Assemblée territoriale des îles Wallis et Futuna

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L’Assemblée territoriale des îles Wallis et Futuna est l'assemblée délibérante du territoire[1] de Wallis-et-Futuna. Elle se compose de vingt représentants, 13 pour Wallis et 7 pour Futuna. Elle a été instituée par l'article 11 de la loi statutaire du 28 juillet 1961 et elle siège à Mata Utu, chef-lieu du territoire.

Historique[modifier | modifier le code]

À Wallis-et-Futuna, l'année 2007 a été marquée par trois échéances électorales dont le renouvellement de l'Assemblée territoriale le 1er avril, qui a vu le renouvellement de la majorité sortante formée autour de l'UMP du député Victor Brial et de divers droite proches de l'UDF de Pesamino Taputai, les rapports de force se trouvant inchangtoujours 12 élus pour la majorité contre 8 à l'opposition socialiste).

Les élections du sont marquées par un important renouvellement des membres de l'Assemblée, les trois chefs de file des principaux groupes sortants ayant été battus (Victor Brial, Pesamino Taputai et le socialiste Siliako Lauhea). De nombreux nouveaux venus, présentés comme des « rénovateurs », font leur entrée, dont surtout Mikaele Kulimoetoke, David Vergé ou Sosefo Suve, tandis que, près de la moitié des élus (9 sur 20) n'appartient à aucun des trois grands groupes politiques locaux (l'UPWF devenue ensuite USPWF de gauche, le RPWF-UMP de droite et le groupe centriste). Dans un premier temps, une alliance entre une grande partie des « rénovateurs » non-inscrits et l'UPWF se met en place, mais un renversement d'alliance s'opère, en avec le rejet de la gauche dans l'opposition et l'arrivée dans la majorité du RPWF et du centre. Une élection partielle a lieu le dans la circonscription d'Alo à Futuna : des quatre sortants (deux centristes, un RPWF et un USPWF), seul un centriste n'est pas réélu (Alesio Katoa) au profit de Frédéric Baudry. À la suite de cela, la majorité passe de nouveau à gauche, avec le ralliement de David Vergé.

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

L'Assemblée territoriale des îles Wallis et Futuna comporte 20 sièges dont les membres sont élus pour cinq ans au scrutin proportionnel plurinominal de liste à un tour dans cinq circonscriptions électorales plurinominales. L'île de Wallis est représentée par 13 élus (6 pour le district de Mua, 4 pour le district de Hahake et 3 pour le district de Hihifo) tandis que Futuna compte 7 élus (4 pour la circonscription d'Alo et 3 pour celle de Sigave). Les sièges sont répartis selon la règle de la plus forte moyenne[2].

Bureau[modifier | modifier le code]

Le , Vetelino Nau, élu de l'Union populaire pour Wallis-et-Futuna (UPWF, PS) de la circonscription d'Alo (Futuna), est porté à la présidence de l'Assemblée par 11 voix sur 20. Mikaele Kulimoetoke est élu vice-président.

Après le changement de majorité, Sosefo Suve, élu non-inscrit jusque là d'opposition qui avait mené le la liste Tau mau lelei (ou « Bonne bataille intelligente ») dans la circonscription de Hihifo (Wallis), devient le nouveau président le . Le même jour, Mireille Laufilitoga, élue non-inscrite déjà membre de la majorité sortante qui avait dirigé le 25 mars précédent la liste Vaka Fo'ou (ou « Nouvelle pirogue ») dans la circonscription de M'ua (Wallis), obtient pour sa part la vice-présidence.

Le nouveau renversement provoqué par l'élection partielle du porte, le 1er avril suivant, Nivaleta Iloai, de l'Union socialiste pour Wallis-et-Futuna (USPWF, nouveau nom de l'UPWF) et qui avait mené la liste Fakatahiaga O Hihifo ou « Union pour Hihifo » en , est portée à la présidence. Doyenne de l'institution, elle est la première femme à présider l'Assemblée territoriale. Le même jour, David Vergé, l'une des principales figures des élections de 2012 et ancien député de 2012 à 2013, issu de la précédente majorité de droite mais allié désormais avec la gauche, devient vice-président. Lors du renouvellement du bureau du , cette même majorité de gauche porte le divers-gauche de Hahake Petelo Hanisi à la présidence de l'Assemblée pour succéder à Nivaleta Iloai. Mikaele Kulimoetoke redevient le même jour vice-président.

Un autre changement de majorité a lieu en lorsque deux dissidents de l'USPWF (Nivaleta Iloai et Petelo Falelavaki) et deux non-inscrits divers gauche (Mikaele Kulimoetoke et Bernard Taufana) rejoignent les 9 élus de l'opposition du centre et de droite. Ainsi, le , Mikaele Kulimoetoke (non-inscrit divers gauche, Hahake, Wallis), l'une des principales figures du grand bouleversement politique représenté par les élections de 2012, est élu président de l'Assemblée territoriale avec 13 voix contre 7. Le même jour, Sosefo Motuku (centriste, Alo, Futuna) devient vice-président.

Le bureau issu du renouvellement du est ainsi constitué[3] :

La commission permanente, renouvelée le , comprend pour sa part[3] :

Les présidents des commissions intérieures, qui ont également été renouvelées le , sont[3] :

  • Président de la commission des Finances, des Affaires économiques et du Développement : Patalione Kanimoa (RPWF-UMP, Hahake, Wallis)
  • Présidente de la commission de l'Enseignement : Nivaleta Iloai (USPWF dissidente, Hihifo, Wallis)
  • Président de la commission de l'Équipement, du Plan et de l'Environnement : Toma Savea (RPWF-UMP, Alo, Futuna)
  • Président de la commission de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche : Sosefo Motuku (Centriste, Alo, Futuna)
  • Présidente de la commission des Affaires sociales et de la Fonction publique : Atoloto Kolokilagi (RPWF-UMP, Hihifo, Wallis)
  • Président de la commission de la Culture, du Tourisme, de la Jeunesse et des Sports : Bernard Taufana (non-inscrit divers gauche, M'ua, Wallis)
  • Présidente de la commission de la Condition féminine et de l'Artisanat : Mireille Laufilitoga (non inscrite divers droite, M'ua, Wallis)

Composition[modifier | modifier le code]

Majorité (13 membres)[modifier | modifier le code]

Groupe RPWF-UMP (4 membres)[modifier | modifier le code]

  • Patalione Kanimoa (liste UMP-Taofi ke mau pea sio mamao, Hahake, Wallis)
  • Atoloto Kolokilagi (liste Vaka Afea - UMP, ou « Ancienne pirogue - UMP », Hihifo, Wallis)
  • Yannick Feleu (liste Faka'amu tu'u ma'u kite lelei o Uvea mo Futuna, M'ua, Wallis)
  • Toma Savea (liste Fakatasi kile laga olo tatou Fenua ou « Ensemble pour la construction du pays » en 2012, « Ensemble pour le développement » en 2013, Alo, Futuna)

Groupe centriste (2 membres)[modifier | modifier le code]

  • Pasikale Niutoua (liste Fetokoi'aki ou « S'entraider », Sigave, Futuna)
  • Sosefo Motuku (liste Lou Fenua ou « Ton pays », Alo, Futuna)

Non-inscrits divers droite (3 membres)[modifier | modifier le code]

  • Sosefo Suve (liste Tau mau lelei ou « Bonne bataille intelligente », Hihifo, Wallis)
  • Mireille Laufilitoga (liste Vaka Fo'ou ou « Nouvelle pirogue », M'ua, Wallis)
  • Emile Selui (liste Vaka Fo'ou ou « Nouvelle pirogue », M'ua, Wallis)

Non-inscrits divers gauche (4 membres dont 2 dissidents du Groupe USPWF)[modifier | modifier le code]

  • Nivaleta Iloai (dissidente de l'USPWF, liste Fakatahiaga O Hihifo ou « Union pour Hihifo », Hihifo, Wallis)
  • Petelo Falelavaki (dissident de l'USPWF, liste Moko moko alo tagata taukele ou « Bataille d'une homme frais d'Alo », Sigave, Futuna)
  • Mikaele Kulimoetoke (liste Ta'ofi ki'Uvea ou « Retenir à Wallis », Hahake, Wallis)
  • Bernard Taufana (liste Pe'e ke manatu'i au afea ta ma'uli vaevae la, M'ua, Wallis)

Opposition (7 membres)[modifier | modifier le code]

Groupe USPWF (2 membres)[modifier | modifier le code]

Non-inscrits divers gauche (5 membres)[modifier | modifier le code]

  • David Vergé (liste Gaue fakatahi kihe apogipogi lelei ou « Travailler ensemble à un bon avenir », Hahake, Wallis)
  • Petelo Hanisi (liste Haofaki tou Fenua ou « Bataille pour sauver le pays », Hahake, Wallis)
  • Munipoese Muliakaaka (liste Fakatahi La kae tou Ma'uli ou « Union pour la vie », M'ua, Wallis)
  • Eselone Ikai (liste Laga Fenua ou « Construire le pays », M'ua, Wallis)
  • Frédéric Baudry (depuis le , liste « Travail et partage », Alo, Futuna)

Ancien élu de 2012 à 2013[modifier | modifier le code]

  • Alesio Katoa (liste Apogipogi fakatasi - Avenir ensemble, membre du groupe centriste, Alo, Futuna, non réélu le )

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]