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Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle

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Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle
Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
ALPAVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Organisme de défense professionnelle
Forme juridique
Association loi de 1901
Association déclaréeVoir et modifier les données sur Wikidata
Domaine d'activité
Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège
Paris (75008)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pays
Organisation
Président
Site web
Identifiants
RNA
SIREN
OpenCorporates

L'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) est un organisme de défense professionnelle français créé en 1985 agissant dans le secteur de l'audiovisuel et du cinéma. Elle est chargée de lutter contre toute forme de contrefaçon (en particulier, celle qui génère du profit) d'œuvres audiovisuelles et cinématographiques protégées par les droits d'auteur et les droits voisins.

Financée notamment par le CNC, par différentes sociétés de production et distribution cinématographique ou encore les majors du cinéma américain, ses locaux sont situés à Paris. Parmi ses membres figure notamment le CNC[1]. Son président est Nicolas Seydoux, également président du conseil de surveillance de Gaumont[2],[3].

L'ALPA dispose d'enquêteurs spécialisés bénéficiant d'assermentations et d'agréments du ministère de la Culture. Conformément au code de la propriété intellectuelle, la preuve des infractions peut résulter des constatations d’« agents assermentés » désignés par des organismes de défense professionnelle ; ceux-ci sont agréés par le ministère de la Culture (art. L.331-2 CPI)[4],[5]. L’ALPA indique que ses enquêteurs sont assermentés et agréés dans ce cadre[2].

Leurs fonctions sont définies par le délégué général, Frédéric Delacroix : « Notre rôle est de constater les infractions liées à la contrefaçon d’œuvres audiovisuelles. Puis de transmettre les informations aux autorités judiciaires »[6].

Selon une étude de l'ALPA, parue en 2019, un peu plus d'un quart des internautes (28,25 %) ferait de la piraterie audiovisuelle et leur nombre serait en forte baisse par rapport à 2013[7].

Études et chiffres

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Des études ALPA/CNC/Médiamétrie mesurent l’ampleur des usages illicites. En 2023, la « population pirate » en France est estimée à 6,3 millions d’internautes mensuels, pour un taux de couverture de 11 %, en nette baisse par rapport au début des années 2010[8].

Affaires notables

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En novembre 2013, à la demande de syndicats de producteurs et distributeurs auxquels l’ALPA est associée, le tribunal de grande instance de Paris a ordonné le blocage et le déréférencement de seize sites liés à « Allostreaming », sur le fondement de l’article L.336-2 CPI[9],[10]. En 2016, la cour d’appel de Paris a confirmé l’essentiel du dispositif[11].

Références

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  1. « L'audience des sites illicites de consommation vidéo sur Internet – Bilan 2023 (méthodologie) », sur alpa.paris, ALPA / CNC / Médiamétrie, (consulté le )
  2. a et b « Organisation », sur alpa.paris, ALPA (consulté le )
  3. « CineEurope 2024 : Nicolas Seydoux honoré », sur Boxoffice Pro, (consulté le )
  4. « Code de la propriété intellectuelle – Article L331-2 », sur Légifrance (consulté le )
  5. « Agrément des agents désignés par les organismes de défense professionnelle ou de gestion collective », sur Ministère de la Culture (consulté le )
  6. « « Chasseur de pirates » pour le compte du cinéma », sur lesechos.fr, .
  7. « La consommation illégale de vidéos en France », sur alpa.paris, (consulté le ).
  8. « L'audience des sites illicites de consommation vidéo sur Internet – Bilan 2023 », sur alpa.paris, ALPA / CNC / Médiamétrie, (consulté le )
  9. « Les FAI et moteurs de recherche sommés de bouter hors de France la galaxie Allostreaming », sur Legalis, (consulté le )
  10. « Tribunal de grande instance de Paris, 28 novembre 2013 », sur Doctrine, (consulté le )
  11. « « Allostreaming » : arrêt de la Cour d'appel de Paris », sur CNC, (consulté le )

Liens externes

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