Assia Wevill

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Assia Wevill
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 41 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Formation
Activités
Conjoints
Richard Lipsey (en) (jusqu'en )
David Wevill (en) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Archives conservées par
Stuart A. Rose Manuscript, Archives, and Rare Book Library (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Assia Esther Wevill, née Gutmann le et morte le , est une poétesse et publicitaire allemande. Au début de la Seconde Guerre mondiale, elle échappe aux nazis et émigre en Palestine mandataire, via l'Italie, puis plus tard le Royaume-Uni, où elle entre en relation avec le poète anglais Ted Hughes. Avec sa fille de quatre ans, elle se suicide avec un four à gaz.

Jeunesse et mariages[modifier | modifier le code]

Le père d'Assia Gutmann est Lonya Gutmann, médecin juif d'origine lettone, et sa mère une luthérienne allemande, Elisabeth « Lisa » (née Gaedeke)[1]. Son premier mari, qu'elle épouse en 1947, est John Steele[2]. Selon ses biographes, Yehuda Koren et Eilat Negev, « elle avait contracté un mariage essentiellement sans amour avec un Anglais à l'âge de 20 ans — en grande partie pour permettre à sa famille d'émigrer en Angleterre »[3]. Le couple émigre ensuite à Vancouver, au Canada, où elle s'inscrit à l'Université de la Colombie-Britannique et rencontre Richard Lipsey[4]. Elle divorce de Steele en 1949[5] et épouse Lipsey en 1952.

Carrière[modifier | modifier le code]

Assia Wevill effectue une carrière dans la publicité[6]. Poète, elle publie, sous son nom de jeune fille Assia Gutmann, une traduction anglaise de l'œuvre du poète israélien Yehuda Amichai[7],[8].

Relation avec le poète Ted Hughes[modifier | modifier le code]

En 1961, les poètes Ted Hughes et Sylvia Plath louent leur appartement à Chalcot Square, Primrose Hill, à Londres, à Assia et David Wevill, et s'installent à North Tawton, Devon. Hughes écrit plus tard au sujet d'Assia Wevill : « Nous ne l'avons pas trouvée ; c'est elle qui nous a trouvés. Elle nous flaira… Elle s'installa ici… Légèrement crasseuse de mystère érotique… Je vis que la rêveuse qui est en elle/Est tombée amoureuse de moi et elle ne le sut pas. À ce moment, le rêveur qui est en moi/Tomba amoureux d'elle, et je le sus »[9]

Sylvia Plath s'en rendit compte. Peu de temps après, Ted Hughes et Assia Wevill commencent une liaison. Sylvia Plath se suicide, Assia Wevill, alors enceinte de l'enfant de Ted Hughes, avorte. La relation réelle, ses circonstances, et le fait qu'elle ait causé la mort de Sylvia Plath sont discutées[10].

Mort[modifier | modifier le code]

Le , Assia se suicide avec Shura, sa fille âgée de quatre ans, dans leur maison londonienne. Elle allume la cuisinière à gaz. Ce suicide ressemble à celui de Sylvia Path. Elle et Shura ont été retrouvés par la fille au pair allemande de la famille, Else Ludwig, allongées ensemble sur un matelas dans la cuisine[11].

Héritage[modifier | modifier le code]

Publicité[modifier | modifier le code]

Assia Wevill compose la publicité "Lost Island" de 90 secondes pour le produit de teinture capillaire pour femmes "Sea Witches" pour la télévision et les cinémas, qualifiée de « nouveauté dans le genre » et d'« énorme succès » par ses biographes, Koren et Negev. L'annonce peut être consultée dans certaines compilations d'annonces classiques ou parfois sous forme de publication en ligne[6],[12].

Au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

  • Dans le long métrage Sylvia (2003), Assia est interprétée par Amira Casar[13].
  • En , le documentaire majeur de la BBC Two, Ted Hughes: Stronger Than Death, porte sur la vie et l'œuvre de Hughes, et inclut un examen du rôle joué par Assia[14].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Sorry affair », The Scotsman,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. (en) Peter Porter, « Review: A Lover of Unreason by Assia Wevill », The Guardian, (consulté le )
  3. Koren, Yehuda, « I'm going to seduce Ted Hughes », The Telegraph,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. (en) Richard Lipsey, Microeconomics, growth and political economy, Elgar, , xiv and footnote 4, page xxxv
  5. (en) « The Other Woman: Assia Wevill », ForBooksSake.net, (consulté le )
  6. a et b Yehuda Koren, A Lover of Unreason, London, Robson Books, (ISBN 1861059744), p. 151
  7. (en) Yehuda Amichai (trad. Assia Gutmann), Selected Poems, London, Cape Goliard Press,
  8. (en) Yehuda Amichai (trad. Assia Gutmann and Harold Schimmel, with collaboration of Ted Hughes), Selected Poems, Harmondsworth, Penguin Books,
  9. (en) Ted Hughes, « Birthday Letters », Faber & Faber,‎
  10. Elizabeth Sigmund, « 'I realised Sylvia knew about Assia's pregnancy - it might have offered a further explanation of her suicide' », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. Anahad O'Connor, « Son of Sylvia Plath commits suicide », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. (en) Richard Farmer, « Cinema advertising and the Sea Witch 'Lost Island' film (1965) », Historical Journal of Film, Radio and Television, vol. 36, no 4,‎ , p. 569–586 (DOI 10.1080/01439685.2015.1129709)
  13. (en-US) A. O. Scott, « FILM REVIEW; A Poet's Death, A Death's Poetry », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  14. (en) « BBC Two - Ted Hughes: Stronger Than Death », (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]