Assassin's Creed Unity

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Assassin’s Creed Unity
Image illustrative de l'article Assassin's Creed Unity

Éditeur Ubisoft
Développeur Ubisoft Montréal
Concepteur Alex Amancio
Musique Chris Tilton
Sarah Schachner
Ryan Amon
Jesper Kyd (thème original de Ezio's family)

Début du projet 2010
Date de sortie
Franchise Assassin's Creed
Genre Action-aventure
Infiltration
Mode de jeu Un joueur
Multijoueur en ligne
Plate-forme
Ordinateur(s) :
Console(s) :
Média Blu-ray (PS4, Xbox One)
DVD (PC)
Langue Multilingue
Contrôle Clavier, souris
Manette

Évaluation ACB : MA15+ ?
DJCTQ : 18 ?
ESRB : M ?
PEGI : 18 ?
USK : 16 ?
Moteur Anvil Next

Assassin’s Creed Unity est un jeu vidéo d'action-aventure et d'infiltration développé par Ubisoft Montréal et édité par la société Ubisoft. Le jeu est sorti officiellement le 13 novembre 2014 sur Windows, PlayStation 4 et Xbox One. C'est le huitième jeu principal de la série Assassin's Creed mais il est considéré comme le « cinquième opus majeur », Brotherhood et Revelations étant affiliés à Assassin's Creed II et Rogue affilié à Assassin's Creed IV: Black Flag.

L'intrigue se déroule à Paris lors de la Révolution française[1].

Trame[modifier | modifier le code]

Prise de la Bastille le 14 juillet 1789 par Hoüel.

Le joueur incarne Arno Victor Dorian[2], un jeune homme hanté par une terrible tragédie et qui s'est enrôlé chez les Assassins pour combattre la corruption qui gangrène la France, au temps de la Révolution française[3]. Il utilise une nouvelle arme, la « Lame Fantôme », une arbalète à courte portée attachée au poignet, sur le modèle des lames cachées. Ces mêmes lames cachées sont toujours présentes, mais intégrées dans le système d'arbalète.

Le titre « Unity » est également révélateur des idées des développeurs : dans une bande-annonce parue au mois de juillet 2014, on voit Arno fendre la foule pour sauver un personnage de la guillotine, Élise de la Serre, qui est une héritière des Templiers[4] ; tous deux affrontent alors la milice révolutionnaire de la Terreur, « unis » face à l'ennemi.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Par rapport aux précédents opus, un mode infiltration permettant à Arno de se courber pour passer derrière des objets bas (bureau, muret…) fait son apparition. Le système de combat est modifié afin d'être plus tactique et difficile qu'avant, là où il était très acrobatique par le passé. Le mode de « course libre », qui se déclenche avec une gâchette et l'un de boutons de la manette et qui permet d'escalader de manière fluide les bâtiments et parcourir les forêts dans Assassin's Creed III, a été revu afin d'être appliqué également à la descente[5]. En effet, jusque-là, le joueur ne pouvait que s'aider des fameuses charrettes de foin ou descendre manuellement, ce qui était peu pratique et occasionnait de nombreuses chutes.

Un mode coopération en ligne jusqu'à quatre joueurs est introduit dans le jeu[6]. Ceux-ci peuvent ainsi remplir une mission en commun, comme l'élimination d'une cible. Ils peuvent s'entraider afin de la réaliser en toute discrétion ou bien profiter de leur nombre pour passer en force[7],[8]. Les développeurs avaient pensé introduire des assassins féminins, mais l'idée a été abandonnée pour réduire le travail de production et parce que tous les joueurs incarnent le même avatar d'Arno dans le mode coopératif[9].

Liste des lieux et monuments notables détaillés dans le jeu[modifier | modifier le code]

Liste des personnages historiques visibles dans ce jeu[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Studio d'Ubisoft Montréal, au 5505, boulevard Saint-Laurent.

Le développement du jeu débute fin 2010, peu après la sortie d’Assassin's Creed: Brotherhood[12]. De premières images du jeu fuitent en [13],[14] avant qu'un van officiel d'Ubisoft ne soit dévoilé quelques jours plus tard, annonçant une sortie prévue sur PlayStation 4, Xbox One et sous Windows. Celle-ci montre un assassin parcourant les rues de Paris à l'époque de la Révolution française[15]. Le scénariste Jeffrey Yohalem confirme alors qu'un indice concernant le contexte historique du jeu, à savoir la représentation d'un bonnet phrygien, était déjà présent dans la cinématique finale d’Assassin's Creed: Brotherhood[16].

Le nouveau moteur du jeu permet d'afficher jusqu'à 5 000 personnages à l'écran[17]. En plus d'Ubisoft Montréal, neuf autres studios d'Ubisoft travaillent sur le jeu : Toronto, Québec, Bucarest, Kiev, Annecy, Montpellier, Singapour, Chengdu et Shanghai[18].

Initialement prévu pour le , le jeu est commercialisé le en Amérique du Nord et le en Europe, en disposant de plusieurs éditions collector[19],[20],[21].

Contenu téléchargeable[modifier | modifier le code]

Le 22 septembre 2014, Ubisoft annonce la commercialisation d'un « Season Pass » du jeu, qui propose, en plus de nouvelles missions, tenues et armes et deux campagnes inédites[22]. Celui-ci est finalement annulé en novembre 2014 ; du fait des problèmes au lancement du jeu, Ubisoft décide de proposer gratuitement la première campagne additionnelle[23]. Les joueurs ayant acheté le Season Pass peuvent alors profiter d'un jeu offert parmi six de l'éditeur[24].

En décembre 2014 sort le premier contenu comprenant des armes et tenues pour Arno ainsi que les trois missions additionnelles disponibles à la base dans les éditions collectors du jeu[25].

En janvier 2015 sort la campagne Assassin's Creed Unity: Dead Kings, développée par Ubisoft Montpellier, se déroulant après les évènements du jeu principal à Saint-Denis, là où sont enterrés les anciens rois de France[26].

En février 2015 sort un troisième contenu additionnel gratuit avec de nouvelles armes et deux nouvelles tenues pour Arno.

Consultants historiques[modifier | modifier le code]

Le 6 octobre 2014, Ubisoft annonçait s'être attaché les services de l'historien Jean-Clément Martin, professeur émérite à l’université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la Révolution française et Laurent Turcot, professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières, spécialiste de l'histoire urbaine et de l'histoire culturelle française, pour la conception de physionomie du Paris de la Révolution française ainsi que de l'ordinaire de la vie quotidienne[27],[28].

Doublage[modifier | modifier le code]

Doublage francophone (liste tirée des crédits de fin du jeu vidéo et de son DLC Dead Kings) :

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues
Presse numérique
Média Note
Eurogamer (GB) 7 / 10[29]
Gameblog (FR) 4 / 5[30]
Gamekult (FR) 7 / 10[31]
GameSpot (US) 7 / 10[32]
IGN (US) 7,8 / 10[33]
Jeuxvideo.com (FR) 17 / 20[34]

Critique[modifier | modifier le code]

Le site Jeuxvideo.com lui attribue la note de 17/20, invoquant de nombreuses qualités mais relevant des défauts comme des combats moins amusants même si la facilité en a été diminuée, un scénario meilleur que Black Flag mais moins bon qu'Assassin's Creed III, et des séquences historiques dans le présent, ridicules, et dont la fin est bâclée[34].

"Everybody Wants To Rule The World" de "Lorde" est la chanson de ce jeu dans le trailer.

Polémique sur la relecture historique[modifier | modifier le code]

Le Parti de gauche français a critiqué la relecture de la Révolution française présentée dans le jeu, dénonçant une propagande contre la république française représentant Robespierre comme un monstre sanguinaire et Marie-Antoinette comme une pauvre petite-fille[35].

Le secrétaire national du PG Alexis Corbière déclare que la bande-annonce du jeu « [...] reprend à son compte tous les poncifs contre-révolutionnaires forgés depuis plus deux siècles »[36].

Le producteur du jeu Antoine Vimal du Monteil a répondu que « Assassin's Creed Unity est un jeu vidéo grand public, pas une leçon d'histoire »[37], tandis que Laurent Turcot affirmait : « C'est un biais qu'Ubisoft a décidé de prendre, mais il n'est pas aussi extrême que ce que développe M. Mélenchon. Son analyse manque un peu de rigueur[38] » dans la mesure où M. Mélenchon ne se basait que sur la bande-annonce pour juger.

Si l'historien Guillaume Mazeau relève de nombreux anachronismes dans les décors et les comportements, il note qu'« un tel jeu vidéo pourrait servir de support pédagogique pour des cours au collège et au lycée. Il permettrait de faire comprendre aux élèves le Paris d’époque ». Sur la violence du peuple de Paris, il note que « La violence est omniprésente. On est clairement dans le stéréotype [...]. Je ne dis pas que ces évènements ne sont jamais arrivés durant la Révolution française, mais le jeu les rend quotidiens au lieu d’être ponctuels. C’est oublier que, pendant la Révolution, la plupart des mouvements populaires étaient pacifistes. Cette criminalité quotidienne est un fantasme contemporain qu’on projette sur une ville qui n’était pas tant criminogène »[39].

En avril 2015, Jean-Clément Martin et Laurent Turcot publient, à la suite de la polémique, un ouvrage intitulé Au cœur de la Révolution : les leçons d'histoire d'un jeu vidéo, publié chez Vendémiaire[40].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Logan, « Assassin's Creed Unity : Taille et durée de vie », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 3 août 2014).
  2. « Arno » est un clin d'œil des concepteurs[réf. nécessaire] au fleuve italien de Florence, ville dans laquelle se situent plusieurs autres épisodes de la série.
  3. Lespol, « Assassin's Creed Unity : Quelques infos sur Arno », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 3 août 2014).
  4. (en) Luke Karmali, « New Assassin's Creed Unity Trailer Introduces Elise », sur IGN, (consulté le 11 août 2014).
  5. (en) « Assassin’s Creed Unity DevBlog – Navigation with Max Spielberg », sur assassinscreed.ubi.com, (consulté le 11 août 2014).
  6. (en) Anne Lewis, « Assassin’s Creed Unity – Introducing Co-op », sur Ubiblog, (consulté le 9 juin 2014).
  7. Yuri66, « E3 2014 : Assassin's Creed Unity jouable jusqu'à 4 », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 9 juin 2014).
  8. (en) Leah B. Jackson, « E3 2014: Assassin's Creed Unity Co-op Revealed », sur IGN, (consulté le 9 juin 2014).
  9. Logan, « Assassin's Creed Unity : Pas d'assassins féminins », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 13 juin 2014).
  10. « Assassin's Creed Unity : Notre-Dame comme vous ne l'avez jamais vue ! », Le Point, (consulté le 28 octobre 2014).
  11. « La faille temporelle d'Assassin's Creed Unity », sur Jeuxvideo.com.
  12. (en) Matt Miller, « Ten Things You Need To Know About Assassin’s Creed Unity », sur gameinformer.com, (consulté le 13 juin 2014).
  13. Kaaraj, « Le prochain Assassin's Creed a-t-il fuité ? », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 13 juin 2014).
  14. Dinowan, « Des images en fuite du prochain Assassin's Creed », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 13 juin 2014).
  15. Kaaraj, « Assassin's Creed Unity : Première vidéo », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 13 juin 2014).
  16. (en) S.Prell, « Assassin's Creed: Unity setting was foretold by AC: Brotherhood ending », sur Joystiq, (consulté le 3 avril 2014).
  17. Kaaraj, « E3 2014 : Assassin's Creed Unity, le plein d'infos », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 13 juin 2014).
  18. [87], « 10 studios sur Assassin's Creed Unity », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 9 juin 2014).
  19. Aymeric Lallée, « E3. Assassin's Creed Unity dévoile son pack Collector », sur Gameblog, (consulté le 9 juin 2014).
  20. Yuri66, « E3 2014 : Assassin's Creed Unity, le détail des versions collector », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 13 juin 2014).
  21. Antoine Verselder, « Ubisoft retarde les sorties d'Assassin's Creed Unity et Rogue », sur gameblog.fr, (consulté le 29 août 2014).
  22. Jihem, « Le season pass d'Assassin's Creed Unity nous transporte de Saint-Denis en Chine », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 25 septembre 2014).
  23. Jihem, « Assassin's Creed Unity : Ubisoft s'excuse et offre le DLC à tous », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 18 février 2015).
  24. Jihem, « Les possesseurs du Season Pass d'Assassin's Creed Unity peuvent récupérer leur jeu gratuit », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 18 février 2015).
  25. Jihem, « Le DLC d’Assassin’s Creed Unity sortira le 13 janvier », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 18 février 2015).
  26. Jihem, « Le DLC d’Assassin’s Creed Unity sortira le 13 janvier », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 18 février 2015).
  27. « L’expertise historique de Laurent Turcot au cœur de l’action du jeu «Assassin’s Creed Unity» », sur EnTête, Nouvelles à l'UQTR, (consulté le 7 octobre 2014)
  28. Andréa Fradin, «Assassin's Creed Unity»: l'historien du jeu est ravi de la représentation de Paris et répond à Jean-Luc Mélenchon, Slate, (consulté le 17 novembre 2014)
  29. (en) Tom Bramwell, « Assassin's Creed Unity review », sur Eurogamer, (consulté le 22 novembre 2014)
  30. Julien Hubert, « Test de Assassin's Creed Unity », sur gameblog, (consulté le 8 juin 2015)
  31. Amaebi, « Test de Assassin's Creed Unity », sur gamekult, (consulté le 14 novembre 2014)
  32. (en) Mark Walton, « Assassin's Creed Unity Review », sur GameSpot, (consulté le 22 novembre 2014)
  33. (en) Marty Sliva, « Assassin's Creed Unity Review », sur IGN, (consulté le 22 novembre 2014)
  34. a et b Kaaraj, « Test de Assassin's Creed Unity », sur Jeuxvideo.com, (consulté le 14 novembre 2014)
  35. « Jean-Luc Mélenchon s'emporte contre « Assassin's Creed Unity » », sur lemonde.fr,
  36. « Jean-Luc Mélenchon dénonce la «propagande» d'Assassin's Creed Unity », sur lefigaro.fr,
  37. « Mélenchon s'emporte (un peu vite) contre Assassin's Creed Unity », sur Arretsurimages.net,
  38. « Assassin's Creed suscite la controverse en France », sur ici.radio-canada.ca (consulté le 22 novembre 2014)
  39. Benoît Le Corre, « On a fait jouer un historien à Assassin’s Creed Unity », rue89.nouvelobs.com, 21 novembre 2014.
  40. http://editions-vendemiaire.com/catalogue/collection-chroniques/au-coeur-de-la-revolution-jean-clement-martin-laurent-turcot/

Lien externe[modifier | modifier le code]