Julian Assange

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Julian Assange
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Julian Assange à l'ambassade d'Équateur de Londres le .

Nom de naissance Julian Paul Assange
Naissance (44 ans)
Townsville, Australie
Nationalité Drapeau de l'Australie Australienne
Pays de résidence Ambassade d'Équateur à Londres (Royaume-Uni)
Profession
Activité principale
Formation
Distinctions
Récompense média d'Amnesty International Royaume-Uni (2009)
Sam Adams Award (2010)
Descendants
Daniel Assange

Julian Paul Assange, né le à Townsville en Australie[1], est un informaticien et cybermilitant australien. Il est surtout connu en tant que fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de WikiLeaks.

Craignant une extradition aux États-Unis où il fait l'objet de poursuites judiciaires et toujours sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé par la Suède, il vit réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres depuis juin 2012. Après un an et demi d’enquête, l'avis rendu par le Groupe de travail sur la détention arbitraire de l'ONU conclut le 5 février 2016 que Julian Assange est victime d’une détention arbitraire, qu’il doit en conséquence retrouver immédiatement sa liberté de mouvement et recevoir des compensations[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Julian Assange affirme être né sur Magnetic Island (l'île Magnétique)[3],[4], au large de Townsville en Australie, où il passe une grande partie de son enfance. Alors qu'il a un an, sa mère, Christine, se marie avec le directeur de théâtre ambulant Brett Assange[5],[6] qui, bien que n'étant pas son père biologique, le reconnaît légalement et lui donne son nom. Son père biologique serait « un jeune homme, rencontré à Sydney, lors d'une manifestation contre la guerre au Vietnam »[7] ».

En 1979, sa mère se remarie avec un musicien, « fils présumé d'Anne Hamilton-Byrne[8] », fondateur de la secte New Age Kia Lama[9],[10],[11]. Le , au cours de l’émission « Mise au Point[12] » — diffusée par la Télévision suisse romande — Julian Assange évoque son enfance, ainsi que les constantes pérégrinations qui l’ont amené — lui-même, sa mère et son demi-frère — à devoir fuir ce qu’il appelle : « La secte d’Anne Hamilton-Byrne (Association du parc Santiniketan)[13],[12] »,[8].

En 1982, le couple divorce après la naissance du demi-frère de Julian. Les parents se disputent sa garde. Sa mère s'enfuit avec ses enfants et les cache pendant 5 ans. Cette vie d'errance conduit Julian Assange à fréquenter successivement 37 écoles différentes[14],[12].

À l'âge de 18 ans, Julian Assange emménage avec sa compagne qui donne naissance à leur fils, Daniel[4],[15].

Carrière informatique et études universitaires[modifier | modifier le code]

En 1993, Assange participe au lancement de l'un des premiers fournisseurs de services Internet grand public en Australie, Suburbia Public Access Network. À partir de 1994, Assange exerce des activités en tant que programmeur et développeur de logiciels libres. En 1995, Assange écrit le logiciel Strobe, un scanner de port. En 1996, il contribue à l’écriture de plusieurs correctifs pour le projet PostgreSQL[16]. Assange a participé à la rédaction du livre Underground: Tales of Hacking, Madness and Obsession on the Electronic Frontier (en) (« Dans la clandestinité : contes du piratage, de la folie et de l’obsession à la frontière électronique ») (1997), qui relate son histoire avec le groupe des International Subversives. Il coinvente, à partir de 1997, le système de chiffrement niable (deniable encryption) Rubberhose, un concept de cryptographie élaboré dans un progiciel pour GNU/Linux conçu pour fournir un déni plausible contre la « cryptanalyse du tuyau de caoutchouc » (rubber-hose cryptanalysis). À l’origine, dans l’esprit de Julian Assange, ce système devait constituer « un outil au service des personnes œuvrant en faveur des droits de l’homme, et qui avaient besoin de protéger des données sensibles dans ce domaine ». Parmi les autres logiciels qu’il a écrits ou coécrits, on compte le logiciel de mise en cache NNTPCache pour Usenet et Surfraw, une interface en ligne de commande pour les moteurs de recherche Web. En 1999, Assange enregistre le nom de domaine leaks.org, « mais », dit-il, « ensuite, je n’en ai rien fait ».

Le , dans un entretien télévisé accordé à la Radio télévision suisse, il décrit ses premiers pas d'informaticien, grâce au Commodore 64 offert par sa mère[17].

Il utilise comme pseudo de hackers : "Mendax" puis "Proff". Ce dernier nom ferait allusion au roman Cryptonomicon de l'auteur de science-fiction américain Neal Stephenson[18].

Assange a fréquenté six universités. De 2003 à 2006, il étudie la physique et les mathématiques à l'Université de Melbourne. Il a également suivi des études de philosophie et en neurosciences.

Carrière au sein de WikiLeaks[modifier | modifier le code]

Idées sous-tendant l’activité de Julian Assange[modifier | modifier le code]

Julian Assange constate qu’il existe une asymétrie d'information entre les pouvoirs publics et les citoyens et que cette asymétrie informationnelle profite essentiellement aux États. En d’autres termes, cela signifie que les États sont, d’une part, en mesure de contrôler une grande partie des communications de leurs citoyens, et qu’ils tentent, d’autre part, de garder secrets de larges pans de l'information dont ils disposent.

Partant de ce constat, Assange estime que les innovations techniques proposées par Internet offrent désormais la possibilité d'inverser l'asymétrie observée en déployant une stratégie reposant sur deux axes essentiels. Le premier de ces axes vise à protéger les informations à caractère personnel des citoyens par des moyens cryptographiques ; moyens cryptographiques au développement desquels Assange a d’ailleurs déjà contribué activement et qu’il s’est attaché à diffuser gratuitement (cf. ci-dessus). De tels moyens sont susceptibles de restreindre très fortement l'influence et le contrôle qu’exercent les États sur leurs citoyens.

Le second axe vise, lui, à organiser la publication/divulgation systématique des connaissances dont disposent les pouvoirs publics, de réduire les flux de communication de ces derniers et de parvenir ainsi à une minimisation de la fonction étatique conçue en tant qu’autorité. « L’organisation de fuites constitue une action intrinsèquement anti-autoritaire », revendique ainsi Julian Assange[19].

Il convient de noter que l'asymétrie d'information constatée entre les autorités publiques et les citoyens constitue une grille de lecture que Julian Assange entend, dans le sillage d'un nombre croissant d'économistes, appliquer également à la compréhension du mode de fonctionnement des entreprises ; l'objectif final restant néanmoins pour Assange de corriger les défauts d'une telle asymétrie et, ce faisant, de mettre éventuellement à nu le cynisme susceptible d'en découler.

Assange au New Media Days 09 à Copenhague.

Activités au sein de Wikileaks[modifier | modifier le code]

Assange est connu pour ses actions au sein de l'organisation WikiLeaks[20], il participe au conseil d'administration. Il est également l'un de ses porte-paroles les plus connus. Il serait même le fondateur[21] (même s'il ne se présente pas ainsi[22]) et responsable du site Web de WikiLeaks[23]. Il possède un droit de veto sur la publication de tout document soumis à WikiLeaks[24]. Comme n'importe quel participant à WikiLeaks, il ne perçoit aucun salaire[22].

Il a publié, sur son site WikiLeaks (« leaks » signifie « fuites » en anglais), plusieurs millions de documents confidentiels relatifs aux modes opératoires de l'armée américaine en Irak. Il a également dénoncé les circuits de corruption des dictateurs africains ou de certaines compagnies russes offshore.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Il a fait son entrée en 2010 dans le palmarès des 68 personnes les plus puissantes du monde, tenu par le magazine Forbes[25]. Il est élu personnalité de l'année 2010 par les lecteurs du site de Time[26], ainsi que par la rédaction du journal Le Monde[27].

Julian Assange a reçu plusieurs prix[28], parmi lesquels figurent :

  • l’Amnesty International Media Award (New Media) 2009, remis pour la diffusion d'informations sur des assassinats ;
  • l’Index on Censorship Award 2008, remis par The Economist ;
  • la médaille d'or de la Sydney Peace Foundation pour la "défense du droit des individus à la connaissance"[29].

Blocage de comptes bancaires liés à Assange et Wikileaks[modifier | modifier le code]

Lors d’un entretien télévisé, accordé à la RTS, en date du 4 novembre 2010, Assange avait évoqué l'hypothèse vraisemblable de solliciter l’asile politique en Suisse[30].

Début décembre 2010, des comptes en banque consacrés à la collecte de fonds pour la défense de Julian Assange sont consignés chez PostFinance.

Le , Donald S. Beyer, ambassadeur des États-Unis à Berne, met en garde le gouvernement helvétique contre les possibles conséquences qui pourraient découler d'un octroi d'asile politique en Suisse au bénéfice de Julian Assange[31],[32].

Le même jour, le porte-parole de PostFinance fait part de la nécessité de procéder à des investigations complémentaires, visant à vérifier l’authenticité de l'adresse légale (helvétique) communiquée par le souscripteur, en raison des doutes qui entoureraient sa légitimité, voire sa réelle existence factuelle[33],[34],[35].

Le , PostFinance décide de clôturer le compte de Julian Assange, pour cause de renseignements erronés[36],[37].

Poursuites judiciaires aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Julian Assange fait l'objet de poursuites judiciaires sous scellé pour espionnage, menées par les autorités américaines du fait de ses activités en tant que fondateur de Wikileaks[38]. Celles-ci l'exposent à une peine de prison à vie, et potentiellement à la peine capitale. Le soldat américain Bradley Manning, qui était la principale source des documents publiés sur Wikileaks, a lui été condamné pour espionnage à 35 ans de prison.

Suspicions en Suède en 2010[modifier | modifier le code]

Le 21 août 2010, la justice suédoise révèle suspecter Julian Assange de délits sexuels (viol mineur)[39],[40] à l'encontre de deux femmes suédoises. Les deux femmes, amies, ont fait une déposition commune auprès du commissariat local quelques jours après avoir eu des relations sexuelles séparées et répétées avec Julian Assange [41]. Quelques heures après l'émission du communiqué de presse, le Parquet lève l'avis de recherche « estimant qu'en fait M. Assange "n'était pas suspect de viol". En revanche, l'enquête pour agression se poursuit[41]. » Julian Assange nie formellement les faits, et reconnaît avoir eu une relation sexuelle, consentie, avec les deux femmes. Ces dernières ne nient pas que la relation était initialement consentie, mais affirment qu'Assange aurait retiré son préservatif sans qu'elles l'y aient autorisé. De nombreux sites de presse rapportent que selon son avocat, Assange ne serait pas poursuivi pour un délit de « viol », mais pour un délit de « sexe par surprise » ou "viol mineur"[42],[43] acte condamnable en droit suédois[44],[45],[43]Certaines sources affirment qu'un tel délit ne semble pas exister dans la législation suédoise, et överraskningssex désigne un viol en argot suédois[46][réf. insuffisante].

Cette accusation survient peu de temps après que WikiLeaks ait publié 77 000 documents confidentiels de l'armée américaine sur la guerre en Afghanistan[41], déclenchant la « fureur du Pentagone », puis annoncé, le 15 août 2010, vouloir en publier 15 000 nouveaux. Cette concomitance ne semble pas fortuite à certains commentateurs. « Cette affaire ressemble fort à un coup tordu des services, à l'ancienne », affirme, par exemple, Le Canard enchaîné[47].

Le , quelques jours après les Révélations de télégrammes de la diplomatie américaine par WikiLeaks, le parquet suédois, après avoir abandonné les poursuites et l'avoir autorisé à quitter le territoire, émet un mandat d'arrêt[48] à des fins d'interrogatoire contre Julian Assange, afin de l'interroger sur des suspicions de viol mineur[39] et d'agression sexuelle[49]. Julian Assange se déclare prêt à être interrogé.

Mardi 7 décembre 2010, alors qu'il se rendait à une convocation judiciaire concernant cette affaire, Assange est arrêté par la police britannique, qui lui fait savoir son intention de l'extrader vers la Suède.

Une semaine après son arrestation, Julian Assange bénéficie d'une décision de remise en liberté surveillée sous réserve du paiement d'une caution fixée à hauteur de 240 000 £ (282 000 )[50]. La décision contestée par l'accusation est confirmée en appel par la Haute Cour de justice de Londres le 16 décembre 2010[51]. Un comité de soutien, qui réunit des personnalités comme Michael Moore[52], Ken Loach, Jemima Khan ou Bianca Jagger[51], se mobilise pour réunir la caution requise et obtenir la libération effective de Julian Assange[53].

Le jeudi 16 décembre 2010, après le versement d'une caution de 282 000 € exigée pour sa libération conditionnelle, Julian Assange est libéré mais doit porter un bracelet électronique[54].

Finalement, Julian Assange fait appel devant la Cour Suprême du Royaume-Uni récemment créée, laquelle rejette en mai 2012 sa demande de ne pas être extradé vers la Suède, considérant ainsi que le mandat d'arrêt européen lancé contre Assange pour interrogatoire est valide[55].

Interviewé sur CNN, il récuse la pertinence de la procédure pénale à son encontre (il n'est d'ailleurs pas mis en examen)[56], déclarant comme infondées les accusations portées contre lui, puis ajoute : « On ne peut pas mettre sur le même plan l'énormité des informations que je révèle, concernant la mort de 109 000 civils en Irak, avec les accusations triviales portées contre moi ». Depuis le 30 novembre 2010, il est l'objet d'un mandat d'arrêt international de la part de la Suède relayé par Interpol[57],[58],[59] pour cette affaire[60].

Le 13 août 2015, les accusations d'agression sexuelle sont prescrites, mais Julian Assange reste enfermé dans l'ambassade d'Équateur où il s'est réfugié (infra), disant craindre en outre une extradition déguisée vers les États-Unis[61] et toujours sous le coup du mandat d'arrêt international lancé par la Suède, malgré l'avis du Groupe de travail sur la détention arbitraire de l'ONU rendu le 5 février 2016 demandant qu'il retrouve sa liberté de mouvement[2],[62].

Demande d'asile politique à l'Équateur en 2012[modifier | modifier le code]

L'ambassade d'Équateur à Londres, 16 août 2012

Julian Assange entre dans l'ambassade d'Équateur à Londres le 19 juin 2012 pour y déposer une demande d'asile politique. Le ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patiño, confirme la demande et déclare que son gouvernement est en train de l'analyser. Il dit aussi aux médias locaux que Julian Assange reste pour le moment à l'intérieur de l'ambassade de Londres[63],[64],[35].

Le Metropolitan Police Service de Londres note que Julian Assange est en violation des conditions de sa liberté conditionnelle, et doit donc être arrêté dès que possible[65]. L'Équateur analyse sa requête, mais doit démontrer qu'il a été persécuté dans son pays d'origine, à savoir l'Australie.

Le , le ministre des Relations extérieures du pays, M. Ricardo Patiño, annonce que l'Équateur accordait l'asile politique à Julian Assange[66] malgré des pressions insistantes du Royaume-Uni[67].

S'exprimant au balcon de l'ambassade équatorienne à Londres le , Julien Assange déclare « WikiLeaks est sous le coup de menaces, tout comme la liberté d'expression et la santé de l'ensemble de nos sociétés. Les États-Unis doivent renoncer à la chasse aux sorcières lancée contre WikiLeaks »[68].

Le ministère des Affaires étrangères britannique fait savoir qu'il va faire arrêter M. Assange en vue de son extradition dès qu'il posera le pied dehors. L'ambassade équatorienne occupe seulement une partie de son immeuble, les escaliers, les ascenseurs et la porte d'entrée n'en font pas partie. Scotland Yard affirme dépenser 65 000 € par jour pour surveiller le pâté de maisons à l'aide de deux camionnettes et 50 hommes, dont plusieurs à l'intérieur du bâtiment[69],[35].

En avril 2014, Scotland Yard affirme qu'en presque deux ans passés à l'ambassade, les coûts de surveillance policière se sont montés à 5.9 millions de livres[35] (plus de 7 millions d'euros). Ces charges sont le résultat d'une garde ininterrompue effectuée par trois agents, coûtant chacun 11.000 livres par jour (plus de 13.000 euros). Plusieurs députés, dont Jenny Jones, se sont insurgés contre ces dépenses qui inévitablement retombent sur les contribuables londoniens[70].

Relation à la France[modifier | modifier le code]

Le , alors qu'il se trouve dans l'ambassade d'Équateur à Londres, il accepte l'invitation du Parti de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon qui décide de lui offrir la tribune en direct via Skype en meeting de clôture du Remue-Méninges du Parti de Gauche[71] sans que les chaînes de télévision chargées de retransmettre le meeting en direct (LCI notamment) aient été averties. Une interprète assure la liaison[72]. Julian Assange profite de cette occasion pour décrire sa situation et expliquer les enjeux à venir quant aux négociations diplomatiques. Il se fait le porte-parole des médias « libres et indépendants » et en profite pour remercier publiquement les gouvernements d'Amérique latine pour leur soutien[Lesquels ?]. Le Parti de gauche est alors le seul parti français à avoir manifesté publiquement son soutien à Julian Assange. Jeudi 6 décembre 2012, notamment, Jean-Luc Mélenchon vient à sa rencontre, demandant publiquement à la Suède de renoncer à le faire extrader vers les États-Unis[73].

En juin 2014, Assange confie à Antoine de Caunes dans le Grand Journal recevoir la visite et le soutien de personnalités telles Lady Gaga, Oliver Stone, Eva Joly ou Jean-Luc Mélenchon[74]. Le 16 juillet 2014, Eric Cantona rend visite à l'ambassade d'Équateur pour lui apporter son soutien[75].

En juin 2015, à la suite des révélations relatives à l'espionnage de la France par les États-Unis, de nombreuses voix s'élèvent dans la classe politique française et de son gouvernement, et notamment au sein du Parti Socialiste, de l'UMP, du Front National, d'Europe Écologie les Verts et du Modem pour que la France lui accorde l'asile politique. Une lettre de soutien signée par plusieurs dizaines d'artistes et intellectuels appelle à son asile politique[76]. En août 2015, Julian Assange participe aux journées d'été des Verts via vidéo-conférence.

Le , à la suite de déclarations de la ministre de la justice Christiane Taubira se disant favorable à son accueil en France[77], Julian Assange adresse une lettre "au peuple français" publiée par Le Monde, révélant notamment avoir créé Wikileaks à Paris et être père d'un enfant français, enjoignant le Président de la République à agir pour régler sa situation[78]. La lettre est interprétée comme une demande d'asile par l'Élysée qui la rejette 45 minutes après sa publication par voie de communiqué, invoquant "l'absence d'urgence" de la situation et l'existence d'un mandat d'arrêt européen[79]. La décision est largement critiquée par la société civile et la classe politique française, EELV parlant notamment de "déshonneur de la République"[76]. Le conseiller juridique de Wikileaks et Julian Assange en France, Juan Branco, révèlera par la suite avoir été en contact avec le Président de la République et le ministère de la justice[80], avant que Julian Assange ne dénonce avoir reçu un "coup de poignard dans le dos" de la part de François Hollande[81].

Autres actions[modifier | modifier le code]

En mars 2012, il décide de se présenter aux élections sénatoriales de 2013 en Australie[82].

En , Julian Assange lance la diffusion hebdomadaire de douze émissions intitulées The World Tomorrow sur le réseau câblé RT Network, dont le principe est d'interviewer des « acteurs, penseurs et révolutionnaires politiques »[83].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • State and Terrorist Conspiracies (2006)
  • Conspiracy as Governance (2006)
  • The Hidden Curse of Thomas Paine (2008)

Film[modifier | modifier le code]

Le Cinquième Pouvoir (The Fifth Estate), film de 2013 sur la fondation de Wikileaks, la personnalité et les méthodes de Julian Assange, son amitié et son conflit avec Daniel Domscheit-Berg, dont le livre autobiographique a inspiré en partie le film. Julian Assange dénonce son caractère mensonger[84] ; il y est interprété par Benedict Cumberbatch.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Julian Assange » (voir la liste des auteurs).

  1. Fiche Interpol conservée chez WebCite
  2. a et b Un groupe de travail de l’ONU estime que Julian Assange a été « détenu arbitrairement » sur lemonde.fr (consulté le 5 février 2016]
  3. [vidéo] « L'intégrale de l'interview de Julian Assange, responsable de WikiLeaks », Radio télévision suisse,‎ (consulté le 29 novembre 2010) (vers 9 minutes de l'interview)
  4. a et b (en) Raffi Khatchadourian, « No Secrets : Julian Assange’s mission for total transparency », The New Yorker,‎ (lire en ligne)
  5. (en) [vidéo] The secret life of Julian Assange : CNNWorld, 7 News, 2 décembre 2010.
  6. (en) Assange's stepfather on his childhood : ndtv.com, 9 décembre 2010.
  7. L’homme derrière WikiLeaks, par Monique Crépault – synchro-blogue.com – 24 juin 2010.
  8. a et b (fr) [vidéo] Mise au Point – WikiLeaks : qui est Julian Assange ?tsr.ch, 12 décembre 2010 ; cf. → vers 10:57 de l’enregistrement.
  9. Flavien Hamon,, « Qui est Julian Assange ? », sur lexpress.fr (consulté le 21 décembre 2010).
  10. (en) D. Elias et G. Ryle, « Children celebrate release, but little else », The Age, 23 septembre 1994.
  11. (en) Sarah Moore Hamilton-Byrne, « Excerpt from Unseen, unheard, unknown », sur leavingsiddhayoga.net (consulté le 9 décembre 2010)
  12. a, b et c (fr) [vidéo] Mise au Point – WikiLeaks : qui est Julian Assange ?tsr.ch, 12 décembre 2010 ; cf. → vers 10:23 de l’enregistrement.
  13. En anglais : « Anne Hamilton-Byrne’s cult ».
  14. « Meet the Aussie behind Wikileaks », sur Stuff,‎ (consulté le 31 juillet 2010)
  15. (en) Nick Johns-Wickberg, « Daniel Assange: I never thought WikiLeaks would succeed », crikey.com.au, 17 septembre 2010
  16. (en) Liste des contributeurs de Postgresql
  17. [vidéo] « L'intégrale de l'interview de Julian Assange, responsable de WikiLeaks », Radio télévision suisse,‎ (consulté le 29 novembre 2010) (vers 10 minutes de l'interview)
  18. Daniel Domscheit-Berg, Inside WikiLeaks, Grasset 2011. p. 139
  19. Niklas Hofmann: Der Gegenverschwörer, Süddeutsche Zeitung, 3. Dezember 2010, p. 15 (en allemand).
  20. Pierre Haski, « Documents WikiLeaks : les fuites qui brouillent le jeu mondial », Rue89, 24 octobre 2010.
  21. Richard Guilliat: "Rudd Government blacklist hacker monitors police", The Australian (30 May 2009) [lead-in to a longer article in that day's The Weekend Australian Magazine]
  22. a et b Leak-o-nomy: The Economy of Wikileaks (entrevue avec Julian Assange)
  23. McGreal, Chris. Wikileaks reveals video showing US air crew shooting down Iraqi civilians, The Guardian, April 5, 2010
  24. (en) « Inside WikiLeaks’ Leak Factory », Mother Jones magazine,‎ (consulté le 9 avril 2010)
  25. (en) Julian Assange sur le site de Forbes
  26. Julian Assange personnalité de l'année 2010 par les lecteurs du site du Time
  27. Julian Assange, homme de l'année pour "Le Monde" sur lemonde.fr du 24.12.2010
  28. (en) « Julian Assange at the centre for investigative journalism », tcij.org,‎ (consulté le 1er avril 2010)
  29. Guardian.co.uk
  30. [vidéo] « Julian Assange compte demander l'asile en Suisse », 4 novembre 2010. WikiLeaks bientôt en Suisse ? Son fondateur, Julian Assange, envisage d'y demander l'asile et d'y installer ses activités - interview exclusive.
  31. WikiLeaks: asile à Julian Assange déconseillé, tsrinfo, 5 décembre 2010
  32. (de) Patrick Müller & Sandro Brotz, « Asyl für Assange », sur Der Sonntag (de),‎
  33. WikiLeaks: les comptes suisses de Julian Assange passés au peigne fin tsrinfo 5 décembre 2010.
  34. [vidéo] « Les liens entre Julien Assange et la Suisse s'intensifient ces dernières semaines », tsrinfo, 19:30 le journal, 5 décembre 2010.
  35. a, b, c et d « Julian Assange », RTS Un, Radio télévision suisse « Pardonnez-moi »,‎ (lire en ligne [vidéo])
    « Darius Rochebin reçoit Julian Assange, fondateur et rédacteur en chef de Wikileaks. Il est actuellement réfugié à l'ambassade d’Équateur à Londres. »
  36. « WikiLeaks : fermeture du compte d'Assange », tsrinfo, 6 décembre 2010.
  37. Communiqué no 101206, par Marc Andrey (porte-parole de l'établissement financier suisse), au sujet de la clôture du compte de Julian Assange, 6 décembre 2010.
  38. « Report: WikiLeaks' founder Julian Assange indicted in U.S. », sur POLITICO (consulté le 30 décembre 2015)
  39. a et b Julian Assange refuse drastiquement d’en parler. Il a même interrompu une interview de CNN, en pleine séance d'enregistrement, alors que la journaliste, Atika Shubert (en), commençait à se faire de plus en plus insistante sur le sujet, ignorant ainsi délibérément les avertissements et refus préalables clairement exprimés par l’interviewé, quant à l’évocation de quoi que ce soit qui fût lié, de près ou de loin, à cette affaire.
  40. (en) Julian Assange interrompt une interview télévisée de CNN en cours d’enregistrement et quitte le plateau ?? octobre 2010 – CNN
  41. a, b et c (fr) « La justice suédoise s'en prend quelques heures au fondateur de WikiLeaks », leparisien.fr, 21 août 2010.
  42. (en) the slatest, « Assange's Interpol Warrant Is for Having Sex Without a Condom » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 2010, consulté le 03 12 2010
  43. a et b (fr) Assange et "l'affaire du préservatif" sur le site d'Europe 1
  44. (fr) WikiLeaks : Julian Assange arrêté par la police britannique, Le Monde, 7 décembre 2010
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  46. Nymag.com
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  84. Le Quotidien 10/10/2013 : Le Cinquième Pouvoir, le film sur Wikileaks qui fait bondir Assange.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]