse, Chamalières, Lyon, Saint Etienne, Toulouse, Pamiers) et deux compagnies montagne (Toulouse et Chamalières). Tous les deux ans, est organisé par l'association un rallye montagne qui rassemble l'ensemble des unités montagne de l'AGSE et permet aux scouts alpins de vivre quatre jours de sortie en montagne. L'équipe technique nationale montagne le Bouquetin composée de professionnels de la montagne diplômés d'état et bénévoles supervisent les activités en montagne des unités et proposent des camps de formation pour les chefs et les jeunes[5].

Scouts nautiques[modifier | modifier le code]

Les activités nautiques étaient déjà évoquées par Baden-Powell, mais la spécialisation a été créée et développée au sein du mouvement afin de proposer une activité qui suscite davantage l'envie aux jeunes de devenir scouts, et de donner un supplément d'expérience aux unités. À la différence des scouts marins, qui font de la voile, les scouts nautiques ne s'aventure que dans les lacs et rivières, sur des radeaux, canoës ou kayaks. L'équipe technique nationale nautique la Batellerie supervise la spécialisation et propose des camps de formations aux chefs et jeunes[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines : Bleimor et les Europa scouts[modifier | modifier le code]

Les origines de l'AGSE désignent la période avant 1963, année généralement présentée par le mouvement comme la date de sa fondation. On y trouve deux idées distinctes : celle d'un mouvement européen, héritée des Europa scouts autrichiens, et celle d'un mouvement catholique conservateur, qui vient des scouts bretons Bleimor. Le mouvement est fondé deux années après le lancement de la fédération du scoutisme européen à Cologne lors du rassemblement de plusieurs jeunes européens à la Toussaint 1956, désireux de fonder une Europe fraternelle par le scoutisme. Trois personnalités fortes marqueront les origines : Frederik Perko, Jean-Claude Alain et Pierre Géraud-Keraod. Cette époque est encore mal connue, d'autant que la quasi-totalité des sources à ce sujet provient des Scouts d'Europe eux-mêmes[7].

La dimension européenne : les Europa scouts[modifier | modifier le code]

L’histoire des Europa scouts est mal connue faute de sources externes. Le contexte est celui de la Guerre Froide et de l’occupation de l'Autriche après la Seconde Guerre mondiale par les Alliés, qui encouragent le scoutisme comme un moyen de désintoxiquer la jeunesse du nazisme et de lutter contre le communisme. L’idée d’un mouvement européen naît lors du jamboree mondial de 1951 en Autriche chez des chefs soucieux d’entente et de compréhension européenne après la Seconde Guerre mondiale. En 1952, ils font camper ensemble leurs troupes et Friedrich Perko[8] fonde les Europa scouts, de leur nom complet Europa Scouts, der Vereinigung Europäischer Pfadfinder (« Scouts d’Europe de l’Union des scouts européens »). Le mouvement crée des sections dans différents pays d'Europe, sections qui dépendent directement de l'association autrichienne[8].

Emblème des Europa scouts

L'originalité de ce mouvement neutre[Note 1] réside dans son ambition européenne. Traditionnellement, les mouvements scouts sont nationaux, et leur pédagogie et leur organisation varient considérablement d’un pays à l’autre. Les Europa scouts aspirent au contraire à devenir un mouvement international, avec des pratiques communes dans tous les pays. Les Scouts d’Europe sont directement héritiers de cette idée, qu’ils réalisent : ils fonderont des mouvements identiques dans une vingtaine de pays européens, réunis au sein de l’Union internationale des guides et scouts d'Europe (UIGSE).

Cette organisation centralisée est mal perçue et devient rapidement source de tensions. Le 1er novembre 1956 a lieu une réunion internationale des Europa scouts à Cologne. Après des débats houleux, la section allemande quitte le mouvement. Sous l'impulsion d'un Français, Jean-Claude Alain, elle crée à la place un système fédéral, la Fédération du scoutisme européen (FSE), qui deviendra par la suite l'UIGSE. La nouvelle association prend pour emblème la croix de Malte rouge[9] et la fleur de lys or à la place de la flèche et de la fleur de lys des Europa scouts. Jean-Claude Alain en devient le premier commissaire fédéral[8].

En 1958, Jean-Claude Alain fonde la section française de la Fédération des Scouts d'Europe, qui prend pour nom la traduction française de « Europa scouts » : Scouts d’Europe[10]. Juridiquement, c'est cette association qui est aujourd'hui devenue l'Association des guides et scouts d'Europe même si pratiquement, ce mouvement était assez éloigné de l'actuel. Il s'agit d'une très petite structure, qui ne rassemble qu'une centaine de membres. Conformément à l'orientation religieuse choisie par la FSE lors de son deuxième conseil fédéral, à la Toussaint 1957, les Scouts d'Europe sont une association œcuménique. Ce positionnement leur vaut une condamnation de l'Assemblée des archevêques et cardinaux en 1959 :

« Il ne semble pas opportun de favoriser cette forme de scoutisme qui admet systématiquement, dans les mêmes unités, des enfants catholiques, protestants orthodoxes et israélites. La méthode qu’elle préconise n’est pas conforme à une saine pédagogie de la foi. Son introduction dans nos diocèses ne pourrait que créer une fâcheuse diversion par rapport aux Scouts de France. »

— Assemblée des archevêques et cardinaux, 1959

Postérité des liens avec les Europa scouts[modifier | modifier le code]

Malgré une tentative de reprise de contact en 1975, les Guides et scouts d'Europe n’ont plus aujourd’hui de liens avec leur ancêtre autrichien. Du reste, les Europa scouts n'ont plus de groupes en dehors de l'Autriche, où ils ne forment qu'un groupuscule[8].

En 1975, à la suite d'une réunion à Wiltz (Luxembourg) entre la FSE et les Europa scouts, Pierre Géraud-Keraod (PGK) crée au sein des Guides et scouts d'Europe une association appelée Europa scouts[11] dans un but de rapprochement entre les deux mouvements[12]. L’association reste cependant une structure vide, sans activité. Une seconde rencontre a lieu en 1976, au cours de laquelle Perko et Pierre Géraud-Keraod créent la Confédération européenne du scoutisme chrétien d’Occident (CESCO, ou IEPECA en allemand), qui regroupe la FSE et les Europa scouts[13] ; elle n'a par la suite aucune activité non plus. Dans la revue Maîtrises, à destination des chefs, Pierre Géraud-Keraod décrit ainsi cette seconde rencontre :

« En février 1976, se sont tenues les journées de Vienne qui ont permis les retrouvailles de l’association des Europa scouts et des organisations Guides et Scouts d’Europe. L’équipe de 1952 et celle de 1962 se reconnaissaient avec la joie que l’on devine, dans un même idéal de service et de fraternité. Un accord a été signé le soir même de l’anniversaire de Baden-Powell. Fait significatif : c’est sur la Charte de 1956 que s’est établi l'accord entre les nouvelles associations et les tout premiers protagonistes de l’Idée scoute européenne. »

— Pierre Géraud-Keraod, Revue Maîtrise, deuxième trimestre 1976

Après le départ de Pierre Géraud-Keraod en 1986, le discours des Guides et Scouts d'Europe (GSE) au sujet des Europa scouts évolue considérablement. En 1998, Maurice Ollier, l’un des dirigeants historiques des Guides et scouts d'Europe écrit, toujours dans Maîtrises :

« L’équipe fédérale devait reprendre contact avec les Europa Scouts en 1976 à Vienne pour constater que la FSE n’avait finalement rien de commun avec eux […]. Cette rencontre ne pouvait aboutir à aucun rapprochement. Nous pouvons dire avec assurance que les Guides et scouts d’Europe ne sont en aucun cas les héritiers des Europa scouts autrichiens. Il sera nécessaire de rectifier certaines affirmations que l’on trouve dans les carnets pour nos jeunes. »

— Maurice Ollier, Revue Maîtrises, avril 1998

Après son départ des Guides et scouts d'Europe, Pierre Géraud-Keraod transfèrera le siège de l’association française « Europa scouts » du centre national des Guides et scouts d'Europe à La Flèche[14], faisant de l’association un mouvement à part entière, aujourd’hui affiliée aux Éclaireurs neutres de France. Ces Europa scouts français n’entretiendront jamais de liens avec les Europa scouts autrichiens, avec lesquels ils n’ont donc qu’un lointain rapport historique.

L'identité catholique : Bleimor[modifier | modifier le code]

Les Scouts d’Europe originels n’avaient que peu de points communs avec l’Association des Guides et Scouts d'Europe actuelle. En 1962, l’arrivée dans leurs rangs des Scouts Bleimor et de leur fondateur, Pierre Géraud-Keraod, va imposer une pédagogie issue des Scouts de France et une identité religieuse catholique[8].

Drapeau des Scouts Bleimor

Les Scouts Bleimor est une association culturelle bretonne identitaire constituée au sein des Scouts de France (SdF) en 1950[15] par Pierre Géraud-Kéraod. Elle regroupe sept groupes scouts en Bretagne et à Paris, dans un contexte d’après-guerre où le nationalisme breton est discrédité pour son soutien à l’occupant nazi. Le 21 août 1962, au cours d’une réunion à Tréguier à laquelle Friedrich Perko est convié, les Scouts Bleimor décident à l’unanimité de quitter les Scouts de France et intègrent les Europa scouts. Le 22 octobre 1962, ils rejoignent les Scouts d’Europe de Jean-Claude Alain et prennent le nom de « Bleimor, association bretonne des scouts d’Europe »[16].

Bleimor regroupe alors environ 250 membres contre une centaine chez les Scouts d’Europe, ce qui leur permet de prendre très rapidement le contrôle de l’association. Dès le 17 décembre 1962, Pierre Géraud-Keraod devient commissaire général à la place de Jean-Claude Alain, qui est forcé à démissionner et quitte le mouvement. Bleimor impose au sein des Scouts d’Europe la pédagogie des Scouts de France, alors même que ce mouvement entame une réforme d’ampleur qui aboutit en 1964 à l’abandon de sa pédagogie historique avec la scission de la branche éclaireur. La loi et la promesse ainsi que les cérémonial sont directement repris des Scouts de France et enrichis d’une mention à l’Europe. Du point de vue religieux, Pierre Géraud-Keraod rejette l’œcuménisme pratiqués par les Scouts d’Europe et impose un catholicisme conservateur. Il crée ainsi un nouveau mouvement catholique à côté des mouvements historiques, les Scouts de France et les Guides de France.

Évincé de l’association qu’il a fondée, Jean-Claude Alain crée un Comité de défense des Scouts d'Europe qui devient en 1963 l’Association française des Scouts d'Europe (AFSE)[17]. Les Scouts d’Europe attaquent en justice cette association pour usurpation de leur nom, de leurs insignes et des titres de leurs revues. Jean-Claude Alain renomme alors l’association Mouvement scout européen (MSE) et change d’insignes, ce qui lui permet de gagner le procès en première instance[18] puis en appel[19].

En 1964, PKG écrit à Mgr Streiff, secrétaire général de l’apostolat des laïcs :

« Une équipe de chefs et cheftaines catholiques a pris les leviers de commande de l'Association française des Scouts d'Europe le 14 décembre 1962, à l'appel d'un prêtre du diocèse de Paris. […] Nous avons abandonné alors nos préoccupations particulières pour nous consacrer à l'œuvre d'épuration et de redressement qui s'avéraient indispensables pour mettre le mouvement en conformité avec la doctrine et la morale catholiques. […] Pour atteindre ce résultat, nous avons dû exclure les éléments douteux. Nous avons éliminé notamment les dix membres de l'ancien Conseil national à direction orthodoxe. Ces dirigeants, régulièrement évincés sur le plan juridique, n'en ont pas moins relancé trois mois plus tard, une nouvelle organisation de Scouts d’Europe. »

— Pierre Géraud-Keraod, Lettre à Monseigneur Streiff du 10 janvier 1964

En 1963, l’association « Les Scouts d’Europe » prend pour nom « Les Scouts d’Europe (Europa scouts) de la Fédération du scoutisme européen »[20]. Bien que l’association existe juridiquement depuis 1958, c’est cette date qui est traditionnellement retenue par les Guides et scouts d'Europe comme date de leur fondation : ainsi, ils fêtent en 1983 leur 20e et non leur 25e anniversaire.

Développement et établissement[modifier | modifier le code]

Le , l'association est agréée « Jeunesse et éducation populaire » par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Cet agrément est renouvelé en 2004. C'est en 1976 qu'elle prend son nom actuel, « Association des guides et scouts d'Europe » (AGSE).

Le mouvement connait au cours de son histoire plusieurs crises institutionnelles, en particulier en 1968, 1971 et 1982. Elles se traduisent par des départs vers d'autres associations, comme les Scouts unitaires de France, mais aussi par la création de nouvelles associations comme les Scouts Saint Georges en 1968 et Europa scouts en 1986.

En 2001, l'Association des guides et scouts d'Europe signe avec le Comité épiscopal enfance-jeunesse de la Conférence des évêques de France un protocole d’accord reconnaissant l'association comme mouvement d’éducation[21]. Le , le Conseil pontifical pour les laïcs signe le décret reconnaissant l'Union internationale des Guides et Scouts d'Europe comme association privée de fidèles de droit pontifical[22].

Fin 2003, la province d'Île-de-France bénéficie d'une habilitation BAFA par le ministère de la Jeunesse et des Sports, autorisant les stages de formation à délivrer le brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur en accueils collectifs de mineurs[23].

En 2004, après un audit du ministère de la Jeunesse et des Sport, l’Association des Guides et Scouts d’Europe bénéficie du renouvellement de son habilitation nationale BAFA. Les stages de formation – appelés Camps Écoles Préparatoires (CEP) – peuvent, au cas par cas, délivrer le diplôme du brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur en accueils collectifs de mineurs[24]. Cet habilitation sera renouvelée en 2015[25]

Une crise importante a lieu au sein de l'association après la publication du Motu Proprio Summorum Pontificum par le pape Benoît XVI en 2007. Celui-ci réaffirme qu'il n'existe qu'un seul rite romain, dont deux formes peuvent légitimement être employées au sein de l'Église : une « forme ordinaire » et une « forme extraordinaire ». Alors que la « forme extraordinaire » n’est jusqu'alors permise que par indult (c'est-à-dire une tolérance), son usage est désormais de plein droit, tout en étant réglementé. Dans une lettre intitulée « Place au scoutisme » envoyée par les commissaires généraux, l'équipe nationale des Guides et Scouts d'Europe fait le choix de ne pas pratiquer la forme extraordinaire du rite au sein du mouvement[26], ce qui provoque l'incompréhension de nombreux adhérents et prêtres de l'association. Alors que la conférence des évêques de France soutient la décision de l'équipe nationale, le cardinal Castrillon Hoyos, président de la commission pontificale Ecclesia Dei, écrit au président de l'Association des Guides et Scouts d'Europe (AGSE) le 14 janvier 2008 : « Après avoir fait une profonde réflexion sur la matière, je me vois dans l’obligation de vous inviter à reconsidérer cette règle normative ; une nouvelle réglementation de votre part devrait prendre acte de ce qui suit : Les prêtres membres d’un mouvement de l’Église ont le droit de célébrer selon la forme extraordinaire, comme tous les autres prêtres ; ils ne peuvent, certes, imposer cette forme à tout leur mouvement ; d’autre part, les dirigeants de telles associations et mouvements ne peuvent ni imposer, ni empêcher cette forme de la célébration dans leur mouvement. » Cette crise entraîne le remplacement des commissaires généraux du mouvement en 2009 et le passage de cinq unités chez les Scouts et Guides de France[27].

En 2014, l'association accueille pour la deuxième fois l'Eurojam organisé par l'Union internationale des guides et scouts d'Europe à Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois[28]. Celui rassemble 12 500 éclaireuses et éclaireurs de toute l'Europe du 1er au 11 août, avec un pèlerinage à Lisieux, sur les pas de Sainte Thérèse. Le slogan de l'Eurojam était " Venite et videte ", tiré de l'Évangile selon Saint Jean (Jn 1, 39).

En 2018, le mouvement créée une commission, appelée Commission Saint Nicolas, de réflexion et d'information sur les questions de pédophilie, afin que l'AGSE soit une "Maison Sûre", à laquelle les parents puissent confier leurs enfants en toute confiance. Dans ce cadre, le mouvement insiste sur le fait qu'il est indispensable que tous les chefs soient formés et informés sur les points de vigilance, les situations interdites, et les bonnes réactions en cas de doute[29]. L'association compte alors 33 000 membres[30].

Liste des personnalités passées par l'association[modifier | modifier le code]

Symboles[modifier | modifier le code]

Flamme de camp des Scout d'Europe

Une des caractéristiques du mouvement est l’importance qu'il attache au cérémonial et aux rites. Les uniformes et les symboles sont décrits dans le Cérémonial des Guides et Scouts d’Europe[34]

Emblème[modifier | modifier le code]

Le symbole du mouvement se blasonne « D’argent à une croix à huit pointes de gueule, chargée d’une fleur de lys d’or ». Il a été choisi par les fondateurs du mouvement à Cologne en 1956.

La croix rouge évoque l’idéal de l’ancienne chevalerie, le rouge étant la couleur de la générosité et du courage. La fleur de lys symbolise l’idéal des éclaireurs, comme celle qui figurait sur toutes les anciennes cartes pour indiquer le Nord, et ses pointes rappellent les trois vertus principales des scouts : franchise, dévouement et pureté. Les huit pointes figuraient, les huit vertus des béatitudes du Sermon sur la Montagne qu’ils devaient acquérir[35].

L’emblème du mouvement figure principalement sur la croix de promesse, la croix de poitrine, le ceinturon et sur l’étendard du mouvement, appelé Baussant.

Baussant[modifier | modifier le code]

Le Baussant est l’étendard des Guides et Scouts d’Europe. Il s’inspire directement de l’étendard des Templiers Son fond est bicolore, noir à gauche et blanc à droite. Comme sur le gonfanon templier, où elles sont superposées, le blanc est symbolique de la pureté et le noir de l'humilité. On peut aussi y voir le symbolisme de la lutte du bien contre du mal. Sur ce fond figure l’emblème du mouvement : une croix de Malte rouge frappée d’une fleur de lys or. Cette bannière a été créée et adoptée en 1966 lors d’un pèlerinage du mouvement à l’occasion de la célébration du millénaire du Mont Saint-Michel.

Selon le cérémonial, la croix représente la foi catholique professée par le mouvement, et ses huit pointes les huit Béatitudes du Sermon sur la Montagne[35]. La couleur rouge rappelle le sang des martyrs.

La fleur de lys est l’emblème universel du scoutisme. Ce symbole, qui indique le nord sur les anciennes cartes, montre la direction à suivre. La fleur de lys rappelle aussi les trois valeurs scoutes de franchise, dévouement et pureté. Un liseré blanc entoure la croix de sorte qu'elle ne soit pas en contact avec la partie noire, symbolisant la victoire du bien sur le mal[Note 3]. C’est sur ce Baussant que les Guides et Scouts d’Europe s’engagent solennellement en prononçant leur promesse.

Tenue[modifier | modifier le code]

Le principe de la tenue uniforme est de ne former qu’un seul et même groupe uni, sans différence de styles vestimentaires marquant la provenance ou le niveau social. C'est aussi de montrer l'appartenance au mouvement, à sa troupe, à sa patrouille, ainsi que son engagement et ses capacités. En effet, l'uniforme scout a aussi un caractère informatif sur les compétences et fonctions de celui qui le porte, par les insignes qui y sont cousus.

Sa composition est strictement définie par le Cérémonial des guides et scouts d'Europe. Le dessin des insignes et des badges est protégé par un dépôt à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI).

  • Les scouts et les guides sont coiffés d'un béret à deux flots. Les scouts marins portent le bonnet des matelots de la Marine nationale, communément appelé bachi, mais avec une coiffe toujours de couleur blanche, un pompon bleu et une bande légendée « Scouts d'Europe ». Les scouts de montagne portent un béret alpin de couleur bleu marine, communément appelé tarte. Ceux qui ont prononcé leur promesse portent agrafée sur leur béret ou leur bachi la croix de promesse en métal argenté qui montre l'engagement qu'ils ont pris. Les louveteaux portent un béret basque ; lorsqu'ils ont prononcé leur promesse est cousu devant un loup de promesse en passementerie. Ils portent aussi dessus leurs étoiles de progression.
  • Le foulard est la marque universelle du scoutisme, ses couleurs indiquent l'appartenance à leur groupe local.
  • La chemise est beige pour les scouts classiques et montagne, bleu foncé pour les scouts marins et nautiques et bleu ciel pour les louveteaux, les louvettes et les guides.
  • Sur la chemise sont cousus des insignes qui marquent les différentes progressions du scout (classes, badges, brevets majeurs…). En plus d'indiquer des capacités, ils incitent les plus jeunes scouts à prendre exemple sur les plus grands et ainsi à progresser. D'autres insignes sont là pour marquer leur appartenance au mouvement des guides et scouts d'Europe, mais aussi de son pays, de sa province, de son groupe (souvent apparenté à une ville) et de sa patrouille (flots).
  • Le premier bouton de la chemise reste ouvert, montrant ainsi que le scout est accueillant et l'ami de tous.
  • Les manches de la chemise sont remontées car le scout est toujours prêt à servir.
  • Le scout porte une culotte courte en velours cordelé bleu marine (des knickers pour les scouts des unités alpines lorsqu'ils sont en montagne), y compris en hiver. Les guides et les louvettes portent une jupe ou une jupe-culotte bleu marine en toile ou en velours selon les saisons.
  • Tous portent le ceinturon avec une boucle portant la croix des scouts d'Europe, et parfois au verso la phrase de Périg Géraud-Keroad « Boucler son ceinturon c'est accepter librement une discipline, c'est être prêt à partir ». Celui-ci est en cuir avec une boucle couleur bronze, sauf pour les marins et nautiques pour qui il est en toile blanche avec une boucle argent.
  • Les chaussettes sont ordinairement bleu marine, et blanches le dimanche et les jours de fêtes.

Liens avec la politique[modifier | modifier le code]

Affaire du fichier de la province de Provence (1998)[modifier | modifier le code]

En 1998, l’association fait face à l’affaire dite « du fichier de la province de Provence », qui connaît un écho national. À la suite du détournement du fichier des adhérents de la province de Provence, des enfants se voient adresser par voie postale à l’automne 1998 différentes publications d'extrême-droite, proche du Front national[36], à caractère raciste et xénophobe, rendant notamment hommage « au génie du IIIe Reich »[37]. Ils reçoivent également un courrier des Légionnaires du Christ. Le père d’un jeune éclaireur au sein d’une patrouille libre, qui a reçu ces publications, contacte la direction nationale, qui reconnaît le 8 décembre qu’une « personne mal intentionnée a transmis à la société éditrice Défi une liste des adresses de certains de nos représentants dans certains départements du Midi ». L'association nationale porte plainte pour détournement de fichier[38]. La Commission nationale de l’informatique et des libertés est également saisie par le père de famille[39] et conclut dans une délibération du 25 mars 1999 que ces envois font suite au détournement d’un fichier de plus de 300 noms au profit de la société Défi[40],[41],[42]. Les scouts d'Europe rejettent le soutien que leur apporte le Front national de la jeunesse en 1999[38]. L’association a été blanchie de toute responsabilité dans cette affaire, et la personne à l’origine de ce détournement n’a jamais été identifiée.[réf. nécessaire]

À l'issue de l'inspection du ministère de la Jeunesse et des Sports consécutives à cette affaire, les scouts d'Europe modifient leurs statuts, sur sa prescription, pour en retirer certaines dispositions illégales, discriminatoires à l'encontre des étrangers[37].

Dérives constatées au sein du mouvement[modifier | modifier le code]

En 1982, des « dérives extrémistes » lui valent une inspection de deux ans pour vérifier la conformité du mouvement à son agrément ministériel[37]. L'image extrémiste du mouvement tiendrait, selon l'une de ses responsables, au fait que dans les années 1980, « quelques unités » des scouts d'Europe portaient des tenus non conformes « de type paramilitaire »[43]. En 1999, un rapport ministériel constate « des dérives plutôt paramilitaires qu'intégristes dans un nombre très limité de camps. »[37]

En 1998, un article de L'Humanité relève dans le compte-rendu d'une assemblée générale du mouvement, l'expression d'une opposition à « la démagogie électoraliste des partis politiques » et aux « idéologies marxistes ou franc-maçonnes »[44].

En 2017, dans un contexte où le scoutisme est encore perçu par certains[par qui?] comme « parfois à la limite du paramilitaire ou des franges d’extrême droite », un responsable des scouts d'Europe atteste : « le mouvement n’hésite pas à radier un chef s’il est jugé trop éloigné de la pédagogie scoute »[45].

Publications[modifier | modifier le code]

Scouteuropresse[modifier | modifier le code]

L'agence Scouteuropresse est une société civile de presse[46] appartenant à l'association. C'est elle qui publie les revues de l'association, et manuels de l'association. Le président et les commissaires généraux sont respectivement les directeurs de publication et de la rédaction.

Revues aux adhérents[modifier | modifier le code]

  • La lettre aux parents : Courrier destiné aux parents des jeunes du mouvement afin de les informer sur le mouvement et répondre à leurs questions.
  • Faveur de Jungle : Revue éditée pour les membres de la branche louvetisme (8-12 ans). Elle remplace depuis le numéro 137, l'ancien Mowgli chasse !
  • Scout d'Europe : Revue à destination des jeunes de la branche éclaireurs (13-17 ans), elle comprend des fiches techniques, des témoignages, des reportages et des photos de famille.
  • Trace ta route : Revue à destination des chefs et de la branche rouge, avec des récits et expériences de vie et des textes méditatifs.
  • Maîtrise : Revue pédagogique à destination des chefs.
  • Relais de Poste : Lettre d'actualité à destination des cadres administratifs du mouvement.

Scoutorama[modifier | modifier le code]

Ces sont des guides illustrés, format A4, composés à partir des articles parus dans la revue Scout d'Europe. Ils résument et rassemblent tout ce qui peut intéresser un scout pour la vie pratique (comme les techniques de froissartage, de cuisine...) et spirituelle, mais aussi l'histoire, la nature. Deux volumes ont été publiés en 1972 et 1978 à l'époque de Perig et Lizig Géraud-Keroad avec des illustrations de Pierre Joubert, puis un troisième en 2012 qui est un complément et une refonte des premiers avec des illustrations d'Emmanuel Baudesson.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La véritable histoire des Guides et Scouts d'Europe, Jean-Luc Angelis, Presses de la Renaissance, Paris, 2008
  • 250 réponses à vos questions sur le scoutisme, Bruno Rondet, François-Xavier Nève et Hervé Tabourin, éditions du Gerfaut, 2012
  • Le scoutisme a marqué son siècle, et demain ?, actes du colloque des 3 et 4 octobre 2007 organisé par les Guides et Scouts d'Europe pour le centenaire du scoutisme.
  • L'histoire du scoutisme européen, Tom Depoorter, travail universitaire 1999-2005[47]
  • Les Guides et Scouts d'Europe, histoire d'un mouvement scout à travers son modèle culturel, éducatif et familial, 1945-1995, DEA d'histoire, Lionel Christien, université de Montpellier III, 1996.
  • Histoire et pédagogie de la Route, des Scouts de France aux Scouts d'Europe et Scouts unitaires de France, 1926-1990, DEA d'histoire, Ladislas Foumou, université de Lyon III, 1996.
  • Le Mouvement des Scouts d'Europe, mémoire IEP, Claire Roulhac de Rochebrune, IEP Toulouse, 1984.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C’est-à-dire interdenominational, regroupant différentes confessions selon le modèle de scoutisme anglais, plutôt que laïque.
  2. Deputy Camp Chief c'est-à-dire porteur de la Badge de bois à buchettes
  3. Un étendard ressemblant à celui des Guides et Scouts d’Europe est utilisé par les Scouts et guides Saint Louis.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Projet éducatif », sur scouts-europe.org.
  2. [1]
  3. [2]
  4. « De 17 ans et plus : les guides aînées et les routiers », sur AGSE (consulté le 7 avril 2020)
  5. « Les scouts alpins », sur scouts-europe.org.
  6. « Les scouts nautiques », sur scouts-europe.org.
  7. Il faut néanmoins citer sur ce sujet les travaux de Tom Depoorter, Lionel Christien ou Jean-Jacques Gauthé, dont sont notamment issus les informations contenues dans cette section
  8. a b c d et e Tom Depoorter, L’histoire du scoutisme européen
  9. « Les insignes », sur scouts-europe.org
  10. Déclaration le 5 septembre et publication au Journal officiel du 11 septembre 1958
  11. Déclaration le 25 novembre et publication au Journal officiel du 13 décembre 1975
  12. Objet associatif : « Maintenir la tradition des promoteurs du scoutisme européen et développer dans le cadre de ce mouvement les relations des groupes français avec les pays de langue allemande » (Journal officiel du 13 décembre 1975)
  13. Site des Europa scouts rubrique « Organisaiton »
  14. Déclaration le 29 septembre et publication au Journal officiel du 21 octobre 1987
  15. Déclaration le 12 avril et publication au Journal officiel du 23 avril 1950
  16. Déclaration le 4 février et publication au Journal officiel du 17 février 1963
  17. Déclaration le 18 mars et publication au Journal officiel du 30 mars 63
  18. Jugement du Tribunal de grande instance de Paris du 11 juin 1965
  19. Arrêt de la cour d’appel de Paris du 16 novembre 1968, note au Recueil Dalloz 1969, Sommaires, p. 117
  20. Déclaration le 4 février et publication au Journal officiel du 17 février 1963
  21. AGSE - Protocole entre le Comité épiscopal enfance jeunesse et l'association des Guides et Scouts d'Europe
  22. AGSE - Décret du Conseil pontifical pour les laïcs
  23. Arrêté du 26 décembre 2003 publié au Journal officiel du 31 janvier 2004 p. 2230
  24. AGSE - Le scoutisme en France
  25. Arrêté du 24 décembre 2015 ; NOR : VJSJ1529233A
  26. Nicolas Seneze, Les Guides et Scouts d’Europe dans la tourmente, La Croix, 01/07/2008
  27. Nicolas Seneze, Des guides et scouts d’Europe se rapprochent des scouts de France, La Croix, 16/06/2009
  28. « Scouts d'Europe. L'Eurojam est officiellement ouvert ! », sur ouest-france.fr, (consulté le 13 août 2014)
  29. Guillemette de Préval, « Scouts et guides d’Europe réaffirment leur volonté d’être une « maison sûre » pour les mineurs », sur la-croix.com, (consulté le 13 janvier 2020)
  30. Hadrien Genieys, « Une nouvelle présidente pour les Scouts d’Europe », sur la-croix.com, (consulté le 13 janvier 2020)
  31. * Antoine Chataignon, Scouts marins, parés ! : Histoire des scouts marins, Paris, Éditions L'Harmattan, , 262 p. (ISBN 978-2-296-11828-7, notice BnF no FRBNF42184885, présentation en ligne)
  32. https://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/mort-de-treize-militaires-en-operation-au-mali
  33. « Communiqué de madame Florence Parly, ministre des armées, du 26 novembre 2019 »
  34. L'histoire de l'insigne des scouts
  35. a et b « Nos symboles », sur uigse-fse.org [source insuffisante].
  36. Catalogues de la Société d'études et de relations publiques (SERP), proche du Front national (FN), et de Durandal, ainsi que Français d’abord, la revue du FN.
  37. a b c et d La-Croix.com, « Scouts d'Europe, peuvent mieux faire », sur La Croix, (consulté le 26 février 2019)
  38. a et b « Les Scouts d'Europe rejettent le soutien du Front national », sur lesechos.fr (consulté le 26 février 2019)
  39. Signalement de la CNIL
  40. « Les fichiers baladeurs des Guides et scouts d’Europe », Le Monde,‎
  41. « Les scouts d'Europe se réjouissent de l'inspection », Le Croix,‎
  42. « Des scouts exposés au démarchage de fascistes », Libération,‎
  43. « Les scouts d'Europe se défendent d'être extrémistes », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  44. « Quand le FN courtise les Scouts d'Europe », sur L'Humanité, (consulté le 26 février 2019).
  45. le figaro, « Journée mondiale du scoutisme: un mouvement toujours en phase avec la jeunesse », sur Le Figaro Etudiant (consulté le 26 février 2019).
  46. Notice sur la BNF
  47. Tom Depoorter, L'histoire du scoutisme européen, , 17 p. (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]