Asmodee Éditions

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Asmodee Éditions
Description de l'image Logo Asmodée.png.


Fondateurs Eric Bouchaud & Nicolas Théry (Siroz Productions)
Marc Nunès (Asmodée)[1]
Siège social Drapeau de France Guyancourt[2] (France)
Direction Stéphane Carville (président groupe Asmodee)[3]
Pierre Chalmandrier (directeur général France)[4]
Activité jeu de société
Filiales Jeux Descartes
Days of Wonder
Effectif 70 (2011)[5]
170 (2012)[6]
180 (janvier 2014)[7]
Site web http://fr.asmodee.com/
Chiffre d’affaires 25 millions d'euros (2007)[6]
100 millions d'euros (2011)[5]
125 millions (2013)[8]
140 millions (2014)[7]

Asmodee Éditions (parfois orthographiée Asmodée), anciennement Siroz Productions et Idéojeux, est un éditeur de jeux fondé dans les années 1980. Il édite et distribue principalement des jeux de sociétés, jeux de cartes ou jeux de rôle.

Tout d'abord spécialisée par ses fondateurs dans le jeu de rôle, la société s'ouvre un marché plus important en se tournant durant les années 1990 vers le jeu de société (Jungle Speed) et le jeu de cartes à collectionner (Pokémon Trading Card Game). À partir de 2007, après avoir acquis un catalogue de jeux assez important, et bénéficiant de l'investissement d'un fonds de placement, elle entame un développement qui lui fait atteindre en 2012 la deuxième place du marché français. Reprise par le fonds Eurazeo à la fin de l'année 2013, elle devient alors n°1 du jeu en France, et s'étend au niveau international par la fusion ou l'acquisition d'autres acteurs de l'édition ou de la distribution en Amérique du Nord ou en Europe. Elle s'étend également, via ses filiales, jusqu'au marché asiatique.

Historique[modifier | modifier le code]

Avant Asmodée[modifier | modifier le code]

La société Siroz Productions est fondée en 1986 par Nicolas Théry et Eric Bouchaud, tous deux membres d'un club de jeux de Viroflay ; elle est spécialisée au départ dans le jeu de rôle, notamment via la première création de ses fondateurs, Zone, puis par les autres jeux lancés, grâce notamment au travail de certaines de leurs connaissances, comme Croc. Fin 1989, elle est toutefois en dépôt de bilan ; mais l'équipe relance une nouvelle société grâce au jeu In Nomine Satanis/Magna Veritas de Croc, qui devient un incontournable du genre, poussant son éditeur à la troisième place du marché. La société s'appelle désormais Idéojeux, puis elle change à nouveau de nom sous l'impulsion de son président, Marc Nunes, pour devenir Asmodee Éditions le 1er mars 1995[9].

La croissance en France[modifier | modifier le code]

En 1998, la société acquiert le jeu Jungle Speed, ce qui lui ouvre les portes des chaines spécialisées[6]. A partir de 2003, Asmodee édite également la version française de jeu de cartes à collectionner Pokémon, édité en v.o. par The Pokémon Company International (anciennement Pokemon USA Inc jusqu'en 2009), alors en perte de vitesse ; distributeur exclusif sur le marché français, Asmodee relance dans l'hexagone le jeu, dépassant la dizaine de millions d'exemplaires vendus[6].

La société rachète Jeux Descartes (la maison d'édition et les boutiques) en septembre 2004.

En 2007, le président d'Asmodee, alors Marc Nunès, sollicite le fonds d'investissement Montefiore Investment afin de recourir au capital-investissement pour se développer à l'international, et l'entrée dans le capital de la société du fonds se concrétise à la fin de l'année[6].

En 2012, la société est deuxième du marché du jeu en France (17,4 % de parts de marché contre 11 % en 2011[7]), derrière Hasbro[10] mais devant Mattel[5]. A la fin de l'année 2013, elle devient n°1 (avec 24 % du marché)[11], leader de la distribution et de l'édition de jeux de sociétés, et également leader des cartes à collectionner (qui représentent un quart de son chiffre d'affaires en 2011[5]. Le jeu Dobble notamment, en tête des ventes en 2013, le reste en 2014, le jeu étant vendu à deux millions et demi d'exemplaires[12].

Fin 2013[13], Asmodee lance une filiale dédiée au jouet, Kanaï Kids.

En 2014, Asmodee reprend la distribution française de la marque Canal Toys[14].

Vers l'international[modifier | modifier le code]

Entre 2007 et 2013, Asmodee lance une série de rachats (notamment en Angleterre et en Belgique), et ouvre deux filiales en Chine et aux Etats-Unis. La moitié de son activité s'effectue en 2014 hors de France, le but étant alors d'augmenter encore cette part[11]. En 2014, la société possède huit filiales dans le monde[3] : Allemagne (Asmodee Allemagne, créée en 2007), Bénélux (Asmodee Benelux, 2007), Canada, Chine (Asmodee Chine, 2013), Espagne (Asmodee Espagne, 2009), Etats-Unis (Asmodee Etats-Unis, 2007), France et Royaume-Uni (en devenant l'actionnaire majoritaire d'Esdevium Games[15]).

En novembre 2013, Asmodee est rachetée (83,5 % des parts) à Montefiore par le fonds d'investissement Eurazeo[16], la valeur de l'entreprise étant estimée alors à 143 millions d'euros par le fonds, qui s'est associé aux fondateurs et à la direction pour cette opération[7]. La société devient donc l'une des filiales d'Eurazeo. Fin août 2014, le groupe Asmodee rachète l'éditeur américain Days of Wonder (éditeur notamment des Aventuriers du rail)[17], dont Asmodee distribuait les jeux en France depuis 2004[11]. Le 17 novembre 2014, elle fusionne avec l'éditeur américain Fantasy Flight Games, qui exploite en Amérique du Nord les licences Star Wars, Le Seigneur des anneaux, Civilization et Battlestar Galactica[18],[8]. La bonne santé d'Asmodee permet d'ailleurs au fonds Eurazeo d'enregistrer une forte hausse de ses revenus début 2015[19].

Le 5 mars 2015, Asmodee rachète l'éditeur italien Asterion[20], qui était déjà le distributeur d'Asmodee en Italie. Dans le même temps, l'éditeur belge Pearl Games rejoint les studios Asmodee[21].

Jeux distribués[modifier | modifier le code]

Asmodee possède en 2012 un catalogue de plus de 500 jeux[6].

Jeux de société[modifier | modifier le code]

Jeux de cartes à collectionner[modifier | modifier le code]

Jeux de rôle[modifier | modifier le code]

Jeux de figurines[modifier | modifier le code]

  • HeroClix, 2002, jeu américain créé par WizKids (version américaine distribuée en France non traduite).
  • HorrorClix, 2006, jeu américain créé par WizKids (version américaine distribuée en France non traduite).
  • Hell Dorado

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Denis Cosnard, « Une PME tricolore détrône Hasbro sur le marché français des jeux de société », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  2. « Société », Asmodee Éditions (consulté le 17 juin 2015)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Asmodee - l'actualité corporate 2014 » [PDF], Asmodee (consulté le 17 juin 2015)
  4. Véronique Yvernault, « Exclusif LSA: Asmodée (Jungle Speed, Dobble...) a soif de croissance dans le jeu », Libre Service Actualités,‎ (lire en ligne).
  5. a, b, c et d Valérie Leboucq, « Asmodée rajeunit les jeux de société », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  6. a, b, c, d, e et f Nathalie Mouriot, « Asmodée, la bonne pioche avec des jeux bien réels », L'Express,‎ (lire en ligne).
  7. a, b, c et d « L'éditeur de Jungle Speed et Time's Up repris par la société d'investissement Eurazeo », La Tribune,‎ (lire en ligne).
  8. a et b Keren Lentschner et Anne de Guigné, « Le numéro 1 français du jeu de société se lance à l'assaut du monde », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  9. Laurent Trémel, Jeux de rôles, jeux vidéo, multimédia : Les faiseurs de mondes, Presses universitaires de France, coll. « Sociologie d'aujourd'hui »,‎ , 309 p. (ISBN 9782130515784).
  10. Véronique Yvernault, « Asmodée rebat les cartesdu marché du jeu », Libre Service Actualités,‎ (lire en ligne).
  11. a, b et c Dominique Chappuis, « Asmodee s'offre un éditeur de jeux américain », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  12. a, b et c Patricia Blettery, « Asmodee maîtrise la règle du jeu », Radio France internationale,‎ (lire en ligne).
  13. Véronique Yvernault, « Asmodée, l'éditeur de jeux qui monte, monte... », Libre Service Actualités,‎ (lire en ligne).
  14. Véronique Yvernault, « Asmodée secoue son marketing avec le recrutement d'une ex d'Orangina-Schweppes », Libre Service Actualités,‎ (lire en ligne).
  15. (en) Robert Hutchins, « Esdevium parent company Asmodee merges with Fantasy Flight Games », Toy News,‎ (lire en ligne).
  16. « Eurazeo : confirme le rachat d'Asmodee, éditeur et distributeur de jeux de société », Boursier.com,‎ (lire en ligne).
  17. Monsieur Phal, « Days of Asmodee, le jour du rachat ! », TricTrac,‎ (lire en ligne)
  18. Ambroise Ecorcheville, « EURAZEO : Asmodee, filiale d'Eurazeo, va fusionner avec l'américain Fantasy Flight Games », Dow Jones Newswires,‎ (lire en ligne)
  19. Véronique Chocron, « Eurazeo enregistre des revenus en hausse de 16,7 % au premier trimestre », Les Echos,‎ (lire en ligne).
  20. Véronique Yvernault, « Asmodée rachète l'éditeur de jeux de société italien Asterion », Libre Service Actualités,‎ (lire en ligne).
  21. Véronique Yvernault, « Pearl Games, une nouvelle perle pour les Studios Asmodée », Libre Service Actualités,‎ (lire en ligne).
  22. « Kumite 2002 », Xavier Raoult (consulté le 17 juin 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]