Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle

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Association de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle
Logo de l'organisation
Situation
Création
Type Organisme de défense professionnelle
Siège Paris
Organisation
Président Nicolas Seydoux

Site web www.alpa.paris

L'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) est un organisme de défense professionnelle français créé en 1985 agissant dans le secteur de l'audiovisuel et du cinéma. Elle est chargée de lutter contre toute forme de contrefaçon (en particulier, celle qui génère du profit) d'œuvres audiovisuelles et cinématographiques protégées par les droits d'auteur et les droits voisins.

Financée notamment par le CNC, par différentes sociétés de production et distribution cinématographique ou encore les majors du cinéma américain, ses locaux sont situés à Paris bien qu'elle lui arrive d'étendre ses opérations sur tout le territoire français.

Elle est actuellement dirigée par Nicolas Seydoux, président de Gaumont.

Missions[modifier | modifier le code]

L'ALPA dispose d'enquêteurs spécialisés bénéficiant d'assermentations et d'agréments du Ministère de la Culture.

Leurs fonctions sont définies par le délégué général, Frédéric Delacroix : « Notre rôle est de constater les infractions liées à la contrefaçon d’œuvres audiovisuelles. Puis de transmettre les informations aux autorités judiciaires »[1].

Selon une étude récente de l'ALPA, parue en 2014, en partenariat avec le CNC, près d'un tiers des internautes (28,7%) aurait consulté au moins une fois par mois un site de piratage de séries ou de films en 2013 et leur nombre aurait atteint un niveau record depuis 2009[2],[3].

Actions[modifier | modifier le code]

  • 2012 : le site Internet Zone Téléchargement proposait le téléchargement illégal de 2 500 séries télé, 18 000 films, 11 000 documentaires, 20 943 émissions de télé, 694 spectacles vivants (ex : humoristes…). Une plainte a été lancée par des membres de l’ALPA et de la SACEM et plusieurs autres personnes ont été interpellées et placées en garde a vue[4].
  • 2013 : un site proposant l’accès à des films et des séries piratées utilisant la technologie du Streaming. Une plainte a été lancée par des membres de l’ALPA et l’administrateur a été interpellé[5].
  • 2017 : un mineur de 16 ans proposait gratuitement sur un site des chaines TV dont Canal+ et M6 en utilisant la technologie du streaming. Une plainte a été lancée par Canal+ et M6 et l'enfant a été placé en garde à vue[6],[7],[8]. Il encourt une peine de 3 ans de prison et 300 000 d'amende.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « « Chasseur de pirates » pour le compte du cinéma », sur https://www.lesechos.fr/,
  2. « Le piratage de films et de séries reprend de plus belle », sur http://www.lexpress.fr/,
  3. « Le visionnage pirate de films bondit en 2013 », sur http://www.lefigaro.fr/,
  4. « Fermeture de Zone Téléchargement : un an après, le (quasi) aveu d'échec de la Hadopi », sur www.europe1.fr, (consulté le 25 février 2017)
  5. « FERMETURE DU SITE DE STREAMING ILLÉGAL FILMS-REGARDER.CO », (consulté le 25 février 2018)
  6. « Fermeture d'ARTV.WATCH : communiqué de l'ALPA », Télé satellite et numérique,‎ (lire en ligne)
  7. « FERMETURE DU SITE ILLEGAL DE LIVE STREAMING «ARTV.WATCH» | ALPA », ALPA | Protection de la création audiovisuelle depuis 1985,‎ (lire en ligne)
  8. « La police met un terme à une application TV pirate française », Télé satellite et numérique,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]